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- 25 mai 2011 à 14h38
- in reply to: un vin autrichien dégomme la Romanée Conti ?
Moi qui apprécie la présence de François et ses interventions acharnées (quoi que les longs débats m’ennuient, la passion sincère m’illumine vraiment et à vrai dire François est à mon goût une des grandes richesses d’LPV, je viens ici entre autre pour le lire) je dois bien admettre que le sophisme que François vient de nous servir en plat de résistance est tout simplement d’une somptueuse et rare mauvaise foi !
B) B) B) B) B) B)NB, merci à Luc pour la video.
- 25 mai 2011 à 0h56
- in reply to: Domaine Trapet, Gevrey-Chambertin
A ce qu’on dit, 1993 n’est réellement très réussi que chez les meilleurs ou ceux qui ont bien compris l’année et bien trié.
Je ne sais pas pour 1993, si chez Trapet ils ont récolté au bon moment, car il leur arrive de se tromper à eux aussi, mais dans ce cas, le tri devient chez eux extrême.
En tout cas on s’est régalé sur le simple Gevrey village 1993. Tendu, élégant, le fruit très jeune et un bel équilibre. Je ne vais pas faire un CR pour chaque bouteille de Trapet que je bois, sinon on va me jeter des tomates, mais pour l’anecdote je raconte celle-ci car vins bus l’aveugle par les invités (et j’étais largement du même avis en ayant lu l’étiquette) il était à l’unanimité un vin bien plus réussi que le Haut-Brion 1969 qu’on avait goûté avant. En revanche, étant amateur de vieux millésimes, j’étais ravi de sortir mon plus vieux Haut-Brion… et le premier surpris d’un tel résultat unanime.
Je ne veux pas relancer le débat qui fait rage sur le fameux vin autrichien qui a « dégommé la Romanée Conti », pour moi ce genre de comparaison n’a que la valeur qu’on leur donne, j’aime boire à l’aveugle mais je ne suis pas de ceux qui pensent que l’aveugle prouve grand chose même si cela ajoute un outil intéressant à la démarche des amateurs. Mais c’est sûr que le Gevrey village qui pour tout le monde ridiculise le 1GCC, même si c’est une comparaison sans valeur scientifique, ça restera dans nos mémoires à la maison…- 23 mai 2011 à 16h35
- in reply to: Château Haut-Brion, Pessac-Léognan
Je n’ai pas eu la chance d’une résurrection sur le Haut-Brion 1969 bu hier. (rouge)
Non qu’il ait eu un défaut, de mauvaises odeurs ou autre, mais simplement que le vin était sans intérêt, équilibré, faisant son âge (à quelques années prés, tout le monde l’a placé juste à l’aveugle) et plutôt typé Graves, sans que j’y retrouve le boisé habituel de beaucoup de Pessac, mais le bois dominait un peu trop malgré l’âge – bref une bouteille qui n’avait pas de défaut semble-t-il, bouchon en bon état pour l’âge.
Le vin, certes, donnait du plaisir, mais était écrasé par le simple Gevrey 93 qu’on a bu un peu plus tard.
Il y a un mythe qui dit que les grands châteaux réussissent aussi les années moyennes (je me rappelle c’est vrai du 92 plutôt réussi chez Haut-Brion, ou du 74 correct malgré le faible millésime), mais ce mythe a été bien malmené par cette expérience hautement décevante.
Evidemment personne ne l’a placé sur un 1erGCC; une des convives a même avancé l’hypothèse d’un vieux Languedoc (me connaissant et sachant que c’est mon genre de mettre un pirate de cette sorte).- 23 mai 2011 à 16h14
- in reply to: Champagne Bollinger

> La robe est d’une belle couleur ambrée et la bulle
> est toujours présente, bien que discrète.
> En bouche, c’est un vin ! C’est très expressif,
> rond, avec beaucoup de matière et une belle
> vinosité sur des arômes de fruits confits et de
> légères notes citronnées. Il me semble avoir lu
> que ce vin n’était pas revendiqué comme une grande
> réussite par Bollinger, et sans doute à juste
> titre. Il y a une certaine amertume en milieu de
> bouche, un côté astringent et la finale est plutôt
> courte. Mais ça reste toutefois un très bon
> champagne.
> TB+ (16,5/20)
>
> JulienJulien, c’est exactement ce que j’avais ressenti lorsque j’ai bu mon premier Bollinger RD 81 il y a quelques années. Comme pour toi, la bulle, présente, était en fort déclin.
Mais je l’ai rebu hier et c’était une merveille. Déjà à l’ouverture, on constatait que la bulle était encore jeune au bruit caractéristique. Elle a supporté la carafe sans broncher.Vin très aromatique, très vineux, mais toujours vif, vraiment un grand moment. Les convives étaient tous épatés par ce très grand Champagne.Les deux bouteilles étaient pourtant comme la tienne dégorgés en 1999. J’imagine que ce Champagne avait une sorte de fragilité qui a cause que le moindre problème de conservation l’a affaibli alors qu’il était superbe.
- 21 mai 2011 à 21h09
- in reply to: un vin autrichien dégomme la Romanée Conti ?
« Quant aux admin / modo, qu’attendent-ils pour clore définitivement le post. Mystère »
Les modérateurs sont-ils responsables de notre parfaite incapacité à nous contrôler?
LPV n’est pas l’école maternelle, si les intervenants ne savent pas se retenir de défendre stérilement leur point de vue par d’incessantes arguties, ils doivent apprendre par eux-mêmes. On ne peut pas éternellement opposer la force de modération au manque d’auto-régulation. La plupart des intervenants ici ont plus de trente ou quarante ans. Pourquoi ne savent-ils pas se comporter en adultes? Le modérateur ne peut pas le leur apprendre, normalement on apprend cela avant l’adolescence, et si on n’y est pas parvenu avant, les modérateurs ne peuvent plus rien y faire; on peut apprendre ensuite seulement par soi-même, en réfléchissant au ridicule qu’il y a à étaler devant tous notre statu d’esclave du jugement de l’autre.- 18 mai 2011 à 3h46
- in reply to: Nuit Saint George 1992 + considérations sur vins vieux
Givry 1994 (Chante-Fluté)
J’ai servi ce vin à l’aveugle, et en le goûtant, voyant qu’il ne me rappelait pas la Bourgogne, j’ai décidé de jouer le jeu et de dire d’où il vient selon moi, comme si j’étais aussi à l’aveugle.
