ça devient infernal !

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forums A propos … ça devient infernal !

  • Ce sujet contient 520 réponses, 63 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par 1 1, le il y a 12 années.
  • Poste
  • PEREZ
    Offline

    Cela devient de plus en plus difficile d’éviter les déviances, les faux goûts ou les mauvais goûts et personnellement, j’en ai assez.
    On peut sans doute faire un travail respectueux de la nature et en même temps respectueux des consommateurs.

    Il devient également de plus en plus difficile à un vigneron qui veut vivre de ne pas faire sa cuvée sans soufre, parce que c’est la mode et même si c’est contre ses convictions : faut bien manger. Je l’ai encore éprouvé dernièrement en visitant un producteur pourtant très sérieux.

    Rien que cette semaine : le sauvignon de Touraine du Tue Bœuf, caricatural d’acétate et d’oxydation, le Mauzac nature de Plageoles qui sent la serpillière, le sec 2012 Part d’Avant très acétate, un doux de Gaillac qui laisse une sensation de rouille dans la bouche pire que si on léchait une poutre en fer.

    Je veux boire du vin qui a la gueule de l’endroit et non pas la sale gueule de son process. C’est finalement aussi caricatural que le vin bodybuildé / boisé des années Parker.

    Stop !

Affichage de 20 réponses de 101 à 120 (sur un total de 520)
  • Replies
    quentin chirouze
    Participant

    Je pense qu’on n’a pas tous la même tolérance vis a vis des différents défauts que l’on peut rencontrer. Personnellement un peu des arômes de charognes peuvent ne pas trop me déranger, c’est pareil pour une petite oxydation sur les blancs (tant que ça garde de l’équilibre). Je sais que pour certains c’est vite rédhibitoire.
    Après on peut aussi se poser la question si a force de boire des vins plus ou moins deviants, le palais s’habitue a cela et est beaucoup plus tolérant.
    Dans ce sens, si de plus en plus de gens s’habituent a ça, est-ce que ça pourrait devenir la norme.

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Je ne crois pas que ces odeurs soient agréables pour qui que ce soit, sauf si on vous bourre le mou en vous assénant que le bon goût, c’est ça. Mais c’est peut-être le spectre de mon champ de perception qui est étroit.

    Il suffit d’aller dans des salons « nature » pour voir des personnes s’extasier devant des vins brettés ou bourrés de volatiles. Après, il serait passionnant de connaître leur passé oenologique pour savoir comment ils en sont arrivés là. Perso, je suis un hypersensensible à la volatile et je supporte difficilement les bretts. Autant dire que je bloque sur les « natures déviants ». Mais il existe de plus en plus de « natures pas déviants » (comme tout ce que produit Cyril Alonso, par exemple).

    laurent garlin
    Participant

    Après on peut aussi se poser la question si a force de boire des vins plus ou moins deviants, le palais s’habitue a cela et est beaucoup plus tolérant.

    pour moi c’est l’inverse Quentin, plus j’en bois, moins je les supporte, comme un écoeurement devant ces défauts oenologiques (je parle de ceux qui modifient totalement l’aromatique et/ou la structure des vins, ujn peu de volatile sur les vins du sud étant parfois salvatrice par exemple).

    quentin chirouze
    Participant

    Je sais que tu es particulièrement sensible aux arômes d’oxydation même quand plusieurs autres semblent apprécier (je me rappelle de vins où tu n’étais pas en phase avec moi ou sylvain :).
    Je sais que tu es beaucoup moins sensible a la volatile ou même au coté vert qu’apporte la vendange entière (attention je ne dis pas que c’est un défaut) alors que d’autres ne les supportent pas.
    Par contre là où ça devient irrémédiable c’est quand la structure en déviant déplaisante.
    Personnellement je rencontre de plus en plus des vins légèrement déviant que complètement mort (il faut dire que j’essaie quand même de sélectionner les vignerons de qualités).
    Mais même si c’est légèrement altéré, c’est super frustrant, surtout quand la matière derrière est super belle.

    oliv
    Maître des clés

    Il suffit d’aller dans des salons « nature » pour voir des personnes s’extasier devant des vins brettés ou bourrés de volatiles. Après, il serait passionnant de connaître leur passé oenologique pour savoir comment ils en sont arrivés là.

