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- 8 mai 2011 à 5h22
- in reply to: Domaine Buisson-Charles, Meursault
FGsuperfred écrivait:
> pour te répondre c’était la deuxième fois que je
> goute les 2 (la première fois pas ensemble) et
> j’ai à chaque assez nettement mieux apprécié le
> 2007 de coche
> ce n’est pas une question d’étiquette car j’aime
> les vins de patrick, j’ai récemment adoré son
> pommard 2006 (que j’ai aussi en cave)
> je n’aurais pas mis le même millésime car il n’y a
> pas photo du tout (j’ai pas aimé du tout le
> bourgogne 2007 de BC)
> après si ça vous pose un problème, faites donc la
> même expérience pour vous faire un avis…Aucun problème : tu as fait l’expérience deux fois, ça me va et je ne pense pas du tout que ce soit à cause d’une erreur.
rzac23 écrivait:
> Bebert excuse moi de donner mon avis.Ben encore heureux que tu donnes ton avis, et pas l’avis d’un autre! On n’attend rien de moins de toi 🙂
> Je parle bien de ces vins dans les millésimes
> décris. Peut etre m’as tu mal luAlors une confirmation de plus que le 2005 de B.C. n’arrive pas au niveau du 2007 de C.D.
> Mais si mémoire me fait pas défaut, 2007 est loin
> d’être un sous millésime.Voui enfin, lorsque j’ai pu comparer au sein d’un même domaine, il me semble quand même que par rapport à 2005, en général, y’a pas photo – vraiment pas.
Mais mon expérience est limitée et l’idée que 2007 soit un grand millésime me plairait bien – simplement pour le moment c’est pas ma conviction du tout.> Et excuse moi si
> j’insite mais la comparaison de Fred est très loin
> de me choquer. Il me semble encore permis de
> pouvoir oser comparer 2 millésimes différents.Mais elle ne me choque pas du tout bien au contraire, je veux juste prendre acte de vos dégustations car cela pour moi fait sens, et dans un sens auquel je ne m’attendais pas forcément donc c’est d’autant plus intéressant 🙂
> Encore un débat qui n’a pas lieu d’être, mais cela
> semble primer sur les CR en ce moment …Ben il n’y a pas vraiment de débat ici, j’ai voulu m’assurer de ce que je lisais car cela me semblait digne d’intérêt et non anodin. Ca ne m’empêche pas d’apprécier les vins de B.C. évidemment, mais pour moi c’est quand même décevant de voir confirmer trois fois et par deux personnes différentes qu’un B.C. 2005 est en difficulté comparé à un C.D. 2007 sur une appellation équivalente. Après à moi d’explorer pour comprendre les raisons, vous avez suggéré que je sous-estime peut-être 2007 etc. c’est à voir, peut-être aussi que le 2005 de B.C. est en dessous de ce que j’imaginais – à vrai dire je ne l’ai jamais goûté le Bourgogne Village 2005 de B.C. alors (?). Mais dans tous les cas la réflexion est intéressante et comparer est une chose importante pour comprendre le vin, donc vous êtes chaleureusement remerciés pour vos comptes-rendus et tout à fait encouragés à continuer de donner votre avis et votre perception sans censure d’aucune sorte :).
- 8 mai 2011 à 0h43
- in reply to: Clos des Lambrays
tarkan :
> mais que vaut le 2008 et le 2009?Clos des Lambrays 2008, c’est peut-être le seul rouge 2008 que j’ai trouvé superbe dès le début (c’est à dire sur fut si je me souviens bien) alors que je n’avais rien compris à ce millésime dans ses premières années. Tous les millésimes récents que j’ai goûtés au domaine sont très expressifs et charmeurs, même le 2008 dont la structure n’écrase pas le plaisir. Je crois que Thierry Brouin fait un très bon travail, mais je n’ai pas l’expérience de millésimes assez vieux pour évaluer vraiment leurs qualités de garde. Je les trouve tellement jolis dans leurs premières années que… je ne sais pas 🙂 J’espère pouvoir en goûter un plus vieux un de ces jours pour me faire une idée (94 m’avait pas emballé, mais c’est pas une année de référence pour se faire une idée juste) ceci dit ils ont un bel équilibre, j’imagine à priori que tout ça tournera bien, spécialement 2008 et 2009.