Nous trouvons ce vin très boisé, un peu faible avec une dominance de réglisse si forte (comparée à un vin faiblichon) qu’elle domine largement et que je me vois forcé d’émettre l’hypothèse saugrenue qu’on y ait mis de l’antésite. Il y a tout de même des tanins fins, un peu austères, et un degré d’alcool élevé que l’on sent. (La faiblesse relative du vin met par défaut en valeur le boisé, assez gourmand, mais est-ce ce qu’on demande à un vin d’avoir goût de bonbon à la réglisse? Un Haribo coûte moins cher…) et cet ensemble me convainc sans le moindre doute que j’aurais à l’aveugle avancé avec aplomb et grande confiance, qu’il s’agit d’un Pessac-Léognan (où ce boisé particulier est très pratiqué et où on trouve une austérité élégante) sur un millésime faible et un château de faible qualité. Je propose une année diluée par la pluie qui aurait pu mettre à mal l’élégance habituelle des Pessac Léognan avec un vigneron ayant fait l’erreur de pousser quand même sur le fut neuf chauffé et les arômes de bois grillé, j’avance 1992. Mon complice qui plaçait déjà ce vin sur Bordeaux est assez d’accord avec cette analyse étonnante mais il y voit plus de soleil (à cause du degré d’alcool dixit ce qui est étrange à mon sens mais pas nécessairement infondé en restant sur nos hypothèses) mais sans grande chaleur et il croit plutôt à un 88 particulièrement raté (qui n’était pas si difficile que ça à rater malgré sa qualité générale) – analyse sur laquelle je ne le suis pas du tout, mais moi j’avais vu l’étiquette.
Le vin franchement n’est pas désagréable, mais il n’a rien de ce que nous espérions et part dans le vinaigrier (ce qui n’est pas insultant, c’est juste qu’on avait envie de boire quelque chose de meilleur à ce moment là, quelque chose de bourguignon).
Cette bouteille ayant un petit peu voyagé (avec soin) elle a pu en pâtir mais bon, le côté jus de planche à la réglisse n’est certainement pas imputable à quelques kilomètres en voiture…
Quand nous avons découvert la bouteille, nous avons bien ri, car vraiment l’idée d’un Pessac un peu raté nous semblait tellement faire sens! Nous n’avons pas du tout reconnu le Pinot et à vrai dire, je trouve ça assez décevant qu’un vin soit si peu conforme à son terroir. Je suppose aussi que pour atteindre 13° d’alcool à Givry en 1994 sur un vin plutôt faible, il a pu y avoir un peu trop de.. Enfin bon, ce n’est qu’une idée personnelle et je ne suis pas oenologue.
[EDIT] j’ai cru avoir posté ceci sur un fil de discussion « Quentin Bauval ». Erreur de ma part à cause d’un titre intermédiaire. Désolé O_o la modération peut évidemment le déplacer si nécessaire.
- 17 mai 2011 à 3h01
- in reply to: Puech Haut / Puech chaud
Hannibal, tu auras eu au moins le mérite de me donner une belle tranche de rigolade.
Faut quand même avoir soit un foi sans limite dans la science, soit une haine farouche contre le domaine Puech-Haut, pour en arriver à se forcer à boire un vin qu’on aime pas à deux reprises, juste pour affiner son compte rendu sur LPV B)- 15 mai 2011 à 5h35
- in reply to: Corton 1979 madérisé (?)
> Pas que des bons souvenirs en 79 Bourgogne vieux.
> Je crois pas que c’est ce qui se fait de mieux
> pour la garde, même si les vins ont pu être bons
> plus jeunes.Euh tout dépend de la couleur 🙂
En blanc c’est sans doute une année parmi les toutes meilleures; j’ai eu la chance de goûter un Meursault Clos des Perrières sur ce millésime, c’est *hallucinant*.
En rouge, c’est assez moyen et seules de belles réussites sont encore à leur apogée ou disons, ne l’ont pas *trop* dépassée. Enfin de ce que j’en sais. Le dernier rouge de 79 que j’ai bu était un Volnay premier cru Santenots de Michel Buisson (Buisson-Charles) très beau à vrai dire, mais il faisait un peu plus que son âge.- 15 mai 2011 à 4h45
- in reply to: un vin autrichien dégomme la Romanée Conti ?
Eric, mais est-ce que c’est vraiment nécessaire de transformer toujours LPV en un champ de bataille où on déforme les propos des gens dans le seul but puéril de les descendre?
