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- Ce sujet contient 152 réponses, 28 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
cepages64, le il y a 19 années et 2 mois.
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- 18 avril 2007 à 1h57
Luc,
A force de boire, ils ont certainement acquis une expérience que je n’ai pas avec mes rares grandes dégustations et ma bouteille du soir 😉
Pour moi, une formation théorique serait indispensable…Amitiés,
ThierryPS: ce soir, j’ai comparé deux cuvées de base de Crozes 2005: Y. Chave et Combier et… J’ai beaucoup aimé les deux…
- 18 avril 2007 à 1h57
Luc,
A force de boire, ils ont certainement acquis une expérience que je n’ai pas avec mes rares grandes dégustations et ma bouteille du soir 😉
Pour moi, une formation théorique serait indispensable…Amitiés,
ThierryPS: ce soir, j’ai comparé deux cuvées de base de Crozes 2005: Y. Chave et Combier et… J’ai beaucoup aimé les deux…
- 18 avril 2007 à 1h57
Prosaïquement, je réserve les notes et les maths à d’autres sphères de ma vie. Ici, je préfère la poésie d’un compte-rendu, d’une tentative d’explication sur tel sujet. Car je ne me sens pas capable de « noter » un vin ; décrire les sensations perçues n’est déjà pas facile, même après quelques années et en faisant des efforts…
Bertrand, t’es dur avec ceux qui parlent de « tension », notion pas facile à expliquer : lien entre l’acidité et la longueur en bouche, qui donnerait un aspect longiligne au vin ? 😉- 18 avril 2007 à 1h57
Prosaïquement, je réserve les notes et les maths à d’autres sphères de ma vie. Ici, je préfère la poésie d’un compte-rendu, d’une tentative d’explication sur tel sujet. Car je ne me sens pas capable de « noter » un vin ; décrire les sensations perçues n’est déjà pas facile, même après quelques années et en faisant des efforts…
Bertrand, t’es dur avec ceux qui parlent de « tension », notion pas facile à expliquer : lien entre l’acidité et la longueur en bouche, qui donnerait un aspect longiligne au vin ? 😉- 18 avril 2007 à 2h05
Le système Parker a un gros défaut, de s’arrêter à 100. Pourquoi 100? Parce qu’il donne 75 au vinaigre, et une note de 76 à 100 à ce qu’on peur boire sans risque d’ulcère. En ce qui concerne les vins bretons dont je suis un ardent défenseur puisque je vais en planter cette année, je suggère une échelle de notation commençant à 100 pour compenser nos désagréments climatiques. Chaque vinaigre se verra attribuer une note de 100, potentiellement augmentée par la qualité du vin.
Gilles
- 18 avril 2007 à 2h05
Le système Parker a un gros défaut, de s’arrêter à 100. Pourquoi 100? Parce qu’il donne 75 au vinaigre, et une note de 76 à 100 à ce qu’on peur boire sans risque d’ulcère. En ce qui concerne les vins bretons dont je suis un ardent défenseur puisque je vais en planter cette année, je suggère une échelle de notation commençant à 100 pour compenser nos désagréments climatiques. Chaque vinaigre se verra attribuer une note de 100, potentiellement augmentée par la qualité du vin.
Gilles
- 18 avril 2007 à 2h12
Thierry,
S’il nous avait été donné de découvrir ton texte sans en connaitre l’auteur, nombreux sont ceux, LPVien de longue date, qui auraient reconnu ta pate.;)
Soit sûr que tes commentaires précis et détaillés valent bien des notes lachées ça et là.En relation avec tout ce qui a été dit précédemment, j’ai la naïveté de penser que nos notes d’amateur n’ont que peu d’influence sur le prix d’un vin où la perception du professionnel qui a oeuvré pour le créer. En tous cas, pas davantage que le commentaire rageur que l’on peut assener après une bouteille difficile ou pas forcément représentative.