- 8 mai 2011 à 0h30
- in reply to: Domaine Buisson-Charles, Meursault
C’est exact Luc, il me semble que si j’étais le vigneron, ça me ferait un peu la honte de lire que Coche sur 2007 est meilleur que mon 2005…
Je sais que JFCD est extrêmement doué, mais si un 05 d’un domaine aussi réputé que Buisson-Charles n’est pas nettement au-dessus d’un Coche équivalent sur 2007, c’est un peu inquiétant.
Bon ceci dit, il peut exister des accords qui mettent en valeur un petit millésime plus jeune (?) ou une bouteille peut se trouver un peu en-dessous de la normale… Un « incident » quoi.Je vois que Rzac23 en rajoute une couche en disant qu’il a préféré Coche-Dury, mais je ne crois pas qu’il parle d’un 2007 de Coche vis à vis d’un 2005 de Buisson. Que d’une manière générale, Jean-François Coche-Dury fasse souvent mieux que Patrick Essa à millésime et appellation égale, ça ne me surprendrait pas, c’est le moins qu’on puise attendre vu les prix du domaine Coche-Dury, mais qu’à appellation égale son 2007 soit supérieur à un 2005 de Buisson-Charles, là oui ça m’en boucherait un coin… J’espère en quelque sorte qu’il y a un « incident » qui cause un tel résultat, d’autant que je sais que Patrick Essa soigne ses simples villages de façon méticuleuse.
- 7 mai 2011 à 3h27
- in reply to: Domaine Buisson-Charles, Meursault
> à noter que ce flacon a été servi face au Coche-dury 2007 et n’a pas été loin d’être au même niveau
C’est dit comme une éloge, mais moi ça m’inquiète!
2005 est un millésime vraiment exceptionnel et normalement « buvable » – pas fermé à double tour sur un Bourgogne Village – au moins pas plus qu’un 2007 de JFCD -…
Si il s’agit bien d’un Bourgogne village aussi chez Coche Dury, on serait plutôt en droit d’espérer que le 2005 de Buisson-Charles soit au moins à la hauteur d’un 2007 de Coche-Dury.
Je me trompe? O_o- 5 mai 2011 à 3h49
- in reply to: Domaine Buisson-Charles, Meursault
Nous avons dégusté à peu près l’ensemble des 2009 en compagnie de Patrick Essa.
Blancs :
Il ne semble pas avoir eu le moindre problème en blanc avec 2009, M. Essa estime que l’acidité ne manque pas du tout sur sa gamme et je confirme une qualité d’ensemble assez épatante. Bien sûr, le domaine récolte mûr comme certains l’ont fait remarquer. C’est revendiqué par M. Essa. Mon idée sur le sujet (n’engage que moi) : il en résulte sur ce domaine que l’acidité des vins n’est pas soutenue en bouche par l’amertume (on trouve bien moins d’amertume ici que dans la moyenne des Meursault à mon sens) et je suis bien persuadé que la sensation d’acidité est diminuée de ce fait, ceci seulement dans leur jeunesse (mais je comprends que cela déplaise à certains). Je suis convaincu après mes dégustations au domaine que ce n’est pas du tout l’acidité qui manque car leurs vignes sont bien adaptées (souvent en hauteur); simplement l’acidité « paraît » un peu moins durant les premières années des vins et je me garderais bien de qualifier ceci de « mou ». Le Meursault 1990 que nous avons goûté cette fois ainsi que les autres vieux millésimes en blanc que j’ai pu déguster chez Buisson-Charles attestaient d’ailleurs qu’il n’y avait pas la moindre carence d’acidité (le domaine a, à ce propos, la réputation de faire des blancs qui vieillissent dans l’ensemble admirablement, bien entendu le style a pu changer par rapport à celui de Michel Buisson, le temps nous le dira). Je suis personnellement très en phase avec cet équilibre particulier que propose le domaine : récolte mûr certes, mais parce que tri très soigneux et surveillance méticuleuse (ou prévention minutieuse) de tout risque de réduction pendant l’élevage, cela permet que les vins profitent de cette amertume réduite et se montrent très purs aromatiquement, limpides au nez comme en bouche tout en restant droits (mais jamais austères). 2009 me semble ici un millésime particulièrement réussi. Je note que si les premiers crus sont impeccables, ce domaine a le mérite de soigner avec autant d’acharnement les simples Village et l’Aligoté qui sont tout simplement admirables compte tenu de leur prix vraiment attractif.Rouges :
