Bebert

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  • Bebert
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    Ok, merci pour ces compléments, j’ai très peu dégusté de bourgognes 92, d’où sans doutes mon erreur de jugement. Tant mieux s’il y a des bons, il me reste un GCC 92, que je compte ouvrir sous peu.
    Par contre en Bordeaux, les 92 m’ont toujours impressionné par leur qualité exceptionnellement basse. J’ai bu tout ce que j’avais sans la moindre bonne surprise (pas de 1GCC cependant.)

    Bebert
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    [quote=J. Ph.]Immaculée Conception
    Vin d’Etable
    Robe bleutée, nez aérien, bouche généreuse et complexe. Grande persistance.

    JPh
    [/quote]
    J’adore 🙂
    On peut ajouter une descendance prestigieuse en attaque, une rétro d’apparitions un peu partout dans le monde, la capacité à guérir miraculeusement comme le ferait un bon élixir, et quelques jaillissements bien frais, surtout lors des dégustations à Lourdes.

    Bebert
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    Tokaji Furmint 1985 (t.w.t.c.satoraljaujhaly)

    Prolégomènes : Devant l’enthousiasme que suscite ma question, j’en conclue que je dois compter sur mon intuition (voir un autre post) alors j’ai décidé de le sortir sur les endives au roquefort. Par défaut, car les endives au roquefort ça va avec rien, autant en profiter pour essayer n’importe quoi…

    Etat de la bouteille : Bon niveau. Mais le bouchon est une ruine de courte longueur, qui finira par sortir sans dommage (avec un peu de douceur…)
    Robe : Beau jaune entre profond et ambré.
    Nez : Curry envahissant, cartagène, et plus discrètement, noix.
    Bouche : Noix amère, oxydatif, pruneau, raisin de corynthe, date. Rétro de pruneaux.
    Ressemble beaucoup à un ‘Fino’ espagnol par son aspect oxydatif, son coté très sec, (un certain moelleux a du exister cependant dans la jeunesse de ce Furmint.)
    Longueur : Belle longueur de « cire » et encaustique, avec toujours du pruneau.

    Conclusion : Bon moment de dégustation, un peu hors catégorie, et qui s’en sort bien sur nos amères endives au roquefort, sans atteindre de hautes sphères.
    Je note que ce vin enivre très vite, une ivresse qui passe par l’odeur et la respiration, qui est donc due à des solvants. Pour mémoire, le ‘fino’, le ‘martini ‘ ou le vin jaune ont les mêmes propriétés, ce n’est d’ailleurs pas désagréable. (Si certains d’entre vous ont essayé la colle à rustine ou la trichlo dans leur jeunesse folle… C’est un peu pareil mais sans la nausée) – Agréable mais surprenant.

    Bebert
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    Merci François, je sais mieux maintenant à quoi m’en tenir 🙂

    Bebert
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    Pour moi, l’expérience est nécessaire à la « réminiscence » (le terme employé par J.P., mais aussi bien sûr par Platon avant lui) et sans parler d’immaculée conception (avec laquelle je ne vois aucun rapport), c’est bien à cette doctrine que je me réfère.
    La croyance est objective, mais l’objet de la croyance ne l’est pas ; donc je ne saurais ni imposer ce point de vue ni le considérer comme supérieur à l’idée d’une intuition par la simple expérience. Mon expérience à moi indiquerait juste que la seule expérience n’explique pas tout 😉
    Pour ceux que cela intéresse, je renvoie volontier à la lecture de Platon qui est à mon sens édifiante et fort bien illustrée, car il en parle mieux que moi même.

    Bebert
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    En cas de 1988 et si la rencontre a lieu dans une région accessible pour moi, j’ai en cave des prétendants possibles de la région de bordeaux, à défaut de 1erGCC, et je participerai volontier. Si c’est 83, au pire, je pars en qûete que quelque chose.

    Mais tout dépendra de la région de la rencontre.

    Bebert
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    Oliv, tu peux considérer que vous avez raison à 100% selon vos goûts à vous. Si toi tu l’avais bu tu aurais définitivement trouvé ce vin trop vieux. Pour moi c’est différent, les vins jeunes se ressemblent souvent un peu trop. En vieillissant ils perdent de leur superbe et de leur vanité et montrent des choses plus personnelles qui moi me touchent plus. Ils expriment de plus en plus d’originalité; mais sont moins flatteurs pour le palais.

