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- 28 juin 2011 à 3h14
- in reply to: Domaine Albert Grivault, Meursault
A propos du panachage, il n’est pas autorisé en théorie, mais il est pratiqué pour les clients particuliers comme nous qui prenons la peine de passer au domaine.
On ne peut pas acheter sur place comme ça, il est nécessaire de prendre contact et d’indiquer quels vins on achètera, car les vins sont étiquetés à part pour chaque commande.
A cause de ces complications, je ne sais pas si ils panachent très volontiers pour des inconnus, mais je crois que oui (?). Ils n’ont pas tellement de clients particuliers, la raison est qu’ils se sont mis seulement récemment à leur ouvrir les portes, lorsqu’il a été possible à M. Bardet (qui a une autre profession très prenante) d’être plus présent au domaine. Cela explique que pour des raisons historiques, le domaine soit essentiellement tourné vers l’export (22% Japon), ce qui pour nous est fort dommage. Il faut profiter de la porte encore entrouverte : encore un domaine de plus en plus courtisé! En tout cas pour le panachage, heureusement qu’ils acceptent, car les cartons de 12 ça chiffre vite en premier cru 😛Marc, il est surprenant que vous n’ayez pas trouvé la spécificité Meursault sur le 2008. Les parcelles sont vraiment toutes proches de la commune, derrière la demeure familiale, et jouxtent celles de l’appellation Meursault du domaine. L’explication la plus vraisemblable, c’est que ces vignes sont jeunes. Enfin pour ma part il me *semble*(?) qu’à l’aveugle j’aurais misé sur Meursault sans hésiter (« ? » en attendant que quelqu’un veuille bien faire le test sur moi!)
- 28 juin 2011 à 2h39
- in reply to: Clos des Lambrays
francois999 écrivait:
——————————————————-
> > je ne crois pas les Lambrays de taille à
> > affronter certains voisins
>
> Par curiosité ( et sans polémique), A quel voisin
> tu penses ?Plutôt que de m’engager sur cette pense dangereuse, je préfère préciser que je ne parlais pas de la qualité générale du vin, mais seulement de certains critères de charpente de matière etc.
Mais même ça… ce n’est pas vraiment vrai. Sur 2006, je pense qu’on a un Clos des Lambrays très intense qui devance probablement beaucoup des plus grands vins de Bourgogne sur le même millésime et sur ces critères qui font un peu la norme actuelle, tout autant que sur la finesse.
Je ne sais pas trop où mènent ces débats, n’est-il pas préférable de goûter et de voir si on ne trouve pas ce vin enthousiasmant? Quand on croise un vinificateur doué et sérieux avec un terroir de Grand Cru, il y a des chances que beaucoup aiment. De mon côté, il n’est pas certain que mes goûts en Bourgogne soient toujours tellement « dans la norme ». De plus ils sont souvent contradictoires car j’essaye d’avoir dans ma cave des vins de style très très différents donc complémentaires, du coup je ne juge surtout pas avec des critères universels. Pourquoi donc voudrais-je convaincre qu’un autre devrait aussi aimer? Ajoutons que le goût personnel évolue, il est fréquent que certains styles que d’abord on n’aime pas, finissent par nous plaire, c’est un peu le cas pour moi avec ce Clos des Lambrays.
Ensuite il y a Matthieu qui nous dit qu’il trouve que le vin ne vieillit pas si favorablement, avis donné après une dizaine de dégustations de vins de huit ou dix ans d’âge (je ne me trompe pas?) parmi lesquels certains grands millésimes réputés. On est peut-être dans une période de fermeture puisque le premier cru (qui se ferme peut-être moins) n’est pas concerné alors que les vignes sont seulement plus jeunes (?). Cette question est en suspens, et j’aimerais entendre d’autres témoignages car elle a une certaine importance, y compris pour moi, ne serais-ce que pour savoir quand ouvrir des vins qui me ravissent déjà dans leur jeunesse.Encore une chose, M. Broin a du resserrer les allocations cette année. Voyant que je regrettais de ne pas recevoir mes 1er Cru Les Loups il m’a dit d’aller au caveau (la boutique à Morey où on achète les vins locaux au prix du domaine) « parce qu’il y a là de nombreux vignerons de talent qui font aussi bien pour moins cher ». C’est le régisseur qui dit ça! Outre que cela montre une ouverture d’esprit (mais que beaucoup d’autres vignerons l’ont aussi!), on voit bien qu’il existe une injustice et que les producteurs des vins les plus recherchés en sont parfois les premiers conscients et surpris : il n’y a pas que M. Broin qui m’a fait part de ça, ils