Les rouges sont encore un peu jeunes pour juger bien que le millésime 2009 a l’avantage d’être déjà source de plaisir. Sur le Pommard on se régale facilement, mais on devine que la structure est un peu fermée et que le plaisir immédiat du fruit laissera bientôt place à autre chose. Sur le Volnay Premier Cru Santenots, la structure est actuellement très expressive et racée mais sa jeunesse la rend un peu écrasante pour le moment; elle laisse une longueur en bouche de tannins très fins (minéralité? quelque chose d’un peu argileux, très fin, fondant doucement et harmonieusement). Il est vraisemblable que le rouge sur 2009 sera à la hauteur des mérites qu’on lui prête déjà fort nombreux. Nous avons aussi eu la chance de déguster un Santenots de 1979 racé, vif et élégant, montrant tout de même son âge (tabac et pruneaux très développés).- 5 mai 2011 à 3h03
- in reply to: Domaine Jean-Pierre Diconne, Auxey-Duresses
A cette occasion, Jean Pierre Diconne nous a aussi fait déguster d’anciens millésimes (1976, 1983, 1990) qui ont vieilli admirablement.
Sur 76 nous avons eu la chance de pouvoir comparer deux blancs : Meursault Luchets qui accuse la chaleur de 76 et manque de légèreté au nez mais a vieilli en sublimant les qualités de Meursault et donne une longueur et une rétro profondes et aromatiques; et puis l’Auxey Duresses dont la jeunesse était tout simplement admirable : il était impossible de lui donner un tel âge tellement le vin est encore sur le fruit, rayonnant de jeunesse, nerveux et tendu. 83 est une année à priori décriée, mais en rouge, certains vignerons dont il fait partie ont réussi malgré les vers et la pourriture à faire un vin qui vieilli très joliment, développant des arômes secondaires et tertiaires qui trahissent sans peine son âge, mais gardant une troublante élégance. Jean-Pierre nous a averti que chez certains vignerons qui ont su comprendre cette année délicate, 83 peut être encore au-dessus et s’être totalement révélée avec l’âge. Le premier cru Les Duresses (Auxey Rouge) 1990 est évidemment excellent.- 1 mai 2011 à 1h28
- in reply to: Champagne Krug
Il y a 7 ans, Pierre-Yves Cainjo écrivait:
> Pour avoir eu le bonheur de goûter fréquemment les
> millésimes Krug, les derniers sont tous très
> différents et une dégustation parallèle de
> plusieurs millésimes est toujours passionnant,
> afin de percevoir les différents styles de
> millésimes. Krug a notamment commercialisé un
> coffret baptisé Les Contrastes avec un Krug 1989
> et un Krug 1988, deux millésimes totalement
> opposés quoique réunis par l’inimitable style
> Krug, 1989, riche, chaleureux, opulent,
> extraverti, sensuel et 1988, introverti, un peu
> strict, légèrement austère (celle des très grands
> vins), très droit, minéral, Rémi Krug, dit « un
> sillon aussi droit qu’interminable » à l’opposé du
> 1989 qui remplit l’espace, à gauche, à droite,Je viens de (re)lire avec grand intérêt cet article de PYC. Comme j’ai dégusté récemment 88 et 89, j’ai eu envie de remonter ce passage.
1988 est exactement comme le décrit Pierre-Yves avec les mots de Rémi Krug : un sillon aussi droit qu’interminable – et aussi avec ses propres mots : strict, l’austérité des grands, très droit (c’est rien de le dire) et minéral. Je n’avais jamais bu un champagne aussi pénétrant; le seul que j’arrive à rapprocher un peu était le Clos des Goisses 1990 dans l’aspect « droit et interminable » un peu sauvage mais il était peut-être un peu moins pur en bouche.> 1988 reste lui le « sérieux de la bande » mais
> saura se dévoiler à qui aura l’envie, la patience
> et l’intelligence de dépasser cette apparence austère.Mais ce n’est pas si facile. Cela rejoint un autre débat qui a animé LPV récemment sur l’évolution du champagne et sur l’année 96. Il semble que 7 années ne sont pas parvenues à arrondir ce 88. Il faut donc le prendre comme il est et lui offrir une cuisine à la hauteur pour avoir une chance de l’apprécier. Je ne suis pas sûr que 7 années de plus y feraient grand chose, mais je n’imagine pas qu’elles lui feraient le moindre mal non plus.