    Totalement en phase avec Eric !

    Je suis de plus en plus convaincu que certains amateurs ont fait leur éducation de bouche à partir de constats idéologiques qui sont ceux assénés dans les bars à vin de la capitale tels que parfaitement décrits par Marc ou Mathieu plus haut.
    Pour avoir subi également ces moments de solitude (souvenir d’un repas chez Jancou avec mon Philou où on voyait notre Courtois brunir dans le verre au milieu d’autres curiosités du même genre et où la seule prononciation du mot soufre nous avait valu limite la porte) où devant votre déception, le serveur-sommelier essaie de vous expliquer que cette petite odeur merdeuse, ce fumet vinaigré qui vous ratiboise les poils du pif ou cette jolie pomme blette à faire fuir un producteur de cidre bouché, c’est propre, c’est bio, c’est la nature, j’en suis venu à croire qu’une frange d’amateurs a associé ce qui reste pour moi des défauts oenologiques patents à une image rassurante de pseudo propreté, innocuité et toute autre imagerie natureuse toute prête à penser et donc à ressentir.
    De plus, un vin qui pue, comme ces gewürz qui vous sautent au pif comme s’ils sortaient de chez Séphora et qui sont souvent les vins qu’on apprécie en débutant, même si c’est a priori moins agréable, et bien ça cause ! Pas besoin d’aller le chercher, il vous prend par le blase dès le verre approché et on peut embrayer directement sur les conversations de connaisseurs… Le vin qui cause, on en cause !
    En gros, mon vin sent la bouse donc ça me rappelle la ferme donc la nature…
    Le tour de manège cérébral est bouclé. C’est dégueu mais j’affirme un geste politique en buvant du lisier !

    J’ai pleine conscience que le raccourci est évidemment facile mais j’ai malheureusement à ma disposition pléthore de situations vécues qui me laissent à penser qu’il y a une forte part de vérité derrière l’apparence de caricature.

    Oliv

    Frédéric Gautier
    Participant

    olivier,
    mais que dire quand on parle de cavistes ? les vrais-faux sommeliers branchouilles y’en a plein les bars à vins, mais j’ai connu des vrais cavistes qui ont distribué des merdes alors que leur passé était important et pas d’avoir vendu du coca.
    l’appat du gain ? volonté d’être « in » ?
    une chose est certaine : par idéologie « on » refait des mauvais vins, ceux qui puent et qui sont dégueulasses à imbuvables et ça c’est pas vraiment un pas en avant…
    les mots « bio » et « nature » termes à la mode sont tellement utilisés à tort et à travers qu’ils finissent pour beaucoup par ne plus avoir leur sens initial et la capitale n’est pas la seule touchée crois moi…

    oliv
    Maître des clés

    J’ai la naïveté de penser comme l’a indiqué plus haut un LPVien que par un effet de balancier classique vis à vis de tout type d’excès (extraction, boisé, protection, maturité etc) , le goût des amateurs reviendra rapidement à plus d’équilibre.

    Raphael Mouillon
    Participant

    plus j’en bois, moins je les supporte, comme un écoeurement devant ces défauts oenologiques

    Tout pareil !

    Et Oliv, tu te souviens du James 2005…. on aurait du l’apporter dans un bar à vins nature de la capitale……

    marc Revial
    Participant

    Le pire c’est quand on vous en refile un, que vous vérifiez pas en tte confiance
    et vous ouvrez cela chez des amis 🙁
    enfin une amie dans mon cas (ce qui est un facteur agravant de la situation :))

    Par contre quand c’est bon, c’est très bon, pour ainsi dire j’ai préféré le moulin a vent de lilian bauchet fàce à la pialade
    quelques semaines plus tard (peut être c’est a recomparer en même temps!?).
    Mais dans le même registre d’une bonne buvabilité et d’un beau fruit, ce moulin a vent était très bien.
    Donc je me fais un peu l’avocat du diable, et j’attends les avis de ceux qui ont dégusté les vins de lilian par ex.

