› forums › A propos … › ça devient infernal !
- Ce sujet contient 520 réponses, 63 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
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Cela devient de plus en plus difficile d’éviter les déviances, les faux goûts ou les mauvais goûts et personnellement, j’en ai assez.
On peut sans doute faire un travail respectueux de la nature et en même temps respectueux des consommateurs.Il devient également de plus en plus difficile à un vigneron qui veut vivre de ne pas faire sa cuvée sans soufre, parce que c’est la mode et même si c’est contre ses convictions : faut bien manger. Je l’ai encore éprouvé dernièrement en visitant un producteur pourtant très sérieux.
Rien que cette semaine : le sauvignon de Touraine du Tue Bœuf, caricatural d’acétate et d’oxydation, le Mauzac nature de Plageoles qui sent la serpillière, le sec 2012 Part d’Avant très acétate, un doux de Gaillac qui laisse une sensation de rouille dans la bouche pire que si on léchait une poutre en fer.
Je veux boire du vin qui a la gueule de l’endroit et non pas la sale gueule de son process. C’est finalement aussi caricatural que le vin bodybuildé / boisé des années Parker.
Stop !
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- 3 mars 2014 à 22h06
[quote= »Ta lecture de ce fil est tout de même un peu caricaturale »]
[/quote]
pour le moins…. mais on ne comprend que ce qu’on veut bien, surtout quand on se sent visés en parlant de bobos parisiens…- 4 mars 2014 à 16h11
Je trouve un peu tranché le rapprochement global fait entre l’éloge des défauts du vin et, en masse : les vins natures, les bobos parisiens, la gastronomie « fooding », les producteurs, les cavistes bio trop chers, les étiquettes avec des jeux de mots, les vins oranges, …
Personne à part moi n’a eu l’exemple de dégustations où le phénomène inverse s’est produit : des GCC, des bourgognes à 3 chiffres, des champagnes prestigieux mais muets, fluets, déviants, passés voir bouchonnés, servis par une personne très respectable et bien rasée (donc pas bobo), habitant en province (donc pas à Paris), achetant en primeur chez Duclot (donc pas chez un caviste bobo) très fier de servir un tel nectar sans contestation possible : le passé devient du vieillissement, le muet devient de la grâce, le fluet de la finesse, le bouchonné n’est pas bouchonné…
Je ne pense pas que se satisfaire d’un vin défectueux soit un phénomène apparu avec cette mode des vins natures.Des vins avec un peu de gaz, de volatile, d’oxydation j’en ai goutés certains que j’ai pu apprécier d’une certaine manière et en mesurant le défaut. Un peu comme une maturité trop prononcée, un élevage trop marqué, de la sécheresse de tannins ici et là…
Les déviances « natures » sont des défauts comme les autres, si c’est trop marqué => évier direct.C’est vrai que le taux de défectueux est important et même si cela s’explique ça ne pourra pas durer ainsi. La production s’ajustera, et les bons ressortent déjà naturellement. Un de mes cavistes fonctionne déjà avec un sorte de DLC qu’il se fixe lui-même, en l’assumant…
TIMO
- 4 mars 2014 à 16h11
Je trouve un peu tranché le rapprochement global fait entre l’éloge des défauts du vin et, en masse : les vins natures, les bobos parisiens, la gastronomie « fooding », les producteurs, les cavistes bio trop chers, les étiquettes avec des jeux de mots, les vins oranges, …
Personne à part moi n’a eu l’exemple de dégustations où le phénomène inverse s’est produit : des GCC, des bourgognes à 3 chiffres, des champagnes prestigieux mais muets, fluets, déviants, passés voir bouchonnés, servis par une personne très respectable et bien rasée (donc pas bobo), habitant en province (donc pas à Paris), achetant en primeur chez Duclot (donc pas chez un caviste bobo) très fier de servir un tel nectar sans contestation possible : le passé devient du vieillissement, le muet devient de la grâce, le fluet de la finesse, le bouchonné n’est pas bouchonné…
Je ne pense pas que se satisfaire d’un vin défectueux soit un phénomène apparu avec cette mode des vins natures.Des vins avec un peu de gaz, de volatile, d’oxydation j’en ai goutés certains que j’ai pu apprécier d’une certaine manière et en mesurant le défaut. Un peu comme une maturité trop prononcée, un élevage trop marqué, de la sécheresse de tannins ici et là…
Les déviances « natures » sont des défauts comme les autres, si c’est trop marqué => évier direct.C’est vrai que le taux de défectueux est important et même si cela s’explique ça ne pourra pas durer ainsi. La production s’ajustera, et les bons ressortent déjà naturellement. Un de mes cavistes fonctionne déjà avec un sorte de DLC qu’il se fixe lui-même, en l’assumant…
TIMO
- 4 mars 2014 à 16h45
C’est vrai que le taux de défectueux est important et même si cela s’explique ça ne pourra pas durer ainsi
Je ne vois pas pourquoi ça ne continuerait pas puisque certains apprécient ces vins malgré les défauts (qui pour eux n’en sont pas, et définissent la typicité même de ces vins).
