Alexandre Pache

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  • Alexandre Pache
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    CR: Poerinho, Baga, Bairrada D.O.C, 2015. Niepoort Vinhos

    Au nez on est sur un panier de fruits rouges, c’est frais et hyper gourmand.
    La bouche est une caresse, sur les fruits rouges, une acidité qui porte le vin sur une jolie longueur. Une matière de velours et un côté très légèrement sucré. Un vin très pinotant.
    C’est pas hyper complexe mais que c’est bon et gourmand. Et surtout on est sur 11.5 degrés d’alcool.
    Vraiment je ne me lasse pas de goûter à ce cépage, le Baga, un peu le pinot noir du Portugal. Sauf que malgré la chaleur il ne monte pas en alcool et garde toujours une acidité et une fraicheur bienvenue.
    Chaque rencontre avec Lady Baga me met dans tous mes états, me voilà comme un gogo, gaga du Baga ! 

    Alexandre Pache
    Participant

    Je suis un jeune amateur de vins, vivant dans la région bordelaise et j’ai commencé mes premiers achats en 2019 grâce aux portes ouvertes des appellations bordelaises.
    Peu à peu par le biais de cavistes, et de vacances (Alsace, Rhône, Piémont …) je me suis ouvert à d’autres régions. 
    N’ayant jamais mis les pieds en bourgogne, c’est grâce à ce forum, au super blog de Patrick Essa et à un caviste fondu de pinots et de chardonnays que j’ai commencé à me passionner pour la région, ses climats, son histoire.

    J’ai commencé à encaver quelques bouteilles de domaines régulièrement commentées et appréciées ici ( Chicotot, Grivot, Morey coffinet, Bachelet …) et d’autres références également.
    C’était il y a deux ans.
    Oui, les vins étaient cher, n’étant pas allocataire, j’ai acheté mes bouteilles à prix caviste.Mais je trouvais pas ça déconnant de payer un Saint-Georges de Chicotot, le prix d’un Leoville-Poyferré, une Romanée, de Morey-Coffinet, le prix d’un Domaine de chevalier.Un grand vin d’une appellation chère au prix d’un grand vin d’une autre appellation chère. 

    Et puis en l’espace de deux ans j’ai rien compris … K.0 debout. 

    Finalement, quand j’ai vu que le Vosne-Romanée de Bouvier acheté 55 euros sur le millésime 2019 était proposé à 105 euros sur le millésime 2021 ….Et puis quand j’ai goûté sur un salon des Nuits-Saint-Georges mauvais, alcooleux sur le millésime 2020 par un domaine qui n’est pas une star mais qui vend sa production au prix d’un Grivot et prix caviste je parle !
    Là j’ai stoppé, écoeuré. 

    En ouvrant les bouteilles j’ai eu quand même pas mal de déceptions entre des pinots trop acides où trop chaleureux et des chardonnays trop boisés ou oxydés.Quand c’était très bon ça  pouvait être carrément grandiose, parfois d’inoubliable mais pas plus et pas moins que tout ce que j’ai pu goûter dans d’autres régions. Et surtout à chaque fois c’était trop cher. 

    Alors aujourd’hui j’ai mis mon tir-bouchon au placard car, toujours avide de découvertes, j’ai mis le cap plus au nord, du côté de Reims.
    Pour l’instant je suis heureux de mettre le prix élevé que je mettais dans le bourgogne pour de grands champagnes qui m’apportent pour l’instant beaucoup de plaisirs. Peut être parce que ce vin n’a que peu d’équivalents aussi. C’est plus dur de trouver du champagne hors champagne que du pinot ou du chardonnay  hors bourgogne. 

    La “17 ème édition des vins de bourgogne” commence à prendre la poussière, mes visites sur “dégustateur.pro” sont aujourd’hui moins qu’occasionnelles. 
    Mais je garde en tête qu’il y a une terre à l’est où l’on fait du vin et même si elle s’éloigne de plus en plus de moi dans cette folie de la ruée vers l’or, je reprendrai, quand la fièvre sera retombée, la route du Far-East. 

    En attendant .. Champagne !!! 