> Un vin d’une droiture, d’une pureté merveilleuses.
> […] austère (dans un acception positive), sérieux,
> pur et droit.Rien de changé.
A part sur ce détail selon comment je l’interprète :
> 1988 est le prodige, timide, qui préfère ne rien dire.Si je prends cela au pied de la lettre, je suis tenté de dire qu’il s’est *largement* ouvert pendant ces années. Il est peut-être resté très rigide et monolithique, mais il impose son point de vue sans timidité!
Donc la trame n’a pas bougé, mais l’expression, elle, est devenue plus abordable.Résultat : de très grandes sensations. Pas la plus grande émotion pour autant mais là je chipote, parce que je le compare inévitablement à l’autre :
> 1989 totalement à l’opposé est aussi sensuel, opulent,
> charmeur […] 1989 est plus turbulent, pas forcément
> moins doué mais on l’entend plus, trop parfois, il
> demande à être encadré.Lui semble s’être au contraire assagi depuis les commentaires de PYC., il semble avoir atteint sa parfaite maturité. C’est un monument mais qui ne s’impose pas comme l’autre. Je le comparerais à un joyau, il contient un monde complexe qui s’exprime avec une précision angélique doublée d’une complexité diabolique. Un cocktail remarquable. Mais il se laisse visiter, explorer, tel un monde intérieur aux reflets infinis.
Sa turbulence aurait donc été transmutée et le papillon sorti de son cocon est tout à la fois extrêmement civilisé et infiniment expressif. En revanche, les mots de Rémi Krug collent toujours parfaitement : il rempli l’espace. Un sentiment de complétude et de perfection brille dans mon souvenir.
C’est ma plus belle expérience en champagne, confirmée quelques mois plus tard avec la même perfection.– Merci à F&S (si il leur arrivait de me lire) pour ces moments merveilleux où les vins cités ci-dessus n’étaient que deux parmi les merveilles dégustées et où la cuisine brillait tout autant.
– Ces considérations peuvent être mises en parallèle avec le débat sur la vocation ou non des champagnes à vieillir. Il me semblait à moi que Rémi Krug lui même revendiquait que ses vins étaient faits aussi, selon les millésimes, pour traverser les années, y-compris en bouteille et dans nos caves (comme dans une moindre mesure Bollinger sur les G.A. ou V.V.F.) et j’ai été surpris que P-Y.C. qui les connait mieux que moi affirme le contraire. Je ne souhaite cependant pas entrer dans ce débat-là car il existera toujours un clivage à ce propos et c’est bien ainsi.- 30 avril 2011 à 2h08
- in reply to: Domaine Jean-Pierre Diconne, Auxey-Duresses
Cher Herbey,
Je croyais que cette histoire d’irrégularité chez Diconne était un mythe inventé par Bettane car je n’ai jamais cru la constater moi-même. Bien entendu je serais ravi de comparer nos notes car je suis certain que tu fais part sincèrement de ton expérience et qu’il y à là quelque chose à comprendre, mais l’explication la plus tentante serait que ce problème est résolu depuis puisque ton expérience est de dix ans plus ancienne que la mienne.
J’en reviens à l’instant et tout à fait ravi, car je n’avais pas lors de ce passage à Meursault tellement les moyens de faire certains domaines plus coûteux. Diconne est vraiment le meilleur rapport qualité prix que je connaisse dans le coin.
J’ai goûté aujourd’hui les blancs sur 2009; il est évident que sur ce domaine ils offrent tous un plaisir immédiat, minéral, équilibré en bouche, avec une fraîcheur aérienne qui le rendent particulièrement agréable à boire en dégustation en compagnie de Christophe. Son père se plaint du manque d’acidité -soit- tout dépend ce qu’on veut en faire mais personnellement je ne m’en suis pas plaint de ce millésime, loin de là.
Mais nous avons goûté les mêmes blancs ensuite sur 2008 et ce millésime que je comprenais mal au début montre effectivement des qualités remarquables.
