› forums › A propos … › ça devient infernal !
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Cela devient de plus en plus difficile d’éviter les déviances, les faux goûts ou les mauvais goûts et personnellement, j’en ai assez.
On peut sans doute faire un travail respectueux de la nature et en même temps respectueux des consommateurs.Il devient également de plus en plus difficile à un vigneron qui veut vivre de ne pas faire sa cuvée sans soufre, parce que c’est la mode et même si c’est contre ses convictions : faut bien manger. Je l’ai encore éprouvé dernièrement en visitant un producteur pourtant très sérieux.
Rien que cette semaine : le sauvignon de Touraine du Tue Bœuf, caricatural d’acétate et d’oxydation, le Mauzac nature de Plageoles qui sent la serpillière, le sec 2012 Part d’Avant très acétate, un doux de Gaillac qui laisse une sensation de rouille dans la bouche pire que si on léchait une poutre en fer.
Je veux boire du vin qui a la gueule de l’endroit et non pas la sale gueule de son process. C’est finalement aussi caricatural que le vin bodybuildé / boisé des années Parker.
Stop !
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- 27 février 2014 à 11h15
Un vigneron me disait récemment qu’un des problèmes, pour la santé, avec les vins sans soufre était leur teneur forte en histamines.
Quelqu’un a-t-il des informations là dessus ?- 27 février 2014 à 13h26
effectivement je comprend mieux 😀
ici- 27 février 2014 à 13h32
Mouaip……on peut considérer en effet que sans bactériostatique, la proba est plus grande d’avoir dans le vin une souche de lactobacille capable de former une amine biogène.
Ceci étant, je fais parti de ceux qui se disent qu’avec 13% d’alcool, tout le reste se situe largement après la virgule…..- 27 février 2014 à 13h40
Question « bête » : il y a beaucoup d’amines dans le vin ?
- 27 février 2014 à 13h56
Entre presque zéro et beaucoup plus, selon les vins.
En voilà une réponse précise 😀
( de quelques petits mg/l à quelques grosses dizaines de mg/l ).
Il peut exister quelques seuils à l’importations dans divers pays, souvent différents et fixés de manière totalement arbitraires.Les hypocondriaques se rabattront sur les vins blancs sans malo.
- 27 février 2014 à 14h36
Les hypocondriaques se rabattront sur les vins blancs sans malo.
Ils diront que boire du vin sans malo fait mal à tête car il y a plus de soufre.
- 27 février 2014 à 14h41
Le soufre n’est pas responsable des maux de tête…
Luc
- 27 février 2014 à 16h57
Luc Javaux écrivait:
——————————————————-
> Le soufre n’est pas responsable des maux de
> tête…
>
Bonjour,Je m’étais naîvement fier à l’idée assez répandue que ces maux de tête sont dus au soufre. Sais-tu stp quels sont les éléments qui expliquent que certains vins donnent aussi facilement mal au crâne après simplement 2 verres ?
Arnaud – LPV Vaucluse
- 27 février 2014 à 17h10
Allergies.
Le soufre peut etre responsable mais ça représente moins de 5% des cas.
- 27 février 2014 à 17h29
Je veux bien te croire mais cela n’est-il pas un peu contradictoire avec le fait que lorsqu’un tel vin est bu en groupe, le vin fiche plus souvent mal au crâne à l’ensemble du groupe qu’à 1 ou 2 participants.
S’agit-il d’un terrain allergique très répandu ?
Arnaud – LPV Vaucluse
- 27 février 2014 à 17h42
Ce qui peut paraître encore plus bizarre, c’est qu’en France, c’est le vin blanc qui est sensé donner mal au crâne, alors que dans d’autres pays, c’est le vin rouge.
- 27 février 2014 à 17h44
En ce qui concerne le soufre, il faut plutôt parler d’intolérance que de véritable allergie, intolérance qui se manifeste par des écoulements nasaux, éternuements, voire dans de rares cas des crises d’asthme.
En ce qui concerne maux de tête et migraines, les éléments déclencheurs alimentaires connus sont le glutamate, les amines, les aliments gras et sucrés, la caféine et l’alcool.