    Alexandre Pache
    Participant

    Après avoir lu les critiques négatives sur le forum je m’attendais au pire mais franchement c’est très largement buvable, ça sent pas l’oeuf pourri et en bouche on est loin du cidre éventé. Après déjà que c’est barré et peu protégé  il doit y avoir une très grosse variabilité entre les bouteilles.
    J’ai reçu les miennes en janvier 2022 et elles sont restées dans ma cave à 12 degrés tout ce temps. 
    il m’en reste une, je verrai bien.

    Alexandre Pache
    Participant

    CR: Domaine Belluard, Eponyme, 2020

    Le nez s’ouvre sur une grosse réduction. La bouche déploie une grosse énergie, une matière presque tannique traversée par une acidité traçante. Les arômes sont majoritairement fermentaire. 
    Après carafage et aération, la bouche va conserver cette énergie sur un profil salin relancé par de beaux amers sur des notes d’agrumes.

    C’est très clairement nature et « rock’n’roll », mais ya quand même un sacré équilibre la dedans qui fait qu’on reste à la limite, sur le fil du rasoir.
    Et puis surtout ya du jus, tu te prend une grosse fuzz dans la tronche mais tu restes devant le mur de son. 
    C’est beaucoup plus barré que les bouteilles de Ganevat que j’ai bu et ça n’a rien à voir avec du Belluard quoi que …

    Le lendemain le reste de la bouteille propose un nez posé sur la pomme, la bouche est huileuse, nappante sur un profil salin avec des notes de papaye. Là, pas de déviance, c’est net et détendu mais on a perdu en énergie rock’n’roll.
    Les amplis ne sont plus à 12 …

    Bref une bouteille qui comblera les amateurs de vins nature mais qui ne saurait convenir à ceux qui cherchent à boire du gringet façon Belluard. 
    Clairement, étant ouvert à ce type d’expérience, pour 25 balles je me sens pas floué.

     

    Alexandre Pache
    Participant

    Une année qui m’a permis de redécouvrir les vins de champagne que j’avais mis de côté ainsi que goûter des vins prestigieux m’ouvrant de nouveaux horizons gustatifs.

    [u]Coups de coeur

    Initial, Selosse  J’ai versé une larme d’émotion.

    Comme en 1900, Château Cazebonne,2020  Des fleurs et du fruit dans une bouteille, classe, complexe, gourmand unique et accessible .

    Le rocher des violettes, côt vieilles vignes, 2018. Dense, floral et fruité une surprise de haut niveau qui a remporté tous les suffrages sur un civet de sanglier. 

    Romorantin Frileuse, Clos du tue Boeuf, 2018.   Un blanc complet et explosif, grosse grosse claque. 

    L’âme de la terre Bedel 2002, Un exceptionnel champagne à point qui, à l’instar du Selosse m’a procuré des émotions inédites. Ce vin joue dans la cours des très très grands. pour 80 euros (c’est une somme mais à la lueur de nos expériences inavouables de passionnés, ça reste un énorme rapport Qualité/prix/plaisir …. encore faut il en trouver). 

    Métisse, Olivier Horiot : Un champagne complet, plein, sapide et salin qui m’a redonné le goût du champagne ( et des langoustines mayonnaise !!!)

    Flop :

    L’augmentation démesuré du prix des vins sur l’année 2023 qui a mis un gros coup d’arrêt à ma passion, en tout cas qui m’oblige aujourd’hui à la remettre en question. 

    Bonne fin d’année à tous et à toutes 

    Alexandre Pache
    Participant

    CR: Comme en 1900, 2020 Château Cazebonne, VDF.

    Ouverte à noël sur un rôti de boeuf, une excellente version de ce vin que j’avais déjà goûté au printemps. 

    Le nez qui était marqué par le floral (fleurs de sureau) a depuis évolué et s’est complexifié sur des notes de confiture de fruits rouges, d’épices. Toujours un bel équilibre et aucunes notes de chaleureuses.
    La bouche elle a gagné en volume, elle est confortable soyeuse, sur la confiture de fruits rouges, la cranberry, avant que de superbes amers se déploient sur une aromatique d’agrumes, orange sanguine, pamplemousse. 
    tout cela virevolte en bouche combinant à merveille complexité, fraicheur et gourmandise.
    Un vin complètement inclassable et totalement incroyable.
    Un enorme coup de coeur pour terminer l’année 2023 en beauté. 
     

    Alexandre Pache
    Participant

    Mon caviste m’a dit de ne pas y toucher avant 10 ans … au vu de ta dégustation je suis hélas forcé de le croire !