Profondeur, longueur en bouche, intensité très orientée sur des arômes de pollen, tous les crus goûtés étaient d’excellent niveau et les meilleurs villages seront évidemment meilleurs un peu plus tard.
Sur 2006 nous sommes revenus sur Meursault les Narvaux qui est arrivé à maturité, moins droit qu’autrefois, avec une très belle texture. Il n’est pas utile de garder plus longtemps les 2006, mieux vaut prendre le bénéfice tout de suite sous forme de plaisir immédiat (quand je les ai bus il y a deux ans, ils me semblaient plus aptes que ça à la garde).En rouge nous avons fait un petit tour des 2008 bien charpentés et très bien faits; je parlerai seulement du plus remarquable : le premier cru Les Duresses qui était encore trop jeune mais pleine de promesses (le tanin a besoin de temps, il fond lentement et avec encore une amertume de jeunesse qui cache un poil l’élégance en cours de maturation). Encore un millésime que j’avais de la peine à comprendre au début (pour être honnête que je croyais sans intérêt) mais qui se révèle finalement un excellent investissement, légèrement éclipsé ou sous-estimé à cause des années 2005 et 2009 qui prennent la vedette. Je sais que certains ici avaient été plus clairvoyants que moi à l’époque.
- 30 avril 2011 à 1h08
- in reply to: Domaine Labry, Auxey-Duresses
Je remonte ce domaine auquel je suis resté fidèle depuis quelques années.
J’aime le franc parler subtil de Sophie Labry (elle assure un avenir brillant à ce domaine) presque autant que les vins de son père, Bernard.
Parfois je trouve les vins chers par rapport à l’étiquette, mais pas par rapport à la qualité.
Durant ces quelques années de discrétion, je n’ai pas pris de notes complètes à vous donner bien que j’ai souvent goûté et que je trouve la qualité très régulière; je parlerai seulement aujourd’hui de leur Meursault (qui est je crois Vireuils du dessus) que j’ai goûté tout à l’heure sur 2008 et 2009.2008 est profond, intense avec l’acidité qu’implique le millésime. Il manquait un peu d’aération à l’ouverture de la bouteille et il lui faudra quelques années pour se dévoiler car il a de grandes qualités.
2009 m’a beaucoup charmé, certainement que l’altitude des vignes du domaine a aidé à maintenir équilibre, minéralité et fraicheur sur un millésime qui manquait d’acidité en blanc. J’imagine que ce vin vieillira nettement plus vite (acidité moindre) mais très bien (équilibre et terroir)… enfin il vaut mieux goûter que se fier à mon imagination.- 1 avril 2009 à 4h05
- in reply to: Champagne Gosset
Et bien moi j’aime Gosset, mais à propos de Brut Excellence, il faut dire la vérité, c’est tout simplement pas bon.
Note : BSA ne signifie pas « pas cher », mais Brut Sans Année. Il y a des BSA hors de prix (Code Noir de chez Henri Giraud ou Krug Grande Cuvée) qui ne devraient pas te décevoir.
Chez Gosset le BSA « Grande Réserve », sans être au niveau de ces derniers, est tout de même beaucoup moins cher et vraiment très satisfaisant (belle acidité et tenue en bouche, manque un peu de persistance/finesse en longueur.)Maintenant en Champagne, pour le prix d’un Excellence de Gosset qui n’est pas bon (enfin de mon avis personnel et je l’ai gouté plus d’une fois) il faut chercher chez de petits vignerons. Il y en a de meilleurs et moins chers. Mais si le but n’est pas de faire des économies mais de goûter un grand BSA, là il n’y a que l’embarras du choix 😉
Pourquoi ne pas commencer par le Grande Réserve de Gosset (qui n’est pas *trop* hors de prix) et puis ensuite monter en gamme en s’inspirant des commentaires d’LPV et/ou commencer à fouiner pour découvrir certaines raretés de grande qualité et encore abordables? La rubrique « Champagne » s’ouvre à toi et est pleine de ces merveilles 😉- 25 février 2009 à 4h40
- in reply to: Répond à toutes vos questions sur le Champagne Beaufort…
Moi je n’y comprends rien, mais j’ai le sentiment qu’une partie des spécificités de cette maison tient à la gestion de l’oxygène. Par rapport à d’autres grandes maisons, j’ai le sentiment qu’on a des saveurs moins oxydatives chez A&J Beaufort. Mais le sujet est trop compliqué pour moi : la vinification du Champagne reste très mystérieuse et j’ai du mal à estimer l’impact des cépages.