Je rappelle que le vin contient de l’alcool… 😉 Et on a parlé des amines quelques messages plus haut.Luc
- 27 février 2014 à 18h12
- 27 février 2014 à 18h30
Pour aller dans le sens de Eric, oui, ici, par exemple, ce sont les rouges qui sont le plus souvent mal supporté.
Je pense aussi, vu la fréquence et les circonstances dans lesquelle je chope des maux de têtes liés au vin que les process oeno (voire viti) ont aussi un impact.
- 27 février 2014 à 18h52
J’aurais du mettre un smiley avec ma remarque sur le soufre et les maux de tête. C’était pour rester dans la tendance humour sur les hypocondriaques qui attrapent un rhume en regardant une émission sur les pingouins.
- 27 février 2014 à 19h25
[i]hyllos écrivait:
——————————————————-
> Je pense aussi, vu la fréquence et les
> circonstances dans lesquelle je chope des maux de
> têtes liés au vin que les process oeno (voire
> viti) ont aussi un impact.[/i]Pour rester partiellement dans le sujet ( vin nature et amines, tout du moins ):
https://lapassionduvin.com/phorum/read.php?28,828655,828836#msg-828836Reste à savoir si tu y es réellement hyper-sensibilisé…..J’ai tendance à penser qu’en réalité le pourcentage est beaucoup plus faible que les gens croyant l’être. Dans le même registre, j’avais lu une étude selon laquelle les sensibles au SO2 sont peu nombreux par rapport à ceux qui croient l’être, mais forcément ça nécessitait une étude plus poussée que ds simples analyses de sensations après dégustations……
- 27 février 2014 à 19h48
Un ami de longue date chopait souvent de grosse plaque rouge après nos soirée de jeune buveurs!!!!!
10 ans après il à appris qu’il était allergique aux sulfites!!!!
Plus de vins du tout, un simple verre lui amène immédiatement des plaques et des bouffées de chaleurs…
À part la bière qu’il supporte, il n’a plus grand choix…Cordialement,
Steeve- 27 février 2014 à 19h54
Celui qui s’auto diagnostiquerait une intolérance au SO2 devrait s’infliger une cure d’abricot sec pour confirmer ou infirmer. Vu les doses autorisés sur ces produits, ça devrait se ressentir de manière peu équivoque 😀
- 27 février 2014 à 22h40
Fréquence ne voulait pas dire souvent, bien au contraire. Mais je sais quand ça arrive et sur quel type de vin. Tous les vins ne sont pas concernés par ces problèmes. Certaines catégories sont plus « touchées ». Et assurément le soufre n’a rien à voir là-dedans.
- 28 février 2014 à 11h09
Je crois quand même qu’on se perd un peu dans ce débat.
Mon cri de colère initial concernait avant tout le goût.Comment trouver du plaisir autre qu’intellectuel ou idéologique à l’absorption d’un vin qui sent la merde, l’écurie ou la serpillière, la rouille ou le vinaigre ?
Personnellement, j’en ai assez de ces déceptions à l’ouverture de certaines bouteilles : parce qu’on ne s’y trompe pas : l’idée de découvrir, c’est comme ouvrir un cadeau, enlever rapidement le papier autour avec des yeux émerveillés d’enfant, avec beaucoup d’espoir.
Je ne crois pas que ces odeurs soient agréables pour qui que ce soit, sauf si on vous bourre le mou en vous assénant que le bon goût, c’est ça. Mais c’est peut-être le spectre de mon champ de perception qui est étroit. C’est vrai qu’il y a merde, petite merde et grosse merde et que tout est une affaire de nuance.
Je m’insurge donc, en résumé, non pas contre les vins non protégés qui ont réussi à survivre jusqu’à l’ouverture, mais contre la quantité très importante de vins déviants qui sont de plus en plus nombreux et je trouve personnellement inadmissible de faire payer aux consommateurs les errances d’un vigneron et contre le mouvement (et le système ! ) autour qui tend à faire passer la pilule derrière des arguments fallacieux.
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