sont nombreux les viticulteurs qui voient les prix de leurs vins spéculatifs s’envoler vers les sommets et trouvent absurde un tel engouement. Le premier cru Les Loups est rare. Actuellement c’est essentiellement le grand cru déclassé (vignes jeunes ou moins bien placées). Mais il y a des tas d’excellents vins à Morey et je ne crois pas nécessaire de défendre le Domaine des Lambrays, les clients se pressent tous au portillon, les millésimes les plus côtés s’échangent déjà bien au-dessus du prix du domaine alors que le régisseur lui-même affirme qu’ils ne sont pas meilleurs que le millésime d’à côté que tout le monde délaisse etc. Quelle étrange folie déconnectée de la réalité?! Mais ce que je dis là est vrai pour tous ces domaines hyper-cotés. Le hasard a voulu que j’aille aux Clos des Lambrays un beau jour, y étant admis par chance ou par hasard, et que j’aime ses vins. Depuis le prix augmente (moins que Clos de Tart mais quand même) alors que ma démarche était de chercher des vins à prix raisonnables. Je reste à cause de mon affection pour le domaine : déguster avec des personnages tels que M. Broin, c’est des moments de grâce, alors on s’attache au produit, et on encaisse les augmentations stoïquement… Mais quel est le sens de courir après? Les hasards de mes pérégrinations bourguignonnes m’ont ainsi permis de rentrer dans des domaines très cotés auxquels je me suis attaché (d’autres qui ne m’ont fait ni chaud ni froid), mais elles m’ont aussi permis de découvrir des producteurs pas cher qui font des vins totalement sublimes. Certains ont toutes les peines à vendre leurs vins fabuleux et finissent par les donner au négoce… Alors que ce sont des vins magnifiques! La différence? Le domaine des Lambrays a une jolie parcelle en Grand Cru. A cause de cela il peut se permettre de vendre un simple village à 32 euros. Est-ce bien raisonnable pour nous de poursuivre ça? Il faut goûter. Et si on n’a pas de penchant naturel particulier, je vois mal où cela mène de vouloir encaver des Grands Crus juste parce qu’ils sont Grand Cru.
Bref il y a là un grand talent, un beau terroir, mais si certains pensent que les prix sont devenus trop élevés, je ne vais pas les contredire. C’est à mon avis le cas de tous ces grands domaines spéculatifs. Comme au Clos des Lambrays on a pris le train plus tard, c’est plus raisonnable, Thierry Broin n’y est pas étranger car il n’apprécie pas tellement cet état d’esprit, mais parfois, le propriétaire lui demande « pourquoi le Clos de Tart juste à côté vend le vin trois fois plus cher et pas nous? Moi je trouve le notre meilleur… » Je ne sais pas quelle mouche pique les spéculateurs, mais je crois qu’il est bien plus intéressant d’aller en Bourgogne et découvrir par soi-même, de se faire nos propres goûts, que de courir après les vins spéculatifs « parce que ». Je crois que si on part à la découverte de nos propres goûts, on s’aperçoit qu’ils sont plus simples et moins rigides que certains idéaux qu’on poursuit sans savoir pourquoi. Parfois seulement, les goûts personnels coïncident avec des vins spéculatifs, alors c’est plutôt pas de chance, aussi me voilà pris au piège du Clos des Lambrays et de quelques autres! Evidemment que si on aime le style, le « Grand Cru » apportera un plus significatif, mais encore faut-il aimer les style. Heureusement j’ai aussi des adresses de grands vins à petit prix que j’aime beaucoup aussi. Partir à la recherche de nos goûts personnels, voilà qui me semble le premier pas. J’ai hélas le sentiment que ce pas est de plus en plus rare et que l’instinct grégaire prime largement sur le bon sens…
- 26 juin 2011 à 5h52
- in reply to: Clos des Lambrays
Cher Matthieu, ce que vous dites est intéressant. Je pense y avoir déjà un peu répondu entre les lignes, mais ça peut aller mieux en le disant. Les millésimes de garde sont peut-être plus minoritaires ici que chez certains voisins (Clos de Tart en tête). Les vignerons aiment souvent les millésimes qu’ils ont le mieux réussi, M. Broin l’admets volontiers d’ailleurs et 2005 n’est pas à ses goûts si haut au firmament. Voyons ce que va donner 2006 chez lui. Maintenant si vous avez goûté plusieurs fois 2005, 2002 et 1999 avec déceptions répétées, vous avez plus d’expérience que moi qui suis un client assez récent et c’est une information importante, même si elle est à corréler avec vos propres goûts, car ce sont de très bons millésimes en général qui ne *devraient* pas être en difficulté aujourd’hui.