Comment un vigneron du sud mettant tout son coeur à produire un vin blanc de grande qualité perçoit le commentaire assassin du LPVien précisant que grand vin blanc et vin du sud ne peuvent rimer… Que rajouterait alors une note sur 20 ou 100!Peu enclin à noter, je m’y plie tant bien que mal lors de dégustations de club ou de cercle de dégustation comme les CDR-LPV. Si le cadre et le barème sont clairement expliqués, cela peut être relativement simple.
Après, relativisons! On appréhende bien mieux les commentaires et les notes de passionnés avec qui l’on a déjà dégusté, avec qui on a pu comparer ses ressentis qu’une note sèche découverte au hasard d’un message.Seuls les primeurs me poussent à mettre une note permettant de faire coller la sensation du moment avec les notes prises au vol sur des dégustations en grande série. Celà aide à hierarchiser au sein d’une grande série
Maintenant, Robert Parker n’écrivant pas sur LPV, aucune de nos notes n’a d’impact pour les primeurs, tout au plus une légère nuance pour l’amateur.;)Amitiés
Vincent
- 18 avril 2007 à 2h12
Thierry,
S’il nous avait été donné de découvrir ton texte sans en connaitre l’auteur, nombreux sont ceux, LPVien de longue date, qui auraient reconnu ta pate.;)
Soit sûr que tes commentaires précis et détaillés valent bien des notes lachées ça et là.En relation avec tout ce qui a été dit précédemment, j’ai la naïveté de penser que nos notes d’amateur n’ont que peu d’influence sur le prix d’un vin où la perception du professionnel qui a oeuvré pour le créer. En tous cas, pas davantage que le commentaire rageur que l’on peut assener après une bouteille difficile ou pas forcément représentative.
Comment un vigneron du sud mettant tout son coeur à produire un vin blanc de grande qualité perçoit le commentaire assassin du LPVien précisant que grand vin blanc et vin du sud ne peuvent rimer… Que rajouterait alors une note sur 20 ou 100!Peu enclin à noter, je m’y plie tant bien que mal lors de dégustations de club ou de cercle de dégustation comme les CDR-LPV. Si le cadre et le barème sont clairement expliqués, cela peut être relativement simple.
Après, relativisons! On appréhende bien mieux les commentaires et les notes de passionnés avec qui l’on a déjà dégusté, avec qui on a pu comparer ses ressentis qu’une note sèche découverte au hasard d’un message.Seuls les primeurs me poussent à mettre une note permettant de faire coller la sensation du moment avec les notes prises au vol sur des dégustations en grande série. Celà aide à hierarchiser au sein d’une grande série
Maintenant, Robert Parker n’écrivant pas sur LPV, aucune de nos notes n’a d’impact pour les primeurs, tout au plus une légère nuance pour l’amateur.;)Amitiés
Vincent
- 18 avril 2007 à 2h17
P’titPhilou,
Ne t’y trompe pas, il est tellement plus simple de poser une note que de décrire avec des mots l’ensemble des perceptions et sensations se succédant lors de la dégustation d’un vin.
Vincent
P’titPhilou écrivait:
——————————————————-
> je préfère la poésie d’un compte-rendu, d’une tentative
> d’explication sur tel sujet. Car je ne me sens pas
> capable de « noter » un vin ; décrire les sensations
> perçues n’est déjà pas facile, même après quelques
> années et en faisant des efforts…
>- 18 avril 2007 à 2h17
P’titPhilou,
Ne t’y trompe pas, il est tellement plus simple de poser une note que de décrire avec des mots l’ensemble des perceptions et sensations se succédant lors de la dégustation d’un vin.
Vincent
P’titPhilou écrivait:
——————————————————-
> je préfère la poésie d’un compte-rendu, d’une tentative
> d’explication sur tel sujet. Car je ne me sens pas
> capable de « noter » un vin ; décrire les sensations
> perçues n’est déjà pas facile, même après quelques
> années et en faisant des efforts…
>- 18 avril 2007 à 3h37
Je me retrouve bien avec Thierry.
Noter c’est comparer, et ce qu’il dit dans son post est vrai : on ne peut annoncer une note qui suscite de l’intérêt que si l’on a déjà vu, bu des références tops et ce dans toutes les appelations, dans tous les styles de vins valables et il faut une sacré expérience.