    Pupi
    Participant

    Oh les mecs calmez vous…Ça fait limite « vieux cons » 😉 (Humour !)

    Rappelez vous de votre jeunesse œnologique il y a 10/15/20 ans ou vous critiquiez les vins surextrait, boisé et hymer techniques des grosses maisons.A l’époque vous vous êtes tourné vers de jeunes vignerons qui pensaient déjà le vin autrement et qui sont les stars d’aujourd’hui.

    Hé bien ,aujourd’hui, toute une bande de vignerons veut prendre des risques ,pas toujours payant, histoire de voir si on peut tendre vers plus de pureté dans le verre et pense également le vin dans un ensemble : Impact sur l’écologie,sur la santée sur l’économie..

    Vous vous battez contre cette ‘évolution des usages que vous jugez brutale mais comme toujours (Je l’espère), il y aura synthèse, on prendra le bon des techniques du natures (Travail des sols rigoureux,aucune chimie lourde dans les sols,pureté) et on laissera derrière les expérimentations plus périlleuses (Notamment sur le sans souffre sudiste).

    Après, comme le mentionnait Oliv,les goûts évoluent également et si pas mal de jeunes dégustateurs commencent avec ce type de vin, il faut comprendre qu’ils ne perçoivent pas l’oxydation comme un défaut rédhibitoire.

    En conclusion n’ayez pas peur, tout le monde trouvera toujours à boire ce qui lui plait.

    Si vous ne souhaitez pas boire ce type de vin, il existe encre des milliers de bon restau à paris et en France qui font dans le traditionnel,vous n’êtes pas obligé de passer par la case Jancou/Septime/chateaubriand ect…C’est un peu comme si quelqu’un dînait chez el Bulli en crachant sur le moléculaire.
    Vous savez désormais à quoi vous attendre en franchissant leur portes.

    Pierre

    BoiPaKeDeLo
    Participant

    FGsuperfred écrivait:
    ——————————————————-
    > mais que dire quand on parle de cavistes ? les
    > vrais-faux sommeliers branchouilles y’en a plein
    > les bars à vins, mais j’ai connu des vrais
    > cavistes qui ont distribué des @#$%& alors que
    > leur passé était important et pas d’avoir vendu du
    > coca.
    > l’appat du gain ? volonté d’être « in » ?

    Un caviste [s]vent[/s] vend ce qu’il aime (en principe), mais aussi ce que les clients lui demandent. Cela me semble normal s’il veut s’en sortir.
    Quel intérêt pour un caviste indépendant de vendre du Tariquet ? La demande. Ben pour le « nature » c’est pareil.

    [size=small]Edit orthographe.[/size]

    Olivier

    Eric BERNARDIN
    Participant

    J’ai dégusté à plusieurs reprises les vins de Lilian. J’adore la personne et ses écrits, mais je trouve ses vins un peu trop « borderline ». Le type de vin qui risque de te valoir pas mal de réclamations.

    Contrairement à certains cavistes qui considèrent comme normal de te vendre des bouteilles à défaut, nous remplaçons la bouteille si elle s’avère imbuvable (mais ça n’arrive que quelques fois par an).

    Notre producteur que je considère le plus « limite » est la Sorga. Perso, j’ai vraiment du mal avec ses vins (à quelques exceptions) mais il compte pas mal de fans en France et encore plus à l’étranger, ravis de les trouver chez nous (s’ils aiment, tant mieux pour eux).

    marc Revial
    Participant

    Eric B écrivait:
    ——————————————————-
    > J’ai dégusté à plusieurs reprises les vins de
    > Lilian. J’adore la personne et ses écrits, mais je
    > trouve ses vins un peu trop « borderline ». Le type
    > de vin qui risque de te valoir pas mal de
    > réclamations.
    >
    > Contrairement à certains cavistes qui considèrent
    > comme normal de te vendre des bouteilles à défaut,
    > nous remplaçons la bouteille si elle s’avère
    > imbuvable (mais ça n’arrive que quelques fois par
    > an).
    >
    > Notre producteur que je considère le plus « limite »
    > est la Sorga. Perso, j’ai vraiment du mal avec ses
    > vins (à quelques exceptions) mais il compte pas
    > mal de fans en France et encore plus à l’étranger,
    > ravis de les trouver chez nous (s’ils aiment, tant
    > mieux pour eux).