Pour ma part, avec le Clos des Lambrays, beaucoup de millésimes seront bus assez tôt, bien plus tôt qu’avec d’autres domaines cités dans la discussion. Ils seront aussi servis avec des plats moins élaborés. Je suis prêt à défendre le clos des Lambrays parce que son vin me plait, mais pas à le faire passer pour ce qu’il n’est pas, ce qui ne serait pas lui rendre service. En revanche il me semble qu’on croise un grand terroir et un homme doué, soigneux et exigent. En terme de plaisir, cela explique sans doute que le Clos me procure parfois bien plus de satisfaction que certains de ceux qui obéissent sagement aux grands critères du « grand vin ». En somme je ne me démarque pas trop de ce que je disais déjà à ce propos dans le débat sur le fil de discussion « Trapet vs Lambrays » : je n’en attends pas la même chose; sur le terrain des critères communs, je ne crois pas les Lambrays de taille à affronter certains voisins; et à part sur quelques rares millésimes, je n’ai pas une confiance totale dans le clos des Lambrays pour affronter les années aussi sereinement que d’autres. Mais…. je me fiche de savoir si selon certains critiques il est en dessous de certains voisins lorsque dans la pratique il me donne du plaisir immédiat de très haut niveau. Il faut savoir adapter nos achats à nos désirs réels. Il y a une bonne place dans mon coeur pour le Clos des Lambrays, bonne place qui ne remet pas en cause mon admiration pour certains domaines plus classiques.Mais combien de domaines peuvent se permettre de rester classiques avec des clientèles capables de garder les vins plus de dix ans et d’en comprendre l’évolution? Je visite quelques domaines en Bourgogne. On ne peut pas ignorer de nombreuses mutations, même si au fond, il semblerait que vous et moi ayons une certaine préférence pour une tradition que seule une élite peut maintenir « sans casse ». Du coup, si j’aime ce domaine fidèlement, je suis obligé d’apprécier vos propos et leur esprit avec sympathie et considération. Pour l’essentiel, apparemment, il semble d’ailleurs qu’on tombait plutôt d’accord!
- 25 juin 2011 à 18h20
- in reply to: Clos des Lambrays
2010 : On a goûté un assemblage représentatif de fûts. La malo est terminée. C’est déjà très très bon et on devine un millésime à l’équilibre tendu et harmonieux, à la structure serrée mais fine soutenue par l’acidité qu’il faut, c’est à dire un très bon millésime en devenir.
2009 : Intensité et structure pour ce millésime qui a les qualités du plaisir et celles de la garde. Je suppose qu’il sera encore plus grand.
2008 : Moins séduisant actuellement, une élégance un peu austère mais très solide et équilibrée, c’est en principe un millésime de garde qui a besoin de temps et le Clos des Lambrays ne fait pas exception.
2007 : Je ne l’ai pas goûté cette fois, mais d’après mes souvenirs et les village du Clos des Lambrays bus récemment sur ce millésime, c’est un vin très joli qui peut sans doute être bu bientôt qui exprime toute la beauté du terroir du Clos dans une simplicité plus dénudée que certains autres millésimes plus réputés. A ne pas négliger!
2006 : Un grand vin au sommet de ce que peut faire le domaine. Très puissant, le nez est fort complexe et commence à évoluer en exprimant son immense potentiel évoquant déjà les épices, les noyau de cerise gourmands, de fraîches essences. En bouche, tannins encore jeunes, trop pour moi (légère pointe asséchante) son apogée est devant lui évidemment!Note : les millésimes les plus récents sont rares. Le domaine a même du resserrer les allocations, et 2010 sera sans doute dans la même ligne. Il est difficile de devenir allocataire en ce moment, ceux qui attendent espèrent que 2011 produira de plus gros volumes que les trois dernières années pour que la porte s’ouvre en 2013. Ce domaine reste très cher, le simple village est à plus de 30 euros, c’est tout simplement la rareté qui le veut même si la qualité est vraiment au rendez-vous sur les 1er crus et villages.
- 25 juin 2011 à 16h04
- in reply to: Clos des Lambrays
Je trouve certains des commentaires précédents assez surréalistes…
Un coup c’est meilleur et moins cher que Trapet, ensuite pas du tout, ensuite le Clos des Lambrays serait un vin médiocre qui vieillit mal…Arrêtons le massacre et essayons de comprendre ce qui se passe au Clos des Lambrays!
– D’abord ce vin n’a pas la matière d’un grand Chambertin. Cela ne veut pas dire qu’il est moins bon, bon sang! Morey Saint Denis n’est pas Gevrey et c’est heureux! Je m’emmerderais avec les Bourgogne si il n’y avait que Gevrey et Vosne!
– Ensuite certains vignerons privilégiés (par une clientèle de connaisseurs) ont l’habitude de faire tous les ans avec un tri intensif et des méthodes compensatoires lors de la vinification, un vin opulent et équilibré pour affronter le temps, peu importe la millésime. C’est très bien que Jean Louis Trapet réussisse à ce que les petits millésimes ressemblent à s’y méprendre à des grands et c’est sans doute un grand talent. Mais au Clos des Lambrays, on a une approche tout à fait différente! M. Broin est beaucoup moins (pardon : *encore* moins) interventionniste, il tend d’avantage à tirer partie des spécificités des millésimes dans leur diversité. Si un millésime se prête, selon lui, à faire un vin charmeur sans prétention de garde, il risque bien de l’encourager au lieu de le faire « revenir dans le moule » (NB je n’accuse pas JLT d’uniformiser ses vins loin de là, JLT tire partie de chaque millésime d’une autre façon et s’il intervient, c’est sur la qualité du raisin (travail de la vigne et tri sévère), pas par interventionnisme sur la vinification). En tout les cas, cela ne veut pas dire qu’un petit millésime est mauvais aux Lambrays, ça veut dire que selon les millésimes, on cherche le sublime dans des voies différentes. Les choix sont parfois même contrariens, comme chez Bollinger pour le Champagne : Thierry Broin a fait par exemple de 2006 un grand millésime classique, à mon avis avec raison car ce genre d’année à première vue moins exubérante que le millésime qui précède a des qualités d’équilibre, de finesse serrée dans les tannins réellement remarquables, plus que son ainé. On y reviendra.