Qui peut noter valablement s’il n’a pas une idée – basée sur du vécu – du vin qui peut correspondre à la note maximale dans chaque appellation ? Et je ne parle même pas du pronostic sur l’avenir quand il s’agit de noter le potentiel.
Tout le monde est capable de noter mais pour beaucoup la note n’aura du sens que dans la sphère personnelle de son vécu gustatif. Ainsi, si la sphère est restreinte, il n’y a plus aucun intérêt à donner, afficher, médiatiser la note.
Qui cela va intéresser ? Un peu ceux qui connaissent la sphère de celui qui note; on entre là dans le cadre de LPV où l’on finit par savoir qui déguste quoi.Quand la sphère personelle du vécu gustatif devient importante au point d’englober toutes les possibilités qualitatives d’un vin, là, il peut y avoir un intérêt à donner sa note … à condition que le dégustateur soit talentueux et possède l’objectivité nécessaire. Et là, on retrouve certains pros mais aussi et pourquoi pas des amateurs.
Mais bon, une note ne sera jamais qu’une note à l’instant t et quand on sait la durée de vie d’un vin avec toutes les sautes d’humeurs que cela contient …
Jmm
- 18 avril 2007 à 3h37
Je me retrouve bien avec Thierry.
Noter c’est comparer, et ce qu’il dit dans son post est vrai : on ne peut annoncer une note qui suscite de l’intérêt que si l’on a déjà vu, bu des références tops et ce dans toutes les appelations, dans tous les styles de vins valables et il faut une sacré expérience.
Qui peut noter valablement s’il n’a pas une idée – basée sur du vécu – du vin qui peut correspondre à la note maximale dans chaque appellation ? Et je ne parle même pas du pronostic sur l’avenir quand il s’agit de noter le potentiel.
Tout le monde est capable de noter mais pour beaucoup la note n’aura du sens que dans la sphère personnelle de son vécu gustatif. Ainsi, si la sphère est restreinte, il n’y a plus aucun intérêt à donner, afficher, médiatiser la note.
Qui cela va intéresser ? Un peu ceux qui connaissent la sphère de celui qui note; on entre là dans le cadre de LPV où l’on finit par savoir qui déguste quoi.Quand la sphère personelle du vécu gustatif devient importante au point d’englober toutes les possibilités qualitatives d’un vin, là, il peut y avoir un intérêt à donner sa note … à condition que le dégustateur soit talentueux et possède l’objectivité nécessaire. Et là, on retrouve certains pros mais aussi et pourquoi pas des amateurs.
Mais bon, une note ne sera jamais qu’une note à l’instant t et quand on sait la durée de vie d’un vin avec toutes les sautes d’humeurs que cela contient …
Jmm
- 18 avril 2007 à 3h49
Et bien moi aussi je suis assez d’accord avec Thierry, d’ailleurs je note très rarement.
Je ne le fais que dans les dégustations comparatives (le plus souvent à l’aveugle) qui visent (entre autres) à établir un classement des vins dégustés. L’exemple type est les réunions du CDR Belgique.
Ces notes sont relatives, comparent en général entre eux des vins de la même appellation et du même millésime, et ne veulent plus dire grand chose en dehors de leur contexte (inutile de vouloir comparer deux vins ayant obtenu 5 étoiles dans deux réunions différentes).
Par contre, en dehors de ces réunions particulières, j’estime que le commentaire suffit amplement, et il ne me viendrait pas à l’idée d’attribuer une note à un vin bu à table. Il fut un temps où je me suis exercé à le faire, j’ai assez rapidement compris la vanité de la chose.Luc
- 18 avril 2007 à 3h49
Et bien moi aussi je suis assez d’accord avec Thierry, d’ailleurs je note très rarement.
Je ne le fais que dans les dégustations comparatives (le plus souvent à l’aveugle) qui visent (entre autres) à établir un classement des vins dégustés. L’exemple type est les réunions du CDR Belgique.
Ces notes sont relatives, comparent en général entre eux des vins de la même appellation et du même millésime, et ne veulent plus dire grand chose en dehors de leur contexte (inutile de vouloir comparer deux vins ayant obtenu 5 étoiles dans deux réunions différentes).