    Mes goûts ont toujours été ainsi, et voyant qu’ils ne sont pas courants sur LPV, je ne peux qu’admettre qu’ils ne sont pas « meilleurs » que d’autres, ce sont juste les miens 🙂

    L’avantage pour moi : pas besoin de me prendre la tête pour savoir quand est l’apogée d’un vin. Je me régale toujours même avec un vin dit passé.
    N.B. : Je déguste aussi beaucoup de vins jeunes et j’ai bien sûr un grand intérêt pour eux ; et quand j’ouvre une vieille bouteille je suis tout de même encore plus heureux si le vin n’est pas passé =)

    Bebert
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    L’idéal serait de se mettre à plusieurs pour compléter une telle horizontale.
    Je n’ai hélas rien entre 82 et 86 :O
    Mais oui, il faut en dépit de mes considérations humoristiques choisir un millésime pas trop spéculatif et comparer par couple de terroir et à l’aveugle.

    Bebert
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    Je suis tellement d’accord avec François Andouze et J.P. Durand.
    Bien sûr Charles que l’expérience est importante : par manque d’expérience c’est souvent au moment ou je goûte le plat que je me dis « zut tel vin aurait été somptueux » alors que François y aurait pensé plus tôt.
    Mais l’intuition n’est pas le fruit que de l’expérience puisqu’elle permet parfois de l’anticiper. « Se laisser porter par ce qui nous dépasse », dit J.P., dans expression très imagée d’une dimension de notre âme qui nous permet de faire le bon choix là où le rationnel ne pourra que l’expliquer à posteriori, mais est impuissant à le prévoir.
    Un joueur d’échec ne me contredira pas; Platon non plus.

    Bebert
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    Les dégustations à l’aveugle ne sont pas mon fort, mais si c’est pour la science, je veux bien prêter ma bouche afin de comparer Pavie à Ausone sur le millésime 61, même les yeux bandés. Et si ensuite il faut goûter aussi Sigalas-Rabaud à côté de d’Yquem sur le millésime 21, ben je me sacrifierai aussi :O

    Bebert
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    Le GA 99 n’est pas encore bon, c’est un fait. On a même clairement l’impression qu’il ne le deviendra jamais en première analyse, mais je penche pour un vin qui se bonifiera franchement avec l’âge. Reste que même s’il deviendra un grand vin, j’ai un doute sur sa place parmi les GA Bollinger dans la ligne traditionnelle de la maison. Il n’a rien à voir avec le style. On est passé de 2 grandes années par décénie à 8 dans la plupart des maisons… Le miracle du hasard? Le réchauffement climatique? Je penche plutôt pour un intérêt commercial évident!!

    Bollinger GA 99 devrait aujourd’hui se trouver dans les BSA, sinon comment justifier que ceux-ci aient doublé de prix en 4 ans?

    Et comment James Bond peut-il être tombé si bas après avoir bu les plus grands millésimes de ce siècle?

    Scrumblescrumble. … Et je reste tout de même fan de Bollinger… (vive les RD) :/

    Enfin ce n’est que mon modeste avis, je suppose que je peux me tromper :p

    Bebert
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    Cher Olivier,

    En attaque en bouche, ces tanins se sont montrés forts sur la langue et une sensation de chaleur apparaissait à ce moment. Difficile de dire si les tanins en sont responsables ou si simplement une bonne symbiose entre leurs effets et ceux de l’alcool/l’acidité ont rendue chaleureuse la bouche à ce moment.

    De là je peux émettre pas mal d’hypothèses, mais comme je ne sais pas, je suis resté sur le terme flou de « tanins chauds », qui reste tout de même très fidèle à ce que j’ai ressenti 🙂

    L’acidité n’était pas considérable; il n’y avait aucune aigreur, mais probablement déjà une petite acidité volatile qui peut jouer dans ce sens. Peut-être simplement un coté pimenté… Ou quelque chose de temporel, il m’a semblé que la bouche était envahie instantanément au lieu d’une montée habituelle qui a du retard sur les fruits portés par l’alcool… Va savoir, je regarde desespérément la bouteille pour m’en resservir un verre histoire de préciser ce commentaire, mais elle est vide comme rarement bouteille fut vide. C’est un signe de qualité :p

    Je crois que je ne pourai pas t’aider d’avantage!

    Bebert
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    Mwaip, il est d’ailleurs déjà monté beaucoup trop cher pour le risque qu’il représente, j’espère que ce n’est pas un lecteur d’LPV qui a sauté sur l’occasion après que docadn a vendu la mèche 🙂

    En tous les cas pour ce prix là je préfère chercher un RD 81 chez mon vendeur habituel…

    Bebert
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    Je crois que Luc est d’accord avec nous et qu’il ne fait que constater la réalité :/

    Bebert
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    laurentG écrivait:
    > Je crois me souvenir que Charles a goûté le fameux
    > TBA 1976 …

    Attention il y a eut deux lots cette année-là, l’un, le plus gros, fut déja assez incroyable, et le second, le plus petit, est le fameux légendaire 76.

