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- 12 mai 2008 à 1h54
- in reply to: Domaine Albert Grivault, Meursault
IN VINO TERROIR.
- 9 mai 2008 à 21h13
- in reply to: Que recherchez vous en lisant LPV
Il y a une vie sociale sur LPV, et des distractions. Ce n’est pas à la mode de l’avouer parce qu’on veut imposer une image de soi plus forte, plus glorieuse et indispensable; mais on est tous en quête de nous-même dans la vie sociale. Ca se voit tellement, surtout dans les sujets polémiques où chacun essaye avant tout d’obtenir le respect voire l’amour (pas toujours facile). Vision naïve, mais difficilement contestable.
Ceci dit, cette vie sociale on peut l’avoir sur n’importe quel forum, du jardinage aux amateurs de Scrabble. Donc si la vie sociale fait notre attachement, encore faut-il qu’elle soit avec des gens qu’on apprécie (leur caractère, leur plume) et autour de prétextes que nous aimons.
En ce qui me concerne je me fais une joie de participer à une grande base de données de comptes-rendus, je trouve que c’est un moteur à nos échanges, que c’est aussi très utile pour nous-mêmes, et une manière de remercier les vignerons pour leur magnifique travail qui va au-delà de la simple recherche de rémunération. Même si je suis loin de lire tous les C.R., je suis content qu’ils soient là lorsque j’en ai besoin. C’est donc, outre la qualité des intervenants, cet aspect qui m’attache à LPV, plus qu’à un forum de collectionneurs de Pokémon ou de fans de la Star Académie.
Comme j’en ai marre de remercier nos amis les admins, qui savent déjà ce que je pense de la qualité de leur travail, je remercie les vignerons, car avant LPV, il y a le vin 😛
- 9 mai 2008 à 20h52
- in reply to: Question à ceux qui en ont une volumineuse…
» Je laisse bien volontiers ces deux éléments aux personnes qui se reconnaitront. »
Ca me fait toujours rire de voir une personne en train de faire une chose et de dire qu’il ne la fait pas.
Aller un peu d’humilité Philippe, toi et moi, la polémique on est contre dans l’idée, mais on est faibles et on la fait dans la pratique, que tu le veuilles ou pas. Donc ne lançons pas la pierre, ce n’est vraiment pas fairplay.- 8 mai 2008 à 19h58
- in reply to: L’apogée pour mes bouteilles en Languedoc ?
Merci 🙂
- 8 mai 2008 à 19h50
- in reply to: Question à ceux qui en ont une volumineuse…
Il n’y a évidemment pas le même mérite à gouter des vins qu’à faire le tour de la terre en solitaire avec juste une voile et une coque de noix.
Par contre c’est beaucoup mieux de boire du vin, que d’aller pourrir l’Afrique et écraser des enfants pour le F_F_F_F_R_R_R_I_S_S_S_S_S_O_N_N_N_N_N_N de conduire un petit bolide plein d’autocollants ridicules avec lequel on se sent au-dessus des lois et des vulgaires piétons.C’est ce qu’il s’appelle faire diversion avec un beau hors sujet, car le débat commence à tourner en rond gravement et à m’ennuyer passablement. Personne n’aime qu’on lui prête des intentions, la plupart du temps ces projections sont d’ailleurs complètement fausses, car nous sommes plus êtres émotionnels que des tacticiens. Gardons-nous de le faire à autrui, et le débat s’élèvera tout seul dans l’amitié et le partage. rien ne ressemble plus à un amateur de vin qu’un autre amateur de vin.
LaurenG : Avoir un avis est toujours légitime. Le donner est une question de choix. Convaincre est toujours inutile.
- 8 mai 2008 à 19h37
- in reply to: Eduquer le palais de ses enfants
Avec les temps d’inquisitions qui courent, je souhaite rester anonyme pour ce message, afin d’éviter des poursuites. Je demande à LPV de poser un carré noir devant mon visage afin que la police ne me reconnaisse pas, et de transformer ma voix.
On peu laisser boire les enfants!!!!
Pas à volonté, certes, mais on peut.J’irai pas jusqu’à dire que c’est un devoir, mais réfléchissons : les psychoropes dont fait partie l’alcool sont une part vraiment inévitable de l’expérience humaine. Il est quasi impossible de passer sa vie sans être confronté à leur consommation.