    Alexandre Pache
    Participant

    Sur ces vins, je trouve qu’une bonne aération apporte beaucoup, j’hésite pas à les carafer quelques heures avant, ça leur donne du peps et de l’allonge.

    Alexandre Pache
    Participant

    CR: Les Grangeons de l’Albarine – Luc Bauer-La Reine Rousse-2017

    Achat de raisins issus du cépage Altesse sur des vignes centenaires. 

    Le nez est floral avec des atours exotiques et des fruits à coques.
    La bouche est pleine avec des notes exotiques mais ce qui est le plus fascinant est le milieu de bouche, la limpidité d’une eau de source, cristalline, on a l’impression de boire l’eau qui sort d’un rocher lors d’une randonnée en montagne. s’ensuit une finale sur de jolis amers et une belle profondeur saline.
    Un vin d’une jolie complexité, d’une vraie finesse, tout en fraicheur et d’une grande pureté avec cette sensation assez unique en bouche.
    En parfaite entente avec un Mont d’Or. 

    Alexandre Pache
    Participant

    CR: Château Falfas -Le Chevalier- Côtes de Bourg 2014

    Ouvert sur des coeurs de canards et un gros cèpe coupé en deux et grillé.

    La robe est pourpre, sombre et profonde. un reflet tuilé sur le pourtour du disque évoque un début d’évolution mais ça fait jeune.
    Le nez est sur le fruit frais, le cassis, la créosote, l’encens et un côté camphré.Une pointe de volatile émerge. en tout cas une sensation de fraicheur et de jeunesse sort de ce bouquet qui est un vrai parfum. 
    La bouche est au diapason du nez. Il ya de la mâche, les tanins sont poudrés.
    Toujours du fruit  sur cette bouche élancée à l’acidité haute qui s’achève sur une grande fraîcheur mentholée et une belle longueur. 

    Ce vin est clairement un OVNI, la fraicheur de la Loire, une acidité bourguignonne, de la volatile piémontaise et les muscles d’un joueur de l’UBB (plus Moefana que Falatea).
    C’était bien avec les coeurs, trop jeune pour le cèpe  mais au vu de la matière il lui faut une côte de boeuf. 
    En dégustation pure c’est un peu dur personnellement, clairement un vin à mettre à table pour amateur averti. 

    Ce vin a quasi dix ans et il est d’une grande jeunesse. 
     je vais planquer mes deux dernières bouteilles pendant au moins 6 ans.
    Un futur immortel ? 

    Alexandre Pache
    Participant

    Ah ah, en effet, c’est très différent de l’Alsace mais tu verras ça ne manque pas de charme. Ce qu’on perd en hauteur on le gagne en largeur …. (La largeur de l’estuaire je parle ).
    et on a quand même la dune du Pilat et ses 114 mètres de sable ! 
    Et ce qu’il manque à tout alsacien, tu l’auras : La Mer !
    Le Bassin d’Arcachon pour déguster des huitres avec un petit graves sec ou mieux, une assiette de Gambas fraiches élevées dans le Nord-Médoc au petit port de Saint Vivien ! ( le huitres du Médoc sont fameuses également)
    Et tu pourras faire la sieste sur la plage de Soulac en contemplant le phare de Cordouan.
    Enfin ya de quoi faire, hésites pas si un jour tu te décides  je pense que sur le forum on pourras te conseiller de nombreuses escapades 

     

    Alexandre Pache
    Participant

    CR: Château La Levrette, 2007, Bordeaux Supérieur.

    La robe sombre est très légèrement tuilée.
    Le nez est celui d’un bordeaux bien élevé, il s’ouvre sur des arômes torréfiés et des notes de Kirsh. 
    En bouche la texture est fondue, tapissante, une rondeur merlotante s’installe sur une aromatique où se retrouvent pêle-mêle  la réglisse, l’amande la cerise et la figue.
    Une aromatique de raisins mûrs élevés en fûts. 

    J’imagine que c’est la vinif en Radoux, mais ça m’a fait pensé à un Domaine de Cambes sans le côté exubérant. Du coup c’est très différent mais je pense que les amateurs de l’un peuvent se retrouver dans  l’autre. En tout cas pour 20 euros c’est quand même un très bon rapport Q/P. 
    C’est très bien fait, c’est soigné et c’est sur le podium de ce qui se fait de mieux dans le Blayais. 
    Avis aux amateurs.
     