    Enfin moi que ce soit l’un ou l’autre je m’en contenterai!!!

    Bebert
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    Oui Olivier, l’apogée au sens oenologique est dépassée.
    Mais entendons nous bien, au sens oenologique, l’apogée est une culminance de l’ensemble des forces gustatives. Après son apogée, le vin continue d’évoluer et exprime de nouvelles choses, subtiles et complexes qui sont absentes ou cachées dans un vin à son apogée.

    Ce qui signifie que j’ai en général plus de plaisir à déguster des vins qui sont dans leur seconde période et que finalement je n’aime pas trop employer ce terme d’apogée.

    Une métaphore serait les personnes agées : discuter avec elles c’est souvent moins animé, mais est-ce moins enrichissant? 😉

    Une chose étrange dans ce vin c’est qu’il avait déjà un goût de vieux (qui est clairement un défaut même si ce n’est pas rebutant) et des caractères très jeunes, en témoigne le très long carafage qui s’est absolument imposé malgré le petit millésime.

    Les cynorhodons c’était pour le caractère un peu sec de ce bouquet puissant de fruits lourds. Il y a bien longtemps que je n’ai pas mangé de confiture des fruits de l’eglantier, j’espère que je ne me suis pas trop trompé, car cela n’allait pas jusqu’à un arôme vraiment de rose 🙂

    Bebert
    Participant

    Oui Luc, voilà une analyse bien réaliste. On sait tous que les plus chers ne sont pas -toujours- les meilleurs. Mais quand à savoir quels sont les meilleurs, c’est là qu’on commence à ne plus être d’accord 😉

    Sujet difficile :/

    Bebert
    Participant

    En effet, j’allais dire qu’à Saint-Emilion on a justement fait un effort…
    Je suis assez conservateur globalement, et le changement ne m’enthousiasme pas toujours. Néanmoins sur ce point je dois vraiment me ranger de ton avis : Si le classement n’est pas soumis à des changements réguliers, cela n’encourage pas les vignerons à faire de la qualité, les 1erGCC sachant qu’ils le resteront éternellement ne risquent rien, et les autres sachant qu’ils ne pourront pas monter ne se bougent pas.

    Le revers de la médaille sera que les goûts des décideurs s’imposeront. Je dirais que pour qu’une évolution soit favorable, il faudrait à mon sens qu’elle encourage l’expression du terroir avant tout. Non pas que je crois que c’est la seule chose qui compte (je sais les réalités économiques) mais parce que les « autres » considérations (celles qui tendent à rendre de plus en plus conventionnels l’ensemble des vins -pas seulement- de Bordeaux) sont déjà largement représentées par des guides bien connus, et que préserver les expressions de terroir est un enjeu d’avenir.

    On a vécu cela avec les espèces végétales : Hier, on a perdu l’usage de 90% des espèces utilisées en agriculture traditionnelle, pour les remplacer par les quelques espèces les plus productrices. Aujourd’hui, on fait machine arrière, et la collection de l’INRA a pris grande valeur. On découvre que la diversité est une richesse. Même dans le vin on replante aujourd’hui dans ma région des carignans que l’on arrachait à la pelle il y a 10 ans…

    A court terme, le conformisme et le conventionnalisme permettent de s’enrichir. Savoir retourner sa veste à du bon. A long terme, la France sera de toutes les façons battue sur cette manière de faire par des pays plus souples. Par contre elle peut gagner en démontrant que les choses qu’on délaissait pendant un temps et qui reviennent à la mode un jour ou l’autre (le public est toujours lassé un beau jour par les vestes tournées et retournées) elle ne les a pas perdues.

    C’est à mon avis le rôle d’un classement typiquement français des crus d’encourager les viticulteurs à conserver leur tradition, pour le long terme.
    Rénover donc, et dans une optique conservatrice, tel est le paradoxe qui me parait nécessaire.

    Ce n’est que ma modeste idée, vous pouvez lancer des tomates si vous souhaitez 😉

    Bebert
    Participant

    Puisse la dilatation ne pas nous éloigner de l’essentiel

    Bebert
    Participant

    Mwais, Socrato a raison, avant LPV, mes achats étaient déjà déraisonnables. Maintenant ils deviennent compulsifs 🙁
    J’ai pris commande d’un Ch. Dupuy 2002. Et dire que j’aime les vins vieux, il va falloir attendre au moins 30 ans avant de boire ça à mon goût

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