Où as-tu vu quelqu’un se venter? Il dit lui même dans le message qu’il considère cela comme une connerie, et dans le message suivant il indique sur un mode humoristique mais manifestement sincère qu’il regrette ce genre de bêtises… Cela ne le transforme pas en ange, mais au moins retiens-toi de réinventer de toutes pièces son discours pour le plaisir de l’insulter… Tu n’aimes pas ce qu’il avait fait ce jour-là? Moi non plus. Ben tu peux mettre un mot gentil du genre « ah, j’espère que tu ne le fais plus aujourd’hui et que les lecteurs ne vont pas prendre ça en exemple ». On peut communiquer sans utiliser tout de suite les mots « stupide, inutile, bas niveau intellectuel, la bêtise ne semble pas avoir de frontière » et dix points d’exclamations pour inviter les vautours à se régaler de ce qui reste d’Hannibal :S (comme si ils avaient besoin de dix points d’exclamation pour repérer les cibles faciles…)
Tu peux ne pas aimer ce qu’il a fait et le dire gentiment, au lieu de sonner les grands rassemblements lynchage… Même si Hannibal était un horrible criminel, tes hauts cris ne serviraient à rien, mais là… Ben quoi expliques-moi, est-ce que ça te procure du plaisir d’enfoncer les autres? Est-ce que ça t’a échappé? 🙁 Essaye de trouver un autre passe-temps quand même, je t’assure que l’ambiance ici mériterait bien quelques efforts :-/
Je n’insiste pas d’avantage, car je te comprends aussi, si tu as la ferme conviction que le vol est une calamité pour l’art de vivre ensemble, pour le respect des lois et de la propriété, ou même pour soi-même (ne pas nourrir notre convoitise) c’est tout à ton honneur. Il est assez normal que tu veuilles faire partager ça et c’est à mon sens légitime de le faire librement. Il est hélas certains sujets de société sur lesquels on n’a plus le droit de dire qu’on croit aux valeurs de respect sans se faire marginaliser et assimiler à des extrémistes, et je ne voudrais pas apporter une pierre à cette forme de démagogie suicidaire pour notre société. Demander le respect des lois, ou tout simplement des autres et de leur propriété est légitime et admirable. J’ai seulement envie de demander que les choses soient exprimées avec un peu de bienséance et d’à-propos. Cela aussi fait partie du respect, non seulement de ton interlocuteur (le diabolique Hannibal!) mais aussi des autres lecteurs de ce beau forum qui n’ont pas volé d’Yquem chez carrouf’. 🙂
Galinsky écrivait:
——————————————————-
> « Hannibal » : Il serait certainement agréable, à
> toutes et tous ceux qui lisent LPV, d’éviter ce
> genre de post, que je juges, inutile, stupide, et
> avouer publiquement en ce vantant d’avoir eu cette
> attitude, me semble d’un bas niveau intellectuel
> !!!!!! –
>
>
> Jouer le rôle de provocateur, nécessite du doigté,
> de la finesse et une subtilité, que certains ne
> semble pas avoir, n’est pas Desproges qui veut ou
> souhaites !!!
>
>
> Eric (La bêtise ne semble pas avoir de frontière
> en ce moment !)- 14 mai 2011 à 16h58
- in reply to: un vin autrichien dégomme la Romanée Conti ?
En quoi l’existence d’autres vins intéressants diminuerait-il l’intérêt de la Romanée-Conti?
Est-ce qu’on a besoin de casser du sucre sur le dos de la Romanée-Conti pour avoir le droit de s’éclater sur un petit vin? Je n’ai jamais bu une seule Romanée-Conti. Quand j’étais jeune j’ai voulu m’en acheter car c’était possible à l’époque, il y avait chez un célèbre négociant du sud de la France du 88 pour à peine plus de mille francs que j’avais pu réunir. Et je pensais en ce temps là que les prix grimperaient très vite. Bingo! Mais je ne gagnais pas d’argent, j’ai eu l’honnêteté d’en parler à mes parents car l’argent que j’avais, au fond, c’était leur argent. Quand j’ai vu leur tête j’ai compris que ce ne serait pas honnête malgré ma forte intuition. Aujourd’hui, c’est foutu, les prix sont devenus beaucoup trop élevés. Je suis passé à côté d’un rêve et en plus j’en avais conscience.
Je m’éclate beaucoup avec les petits vins choisis par mes soins en allant chez les vignerons etc. Mais c’est certain que j’aimerais quand même goûter la Romanée-Conti. Pas seulement la goûter, ce qui voudrait dire que je ne m’intéresse qu’à la rareté de l’expérience ou à l’étiquette pour dire : « je l’ai fait », mais j’aimerais en boire régulièrement, pour la déguster, parce que je pense qu’un vin ne peut pas avoir atteint un tel degré de célébrité sans avoir quelque chose de très remarquable.
Savoir si ce « quelque chose » vaut de mettre plus de 30 euros dans une bouteille est de l’ordre de la conviction personnelle de chacun. Je ne prétend pas qu’il faut s’acheter des vins à plus de 30 euros. Mais de ma modeste expérience, j’ai retenu que bien souvent, les vins très chers ont de bonnes raisons d’être aussi chers. Le Chambertin de Trapet est maintenant à 130 euros. Et ça va monter sur 2009. Si je savais où trouver un vin aussi bon à mon goût, pour moins de 30 euros, je ne me gênerais pas! Mais pour 130, je sais que je vais être enchanté. En Champagne aussi, j’ai beau faire, je trouve toujours des expériences fabuleuses chez Krug. Pour moi, aucune maison ne donne autant de sensations. Et là c’est encore plus cher, donc pour moi très rare. Si je trouvais un petit mousseux en Costière de Nîmes qui m’apporte la même chose pour 9 euros, je n’hésiterais pas 🙂 Donc boire de la Romanée Conti reste un rêve, qui a de moins en moins de chances de se réaliser au fur et à mesure que mes revenus baissent et que le prix de ce vin augmente, mais que je garde quand même comme un espoir. Je sais qu’il est possible dans certains restaurants, en partageant la note, de s’en sortir à un prix encore accessible. Mais le but n’étant pas d’en boire pour en boire, n’étant pas de dire « je l’ai fait », il faudrait que l’occasion le vaille, il faudrait que le millésime ne soit pas un infanticide etc. Si je voulais en boire pour dire « je l’ai fait », cela aurait été possible. Mais je veux apprécier le vin, pas mettre une étiquette de prestige dans mes « hauts faits ». Si le rêve se réalise un jour, alors que ce soit pour apprécier le vin dans des circonstances qui le permettent et pour nulle autre raison.En attendant, cela ne m’empêche nullement de m’éclater en allant chez les vignerons, en cherchant la « découverte », et en buvant des vins à moins de 30 euros!