    Alexandre Pache
    Participant

    JojoBiscotto, si jamais tu traverses la France pour le bordelais, personnellement je trouve que son plus beau paysage viticole est le Bourgeais.
    La route qui part de Bourg, jusqu’à Roc-de-Thau est très belle, c’est la fameuse corniche de la gironde.
    Tu peux continuer vers Blaye, en longeant l’estuaire qui est vraiment spectaculaire ( c’est rien de moins que le plus grand estuaire d’Europe). 

    La route des vins du médoc est un incontournable l’arrivée à Margaux, à Saint-Julien et quand tu sors de Pauillac pour aller à Cos d’Estournel.
    Après avoir passé Saint Estèphe, c’est très sauvage, c’est un bout du monde, un no man’s land.

    Canon-Fronsac est tout aussi superbe, un amphithéâtre de vignes tourné vers la Dordogne.
    Voilà ce que je peux te conseiller en plus de Saint-Emilion qui reste incontournable ( même si on est entre Disneyland et le Mont-Saint-Michel).

    S’il est vrai que les clichés d’Eric font envie, Pomerol est hélas/heureusement plus célèbre pour ses vins que ses Paysages, la ville est d’une grande tristesse et la magie tient plus dans ses sols et sa fameuse « crasse de fer ». 
    Mais cela ne nous empêche pas de rêver aux grands vins qui y naissent.

     

    Alexandre Pache
    Participant

    CR: Domaine de Simonet, Christophe Barbier, les terres salées blanc, 2019

    Le nez est beurré, brioché, vanillé.
    La bouche est grasse, nappante, crémeuse à l’image du nez sur cette aromatique pâtissière avec pourquoi pas de l’ananas et du caramel.
    de très beaux amers soulignent la finale. 
    A J plus 1, le nez et la bouche se font plus alcooleuse  mais l’équilibre est en place. C’est rond, puissant l’ananas part, le caramel reste et la noix de coco rentre
    Moi aussi je part et je rentre.
    A J plus 5 le vin se fait plus fin et garde l’équilibre. C’est fin, sapide et le dessert à changé, on est sur de la banane-flambée. La finale est saline.

    Vous l’aurez compris un vin qui n’a rien à envier à la farandole des desserts des Grands Buffets Narbonnais. 

    Pour les amateurs de vins qui ne sont pas allergique à la barrique. Je souligne la remarquable tenue à l’air (encore buvable 5 jours après,) l’équilibre, une certaine complexité, un air de grand vin.  
    Disons que pour 14 euros c’est un remarquable rapport qualité prix comme il en existe beaucoup en Languedoc Roussillon.
     

    Alexandre Pache
    Participant

    Salut,

    Pas mal de choix s’ouvrent à vous en rouge.
    J’imagine des vins capiteux  et sudistes. 
    je partirais sur une syrah du rhône nord  : St Joseph, Côte rôtie, Hermitage Croze …
    Sinon un vin du Languedoc, Clos des fées v.v par exemple. 
    Un grenache aussi Chateauneuf du pape, gigondas ….
    Un Cairanne de Marcel Richaud.

    Bref vous l’aurez compris trop de choix tue le choix
    Pour aller plus vite Vous avez quoi en cave ? 

     

    Alexandre Pache
    Participant

    La bulle girondine est d’une immense  pauvreté qualitative  générale et moyenne.
    Parfois au « cub » ( dégust de groupe en cadre asso ) on m’avait suggéré de glisser une crémant de bdx , je refusais l’obstacle autant que possible. Quand le passage fut obligé, le résultat était le même, crémant de bdx dernier aprés toutes les autres régions. Je ne connais pas celui là, et avant je n’ai qu’une seule réussite presque relative. 

    Oui je te rejoint la-dessus, on est quand même très loin du crémant de bdx, ne serait ce que dans le processus de vinif. ça serait hyper interessant à placer à l’aveugle dans une degust.  

    Alexandre Pache
    Participant

    Qu’est-ce qu’une réduction très classe ?

    C’est quand ça sent les fesses propre ! 

    Je vois ça comme une légère note grillée qui, mêlée aux autres éléments du bouquet, apporte une complexité en plus. Si elle était prégnante ça serait too much mais associée aux autres éléments ça me plait. D’ailleurs elle a tendance à se dissiper à l’aération du coup ça offre un profil évolutif au vin plutôt sympas. 