    Merci eric, de cet avis, je suis peut être bien tombé
    je veux pas commander chez lui pour mettre dans ma cave, qui est une cave plus que limite, si c’est pour tout flinguer :/

    laurent garlin
    Participant

    Hé bien ,aujourd’hui, toute une bande de vignerons veut prendre des risques ,pas toujours payant, histoire de voir si on peut tendre vers plus de pureté dans le verre et pense également le vin dans un ensemble : Impact sur l’écologie,sur la santée sur l’économie..

    c’est justement le soucis, c’est qu’on tend vers moins de pureté (globalement). Avant de se préoccuper d’ecologie et d’ideologie, je demande d’abord à un vigneron que son vin n’ait pas de défauts oenologiques et qu’il soit bon. A partir de là, si ça lui chante en étant régulier de réduire tous les intrants sur son vignoble, très bien, mais perso je n’achète pas du vin pour faire un acte politique car par nature la viticulture n’a rien d’ecologique, donc je bois ce que j’aime (in vino veritas)

    on prendra le bon des techniques du natures (Travail des sols rigoureux,aucune chimie lourde dans les sols,pureté)

    je ne pense pas que de nombreux viticulteurs aient attendu les « nature » pour travailler leurs sols et réduire les intrants. le seul apports des « nature » est d’avoir faire prendre conscience qu’il n’etait pas nécessire de matraquer de soufre si les pratiques viticulturales étaient bonnes, ce que beaucoup faisaient déjà mais sans changer forcément les doses à la mise notamment.

    agitateur
    Participant

    Pas mieux:
    – pour faire dans l’écologie, on s’abstient d’entretenir une monoculture à 20hl / Ha, dont la production est expédiée à 500 points de vente via messagerie par cartons de 6.
    – si on se soucie de la santé, on ne vend pas un truc à 13% d’alcool…..
    « le bon des techniques du nature » ? Lesquelles ? J’ai beau chercher, j’en vois zéro. Ils n’en inventé qu’un seul truc, c’est le soufre zéro à la mise. Je ne crois pas que ça se range dans la rubrique du « bon »……

    Julien FRANCOIS
    Participant

    pour faire dans l’écologie, on s’abstient d’entretenir une monoculture à 20hl / Ha, dont la production est expédiée à 500 points de vente via messagerie par cartons de 6.

    (tu)

    Matthieu Guinard
    Participant

    Tiens je savais pas non plus que les Natures avaient inventé le travail des sols « rigoureux » 🙂

    Agitateur +1 😉

    Marc C
    Participant

    On voit bien que vous avez perdu votre enfance, vous ne croyez pas aux contes des producteurs 😀

    Marc

    RACHID BORDJI
    Participant

    Mais non Marc, il faut croire à leurs comptes !!!
    Sinon sans rire, on peut éviter ces vins si on y est allergique, je ne connais personne qui m’ait obligé à boire Villemade, Souhaut, Overnoy ou autre Pfifferling. A Paris on doit pouvoir éviter ces vins si on ne veut pas les boire, non? D’un autre côté on pourrait aussi penser que le restaurant est l’endroit le moins risqué pour boire ces vins à risque!! Si la bouteille est défaillante on la fait remplacer!

    R

    Steeve ?
    Participant

    HERBEY 99 écrivait:
    ——————————————————-
    > Mais non Marc, il faut croire à leurs comptes !!!
    > Sinon sans rire, on peut éviter ces vins si on y
    > est allergique, je ne connais personne qui m’ait
    > obligé à boire Villemade, Souhaut, Overnoy ou
    > autre Pfifferling. A Paris on doit pouvoir éviter
    > ces vins si on ne veut pas les boire, non? D’un
    > autre côté on pourrait aussi penser que le
    > restaurant est l’endroit le moins risqué pour
    > boire ces vins à risque!! Si la bouteille est
    > défaillante on la fait remplacer!
    >
    > R

    Merci Rachid!!!!!!!

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