Si on pouvait m’éclairer un peu…Ah et j’ai du mal à cerner la gamme, je découvre régulièrement de nouvelles étiquettes et/ou des excentricités, comme l’étonnant « élaboré par Saint Jean-Baptiste »… ! S’est-il produit un miracle cette année? 😉
Bon Sisa a raison, il serait préférable, si tu acceptes de répondre à mes questions, que tu le fasses sur la rubrique A&J Beaufort, en suivant le lien :
https://lapassionduvin.com/phorum/read.php?11,147176,208174#msg-208174- 2 février 2009 à 2h57
- in reply to: Champagne Marie Courtin
– Son nom serait je crois : Mme Moreau.
– C’est bien à Polisot.
– Anciennement Champagne Piollot
– Agriculture en biodynamie depuis trois ans.
– Première vinif sans levures ni soufre pour cette premiere cuvée.On va essayer de donner un peu plus d’infos sur les parcelles et la maison.
- 1 février 2009 à 21h06
- in reply to: La cinétique de modification du bouchon de Champagne ?
Hé, merci Luc, voilà un mystère majeur enfin résolu (tu)
- 1 février 2009 à 21h02
- in reply to: Champagne Krug
Bon une GC ça se garde bien. Une GC pas bonne ça peut avoir plusieurs causes qui ne sont pas l’âge mais :
– une mauvaise conservation (si en plus c’est pendant longtemps… bref…)
– de mauvais traitements (comment vendre du Krug moins cher? En achetant des caisses qui sont restées au soleil et que plus personne ne veut par exemple…)
– un traffic de faussaires.Franchement acheter des vins de ce prix-là sur eBay sans avoir vérifié avec soin qui est le vendeur, ce n’est absolument pas raisonnable.
Faites un petit calcul des bénéfices que représentent le traffic de fausses bouteilles : ils permettent très largement de couvrir les frais pour rendre le résultat très crédible.
Des faussaires il y en a dans le monde netier et le traffic est international. Voyez combien de faux ne serais-ce que dans les petites antiquités qui sont fabriquées à la chaine dans des manufactures d’asie… Qui peut croire qu’ils n’ont pas encore pensé au vin, au vu des marges hallucinantes qui se dégagent? Des domaines où on peut faire énormément d’argent avec presque aucun risque, et que personne n’exploite… vous en connaissez beaucoup?
Grace à un système comme eBay, elles circulent et se retrouvent vite vendues, souvent même par des personnes de bonne foi. Du temps des ventes aux enchères classiques, c’était déjà un sérieux problème. Alors aujourd’hui avec l’anonymat d’eBay!
Connaître la nature humaine suffit à deviner quelle proportion de fausses bouteilles se dénichent sur eBay. Dans les prix qui sont ceux d’une Grande Cuvée Krug, il me semble que payer 30 euros de plus chez son caviste, c’est un excellent investissement pour s’assurer de boire un vrai Krug. Après chacun gère son portefeuille comme il veut…- 24 janvier 2009 à 4h52
- in reply to: Champagne Bollinger
Arnaudm : Finale vive d’un côté , et presque molle d’un autre .
Qu’est-ce qu’une finale vive d’un côté et molle de l’autre?
- 24 janvier 2009 à 4h49
- in reply to: Quel est votre Domaine favori en Bourgogne ?
Oui Buisson-Charles est un excellent domaine.
Je précise pour des lecteurs qui n’auraient rien compris (il doit y en avoir pas mal) à la boutade, que M. Patrick Essa, qui est le gendre de M. Buisson et s’occupe désormais du domaine, est aussi l’heureux propriétaire d’un forum concurrent (?) sur le vin.
Comme il y a déjà eu par périodes des « frictions » (probablement dus à des déçus de l’un qui vont balancer leur haine sur l’autre et réciproquement) l’entente n’est pas éminemment cordiale entre les deux administrations, mais je pense que tout le monde ici sait bien faire la différence entre la qualité des vins d’une part, et les éventuels différents qui ont pu autrefois faire monter la pression.