Ils nécessitent donc un apprentissage. Je crois que la famille est le meilleur endroit où un enfant peut apprendre a reconnaitre les effets de l’alcool, ses dangers, et apprendre à avoir une relation saine et prudente.Je n’ai vraiment pas le sentiment que goûter les vins soit une expérience dangereuse pour un enfant, même si je suis persuadé qu’il faut les modérer si ils ne savent pas le faire par eux-mêmes (mais beaucoup sauront très vite). Boire du vin doit rester relativement exceptionnel (en cas de fête mettons) et pondéré en fonction de l’âge, restreint à de faibles quantités, question de santé.
Ceci dit c’est aux parents de décider de cela, mon intervention n’est pas un « conseil éducatif » pour lequel je ne suis pas compétent, mais un avis général, et une réaction « rationnelle » face à l’hystérie collective anti-alcool qui me semble en décalage avec la réalité.
Pratiquement (mais faut voir le résultat!) j’ai toujours (c’est à dire dès que je savais parler et marcher, donc bébé) été autorisé à goûter les vins si j’en faisais la demande. On m’y a même encouragé les fois où un vin exceptionnel était servi. Mais les goûts des bébés sont adaptés à leur condition : je ne m’y suis pas intéressé du tout avant 3 ou 4 ans (l’odeur me déplaisait), et lorsque je m’y suis intéressé, je n’aimais que le champagne et je ne faisais généralement qu’y tremper les lèvres.
Vers mes 2-3 ans, j’ai réclamé à boire de la Vodka. On m’a prévenu que c’était pas pour bébé, mais j’ai insisté longuement. On m’a servi, et j’ai regretté. Après je croyais mes parents quand ils me disaient « ça pique ».
Vers mes 4 ans, on m’a laissé boire un petit verre de champagne. Je me rappelle de l’expérience, j’étais réellement îvre et j’ai beaucoup ri avant de m’endormir. Je me suis plus tard souvenu que l’alcool avait un effet euphorisant, et dans une certaine mesure, je comprenais qu’il fallait se modérer.
Pendant longtemps je n’aimais pas tellement l’alcool, puis c’est bien plus tardivement (10 ans?) que j’ai commencé à apprécier en plus du Champagne, quelques vins doux, puis petit à petit, tous les vins.
Par contre on ne m’a jamais « éduqué le palais » ou encouragé à parler de ce que je sentais. J’aimais ou j’aimais pas, c’est tout, et c’est peut-être dommage. Depuis je me rattrape grâce à LPV.
A titre indicatif, je n’ai pas eu une éducation laxiste : la cigarette on me l’a interdite strictement, de même que toucher aux prises de courant!Alors je ne suis pas du tout un modèle, mais je raconte cela pour donner des repères à des parents qui s’interrogent. Ils choisiront eux-mêmes jusqu’où il faut accorder la confiance à ses enfants ou pratiquer l’interdiction, personne ne peut répondre à leur place.
- 8 mai 2008 à 18h58
- in reply to: Question à ceux qui en ont une volumineuse…
Gastronomix :
> 350 quilles me paraissent aussi un chiffre
> volumineux car à raison d’un prix médian de 22€ et
> moyen de 22,50€ (constaté dans ma cave) cela
> représente une somme qui permet d’acheter une
> Logan.C’est justement ce genre de comparaison qui entretient mon TAVCO. A chaque fois que j’y réfléchis, je suis vraiment content d’avoir préféré du vin à ce genre d’engin. D’abord parce qu’on peut pas boire une Logan, ensuite parce que ça ne rentre pas dans ma cave. Enfin parce que je préfère le vin, et qu’il est évident que la meilleure manière de dépenser l’argent, ce n’est pas en faisant « comme les autres », mais plutôt « comme on préfère ».
Et pis ils le disent : boire ou conduire, il faut choisir.
- 8 mai 2008 à 18h28
- in reply to: Le Clos des Fées
(:D Plutôt que d’aller voir Hervé, il vaut mieux que je prenne rendez-vous chez Luc… Pour déguster? Non pour consulter. :)o
- 8 mai 2008 à 8h13
- in reply to: Champagne André et Jacques Beaufort
Iniapa
- 8 mai 2008 à 7h52
- in reply to: Domaine Albert Grivault, Meursault
CR: Encore une fois ému par la qualité, la générosité et la gentillesse de l’accueil.