– En corolaire, il est évident que cette approche cause des disparités dans l’évolution des vins du domaine. Disparités souhaitées par le régisseur et qui pour ma part font partie du charme de ce domaine et de son intérêt. L’idée que le Clos vieillit mal est donc certainement infondée dans un absolu théorique, mais l’approche veut que seuls les grands millésimes seront de grande garde tandis que certains seront à leur apogée relativement jeunes et ne devront pas être tellement gardés.
– Thierry Broin travaille avec des raisins peu égrappés quel que soit le millésime là où d’autres n’ont recours à ces techniques que pour compenser certains millésimes. Le vin est donc plus clair lorsqu’il est jeune et présente alors une légèreté aromatique (un ensemble plus aérien) qui ne doit pas être prise pour une faiblesse par rapport à la garde. Gare aux raccourcis trop rapides.D’une manière générale, il est étonnant de constater que ce qui fondait à l’origine la notion de grand millésime était en grande partie la capacité de garde, et que les consommateurs n’ont jamais été autant à la recherche maniaque de ces qualités que depuis qu’ils ne gardent plus le vin ou plus guère. Qu’on profite donc de l’effet millésime pleinement exprimé chez ce domaine de grand talent en ajustant nos achats avec nos goûts et en ne gardant longuement (20ans+) que ceux qui sont taillés pour. Faire du vin, ce n’est pas faire des pizzas, le but n’est pas de faire la même chose tous les ans même si c’est le rêve de certains oenologues conseils et de certains clients rigides. Pour moi l’indépendance du Clos des Lambrays vis à vis de certaines tendances n’est certainement pas à leur reprocher!
Je reviens sur les qualités spécifiques des derniers millésimes tout à l’heure.
- 25 juin 2011 à 15h12
- in reply to: Qualité de quelques millésimes des années 60 70, merci pour votre aide!
Merci!
- 22 juin 2011 à 23h18
- in reply to: Domaine Trapet, Gevrey-Chambertin
Merci pour ces précisions qui confirment votre première explication.
- 22 juin 2011 à 16h50
- in reply to: Qu’est ce qui se rapproche d’un haut-brion rouge?
Oh ElGringo,
Pardon 🙂
Bien entendu que la question était bonne, il fallait la poser bien sûr!
Moi j’adore ceux qui osent poser leurs questions de débutants, les débats montrent sans rire que tout cela est loin d’être évident, même pour des personnes expérimentées. On ne doit pas hésiter à poser ces questions là. Moi qui pêche par fierté, je n’ai pas cette qualité de poser les questions. Quand je vais chez les vignerons ils me parlent parfois de choses que je comprends mal, heureusement j’amène avec moi des personnes moins bêtes que moi qui n’hésitent pas à réclamer des explications 🙂
Poser des questions est un signe de maturité, ce n’est pas du tout une bêtise.- 22 juin 2011 à 15h24
- in reply to: Qu’est ce qui se rapproche d’un haut-brion rouge?
Une partie des débats et des malentendus de ce fil de discussion a son origine dans la question même…
A partir du moment où on admet qu’il existe « Haut-Brion » comme référence intemporelle et d’autres vins qui lui seraient comparables, on ne peut pas taper sur François qui par son approche tente de cerner ce qu’est « Haut-Brion » et fait partager le sens qu’il y met.
Je comprends aussi le point de vue de Luc, mais dans ce cas, au lieu de taper sur François, qu’il dise clairement ce qu’il pense, c’est à dire que « Haut-Brion » n’existe pas en tant que marque de fabrique intemporelle (qu’il me corrige sans ça!).La question du début c’est de savoir si il peut avoir une idée de Haut-Brion en goûtant autre chose.
Je lui dirai volontiers, en me basant sur les arguments de Luc que je trouve justes mais que je me permets de prolonger, qu’il n’aura pas d’idée de Haut-Brion même en goûtant Haut-Brion lui-même.
J’ai bu trois millésimes de Haut-Brion. Les trois vins issus de trois millésimes différents n’avaient rien à voir. Il y en a un que j’ai adoré pour sa finesse, un que j’ai aimé modérément pour sa complexité et un que j’ai trouvé vraiment nul. Si je compare à d’autres Pessac, il y en a que j’ai trouvés meilleurs ou moins bons, jamais un seul que j’ai trouvé identique à l’un des 3 millésimes de Haut-Brion que j’ai goûtés.Donc la question est sans queue ni tête et il n’est pas étonnant que les réponses se montrent aussi chaotiques.