Je n’ai pas peur de l’aveugle. J’ai souvent servi de mes supposés meilleurs vins à l’aveugle et parfois à des moments où il était difficile de deviner que j’avais pu ouvrir une telle bouteille. Et parfois il faut avouer que les convives plaçaient une « grande » étiquette sur quelque chose de banal. Ou l’inverse. Le plaisir de la dégustation avec les sens n’en est pas ni diminué, ni augmenté, mais cet exercice oblige à mettre le cerveau et son imagination de côté pour analyser ce qu’on a dans le verre, a admettre qu’on en sait moins qu’on voudrait croire et à relativiser dans certains cas, il est vrai, la valeur marchande de certaines bouteilles.
Pour autant sous prétexte que cela m’est utile, je n’insinue pas que chacun devrait faire pareil. Chacun développe sa propre relation au vin, et si l’étiquette a une importance, pourquoi pas? J’ai goûté des vins datant de la première guerre. Par chance sans défaut, mais des vins sans prétention, qui n’ont rien de transcendant : du plaisir, mais pas l’extase. Certainement que dans ce cas, il y avait l’émotion de boire un vin de 90 ans et qu’on en a d’autant plus exploré la moindre facette, car on savait qu’on n’aurait pas souvent une telle occasion! Si, comme dans ce cas, la lecture de l’étiquette pousse à explorer le vin d’avantage, c’est aussi une bonne chose, quoique l’idéal reste d’avoir la même attitude de découverte avec tous les vins 🙂Ni mon désir de boire de la Romanée-Conti ne peut diminuer mon plaisir de boire les vins plus abordables que j’ai fait l’effort de découvrir, ni mon plaisir à boire ces vins-là ne détruit mon désir de boire la Romanée-Conti. Croire que ces choses s’excluent l’une l’autre forcément me semble relever d’une superstition absurde ou d’un désir grégaire d’avoir raison et de former des « camps » en guerre les uns contre les autres. Il faut vraiment aimer la guerre pour s’inventer des prétextes aussi puérils! Si même sur LPV où l’amour du vin devrait primer on est obligé de s’exprimer CONTRE L’AUTRE pour se sentir exister, je comprends mieux pourquoi le monde est à feu et à sang continuellement 🙁
Je ne vais pas pousser plus loin la critique, car j’ai aussi fait ces erreurs ici même, et je les referai peut-être encore.François :
> Il me semble que dans un forum de discussion,
> si quelqu’un qui s’annonce comme un amoureux
> des liquoreux se vante d’avoir revendu ses Yquem
> en disant qu’il a dix fois plus de plaisir avec des
> « vins de table » comme il dit lui-même, on peut lui
> faire gentiment la remarque qu’exclure Yquem
> n’est pas forcément une victoire.Je ne sais pas à quoi sert de faire cette remarque. A vrai dire, beaucoup d’hommes se sentent bien en essayant d’imposer leur manière de faire aux autres, ou du moins en la présentant comme le comble de la sagesse, si possible en dénigrant ce que font les autres et en se comparant sans cesse. Outre que cela dénote un nombrilisme qu’on masque ensuite de toutes les façons possibles, j’ignore pourquoi cela nous apporte autant de bien-être d’exister *contre* les autres, vu qu’au fond, ce comportement ne nous amène que des ennuis. Probablement un manque de confiance dans nos propres choix. Je ne cautionne certainement pas ceux qui s’y prennent ainsi (et je ne vise ni n’exclue personne) cependant, je ne crois pas utile de les affronter par la rhétorique. Ils donneront toujours la même réponse (en toute bonne foi) : « ce n’est pas ce que je voulais dire, vous m’avez mal lu ». Quand on a envie de blesser l’autre on glisse des peaux de banane, et quand on est accusé de les avoir posées, on se disculpe aisément. De plus, même si on parvenait à leur mettre le nez dans leur malveillance, elles n’en guériraient pas pour autant et tous ces efforts seraient perdus quand même. Nous avons eu ces derniers jours des exemples flagrants sur un millésime de Champagne -n’y revenons pas-.
Mais très certainement que si Go6s est ravi d’avoir vendu ses Yquem et s’éclate d’avantage avec ses liquoreux « découverte », moi je suis content pour lui, tant qu’il ne se sent pas obligé d’imposer que ceux qui gardent leurs Yquem ont tort. Ce qu’il ne fait pas, ou alors, il a juste joué sur la provocation pendant un instant, sans malveillance, comme nous savons le faire toi et moi aussi de temps en temps 😉 Une fois que le ton polémique est lancé, quoi qu’on dise, ça devient « contre ». Je crois qu’il faut rompre avec ça, d’où mon troll assumé et revendiqué, avec l’espoir que la « gravité » de la discussion s’allège.
A vrai dire dans mon cas, c’est seulement par manque de moyens que je n’ai pas d’avantage d’Yquem dans ma cave, mais même avec plus de moyens, Yquem ne serait pas ma première priorité en matière de liquoreux : il y a les découvertes, il y a le Jura, il y a le Jurançon, il y a aussi les Eiswein et les Trochenbeerenauslese allemands ou les sélections de grains nobles en Riesling et Gewurztraminer alsaciens… qui auraient une très belle part. Surtout le problème qui se pose aux amateurs de liquoreux, c’est qu’il faut des années avant qu’ils expriment tout leur potentiel. Cet aspect là est tout aussi problématique que le prix des Yquem. Même un Tokay de Hongrie vaut cher pour peu qu’il soit un peu ancien (et c’est pas moi qui contesterai qu’un vieux Tokay de Hongrie vaut bien qu’on fasse un petit effort). Du coup, je cherche volontiers dans le vieux, pour ne pas avoir à choisir entre attendre 40 ans et l’ouvrir avant qu’il ne soit prêt, mais les bonnes affaires sont rares, de plus en plus rares!
- 14 mai 2011 à 15h14
- in reply to: Puech Haut / Puech chaud
Oui Luc mais ça s’adoucira avec le temps 😉
- 14 mai 2011 à 13h26
- in reply to: un vin autrichien dégomme la Romanée Conti ?