La DLC, je trouve ça un peu étonnant, puisque je ne vois pas comment on pourrait définir à l’avance le déclin de ces vins : beaucoup sont en réduction et contiennent du gaz carbonique qui permettent normalement de tenir dans le temps.
- 4 mars 2014 à 16h45
C’est vrai que le taux de défectueux est important et même si cela s’explique ça ne pourra pas durer ainsi
Je ne vois pas pourquoi ça ne continuerait pas puisque certains apprécient ces vins malgré les défauts (qui pour eux n’en sont pas, et définissent la typicité même de ces vins).
La DLC, je trouve ça un peu étonnant, puisque je ne vois pas comment on pourrait définir à l’avance le déclin de ces vins : beaucoup sont en réduction et contiennent du gaz carbonique qui permettent normalement de tenir dans le temps.
- 4 mars 2014 à 16h47
‘Personne à part moi n’a eu l’exemple de dégustations où le phénomène inverse s’est produit : des GCC, des bourgognes à 3 chiffres, des champagnes prestigieux mais muets, fluets, déviants, passés voir bouchonnés, servis par une personne très respectable et bien rasée (donc pas bobo), habitant en province (donc pas à Paris), achetant en primeur chez Duclot (donc pas chez un caviste bobo) très fier de servir un tel nectar sans contestation possible : le passé devient du vieillissement, le muet devient de la grâce, le fluet de la finesse, le bouchonné n’est pas bouchonné…
Je ne pense pas que se satisfaire d’un vin défectueux soit un phénomène apparu avec cette mode des vins natures.’Mais à part quelques LPViens qui se comptent sur les doigts d’une main amputée de 4 doigts, tous ici dénoncent les défauts que tu cites et depuis bien longtemps ( il y a même une rubrique entière sur les vins bouchonnés, la fermeture des vins à fait taper de nombreux LPViens sur leur clavier, le côté fluet a entrainé de nombreux débats) et j’ai même envie de dire depuis toujours et j’irai encore plus loin en disant que c’est même une des raisons, parmi tant d’autres, de l’existence de ce site !
Alors pourquoi ne pas parler des vins natures présentant des défauts vécus, traduits différemment selon les goûts, la philosophie, les idées Politiques de chacun.
Il se trouve que les vins dits ‘nature’, c’est relativement récent et que certains présentent des défauts particuliers que l’on fait parfois passés pour une expression naturelle et ‘in’. Alors, du coup, est engagé cette discussion qui tente d’amener un contre poids et elle est intéressante.Jmm
- 4 mars 2014 à 16h47
‘Personne à part moi n’a eu l’exemple de dégustations où le phénomène inverse s’est produit : des GCC, des bourgognes à 3 chiffres, des champagnes prestigieux mais muets, fluets, déviants, passés voir bouchonnés, servis par une personne très respectable et bien rasée (donc pas bobo), habitant en province (donc pas à Paris), achetant en primeur chez Duclot (donc pas chez un caviste bobo) très fier de servir un tel nectar sans contestation possible : le passé devient du vieillissement, le muet devient de la grâce, le fluet de la finesse, le bouchonné n’est pas bouchonné…
Je ne pense pas que se satisfaire d’un vin défectueux soit un phénomène apparu avec cette mode des vins natures.’Mais à part quelques LPViens qui se comptent sur les doigts d’une main amputée de 4 doigts, tous ici dénoncent les défauts que tu cites et depuis bien longtemps ( il y a même une rubrique entière sur les vins bouchonnés, la fermeture des vins à fait taper de nombreux LPViens sur leur clavier, le côté fluet a entrainé de nombreux débats) et j’ai même envie de dire depuis toujours et j’irai encore plus loin en disant que c’est même une des raisons, parmi tant d’autres, de l’existence de ce site !