Bourgogne 2003 : Beurré exceptionnel, vin gourmand et doux.
Meursault 2003 : Du terroir en plus pour emplir le palais avec grâce.
Meursault 1er Cru Perrières 2006 : Superbe! Le gras est fondu, la minéralité magnifique et élégante prend le pas sur le gras très joli. On sent encore une discrète et agréable réduction de jeunesse.
Meursault 1er Cru Perrières 2005 : Très droit et belle minéralité.
Meursault 1er Cru Perrières 2004 : Je le retrouve sublime comme à mon dernier passage. La bouteille dégustée est ouverte pourtant depuis 15 jours!
Meursault 1er Cru Clos des Perrières 2006 : La supériorité du Clos sur Les Perrières est indéniable sur ce millésime comme sur les autres. Plus grande force intérieure, mais 2006 c’est encore bien trop jeune.
Meursault 1er Cru Clos des Perrières 2005 : Complet et fabuleux, il est au dessus du 2006, du moins à ce jour. Potentiel énorme.
Meursault 1er Cru Clos des Perrières 2004 : Le meilleur à mon goût, c’est une perfection, gras equilibré par belle minéralité, épices (poivre) complexité structure et longueur en bouche paradisiaque. Potentiel énorme.
Vins rouges :
Pommard 1er Cru Clos Blanc 2005 : Equilibre somptueux, vin très ambitieux au fruit magnifique, potentiel énorme.
Pommard 1er Cru Clos Blanc 2003 : Millésime sublimé sur ce Pommard dont les accents solaires s’intègrent discrets dans un vin frais, superbement équilibré, bien au-dessus de ce que 2003 réserve habituellement en rouges C. de Beaune. Très beau vin, beau potentiel.- 8 mai 2008 à 7h34
- in reply to: Domaine Trapet, Gevrey-Chambertin
CR: Trapet – Gevrey-Chambertin 1er Cru « Petite Chapelle » – 1976
Robe à peine évoluée (on lui donnerait 10 ans), limpide (sur le rubis).
Nez panier de fruits, jeunesse et légèreté, une touche de choux sans incidence néfaste (en fait même très agréable).
Bouche très fruitée, qui me surprend à la fois pour Gevrey et pour ce millésime qui apparait ici sous son meilleur jour. La structure par contre est typique de Gevrey et très à la hauteur d’un premier cru, fine solide, très jeune.Conclusion : On bénéficiera d’un accord parfait sur le sanglier, ce vin est une vraie merveille « sur le fruit » à peine assagie par le temps.
= = = = = = = = = = = = = = = = =
J’ai fouillé pour retrouver les notes de mon dernier passage au domaine.
Marsannay 2006 : Nez élégant, bouche très fruitée, structure un peu sèche car bu trop froid (dans la cave du domaine il fait pas chaud.) Belle longueur, donne envie de garder quelques années. Pas vu de « style bien lourd » comme dit François? 2006 au contraire me semble aller vers la grâce et la légèreté.
Gevrey-Chambertin 2006 : Plus structuré, plus de fruits rouges, bel équilibre, ce millésime va très bien au simple Gevrey T.T.Bon.
Gevrey-Chambertin 1er cru Capita (tête de cuvée sur les premiers crus : Les Corbeaux, Clos Prieur, Les Combottes.) Nez assez fabuleux, le boisé que j’avais estimé prononcé lors de ma précédente rencontre sur fût est désormais plus raisonnable : il se fondra mais il faudra du temps. La bouche proche de valoir un grand cru est ici servie trop froide pour que je puisse faire une description fiable.
Chambertin 2004 : Nez immense, gros fruits rouges et brugnon, une pointe gourmande, la température de service trop faible fait ressortir les parfums de prime jeunesse, poivron et tanins durs, puis artichaud en longueur. Froid ou pas, ce vin est trop jeune pour le moment, il faut attendre, c’est un grand Chambertin.