> Parce qu’Yquem est le plus grand des liquoreux et
> que c’est celui qu’il faut avoir goûté pour
> pouvoir parler des autres ?
> Je ne nie pas sa suprématieAh, la suprématie d’Yquem sur les grands liquoreux allemands ou alsaciens est-elle si évidente qu’on puisse nonchalamment reléguer ces derniers à de vulgaires amuse-gueule avec lesquels « on prend plaisir aussi » seulement parce qu’on est « blasés du Grand Yquem dont on a déjà fait 100 fois le tour »?
A vrai dire j’avais hier soir l’espoir qu’on allait être débarrassés de ce débat ennuyeux à mourir [l’excellente mais fugace intervention d’Hervé Bizeul mise à part], mais puisqu’il faut qu’on se le traine comme une casserole, autant que je m’amuse aussi à Troller en faisant semblant de ne pas comprendre ce que les gens disent 😛
(Go6s, ne te sens pas obligé de répondre, j’ai compris ce que tu voulais dire)
- 14 mai 2011 à 13h12
- in reply to: Puech Haut / Puech chaud
Oliv : Ben j’étais là mais je postais pas. Pour la photo, c’est exact qu’Hannibal semble avoir un bon lever de coude, il fait quand même un peu semblant de humer avant, histoire de pouvoir fréquenter les salons, mais on sent que le vrai but, ça reste la descente 🙂
whogshrog : Oui oui, une bonne Grange des Pères. Il faudrait que quelqu’un nous prête un vin « parkerisé » comme témoin histoire de bien saisir la différence. Genre je sais pas, un gros rive droite avec 98 ou 99 Parker. J’en ai pas moi (du Grange des Pères oui), mais une bonne âme nous en prêterait une pour la science. B)
- 14 mai 2011 à 12h56
- in reply to: Bourgogne Côte de Nuits-Villages 2009 et temps maiximum pour le boire
Cette idée d’un « temps maximal » n’a guère de sens.
Si tu ne le trouves pas bon est que tu préfères du coup le boire le plus tard possible, autant en faire du vinaigre.
Si tu le trouves bon, pourquoi ne pas le boire?Au début il y aura un fruité croquant, qui disparaîtra au profit d’un plus grande complexité mais en gardant la fraicheur, puis peu à peu des arômes secondaires et tertiaires apparaîtront et le vin perdra tout doucement fraicheur et cohérence d’ensemble. Certaines personnes le préfèreront à tel moment, d’autres plut tôt ou plus tard, d’autres sauront apprécier chaque étape.
Le moment où un vin commence à moins nous plaire dépend de chacun.
12 bouteilles, ça laisse le temps d’en ouvrir une régulièrement et de sentir comment ça évolue. Tu verras les moments de creux, et les bonnes surprises.
Quand on a une seule bouteille d’un vin précieux, on se renseigne avant de l’ouvrir. Quand on a 12 bouteilles d’un côte de nuit village, on ouvre, on découvre. Pourquoi ne pas en ouvrir une par an?Cependant si tu aimes le vin vieux, avec une année comme 2009, si le vigneron est bon, je ne me ferais pas de soucis du tout pendant au moins une bonne dizaine d’années sous réserve qu’il soit conservé dans une cave de qualité raisonnable.
- 13 mai 2011 à 22h46
- in reply to: Corton 1979 madérisé (?)
La logique de l’étudiant en chimie serait de te dire d’abord : non, l’oxydation n’a aucune raison de se résorber au contact de l’air, au contraire (madérisé, c’est une forme d’oxydation).
Mais mon expérience a prouvé que parfois elle se résorbe, même s’il ne faut pas trop parier dessus.
1- Soit parce qu’elle disparait totalement ou en partie (?) ce que l’étudiant en chimie pourrait expliquer par une certaine attente chambrée (oui, augmenter la température et un peu de patience, si possible à l’abri de l’air, peut inverser la réaction d’oxydation).
2- Soit parce que le vin était fermé et qu’en se réveillant, le vilain madère reste là mais devient tout discret comparé à la force aromatique du vin.En cas de réduction, laisser le bouchon ouvert pourrait être conseillé, mais des professionnels très expérimentés attestent que le vin perd ses arômes et son nez.
Si on table sur une amélioration de type 2, il faudrait dégager les épaules et laisser respirer un peu selon l’oxygénation lente de François Audouze, ou même le carafer et attendre raisonnablement. Alors que si on table sur une amélioration de type 1, il faudrait garder le niveau haut, reboucher vite (à l’abri de l’air) et attendre un peu plus longuement.Alors en ajoutant l’expérience de François Audouze à ce que j’ai appris des réactions d’oxydo-réduction, j’envisage que la méthode de François (oxygénation lente) est la plus adaptée pour un vin vieux et souffrant de réduction (pourrit/fumier/vide-ordures) qui peut parfois se rétablir remarquablement (il vaut toujours mieux perdre le nez qu’avoir un nez de fumier), et qu’elle à dans le cas d’un vin souffrant oxydation (rance, madère) l’avantage de cumuler les espoirs de type 1 et 2 listés ci-dessus, et l’inconvénient de risquer de perdre le nez inutilement à cause d’une exposition trop prolongée à l’air (bouteille ouverte).
Chez moi, je pratique comme suit :
Réduction -> Méthode d’aération lente de François. On dégage les épaules, on attend une bonne demi journée sans brusquer le vin, on prolonge si nécessaire.
Oxydation -> Je referme et j’attends longtemps (le lendemain) si le problème est fort… / OU BIEN / carafage (malgré les risques pour un vin vieux) si j’ai espoir que le vin puisse surpasser ce défaut par ses qualités pour le boire tout de suite.En ce domaine, il semble que les amateurs comme les professionnels tâtonnent toujours pour essayer de comprendre ce qu’il y a de mieux à faire 🙂 Donc je ne parle pas en prétendant connaître le véritable secret sur le sujet, j’ai étudié l’oxydo-réduction en chimie, mais n’en ai pas conclu de choses certaines, j’ai juste ma propre expérience de tâtonnement et il se peut que ma façon de faire aujourd’hui montre ses limites et soit abandonnée demain 😉
- 13 mai 2011 à 22h06
- in reply to: Puech Haut / Puech chaud
> Je sais lire entre les lignes
Dans ce cas vous apprendrez vite à détecter quand il est inutile de discuter parce que .