Il faut comprendre que même si des habitués sont capables de reconnaitre Haut-Brion à coup sûr (admettons que cela existe même si j’en doute) ce n’est pas du tout parce que les Haut-Brion se ressemblent comme des jumeaux d’une année sur l’autre, mais seulement parce que certains détails se retrouvent malgré les grandes différences entre les millésimes.
Ainsi il est possible à tout prendre, quand bien même le style de vin est fort différent entre ces deux châteaux, que le Haut-Brion 1990 ressemblera plus au Pape-Clément 1990 dans l’absolu (à l’aveugle et pour quelqu’un qui ne connait pas les domaines), qu’au Haut-Brion 1988, même si certains amateurs retrouvent ce qui leur plait dans les méthodes Haut-Brion de ces deux millésimes et m’envoient des tomates.Pour ces raisons qui ne sont pas les mêmes que les siennes, je rejoins François et je dis qu’il n’est pas possible de se faire une idée de Haut-Brion en goûtant autre chose, tout simplement parce que « Haut-Brion » est un château avec une équipe qui fait des vins (plusieurs par an!) mais Haut-Brion n’est pas et n’a jamais été un vin.
Quand au 80%, c’est une plaisanterie. Que 80% des informations (voire plus) passent par le nez, c’est possible, mais essentiellement lors de la rétro-olfaction, pas juste en mettant le nez dans le verre. Luc, je crois que le film dont tu parles a révolutionné la science oenologique : grâce à lui, tout le monde sait qu’il faut d’abord regarder la robe. A bien y réfléchir, ce film a peut-être aussi sa part de responsabilité dans bien d’autres débats d’LPV, un film un peu « précurseur » en quelque sorte sur les raccourcis de la pensée idéologique. Mondovino n’en est peut-être qu’un obscur descendant! Revenons donc aux véritables source de la vérité sur l’industrie agroalimentaire : l’aile ou la cuisse?
- 22 juin 2011 à 14h50
- in reply to: Domaine Trapet, Gevrey-Chambertin
Cher Matthieu,
J’ignore comment vous avez servi ce vin, mais il est entendu que les notes animal/cuir sont souvent à mettre sur le compte de la réduction.
Pour ces raisons avec un pinot noir de cet âge, j’ai tendance à ouvrir le vin longtemps avant et à utiliser l’aération lente chère à M. Audouze lorsque ces notes apparaissent trop dominantes et cela y remédie souvent. Merci pour ce compte rendu, comme j’ai aussi ce vin en cave, cela me donne un indice important justement pour ouvrir ce vin à l’avance. Je suppose que 1976 a du renforcer encore si besoin était le côté rustique du Latricières pour donner un vin très typé, mais auquel le temps aura donné tout son sens!- 21 juin 2011 à 2h26
- in reply to: Domaine Trapet, Gevrey-Chambertin
Oui oui c’était bien des excuses, amplement nécessaires après le contresens que j’avais fait sur les commentaires du 2008, cortez a tout à fait raison et la réaction d’rkrk était tout à son honneur. Tout mon malentendu tient dans ma première ligne : « Apparemment ils ont été dégustés en les supposant prêts » et Rkrk semble avoir compris que c’était la raison de ma réaction et pardonné.
Même s’il a raison; je ne vois pas trop l’utilité de la part de Cortez de mettre mon nom sur le forum. En fait j’en demande même le retrait, ne serais-ce parce que je suis client chez ce domaine et chez d’autres et que j’ai tout sauf envie qu’on sache que j’écris sur LPV; mon nom est évidemment à disposition de ceux qui le cherchent notamment dans mon profil, mais il n’a rien à faire dans les sujets généraux selon moi. Je désire pour pouvoir écrire librement ce que je pense, que les vignerons qui nécessairement surveillent parfois de loin en loin ce qu’on dit d’eux, ignorent que les vins qu’ils me font goûter seront souvent l’objet de comptes rendus. Je ne serais pas du tout à l’aise que cela influence en quoi que ce soit notre relation même si je ne veux pas leur mentir le cas échéant : comment pourraient-ils ne pas en tenir compte et réciproquement?
Il m’est arrivé de donner dans le passé un avis très négatif sur un certain domaine. Alors que j’avais des amis concernés et qui l’ont certainement su suite à ce genre d’indiscrétion. Pour moi, afficher mon nom (même si il est disponible) est une entrave à un expression sur LPV libre de toute influence. D’autres préfèrent le donner; je comprends, mais j’aimerais m’en tenir à ma façon en ce qui me concerne.Bref, corto serait aimable de supprimer cette entrée courtoisement, sans cela je demanderai à la modération (sous réserve qu’elle accepte, je n’en sais rien).
A part ça je n’étais pas à la dégustation caves Bourdin…
- 20 juin 2011 à 2h00
- in reply to: Domaine Trapet, Gevrey-Chambertin
rkrk écrivait:
——————————————————-
> mais ce que j’ai goûté m’a laissé
> l’impression d’un manque de matièreOui c’est ce qui définit la fermeture, si la matière est cachée par la structure, ce dont je suis convaincu. Si ce manque est durable, je veux dire si il manque autant de profondeur et de complexité lorsqu’il sera à maturité qu’il y semble actuellement, alors c’est seulement un vin sans intérêt.