Note : J.L. Trapet, perfectionniste, a aménagé de nouveaux appareils dans sa cave, dont un système d’écoulement par gravité pour éliminer tout pompage qui fatigue le vin lors de la mise, effectif pour les 2006. Je n’ai pas osé réclamer pour goûter quelques 2007 sur fût, je regrette un peu. J’y retournerai, j’adore l’accueil et la bonne humeur de Christine Trapet.- 8 mai 2008 à 6h51
- in reply to: Domaine Leroy
CR: Negoce Leroy – Bourgogne Blanc – 1997
Robe : Jaune, jeune, quelconque.
Nez : A l’ouverture il est si complexe et basé sur les fruits rouges, avec une minéralité et un discret boisé, qu’on imaginerait facilement un rouge en fermant les yeux. Du coup on l’a un peu rafraichi et aéré. Le bouquet fleuri (muguet, mimosa) ainsi que des notes grasses-citronnées s’éveillent, avec des saveurs de pâte de coing, d’herbes, de menthe, de « chlorophylle », de lait… On en finira jamais à citer tout ce qu’on peut trouver dans le nez de ce vin. Après plus de temps encore, le nez s’approfondit et dévoile son âge (les fleurs deviennent plus chèvrefeuille, l’ensemble avoue un beurré un peu oxydé, des fruits secs, du tilleul.
Bouche : A l’ouverture c’est très minéral, ce qui avec la fraicheur et l’acidité confère une droiture qui permet d’équilibrer un gras persistant. Avec le temps, la bouche gagne en complexité, spécialement dans des registres ravissants de sous-bois qui hantent la rétro-olfaction. Toucher gras et minéral.
Longueur : Fondante, grasse, beurrée et citronnée, de longue durée, elle devient de plus en plus complexe, et s’alourdit d’arômes secondaires prenants et invitant à la rêverie. Tilleul, cerise cuite, fruits secs…Conclusion : Excellent vin au toucher très gras et minéral. La fraicheur et la vivacité sont sur le citron. Sur la durée cela manque de droiture, de vivacité et d’intensité pour jouer dans la cour des grands blancs selon mes standards personnels, mais il suffit de lire mon compte rendu pour se convaincre que le profil arômatique est riche et complexe, ce qui est tout de même un excellent point : le vin est original, doté d’un fruité profond.
Ce vin est à la fois dompté et vivant; il sort pour moi largement de l’archétype des Bourgognes blancs par son équilibre qui joue plus sur le gras que sur la limpidité.
Un vin que je ne peux pas encenser, mais dont je dois admettre l’intérêt, et que je trouve un peu trop cher pour y revenir.- 8 mai 2008 à 6h26
- in reply to: Champagne Larmandier-Bernier
Cette étiquette elle me va mieux que le bling-bling baroque-kitch-doré_partout des trois quarts des étiquettes de champagne (une tare que la champagne partage avec le café!).
Bon c’est vrai qu’à côté d’une étiquette Krug, elle fait piche cette Terre de Vertu. Enfin elle me convient très bien, le contenu étant, du reste, le plus important.
- 8 mai 2008 à 6h21
- in reply to: Champagne Bollinger
A voir tes notes, il s’améliore d’année en année, même après dégorgement.
Je ne suis pas surpris. Il peut être encore un peu attendu non?- 8 mai 2008 à 5h59
- in reply to: Champagne André et Jacques Beaufort
CR: Champagne André Beaufort Demi-Sec
dég. oct.06Nez envoûtant de fruits cuits, de pinot, une petite odeur de renard qui provient peut-être d’une conservation trop longue en magasin; un fond chaleureux, épicé, une pointe de pipi de chat.
Bouche remarquable, droite malgré le sucre (qui assure un toucher liquoreux mais très souple) gourmande et fraîche, agrémenté d’une agréable tension ferrugineuse sur la langue.
Longueur de remarquable durée, acide, fruitée, gourmande, fondante à la texture de chocolat noir (pas le goût, mais cette qualité particulière du chocolat de passer de sec à doux et fondant sur la langue).Beau champagne.
- 8 mai 2008 à 5h31
- in reply to: Le Clos des Fées
bibibi0,
Effectivement, si on n’est pas prêt à prendre le risque d’être déçu sur une bouteille à 200 euros, il ne faut pas l’acheter. C’est à l’achat qu’il faut penser à ça, à l’ouverture, c’est trop tard. Car jamais le prix n’est une garantie.
Monsieur Bizeul a je crois déjà exposé comment ce vin a atteint de tels prix, sans prétendre être meilleur que ses autres crus, mais en étant assurément plus rare et plus original.