Sans rire, si vous savez lire entre les lignes, prenez mon intervention comme un guide de survie sur LPV.
Les ego les plus surdimensionnés adorent briller en enfonçant les autres. Parmi toutes les guerres qu’il est inutile de mener ici, celle de leur tenir tête lorsqu’ils se sont ligués est la plus absurde car c’est celle qui revient à se mettre à leur niveau.
Il y a bien plus de gens qu’on croit qui savent lire entre les lignes et prennent pitié d’eux, mais ceux-là ne voleront pas à votre secours, car il est inutile de donner du grain à moudre aux mesquins.Surveillez aussi votre propension à la provoc’, car si moi aussi je sais lire entre les lignes et n’ai rien dit, après analyse du contexte, j’admets que parler de vin « parkerisé » à propos de la Grange des Pères est maladroit -pour le moins-. Il y a des gens qui aiment tirer à vue pour se sentir plus savants ou plus puissants, ou pour marquer leur territoire. Je ne les cautionne pas. Mais si vous leur donnez le bâton pour vous faire battre… Et là oui quand même, vous l’avez donné et pas qu’un peu 😉 A bon entendeur.
Après quoi j’ai un faible moi aussi pour ces petits vins taillés pour la garde. J’aime ça. J’aurais aimé avoir vos tuyaux quand j’avais vingt ans. Je croyais naïvement que tous les vins pouvaient se garder, et j’ai fait par erreur quelques bons achats finalement, sans savoir. Désormais, non que je sois pressé de partir, je ne table plus sur 40 ans. Cultiver la patience, c’est bien, se faire plaisir aussi. Ces vins-là gardent une place dans ma cave, mais raisonnable. Il y a quelques grands vins qui vieillissent bien aussi. J’ai aussi acquis des vins vieux de diverses régions et de diverses façons (auprès des vignerons ou de particuliers). Bref il y a moyen d’explorer quelques convergences de goût, nous verrons ça 🙂
- 13 mai 2011 à 18h17
- in reply to: Puech Haut / Puech chaud
> au-delà de la sagesse immense dont
> témoignent vos propos, je ne connais pas grand
> monde qui expose son opinion sans essayer de la
> faire valoir.Et bien comme je vous tiens pour un tout à fait intelligent, je vais faire de la provocation que je crois vous me pardonnerez.
Robert Parker, que vous tenez pour le diable lui-même. C’est un homme plein de sagesse. Il a certains goûts dans le domaine du vin, il s’y tient (je veux dire aux siens à lui) et quand il note, bien ou mal, il n’essaye pas de convaincre les gens à tout prix.
Moi j’ai pas les mêmes goûts que lui, mais quand je lis ce qu’il écrit, je ne le vois nulle part essayer de convertir comme vous le faites. A quoi bon convertir? Entre nous si Robert Parker utilisait votre manière de faire, à essayer de crier plus fort que les autres, personne n’achèterait ses livres, et on serait débarrassés de lui. Conclusion : si vous voulez être écouté, n’essayez pas de convaincre.Ce que je dis sur Robert Parker, je le pense vraiment : cet homme nous montre le bon exemple en goûtant avec sa propre langue au lieu de goûter avec le cerveau des autres. Il aime tel type de vin, le revendique, ne l’impose pas, et s’y tient -peu importe ce que les autres disent.
On devrait tous faire comme lui, c’est à dire boire les vins qu’on aime, les commenter le cas échéant sur LPV sans en faire une affaire personnelle, en admettant que le monde du vin a besoin de tous les goûts pour prospérer.
Je n’ai pas les mêmes goûts que Parker et je regrette parfois son influence, mais est-ce sa faute à lui, si tant de gens se jettent sur les vins auxquels il met plus de 96? Beaucoup de prétendus amateurs de vin boivent avec leur cerveau, au lieu de boire avec leurs sens. Que chacun fasse sa propre expérience, il s’apercevra qu’il est peu probable d’avoir les mêmes goûts que Robert Parker. Parker, c’est son gagne pain de vendre du papier comment lui en vouloir de dire son avis?Il se trouve que Parker n’est pas la seule voie, ici vous êtes sur LPV qui est une alternative à Parker terriblement intéressante quand on veut se renseigner sur le vin. Pourquoi ne pas simplement jouer le jeu, en donnant vos avis sans militantisme, afin que ce lieu devienne un endroit ou chacun, quel que soit ses goûts (et même si il aime les mêmes vins que Parker) puisse venir y trouver des informations intéressantes… sur le vin!! Et non pas des débats sans fin qui sont plus politiques qu’oenologiques?
Donc vous allez adorer LPV, vous serez souvent en désaccord avec ce qui est dit (c’est mon cas aussi) mais vous jouerez le jeu sans partir en guerre, et vous verrez que vous apprendrez beaucoup, y compris des critiques qu’on vous adresse.
Puisque c’est une alternative à Parker que vous voulez, vous l’avez ici même, c’est LPV, jouez le jeu honnêtement!> Dans le cas contraire, autant la
> garder pour soi. J’aime, moi, les envolées
> lyriques, les gens qui chipotent sur le
> vocabulaire et qui parlent du vin et des choses en
> général avec verve et chaleur.Mais pas quand c’est la centième fois et qu’on a vu que les 99 précédentes n’ont fait qu’échauffer les esprits et n’ont rien apporté que des querelles.
Au risque de vous être désagréable, je ne cache pas que votre intervention n’est pas spécialement brillante par rapport a celles de vos prédécesseurs.