Certains trouvent peut-être des tas de défaut à LPV (à raison ou pas ce n’est pas le sujet) mais qu’au moins on ne nous reproche pas de manquer d’objectivité sur les vins du domaine Buisson-Charles qui ont déjà été commenté ici, et généralement de manière très élogieuse.L’ironie du sort c’est que c’est suite à une dispute que j’ai eu avec lui (il avait relevé un message à moi sur LPV, passons sur les détails qui ne sont pas forcément en ma faveur) que j’ai fini par goûter aux vins de Patrick Essa. Comme beaucoup il peut s’enflammer sur un forum et se montrer charmant et magnanime une semaine après lors d’une rencontre de vive voix. Donc même si on ne peut pas réparer certaines bétises qui ont été dites ici ou là, ne soyons pas plus rancuniers qu’il ne faut 😉
- 23 janvier 2009 à 0h10
- in reply to: Quel est votre Domaine favori en Bourgogne ?
J&JL Trapet ; A. Grivault.
Mais je suis pas fan de ce genre de question en fait, je ne vois pas pourquoi mes préférences (dont je ne suis pas certain moi-même) seraient meilleures que celles du voisin et devraient être ainsi exposée… Et ça me fait mal d’en choisir seulement deux alors qu’il y en a tant et tant d’excellents!- 19 janvier 2009 à 16h47
- in reply to: Champagne Bollinger
Jad : « Mon problème avec ce BSA de Bollinger c’est une sensation de froideur, un manque d’âme »
Et bien précisément, durant toute la dernière décennie, je trouvais qu’il avait, en plus de son bouquet remarquable : une âme, et comment!
Et voilà qu’aujourd’hui il me manque quelque chose.Il semble que cette discussion interpelle un peu les amateurs : certains me rejoignent, d’autres assurent que la qualité est restée la même.
Nous pensons tous que Bollinger, malgré une politique agressive au niveau prix et marketing, maintient un soin extrêmement poussé à la vinification et à la qualité des raisins, avec beaucoup d’avance sur d’autres maisons. Il me semble impossible d’en douter.
On a envie de savoir vraiment si le produit a baissé en qualité ou non (pas se contenter de notre avis subjectif) et c’est bien mieux ainsi que de dire c’est noir ou c’est blanc et de tourner la page. (Le même débat existe sur une autre cuvée BSA mythique qui est Krug. A cause du prix, la recherche est rendue plus difficile avec le Krug.)A ceux qui suivent la Spéciale Cuvée de Bollinger depuis longtemps et qui en reboiront bientôt : ne vous laissez pas influencer, dégustez honnêtement et revenez nous dire ce que vous avez pensé avec toute l’honnêteté possible.
Ce qui me ferait plaisir, c’est évidemment que la qualité soit restée la même. Je ne sais pas si on saura répondre objectivement, mais on est sur LPV pour faire de notre mieux 😉En tous cas, je ne me fais pas de soucis pour le Champagne en général; une flamme s’est allumée dans cette région, ça ne fait que commencer, la créativité et la passion sont à mon avis en train d’y exploser; de nombreux vignerons découvrent que c’est une terre de passion et commencent à laisser tomber l’argent facile pour se vouer à cette terre et à la passion du vin, moi ça m’émerveille. Tandis que de leur côté, certains grandes maisons (comme incontestablement Bollinger) ont aussi su garder cette passion malgré leur immense succès. L’aventure Champenoise ne fait que commencer!
- 18 janvier 2009 à 20h41
- in reply to: Champagne Ulysse Collin
Merci David! N’hésite pas à nous en dire d’avantage sur ce vigneron et ses vins car je crois qu’il gagne vraiment beaucoup à être connu (surtout pour ceux qui y goûtent!)
- 18 janvier 2009 à 20h36
- in reply to: Vignobles Brumont / Château Montus / Château Bouscassé
Et bien ça se trouve dans les coffrets pour apprendre les odeurs du vin… Ou chez les parfumeurs. Comment décrire une odeur avec précision, je ne sais pas. C’est très doux et à la fois profond, la douceur étrangement n’est pas écoeurante comme peuvent l’être certaines odeurs fortement sucrées. Ca doit avoir une grande place par exemple dans Egoïste (Chanel), mais il faudrait que tu sentes cela isolé.