› forums › A propos … › ça devient infernal !
- Ce sujet contient 520 réponses, 63 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
1 1, le il y a 12 années et 2 mois.
- Poste
-
Cela devient de plus en plus difficile d’éviter les déviances, les faux goûts ou les mauvais goûts et personnellement, j’en ai assez.
On peut sans doute faire un travail respectueux de la nature et en même temps respectueux des consommateurs.Il devient également de plus en plus difficile à un vigneron qui veut vivre de ne pas faire sa cuvée sans soufre, parce que c’est la mode et même si c’est contre ses convictions : faut bien manger. Je l’ai encore éprouvé dernièrement en visitant un producteur pourtant très sérieux.
Rien que cette semaine : le sauvignon de Touraine du Tue Bœuf, caricatural d’acétate et d’oxydation, le Mauzac nature de Plageoles qui sent la serpillière, le sec 2012 Part d’Avant très acétate, un doux de Gaillac qui laisse une sensation de rouille dans la bouche pire que si on léchait une poutre en fer.
Je veux boire du vin qui a la gueule de l’endroit et non pas la sale gueule de son process. C’est finalement aussi caricatural que le vin bodybuildé / boisé des années Parker.
Stop !
- Replies
-
- 8 mars 2014 à 17h10
tout à fait hannibal !
un vin peut être parfait oenologiquement et qu’on se fasse chier en le buvant, rien de pire que ça !- 8 mars 2014 à 20h26
[size=small]un vin peut être parfait oenologiquement et qu’on se fasse chier en le buvant, rien de pire que ça[/size]
Tariquet ?
- 8 mars 2014 à 20h26
[size=small]un vin peut être parfait oenologiquement et qu’on se fasse chier en le buvant, rien de pire que ça[/size]
Tariquet ?
- 8 mars 2014 à 20h28
Jean Marie, je pense à celui ci et à bien d’ autres
- 8 mars 2014 à 20h28
Jean Marie, je pense à celui ci et à bien d’ autres
- 8 mars 2014 à 22h32
entre les vins chiants parce que ressemblant à n’importe quel autre et les vins bourrés de défauts oenologiques comme ceux cités par oenofafa qui ressemblent à n’importe quel autre vin avec les mêmes défauts, y a p’etre un juste milieu, non?
faire passer des défauts pour des qualités, moi j’veux bien, mais si ma passion du vin devient celle là, j’vais vite passer à autre chose.
perso ce qui m’intéresse dans le vin, et qui m’apporte du plaisir, ce sont les vins qui ont la gueule de l’endroit, qui sont précis, profonds et qui ne goûtent pas à plein nez et pleine bouche les manip, absence de manip ou mauvaises manip de vinif et élevage des vignerons qui les ont produit.- 8 mars 2014 à 22h32
entre les vins chiants parce que ressemblant à n’importe quel autre et les vins bourrés de défauts oenologiques comme ceux cités par oenofafa qui ressemblent à n’importe quel autre vin avec les mêmes défauts, y a p’etre un juste milieu, non?
faire passer des défauts pour des qualités, moi j’veux bien, mais si ma passion du vin devient celle là, j’vais vite passer à autre chose.
perso ce qui m’intéresse dans le vin, et qui m’apporte du plaisir, ce sont les vins qui ont la gueule de l’endroit, qui sont précis, profonds et qui ne goûtent pas à plein nez et pleine bouche les manip, absence de manip ou mauvaises manip de vinif et élevage des vignerons qui les ont produit.- 8 mars 2014 à 23h01
« les vins bourrés de défauts oenologiques comme ceux cités par oenofafa »
Enzo, Tu les connais si bien que ça les vins que je cite pour être aussi affirmatif?
Même si je ne doute pas que tu sois un puit de science oenologique…;)
De la volatile ou la présence de gaz, c’est bien un défaut? Et bien pour moi, si c’est modéré, ça peut devenir une qualité en équilibrant un vin du sud riche en alcool, en le rendant plus digeste.
François- 8 mars 2014 à 23h01
« les vins bourrés de défauts oenologiques comme ceux cités par oenofafa »
Enzo, Tu les connais si bien que ça les vins que je cite pour être aussi affirmatif?
Même si je ne doute pas que tu sois un puit de science oenologique…;)
De la volatile ou la présence de gaz, c’est bien un défaut? Et bien pour moi, si c’est modéré, ça peut devenir une qualité en équilibrant un vin du sud riche en alcool, en le rendant plus digeste.
François- 9 mars 2014 à 0h53
Salut a tous . Tu m’a bien compris francois !
Concernant les notes animales des vieux vins, j’ai lu quelque part qu’il y avait toujours des bretts dans le vin, et que sa multiplication inevitable avec le temps pouvait aboutir a ce ressenti aromatique apres des annees, si le vin est protege ( bien plus tot si il ne lest pas). Dans cette hypothese ces notes animales seraient donc un defaut. Moi j’aime ca, tant que cela ne masque pas trop l’identite du vin. Et en cela je rejoins bien sur luc : une infusion de brett ne me dit rien. Mais on oublie trop vite cet ocean de possibilites entre l’infusion de brett et le vin « parfait » .
Et il est a mon gout bien des vins qui presentent des notes animales, d’ecurie, assez discretes pour ne pas perturber trop l’identite du vin. De meme pour les notes oxydatives, comme valette, bel exemple de vin qui se voit plus complexe grace aux notes oxydatives.
Sur le theme des vins masques par des odeurs masquant le terroir ou la typicite, n’oublions donc pas la barrique. Si le vin est un jus de planche, c est pas bon a mon gout. Certains aiment, je les respecte. Mais un vin finement boise, qui ne masque pas le vin mais ajoute a sa complexite, j’aime. Tout comme un vin discretement brette.