Il y en eut qui avaient une meilleure plume et une technique plus avancée dans l’art de dénoncer Parker-MichelRolland-andCo. Parfois avec une expérience plus vaste pour argumenter.
Ils sont repartis et n’ont pas amélioré le monde d’un iota. Quelques uns sont restés et essayent de corriger leurs vices, dont votre serviteur.> Ça ne m’empêche
> nullement de m’intéresser à ce qui se trouve dans
> mon verre, avec pas mal de sérieux, je crois, mais
> sans doute pas avec l’impartialité (qui a un petit
> arrière-goût de vérité absolue, peut-être) qui est
> la vôtre.Mais je ne suis pas du tout impartial! Je n’essaye pas de goûter avec la bouche et la langue du grand Architecte de l’Univers ou de superman!
Je me contente de goûter avec mes propres sens et d’aimer ce qui est bon à mon goût. Lorsque je fais un compte rendu ici, je le fais comme étant *mon goût* dont je suis fier, mais pas au point de l’imposer aux autres comme devant être partagé. Il n’y a aucun intérêt à faire cela, tout le monde le sent immédiatement et personne ne fait confiance à un compte rendu écrit dans cet état d’esprit.> A la froideur clinique des techniciens,
> je préfère les amateurs qui brûlent d’un feu
> intérieur, au risque de s’enflammer de temps à
> autre.Vous vous trompez si vous pensez qu’il est nécessaire de s’enflammer pour être un goûteur sincère.
On peut parler de ce qu’on aime sans être désagréable à autrui.
De plus vous vous plaignez de certains critiques que vous avez reçues. Dites vous bien que si l’ego de l’autre vous est désagréable à vous, réciproquement votre ego est désagréable à tous les autres. Même ceux qui ont le même avis que vous sur Puech Haut, et c’est tout le drame!> Je vous remercie donc de me donner la
> marche à suivre, me dire de quelle façon je dois
> m’exprimer ou fermer ma gueuleJe crois déceler une pointe d’ironie 😛
> et je m’excuse
> bien si j’ai pu irriter les membres de LPV, et
> vous en particulier.
> Don Quichotte vous salue bien, cher Maître, et va
> s’allumer un Sancho Panza.Décidément il semblerait que ce soit plus qu’une pointe!
> P.S. Vous pourrez me dire quand j’ai fini mon
> bizutage?Et bien tant que vous serez ici en conquérant comme s’il était possible pour vous, grand amateur plus intelligent que les autres, de planter le drapeau de votre victoire, sur le sommet de nos cerveaux d’ignorants qui ont besoin qu’on leur explique pour savoir quels vins ils aiment… certainement que le bizutage n’aura de fin que lorsque vous quitterez ce forum, excédé du manque d’entrain des gens d’LPV à se conformer à votre génie.
Mais bon, si vous essayez d’être agréable et manifestement vous savez le faire; si vous essayez de passer l’éponge lorsque d’autres ego fort tenaces ont décidé d’avoir le dernier mot, en essayant plutôt d’être utile à la communauté que d’obtenir gain de cause… Ca peut aller plus vite 🙂
Il y a sur LPV des gens insupportables, dont vous et moi faisons peut-être partie. LPV se construit sur ces ambiguïtés et devient peu à peu une source magnifique d’informations utiles. Ou alors on en fait une incessante foire d’empoigne avec seulement des débats stériles où chacun s’imagine qu’il aide le monde en criant plus fort que son voisin? 🙁Cher Hannibal, je vois que vous portez fièrement votre nouveau surnom de Dom Quichotte. Vous n’avez pas tort, Dom Quichotte est une caricature profonde de chacun d’entre-nous. Je ne m’exclue pas du lot. Il est vrai que vous aviez plus d’allure en franchissant les Alpes à dos d’éléphant, mais vous n’y perdez pas tellement au change : vous verrez que votre nouvelle monture, tout vieux cheval souffreteux qu’il soit, est bien loyal et fidèle. 😉
- 13 mai 2011 à 14h55
- in reply to: Puech Haut / Puech chaud
Vous savez Hannibal, il n’y a pas besoin de longues théories ni de longs discours pour expliquer que Puech Haut fait des vins sans guère d’intérêt et chers pour leur qualité.
Il suffit de goûter pour s’en convaincre, et si vous avez des comptes-rendus à faire sur un vin de Puech-Haut, pourquoi ne pas simplement dire froidement et objectivement :
– « Un vin qui a goût de vin, donc l’étiquette n’est pas mensongère, merci aurevoir », avec quelques détails sur la fraicheur « jolie quand même » et la longueur en bouche « d’abord harmonieuse puis inexistante ».
Un bon compte rendu avec un peu d’objectivité, qui reconnait quand même les qualités existantes, vaut cent fois mieux que de longs discours sur Parker.
Parker pose un problème et, ne vous en déplaise, LPV ne vous a pas attendu pour en débattre déjà 100 fois ou 1000 fois, donc c’est extrêmement lassant. Si les lecteurs d’LPV sont lassés par cette rhétorique déjà entendu 100 fois, ce n’est pas qu’ils font l’autruche ou refusent de réfléchir au problème que pose Parker, c’est qu’ils en ont un peu marre des grands chevaliers Don Quichotte qui viennent dénoncer Parker toujours de la même manière et qui par passion (qui est toute à leur honneur) oublient qu’ils n’ont pas le monopole de la pensée (oui les autres y ont déjà réfléchi) et refusent parfois de voir que la situation est plus nuancée, plus ambigüe.Les vins de Puech-Haut ne sont pas du vol non plus, ils ont cette qualité de ne jamais être vraiment ratés, d’être un minimum plaisants, et d’avoir un très joli emballage (packaging?) ce qui en fait des vins prisés par pas mal de monde — rarement les amateurs les plus passionnés il faut bien l’avouer, mais l’existence d’une clientèle que personnellement je ne prend pas pour une simple bande de demeurés (hé, pour certaines personnes, boire du vin ne doit pas être une prise de tête, et comme je les comprends!) donne toute légitimité à l’aimable Gérard Bru (c’était un industriel, je trouve la reconversion très réussie!) de faire ce genre de vins. A ces gens-là, faisons-leur goûter autre chose quand on en a l’occasion, mais s’ils préfèrent Puech-Haut, c’est leur droit le plus strict, et il n’y a aucune raison de s’en accabler, encore moins de les mépriser, et encore moins de les insulter.