Je suis curieux depuis longtemps, mais je ne l’ai jamais acheté, parce que je sais que les blancs Languedociens me touchent rarement. En mettant ce prix dans du Champagne, je me sens plus à l’aise. Mais pour certains c’est le contraire. Ils sont moins nombreux, mais ça ne veut pas dire qu’ils ont tort.
Plus le temps passe, plus je me range à l’avis de M. Audouze : on doit penser au prix du vin lors de l’achat, mais plus du tout lors de la dégustation. Un vin n’est pas là pour justifier son prix, mais pour exprimer un terroir et un vigneron. Si on attend des vins qu’ils justifient leurs prix, on ne déguste plus, on compte.
Le prix de la petite Sibérie attire la curiosité, mais la rareté ne doit pas être le critère d’achat (sauf pour les professionnels de la spéculation!) : on doit acheter ce qu’on aime et qui est dans nos moyens.Dire qu’on trouve un vin trop cher, juger le prix en fonction du vin, ce n’est pas une mauvaise chose, cela pourra aider d’autre à faire leurs choix. Mais juger le vin en fonction du prix, c’est passer à côté.
Ce vin a-t-il exprimé un terroir et un vigneron? J’espère répondre à cette question un jour, en rendant visite à Hervé. Enfin si j’ai la chance qu’il soit en dégustation et si M Bizeul ne m’a pas tenu rigueur de quelques joutes passées 😉
- 7 mai 2008 à 19h05
- in reply to: Domaine Labry, Auxey-Duresses
CR: Un petit passage au domaine :
Bourgogne Aligoté 2005
Au nez, un ensemble fruité-minéral fleuri est uni autour d’une saveur poire-chocolat.
La bouche est parfumée et minérale, avec une jolie longueur.
Il s’est ouvert, il est maintenant parfait pour déguster.
[b]
Hautes Cotes de Beaune 2005[/b]Nez coco, banane, on sent un discret boisé, un tout petit poil de sorbet à la vanille s’intégrant dans un fruit un peu fumé.
Ensemble élégant et harmonieux sans miracle pour le moment dans l’expression du terroir, mais attendre l’automne, sans doute, pour le boire sous un meilleur jour.Auxey-Duresses 2005
Une configuration similaire dans les saveurs, mais une minéralité plus présente, l’acidité en bouche a une empreinte beaucoup plus intéressante. A attendre quelques années et à carafer pour bénéficier de tout son potentiel.
Monthelie 1er cru 2004
En bouche une réduction bien dosée sur un fumé remarquable, ensemble très structuré pour l’appellation.
Intense et à attendre encore quelques temps, la belle rugosité tannique a peut-être une légère pointe asséchante, à moins qu’il fasse un peu froid dans le caveau.
Un très bon vin.Pommard 2005
Nez intense, encore sur un iris de jeunesse : il faudra attendre que cela se fonde. Il est déjà ample et fleuri, et promet de récompenser la patience.
La bouche est charpentée, la bouteille qui vient juste d’être ouverte manque un peu d’air.
C’est une expression fidèle du terroir de Pommard, et à ce titre, ça doit être mis en cave quelques années.Auxey-Duresses 1995
Enfin l’occasion de découvrir ce que les vins du domaine donnent après plus de 10 ans de garde.
La robe manque de limpidité et aurait pu faire croire à trop d’extraction. Mais…
Nez fleuri-mentholé exceptionnel, toute la fraicheur et la beauté du terroir s’expriment intensément.
Bouche droite, belle acidité, les tanins élégants sont encore incomplètement fondus, c’est à dire que ce vin n’est pas encore à son apogée.
L’ensemble est ambitieux, superbement droit et donne une vision exaltée de ce que ce terroir peut donner de meilleur.
J’aurais vraiment aimé le faire vieillir d’avantage, mais le domaine n’en propose hélas plus à la vente.
A table ce vin était superbe.[b]
Conclusion :[/b]
Ce domaine travaille très bien, à la frontière entre modernité (beaucoup d’ampleur dans les arômes beaux dès leur jeunesse) et attitude conservatrice (des vins aux structures nécessitant la garde, et de surcroit même sur des appellations comme Monthelie ou Auxey.)