Par contre, en dehors de ces réunions particulières, j’estime que le commentaire suffit amplement, et il ne me viendrait pas à l’idée d’attribuer une note à un vin bu à table. Il fut un temps où je me suis exercé à le faire, j’ai assez rapidement compris la vanité de la chose.Luc
- 18 avril 2007 à 3h56
pareil pour moi.
Yves
- 18 avril 2007 à 3h56
pareil pour moi.
Yves
- 18 avril 2007 à 4h24
« C’est la conscience de mes limites… Celle d’un amateur: boire depuis 1975 ne remplace pas une formation universitaire d’oenologie »
J’ai rarement lu ici opinion plus sage. Mais qui donc n’est autre qu’un « amateur » en l’occurrence? Hormis des défauts dûment répertoriés par la faculté, il est difficile de prétendre qu’un vin est « mauvais ». Etant de ces journalistes qui ont passé – sur le tard – un diplôme d’oenologie, j’y ai pris de sérieuses leçons de modestie qui n’ont fait que valider ce qui était ma (seule) religion depuis près de trente ans. Et pour corser l’histoire, je suis même devenu vigneron depuis trois ans… Sans qu’aucun de mes confrères ait jamais eu une bouteille en dégustation. Simple question d’éthique et de déontologie: je me suis mis sur la même ligne de départ que les plus obscurs du Languedoc-Roussillon.
Amitiés à tous et continuons de débattre: cela fait avancer la cause!- 18 avril 2007 à 4h24
« C’est la conscience de mes limites… Celle d’un amateur: boire depuis 1975 ne remplace pas une formation universitaire d’oenologie »
J’ai rarement lu ici opinion plus sage. Mais qui donc n’est autre qu’un « amateur » en l’occurrence? Hormis des défauts dûment répertoriés par la faculté, il est difficile de prétendre qu’un vin est « mauvais ». Etant de ces journalistes qui ont passé – sur le tard – un diplôme d’oenologie, j’y ai pris de sérieuses leçons de modestie qui n’ont fait que valider ce qui était ma (seule) religion depuis près de trente ans. Et pour corser l’histoire, je suis même devenu vigneron depuis trois ans… Sans qu’aucun de mes confrères ait jamais eu une bouteille en dégustation. Simple question d’éthique et de déontologie: je me suis mis sur la même ligne de départ que les plus obscurs du Languedoc-Roussillon.
Amitiés à tous et continuons de débattre: cela fait avancer la cause!- 18 avril 2007 à 12h09
Une note permet aussi de se faire une idée de la cohérence des propos parfois plus poétiques que réalistes: combien de discours assassins sont accompagnés d’une bonne note ou de textes laudatifs suivis d’une mauvaise note?
Elle permet aussi de lever les ambiguïtés d’un commentaire ou tout est dit … y compris son contraire!
Par contre, pas plus le texte, en général muet sur le sujet, elle n’informe sur le contexte, à savoir que le vin n°xx a été goûté derrière une huître et le vin n°yy derrière une tranche de saucisson à l’ail! indiquant ainsi le manque de crédibilité du compte rendu.
Là aussi, les amateurs devraient descendre de leur piédestal, les professionnels ne notent pas en saucissonnant!
- 18 avril 2007 à 12h09
Une note permet aussi de se faire une idée de la cohérence des propos parfois plus poétiques que réalistes: combien de discours assassins sont accompagnés d’une bonne note ou de textes laudatifs suivis d’une mauvaise note?
Elle permet aussi de lever les ambiguïtés d’un commentaire ou tout est dit … y compris son contraire!
Par contre, pas plus le texte, en général muet sur le sujet, elle n’informe sur le contexte, à savoir que le vin n°xx a été goûté derrière une huître et le vin n°yy derrière une tranche de saucisson à l’ail! indiquant ainsi le manque de crédibilité du compte rendu.
Là aussi, les amateurs devraient descendre de leur piédestal, les professionnels ne notent pas en saucissonnant!
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