Alors pourquoi ne pas parler des vins natures présentant des défauts vécus, traduits différemment selon les goûts, la philosophie, les idées Politiques de chacun.
Il se trouve que les vins dits ‘nature’, c’est relativement récent et que certains présentent des défauts particuliers que l’on fait parfois passés pour une expression naturelle et ‘in’. Alors, du coup, est engagé cette discussion qui tente d’amener un contre poids et elle est intéressante.Jmm
- 4 mars 2014 à 18h10
Entre la pisse de chat et le bourgeon de cassis, les opinions varient.
Il se trouve que les « défauts » énoncés précédemment sont connus depuis des lustres, et que la plupart des vignerons s’efforcent de les éliminer depuis un certain temps. C’est certes une question de culture, mais tenter de les faire passer pour des qualités peut sembler un poil court. Après, rien n’empêche tel ou tel d’aimer le goût de chiottes, de pomme, la vanille ou le rat crevé.- 4 mars 2014 à 18h10
Entre la pisse de chat et le bourgeon de cassis, les opinions varient.
Il se trouve que les « défauts » énoncés précédemment sont connus depuis des lustres, et que la plupart des vignerons s’efforcent de les éliminer depuis un certain temps. C’est certes une question de culture, mais tenter de les faire passer pour des qualités peut sembler un poil court. Après, rien n’empêche tel ou tel d’aimer le goût de chiottes, de pomme, la vanille ou le rat crevé.- 4 mars 2014 à 19h06
Eric
Je ne sais pas comment il évalue cette DLC ou plutôt DLV, par expérience je pense car dans le cas évoqué il s’agissait d’une cuvée assez simple à boire sans attendre. Est-ce à tort qu’il me l’a déconseillé car rentré depuis trop longtemps selon lui? C’est son conseil, il avertit du risque, propose des alternatives, fait son job. Ok pour moi.
Pour la qualité, on parle quand même de mode, de défauts… Des trucs pas hyper pérennes, les amateurs vont vite en revenir je pense pour ne garder en majorité que ce qui est bon. Perso je fais déjà une sélection attentive qui me déçoit rarement, fini les Matin Calme ou Robinot (qui pourtant m’enthousiasme. Une fois sur trois)
Timo
- 4 mars 2014 à 19h06
Eric
Je ne sais pas comment il évalue cette DLC ou plutôt DLV, par expérience je pense car dans le cas évoqué il s’agissait d’une cuvée assez simple à boire sans attendre. Est-ce à tort qu’il me l’a déconseillé car rentré depuis trop longtemps selon lui? C’est son conseil, il avertit du risque, propose des alternatives, fait son job. Ok pour moi.
Pour la qualité, on parle quand même de mode, de défauts… Des trucs pas hyper pérennes, les amateurs vont vite en revenir je pense pour ne garder en majorité que ce qui est bon. Perso je fais déjà une sélection attentive qui me déçoit rarement, fini les Matin Calme ou Robinot (qui pourtant m’enthousiasme. Une fois sur trois)
Timo
- 4 mars 2014 à 19h26
Jmm, Hannibal,
C’est clairement plus qu’un problème de goût… Mon point de vue tend juste à rappeler que des buveurs qui nous font passer des défauts pour des qualités ce n’est pas nouveau.
Ceux évoqués sont sans doute liés à la tendance slow food/fooding qui ne s’exprime jamais mieux que dans les grandes villes. Et pas forcément à Paris (non mais!!)Timo
- 4 mars 2014 à 19h26
Jmm, Hannibal,
C’est clairement plus qu’un problème de goût… Mon point de vue tend juste à rappeler que des buveurs qui nous font passer des défauts pour des qualités ce n’est pas nouveau.