Mais je l’ai goûté aussi lorsqu’il avait un an de moins. Je suis passé par le même ressenti que toi la première fois, je ne croyais pas du tout à ce vin. La seconde fois, il avait été ouvert longtemps avant, cela explique peut-être que je lui ai trouvé un grand potentiel à ce moment là.> que je n’ai pas eu sur d’autres Bourgogne 2008
Parce qu’ils sont moins fermés?
Je dis ça mais la notion de fermeture est d’abord très difficile comme en témoigne le débat d’à côté. Au fond, je ne sais pas mieux que toi, peut-être simplement que je l’ai goûté sous un meilleur jour, ou que j’ai été abusé par mon affection non dissimulée pour le domaine, mais ça me semble très bien fait et prometteur 🙂> une touche au tableau, à compléter par tous, sans aucune prétention
Oui, tu avais tout à fait bien fait de dire ton ressenti, je n’avais pas à contester sa valeur, ma réponse était bien maladroite.
- 20 juin 2011 à 0h14
- in reply to: Phase de fermeture : effet et durée
A propos de ton lien : https://www.vinsdegarde.com/Vins-Garde.php
« L’équilibre est le premier critère et le plus important pour déterminer l’aptitude au vieillissement. »
Je connais cet argument. Il semble simple mais je le trouve tout à fait bizarre.
L’équilibre sur un Grenache du Rhône sud n’a strictement rien à voire avec l’équilibre d’un Pinot de Côte de Nuit.
Je veux dire si on doit faire le fameux diagramme sucre/tanins/alcool/acidité, ces deux vins sont très différents l’un de l’autre, pourtant à leur manière ils vieillissent tous deux extrêmement bien.Je ne dis pas que l’argument est faux, mais manifestement, il ne s’agit pas d’un équilibre absolu, il faut l’éclairer par la connaisance peut-être du cépage, peut-être du terroir. Il y a quelques cas de Languedoc superbement équilibrés, avec longueur en bouche et acidité, mais qui vieillissent mal, parce qu’issus de cépages peu propices à la longue garde (qui vieillissent un peu à l’accéléré). Donc cette histoire d’équilibre me semble inséparable d’un contexte plus large.
L’article parle ensuite de l’acidité. C’est plus simple et à mon avis, plus applicable, bien que difficile à estimer, car l’acidité apparente est parfois très trompeuse par rapport à l’acidité réelle, notamment selon si elle est soulignée par certaines synergies : faible sucre résiduel, amertume, oxydation. De plus, l’acidité étant une part de l’équilibre, ce critère contredit en partie le précédent.
Puis il aborde la longueur en bouche. Là on est presque obligé d’adhérer avec un peu de bon sens, me semble-t-il, au moins sur l’idée qu’il y a une corrélation, mais ils ne mettent ce critère pourtant plus « objectif » à notre niveau, qu’en troisième position.
Bref cet intéressant article est loin de régler tous les problèmes!
- 19 juin 2011 à 23h49
- in reply to: Domaine Trapet, Gevrey-Chambertin
A vrai dire le débat sur les 2008 me semble peu crédible compte tenu de l’extrême jeunesse de ces vins. Apparemment ils ont été dégustés en les supposant prêts; or ils ne le sont pas du tout. A part certains millésimes, les Gevrey même village de Trapet nécessitent pour la plupart une grosse dizaine d’années pour s’ouvrir complètement, du moins dans mon expérience. Actuellement, pour me faire une idée de la qualité du domaine, j’ouvrirais plutôt des petits millésimes des années 90 sur les villages : c’est toujours somptueux. A contrario, les simples Gevrey goûtés au domaine, comme pour vous, m’emballent rarement dans leur prime jeunesse, si on aime les vins dans la première phase de leur vie, autant effectivement aller chez un autre producteur car on sera probablement déçu chez Trapet, du moins si on les compare à cet âge avec ceux d’autres grands vignerons qui ont une autre approche. Lorsque je commente des millésimes jeunes chez Trapet, je pense toujours à leur avenir. Les vins de ce domaine se comportent magnifiquement et ils *nécessitent* une garde souvent de 10 ans et plus pour les villages, encore d’avantage pour les GC. Certains millésimes font exception et peuvent se montrer superbes plus tôt : ce n’est certainement pas le cas de 2008. 2007 sera un peu plus abordable, c’est un petit millésime mais on peut y trouver son compte si on aime les vins jeunes. Pour ceux qui ne souhaitent pas être plus patients avec des grands millésimes, pourquoi ne pas acheter des vins plus anciens au lieu d’ouvrir des 2008 à table? Je ne saisis pas car au même prix le domaine proposait des 1990 superbes.