Et si il faut les garder, me direz-vous, cela en vaut-il la peine?
Le 95 que j’ai bu était somptueux. C’est vrai que Sophie Labry m’a fait goûté là un vin médaillé et particulièrement réussi, mais cela montre que la garde leur bénéficie vraiment, que leur bel équilibre est durable.Je suis toujours séduit par ce domaine et son accueil.
- 7 mai 2008 à 15h30
- in reply to: Château Lamarque – Sainte Croix du Mont
Désolé de m’arrêter en si bon chemin, malheureusement je ne peux pas remonter plus loin, je fais donc appel aux bonnes âmes qui auraient chez elles du 68, 67, 66, 65 etc… 😉
- 7 mai 2008 à 15h28
- in reply to: Château Lamarque – Sainte Croix du Mont
[b]Château Lamarque
Sainte Croix du Mont
1969[/b]Robe orange-dorée.
Nez botrytis et sous bois avec à l’agitation une fraicheur cherry/cerise étonnante, un peu de « chlorophylle » et quelques odeurs minérales.
Bouche gourmande framboise, assez sucrée mais belle acidité, l’amertume boisée se fond dans les peaux d’agrumes et on a même un peu de minéralité au toucher.
La longueur liquoreuse complexe et riche avec même des saveurs de café ou de chocolat vient compléter un tableau de grande diversité arômatique toute en harmonie.Conclusion : Ensemble superbe; le nez est inférieur à celui des 70 et 71. La bouche plutôt supérieure par sa complexité harmonieuse. C’est toujours boisé, raisonnablement aujourd’hui mais probablement trop dans la jeunesse. On a retrouvé la merveilleuse cerise du 71.
- 7 mai 2008 à 4h35
- in reply to: Question à ceux qui en ont une volumineuse…
AUREA MEDIOCRITAS disait-on à Rome
François,
Je suis persuadé que tu sais très bien et d’expérience, qu’avoir raison en public n’apporte strictement rien, et qu’on se porte mieux dans l’apparente médiocrité que sous les feux des projecteurs.
C’est pourquoi je tolère et même je ris de tes provocations comme la liste des 98 et des 21. On te dis « tu en fais trop » et là tu en rajoutes le double.Pour moi c’est drôle parce que l’idée que je me fais de toi c’est que derrière ça tu as envie d’exprimer quelque chose, de l’ordre de la liberté de pensée auquel j’adhère.
Mais la limite est ténue, si je n’avais quelque empathie pour ton style (et ce doute vaut aussi pour moi) je pourrais prendre tout dans l’autre sens, celui d’un goût malsain pour la provocation gratuite au lieu d’un consensus. C’est peut-être pour qu’à force on devine l’amour derrière que tu en rajoute tant?
En ce qui me concerne, surtout ne change rien -ne changez rien ni les uns ni les autres-. Mais simplement pour dire que je comprend fort bien ceux qui s’offusquent. C’est juste la présence ou non d’une étincelle d’empathie, qui fait qu’on voit tout blanc ou tout noir. Je suis sûr qu’au bout du compte, de toutes nos stratégies, de nos émotions que l’on exprime parfois avec malice, spontanéité, colère etc, nous ne retiendrons que le plaisir d’avoir débattu ensembles.Même Orphée a posté un message de provocation, certes maladroit, que par goût pour la rhétorique on a voué aux gémonies. Mais bien que les écrits restent, les ressentiments sont pour moi oubliés aussitôt. LPV a trop d’intervenants passionnants, de personnalités marquées aux styles différents qui chacun portent haut le drapeau de leur vision du vin, pour qu’il soit possible de camper éternellement sur nos positions sans voir notre parfait miroir dans celui qu’on combat avec tant d’insistance.
Fais-je trop dans l’angélisme après cette soirée un peu arrosée? Ne pensez-vous pas, vous aussi que notre cohabitation et notre dialogue est une petite merveille une fois oubliées nos anicroches sans conséquences?Reprendre les dégustations communes : bonne idée!!
Ca apprendra à Orphée toute l’humilité qu’il faut pour écrire un compte rendu. Un compte rendu fait honnêtement comprend et exprime toute notre ignorance.
Du vin, on peut dire beaucoup de choses, car on aime en parler, mais on ne sait jamais rien, c’est une allégorie de la vie.