    Alexandre Pache
    Participant

    CR: Château Cazebonne, Petnat Bul’bonne, vin de France

    100% sauvignon, élevage en amphore et assemblage de deux millésimes 2019 et 2020. 
    La bulle est fine.
    Le nez s’ouvre sur une réduction très classe, des notes fumées, et une fraicheur citronnée.
    La bouche est au diapason du nez avec une aromatique qui déroule droite sur des notes grillées/pop corn et une jolie acidité. Le corps est plein, le fruit est mûr, il n’y a aucune note variétale du sauvignon.
    L’élevage long des jus apporte une belle patine et complexité à l’ensemble. 

    On lit « Petnat » et « Bul’bonne » on se dit c’est rigolo, pas de prise de tête  mais dans le verre c’est du sérieux c’est même très classe et gastronomique.
    Le genre de coupe que je verrais bien servie sur une belle table étoilée autour de quelques mises en bouches. 

    Une bulle de précision qui surclasse très largement  toute la production des crémants du coin, on est dans de la bulle d’auteur, on est dans le style Cazebonne ( haute maturité, complexité, élégance et fraicheur). 

     

    Alexandre Pache
    Participant

    CR: Château Haut-Marbuzet, Saint Estèphe, 2006

    « On va ouvrir une bonne bouteille », me dit le paternel en voulant me faire plaisir.
    Un MMS décolle de ma poche : une photo de Haut-Marbuzet 2006, « Je le carafe ? » .

    J’arrive pour me mettre les pieds sous la table : un superbe plat de lasagne est posé à gauche de la carafe.

    c’est souple, fondu, merlot plus que cabernet, des notes de café et de caramel. ça sent pas trop le fruit, pas trop le sous bois, l’élevage pas mal quand même, mais surtout « ça sent le Haut-Marbuzet « .
    Finalement c’est simple le vin :

    La couleur est tout ce qu’on peut attendre d’un Haut-Marbuzet
    Le nez est tout ce qu’on peut attendre d’un Haut-Marbuzet
    La bouche est tout ce qu’on peut attendre d’un Haut-Marbuzet.

    « Et il te restait pas un 2005 ? »
    « J’ai bu la dernière  au nouvel an avec les copains, et le mois dernier on a goûté le 2007 avec des amis tout le monde a apprécié. »
    Une bouteille qui est là pour marquer les belles retrouvailles, juste se dire que l’on s’aime, et que ça fait du bien de se revoir.
    Car bien avant que je n’ai l’âge de boire, ils en ont bu du Haut-Marbuzet, ça en fait des souvenirs et ça continue à en faire …

    Le match de rugby commence je me sert un coca cola:

    la couleur est tout ce qu’on peut attendre d’un coca cola.
    le nez est tout ce qu’on peut attendre d’un coca cola.
    La bouche est tout ce qu’on peut attendre d’un coca cola.

    Mais là, lorsque je porte le soda en bouche, aucun souvenir ne remonte en moi.

    « Oh la passe au pied de Jalibert ! ».

    ça en fera un 
     

    Alexandre Pache
    Participant

    CR: Baragane, 2013, Haut-Medoc, Closeries des Moussis.

    C’est un vin fait à partir de raisins provenant d’une parcelle de vignes Pré-phylloxérique complantée en Cabernet sauvignon, Cabernet franc, Malbec, Merlot, Carménère et Petit verdot.
    Le vin pèse 11°5.

    Le nez est pure et harmonieux sur le tabac, le cassis et le végétal noble. Pas de doute on est en rive gauche.
    La bouche s’ouvre sur une matière fine et soyeuse d’une grande fraicheur, aucunes notes végétales ici mais plutôt du fruit frais emmené par une acidité haute pour un bordeaux. Ce style très digeste m’évoque les fleuries de Dutraive. C’est très glouglou  mais ça ne manque pas de fond pour autant. On sent un vin travaillé plus en infusion qu’en extraction. 
    Les limites du millésime se font ressentir dans un déficit de longueur et de matière. 

    En tout cas la proposition est assez superbe et c’est mon plus beau 2013 bu en bordeaux à ce jour. 
    J’ai hâte de gouter ça sur un millésime plus solaire.

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