Bref il n’y a aucun intérêt à goûter et noter de manière absolue un Gevrey 2008 de Trapet, c’est simplement un infanticide pour un vin qui sera très beau d’ici 12 ou 15 ans car 2008 est ici à considérer comme un millésime de garde encore tout à fait fermé (même si beaucoup moins fermé que l’an dernier) et destiné à le rester dans une certaine mesure quelques années.
Tarkan : « Je me souviens d’un simple gevrey village de 1990 il y a quelques années qui était de toute beauté. »
Il l’est toujours, je l’ai goûté le mois dernier! Mais les petits millésimes qui ont suivi le sont aussi et doivent maintenant être bus : ils sont ouverts et donnent beaucoup de plaisir. Ce domaine réussit très bien les petits millésimes, même eux ont besoin de temps pour s’épanouir.
- 18 juin 2011 à 0h17
- in reply to: Phase de fermeture : effet et durée
A.F., Tu parles d’équilibre de qualité des tanins etc…
Mais dans un vin fermé, comme certains Bourgogne qui sont dans une mauvaise passe (parfois vers 10-14 ans) il n’y a plus d’équilibre, les tannins sont moches etc.
Tu sais toi qu’il n’est que fermé et qu’il va se rouvrir? Si on me dit son âge, je peux émettre l’hypothèse… au mieux… sans aucune visibilité, peut-être tout à fait à tort.
J’ai bu des Languedoc complètement morts et enterrés. Sauf qu’il suffisait d’attendre. Je connais un vigneron qui avait un stock de son premier millésime, qu’il gardait par affection mais avait goûté à de nombreuses reprises, c’était sans espoir, complètement destructuré faible et sans harmonie. Un mauvais vin. Personne n’a imaginé une seconde que ce vin pouvait se réveiller. Un jour son fils veut goûter et le père lui dit « bah ça fait 6 ans qu’il est complètement mort ». Ils goûtent quand même, le vin est beau, fruité harmonieux. Les bouteilles suivantes aussi. Que dire?Il y a aussi des périodes dans l’année qui sont moins propices, où les vins se ferment.
Il y a aussi le transport.
Dans un vin traumatisé par le transport, on a juste un déséquilibre, du plat aqueux, rien qui laisse présager la moindre chance que le vin soit bon.
Pourtant deux mois plus tard il est guéri, harmonieux, équilibré…Si toi tu sais sentir que le vin n’est pas tout simplement mort et dégueulasse dans ce cas-là, chapeau.
Le cas des Bordeaux jeunes est peut-être différent pour une part, je ne peux pas en préjuger, mais pour une part, il y a à mon avis une incertitude totale. J’évaluerais la part d’incertitude totale à 90% et le reste à la chance, mais ce n’est que mon avis personnel… Ensuite, on peut certainement en savoir d’avantage en connaissant le vigneron, le vinificateur, le terroir, et les détails significatifs sur la manière dont cela a été géré cette année là. Il y a quelques vignerons qui sont spécialistes des vins qui embaument au départ puis s’écroulent. On a certainement de bonnes chances de ne pas trop se tromper si on augure qu’un vin fait par l’un d’eux va bientôt décliner. Mais l’aura-t-on deviné par la dégustation? Ainsi quand Parker ou Bettane parlent du devenir d’un vin, ils ne cachent pas du tout qu’ils se basent sur la réputation du terroir et de la maison pour extrapoler, au mieux ils trouvent quelques confirmations en bouche, dont il est difficile de ne pas supposer qu’elles sont influencées par le jugement précédent.Quand on descend dans la cave d’un vigneron et qu’il nous fait goûter par exemple sa série de 1er crus de Meursault, il dit : celui-ci est un peu fermé pour le moment, il mettra plus de temps à s’épanouir mais sera plus grand ». Sur quoi se base-t-il? A mon avis, sur sa connaissance du terroir et son expérience des millésimes précédents avec le même vin. La sensation en bouche à une grande importance pour qu’il se fasse une idée juste, mais cette information n’est utilisable vraiment qu’à la lumière des autres informations : quelles vignes, comment s’est passé le millésime sur cette parcelle etc.
Si la dégustation permettait d’avoir le moindre indice pertinent que tel vin fermé est en fait un grand vin en grand devenir, les pro qui goûtent à l’aveugle reconnaitraient les grands Bordeaux à coup sûr, seulement ils se plantent… Ceux qui trouvent en général, c’est seulement qu’ils l’ont déjà goûté récemment et le reconnaissent… Les confessions des grands sommeliers ou de certains guides sur le sujet (Bettane pour ne pas le citer) sont plutôt édifiantes. Moi j’ai l’impression que cela est pour le moment une donnée inconnue en dégustation (peut-être une jour quelqu’un comprendra mieux) ou qu’il peut exister des rares moments de lucidité (on flash sur un jeune vin qu’on sent bien), mais c’est tout. Il y a déjà des milliers de gens qui ont lu cet article, parmi eux beaucoup de personnes d’expérience, et toujours personne n’a donné la moindre piste organoleptique. Que faut-il en conclure?