Ceux évoqués sont sans doute liés à la tendance slow food/fooding qui ne s’exprime jamais mieux que dans les grandes villes. Et pas forcément à Paris (non mais!!)Timo
- 4 mars 2014 à 20h55
Pendant ce temps … d’autres en on marre des produits chimiques …
- 4 mars 2014 à 20h55
Pendant ce temps … d’autres en on marre des produits chimiques …
- 4 mars 2014 à 21h26
Ca n’a rien à voir mais sur l’utilisation des noms géographiques, il a 100% raison. C’est scandaleux ce monopole de l’inao sur le cadastre!!
- 4 mars 2014 à 21h26
Ca n’a rien à voir mais sur l’utilisation des noms géographiques, il a 100% raison. C’est scandaleux ce monopole de l’inao sur le cadastre!!
- 5 mars 2014 à 11h57
Pierre Alain,
je ne suis pas d’accord avec ton affirmation qui voudrait que sur ce site vin nature = vin daubé. Beaucoup ont dit qu’ils avaient bu un grand nombre de vins sans soufre de qualité et par ailleurs, tu es libre de venir y écrire pour tenter de faire le contrepoids nécessaire à ce que tu considères comme une infamie. Par contre, c’est la preuve que sur ce site, tu es de mauvaise foi. Et je suis particulièrement frappé par ton changement de ton : quand tu viens mettre en ligne tes commentaires de dégustation, tu en prends plein la gueule pour pas un rond et sans sourciller. Par contre dès que tu sens que l’on critique les vins sans soufre, tu sors les dents. C’est aussi la preuve que cette mouvance a ses bons petits soldats, bien embrigadés, bien entraînés, bien lobotomisés chez les producteurs comme chez les aficionados. Vous avez aussi des camps d’entraînement comme Al Qaida ou y a-t-il une substance inconnue par la science qui se libère doucement à mesure qu’on en boit trop et dont le soufre serait finalement l’antidote ?
- 5 mars 2014 à 11h57
Pierre Alain,
je ne suis pas d’accord avec ton affirmation qui voudrait que sur ce site vin nature = vin daubé. Beaucoup ont dit qu’ils avaient bu un grand nombre de vins sans soufre de qualité et par ailleurs, tu es libre de venir y écrire pour tenter de faire le contrepoids nécessaire à ce que tu considères comme une infamie. Par contre, c’est la preuve que sur ce site, tu es de mauvaise foi. Et je suis particulièrement frappé par ton changement de ton : quand tu viens mettre en ligne tes commentaires de dégustation, tu en prends plein la gueule pour pas un rond et sans sourciller. Par contre dès que tu sens que l’on critique les vins sans soufre, tu sors les dents. C’est aussi la preuve que cette mouvance a ses bons petits soldats, bien embrigadés, bien entraînés, bien lobotomisés chez les producteurs comme chez les aficionados. Vous avez aussi des camps d’entraînement comme Al Qaida ou y a-t-il une substance inconnue par la science qui se libère doucement à mesure qu’on en boit trop et dont le soufre serait finalement l’antidote ?
- 5 mars 2014 à 14h09
C’est vrai que les remarques sur le soufre (tu demandais des exemples), dans les CR du TGJP, on les trouve en forte proportion… c’est d’ailleurs un truc qui me surprends toujours car, c’est vrai qu’on a des seuils de reconnaissances différents, mais je ne retrouve pas souvent ces notes soufrées… je peux parfois les déduire d’impressions secondaires (fermeture, manque d’aromatique…) mais les seules fois où je l’ai vraiment senti, c’est dans les tonneaux venant d’être méchés ou dans les vins juste soufrés.
J’ai même eu un prof de dégustation qui nous disait qu’on pouvait percevoir le soufre (même combiné) dans les finales… je ne remets pas en doute, mais je n’ai jamais trouvé cette impression, de manière significative. Ce qui me conduit à douter du fait qu’il soit si évident d’identifier le soufre… il ne serait pas inintéressant de noter dans tous les CR, les vins où des personnes ont identifié de fortes doses de soufre et vérifier la dose analytique avec les domaines concernés… je ne suis pas du tout certain qu’on aurait des conclusions aussi évidentes.
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