Alors pourquoi donc partir en guerre contre ça? Laissons Puech-Haut faire son commerce honnête et buvons les vins qui nous plaisent en les partageant, sans nous occuper de faire justice dans le monde des vins. Nous sommes bien assez de passionnés pour faire vivre les domaines qui en valent la peine et les discours emportés n’ont jamais su améliorer les choses. Entre nous c’est ce qui a irrité les lecteurs d’LPV et les débats sur la forme qui s’en suivirent sont sans intérêt : la plupart de vos opposants dans ce débat étaient déjà convaincus de l’intérêt limité de Puech-Haut et n’en boivent déjà pas, donc vous prêchez dans le vide!
Ne prenez pas mon intervention comme une critique, je suis arrivé sur LPV il y a quelques années avec des réflexes très similaires et j’ai trouvé des gens plus expérimentés que moi; ma remarque est plutôt une invitation à continuer votre participation à LPV en lisant et en essayant de faire des comptes-rendus impartiaux, sans envolées lyriques, ou (car vous avez bien le droit en effet) de dire vos opinions et vos coups de gueule ou de coeur sans retenue, mais sans essayer de les imposer en grand chevalier Dom Quichotte de la vérité. Sinon il ne faut pas s’étonner de tomber sur des Dom Quichotte du clan d’en face – et qu’est-ce que c’est chiant ces débats stériles sur Parker et ces chipotages sur les mots employés par les uns et des autres 😛
Il en est passé tellement ici des Dom Quichotte qui ont parlé fort et débattu et qui sont repartis sans avoir rien changé au monde 🙂 [Quelques-uns doivent sourire]Bienvenue sur LPV.
- 11 mai 2011 à 1h49
- in reply to: UN CHAMPAGNE PAS CHER ?
> Ah bon ? Je pensais vraiment pas. Moi même si on
> me le donnait je ne saurais pas quoi en faire…Je n’ai jamais goûté du vinaigre de Champagne, mais j’avoue que si on m’offrait du Mercier, Canard Duchesne ou Lanson Black Label, je crois que je tenterais l’aventure d’en faire pour la frime 🙂
- 9 mai 2011 à 19h24
- in reply to: Domaine Trapet, Gevrey-Chambertin
[size=large]Eloge du domaine Trapet[/size]
Je donne un titre pompeux pour devancer toute critique de partialité : Non, je ne suis pas impartial du tout. Pas que j’ai quelque action chez eux, mais que mes goûts personnels me portent obstinément sur ce domaine. Bien des raisons peuvent être citées, notamment leur gestion du bois bien plus raisonnable (à *mon* goût) que la plupart des autres « grands » de Gevrey-Chambertin (et d’ailleurs). Il est en effet des vins bien plus coûteux que je ne sais pas apprécier à cause du bois (je ne donne pas de noms, le but n’est pas de critiquer car il est besoin de diversité dans les goûts pour que le monde du vin prospère.)
Bref plus le temps passe et plus je goûte d’autres vignerons, plus j’aime Trapet. Cela n’engage bien entendu que moi et ne saurait tenir lieu de témoignage objectif, mais je suis fier de mon choix 🙂
Le temps passant, ma cave s’est remplie d’une proportion trop importante de rouges bourguignons (trop pour ma consommation), et le budget s’est aussi resserré, m’obligeant à supprimer pas mal de mes lieux d’approvisionnement. Mais je ne manque jamais d’aller chez Trapet lorsque je descends en Bourgogne. Et j’ai bien des raisons d’être fier : l’accueil y est merveilleux, difficile aujourd’hui lorsque j’ouvre une bouteille de ne pas repenser à ces moments inestimables en compagnie de Christine à déguster dans la belle cave, de Jean racontant son Chambertin 1949 dans la réserve ou d’Andrée à découvrir ses beaux Alsace. (Jean-Louis est tout aussi adorable, mais plus difficile à retenir plus d’une minute, toujours appelé par l’amour de son travail.)Il y a un style aussi, les vins sont élégants mais jamais sans une certaine tension, ils gardent une expression un peu indomptée tout en restant très distingués. Civilisés, mais ni par la force ni par des artifices de texture, ils restent obstinément Gevrey, sans essayer d’imiter Vosne ou Chambolle.
La gamme est variée, on trouve dans les Grands Crus de Gevrey un esprit commun au terroir mais des manières de l’exprimer parfois aux antipodes, avec d’un côté Latricières très strict et structuré et de l’autre Chapelle charmant et séduisant sans faire l’impasse sur la trame et l’équilibre. Et bien entendu *le Chambertin* qui fait la synthèse et plus encore.
Il y a aussi les Alsace de Trapet. Ils sont très beaux. Je regrette qu’on n’en parle pas plus souvent sur ce forum car Andrée en apportant son domaine alsacien a apporté une richesse magnifique. Un esprit totalement différent et en même temps le même esprit de perfection, d’expression.Pour ma dernière dégustation au domaine on a fait un peu le tour des 2008 qui commencent à ne plus retenir leur beauté et leur immense potentiel. Quel étrange miracle que sans chaleur, mais aidé par le vent du nord pour assainir des raisins en difficulté jusque là, le soleil opiniâtre de septembre ait produit une telle magie. Et les 2009 qui, Chambertin en tête, s’annoncent comme de très beaux vins qui semblent faire la synthèse entre les grands millésimes de garde et les années les plus charmantes avec plaisir immédiat. J’ai aussi goûté pour la première fois le Marsanay village blanc, très réussi.