Si je me trompe, ce que j’aimerais évidemment, j’attends toujours qu’un vigneron ou un professionnel me le dise, je serais vraiment enchanté d’apprendre comment reconnaître un grand vin en phase de fermeture 🙂
« Rien d’autre que : « goûte, regoûte, re regoûte. »
Je crois que ceux qui goûtent, regoûtent et reregoûtent, apprennent seulement à ne plus faire d’extrapolations sur du vent, donc sont plus fiables dans le sens où ils évitent de porter des jugements hâtifs et de vaticiner sur le devenir d’un vin. Il y a un vieux proverbe qui dit que les vieux ne sont pas plus sages, mais seulement plus prudents. Je me demande si ce n’est pas pareil pour la dégustation 🙂Un article écrit par un fou pour des fous, ça va pas arranger notre état :)o
- 17 juin 2011 à 13h51
- in reply to: Clos des Lambrays
CHASSERTIN écrivait:
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> En écrivant mon CR, j’ai repensé à un échange que
> j’ai eu il y a peu ici même dans le thread
> consacré au domaine TRAPET. Mon interlocuteur de
> l’époque qui se reconnaitra surement n’avait pas
> tort : Le Chambertin est plus grand que le Clos
> des Lambrays cela ne fait aucun doute.Sauf que je n’ai jamais dit ça!
La question lancée était de savoir pourquoi le Chambertin de Trapet passait devant pour les revues et autres agences de notations, certains trouvant cela injuste.
J’ai dit : « Je comprends pourquoi le Chambertin de Trapet arrive devant ». Mais je ne reconnais pas aux divers guides qui mettent des notes le droit de décider quels vins sont plus grands que d’autres! J’aime aussi beaucoup le clos des Lambrays, j’en ai autant en cave que des Chambertin de Trapet. Les guides doivent avoir des critères; le Chambertin de Trapet est certainement devant haut-la-main sur tous ces critères artificiels.Comme je vois que chacun y va de sa technique de notation des vins et que j’en croise de plus en plus originales posées là sans explications (qu’est-ce qu’un vin BON++-?), je vais m’y mettre aussi. Je vais faire un mix entre celle de Moody’s et Standard & Poor, ainsi un vin pourra avoir diverses notes hermétiques du style :
AAA+++, ou AAA++- ou AAA+-+ ou CCC ou DDD— ou CDA-++–+, ADADA+-+-+- etc.
Mais il sera entendu que cette note ne donne aucune indication sur la qualité du vin, de même qu’il est entendu que le grec moyen (CCC–) est pas plus bête (et certainement bien moins endetté) que l’américain moyen (AAA). J’espère qu’ainsi les lecteurs d’LPV auront une idée beaucoup plus objective des vins dont je fais les CR.Oui, le 2009 est à 90 euros.
Cet article est génial, tout à la fois complètement pervers et absolument libérateur.
(tu)Elgringo : « Mais avant de produire et consommer il faut des INTENTIONS , DES IMPULSIONS parfois un peu de croyances et de folie sinon on reste un petit mouton de labo qui dit AMEN a son époque sans voir un peu plus loin… »
Ou l’inverse. Il n’est pas dit que les plus grands génies étaient des impulsifs, on parle par exemple « d’avoir du recul » etc. Si on analyse la situation actuelle sous un angle aveuglé par les passions, il se peut justement qu’on tombe plus vite et plus profondément que d’autres dans les travers de notre époque. En philosophie, les deux écoles existent : Socrate /vs/ Nietsche. Les deux ont raison, mais ni la passion ni son absence ne sont des gages de génie. Le monde a besoin des deux sortes de génie car ils sont complémentaires.
Elgringo, nous avons les mêmes convictions tous les deux. Je dis seulement ceci : utiliser des arguments fallacieux est une chose malhonnête qui cause des dommages irréversibles. Cela ne peut pas être cautionné par des gens honnêtes, ni même par des gens de bon sens. Il n’y a rien qui puisse justifier de mentir aux consommateurs, et si *jamais* il y a de bonnes intentions derrière, c’est typiquement le genre de bonnes intentions dont l’enfer est pavé. Rien ne peut rattraper ou justifier les mensonges du Bio, même si, bien entendu, il n’est pas question de jeter le bébé avec l’eau du bain.- 16 juin 2011 à 10h57
- in reply to: Encaver des vins de Bourgogne….
rzac23 écrivait:
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> Trapet ne fonctionne pas sur allocation.– En apparence parce qu’ils ont beaucoup de vins pour la France oui.
Mais ceux qui sont allés pour la première fois au domaine en 2007 pour acheter du 2005 ne sont pas revenus le coffre plein, ou alors de 2004.
Et ceux qui pensaient en trouver de moins chers chez le caviste ont vu les prix flamber.– En pratique cependant, il est vrai qu’un client régulier chez Trapet peut facilement sauter un millésime qui ne lui plait pas ou varier librement les plaisirs en choisissant les appellations qu’il veut selon les années etc. On est donc bien moins cloisonné qu’ailleurs et il n’y a que sur les millésimes très demandés que la quantité est limitée.