Ainsi les divers artifices, voulus ou non, qui maquillent le vin et lui font perdre sa typicite, c est a dire le bois, l oxydation, les bretts, sont a mon gout bienvenus, tant qu ils ne sont pas, bien sur, omnipresents.
ps : source brettanomyces : la revue des oenologues sur google pour ceux-ce que ca tente.
- 9 mars 2014 à 0h53
Salut a tous . Tu m’a bien compris francois !
Concernant les notes animales des vieux vins, j’ai lu quelque part qu’il y avait toujours des bretts dans le vin, et que sa multiplication inevitable avec le temps pouvait aboutir a ce ressenti aromatique apres des annees, si le vin est protege ( bien plus tot si il ne lest pas). Dans cette hypothese ces notes animales seraient donc un defaut. Moi j’aime ca, tant que cela ne masque pas trop l’identite du vin. Et en cela je rejoins bien sur luc : une infusion de brett ne me dit rien. Mais on oublie trop vite cet ocean de possibilites entre l’infusion de brett et le vin « parfait » .
Et il est a mon gout bien des vins qui presentent des notes animales, d’ecurie, assez discretes pour ne pas perturber trop l’identite du vin. De meme pour les notes oxydatives, comme valette, bel exemple de vin qui se voit plus complexe grace aux notes oxydatives.
Sur le theme des vins masques par des odeurs masquant le terroir ou la typicite, n’oublions donc pas la barrique. Si le vin est un jus de planche, c est pas bon a mon gout. Certains aiment, je les respecte. Mais un vin finement boise, qui ne masque pas le vin mais ajoute a sa complexite, j’aime. Tout comme un vin discretement brette.
Ainsi les divers artifices, voulus ou non, qui maquillent le vin et lui font perdre sa typicite, c est a dire le bois, l oxydation, les bretts, sont a mon gout bienvenus, tant qu ils ne sont pas, bien sur, omnipresents.
ps : source brettanomyces : la revue des oenologues sur google pour ceux-ce que ca tente.
- 9 mars 2014 à 1h06
Ainsi les divers artifices, voulus ou non, qui maquillent le vin, lui font perdre sa typicite, c’ est a dire le bois, l oxydation, les bretts, sont a mon gout bienvenus, tant qu ils ne sont pas, bien sur, omnipresents.
Dominants veux-tu dire ?
- 9 mars 2014 à 1h06
Ainsi les divers artifices, voulus ou non, qui maquillent le vin, lui font perdre sa typicite, c’ est a dire le bois, l oxydation, les bretts, sont a mon gout bienvenus, tant qu ils ne sont pas, bien sur, omnipresents.
Dominants veux-tu dire ?
- 9 mars 2014 à 1h13
Oui michel, on peut dire dominants, car dominants c ‘est deja trop a mon gout, meme si je respecte ceux qui pourraient aimer ca.
Ps desole pour le manque d ‘accents.
- 9 mars 2014 à 1h13
Oui michel, on peut dire dominants, car dominants c ‘est deja trop a mon gout, meme si je respecte ceux qui pourraient aimer ca.
Ps desole pour le manque d ‘accents.
- 9 mars 2014 à 1h20
[i]oenofafa écrivait:
——————————————————-> Sur une bouteille de Soula du Casot des Maillols,
> cette volatile qui vient équilibrer une matière
> énorme et un niveau d’alcool élevé, je trouve ça
> meilleur qu’un clos des Fées![/i]Je ne peux m’empêcher d’adresser un petit clin d’œil à mes copains et surtout à Hervé Bizeul, lors d’une discussion sur le salon des Grands Vins ou Grand Tasting (première édition, de mémoire).
De chez eux, j’ai eu des grands coups de cœur (sur les millésimes de fin années 90 et début 2000) et parfois des haut le cœur aussi (sur les cuvées de plaine, plus récentes, de mémoire). Alain Castex et son épouse sont éminemment sympathiques et attachants, mais il faut garder l’esprit critique, quand c’est déviant pour moi, ça l’est, même si un copain aime passionnément leurs vins et les vignerons.Phil
- 9 mars 2014 à 1h20
[i]oenofafa écrivait:
——————————————————-> Sur une bouteille de Soula du Casot des Maillols,
> cette volatile qui vient équilibrer une matière
> énorme et un niveau d’alcool élevé, je trouve ça
> meilleur qu’un clos des Fées![/i]Je ne peux m’empêcher d’adresser un petit clin d’œil à mes copains et surtout à Hervé Bizeul, lors d’une discussion sur le salon des Grands Vins ou Grand Tasting (première édition, de mémoire).
De chez eux, j’ai eu des grands coups de cœur (sur les millésimes de fin années 90 et début 2000) et parfois des haut le cœur aussi (sur les cuvées de plaine, plus récentes, de mémoire). Alain Castex et son épouse sont éminemment sympathiques et attachants, mais il faut garder l’esprit critique, quand c’est déviant pour moi, ça l’est, même si un copain aime passionnément leurs vins et les vignerons.Phil
- 9 mars 2014 à 1h30
Enzo, Tu les connais si bien que ça les vins que je cite pour être aussi affirmatif?
les casot des mailloles, les barral, les valette, oui je les ai bu plusieurs fois et je vois exactement de quels défauts il retourne. Du coup, c’est curieux, mais j’ai moins envie de connaitre les autres 🙂
De la volatile ou la présence de gaz, c’est bien un défaut?
comme dans tout produit de consommation, il y a des règles et des normes que le produit n’est pas censé dépasser. Mais en l’occurrence le gaz comme la volatile (je pense que tu n’as pas choisi ces deux éléments par hasard) sont des défauts s’ils déséquilibrent le vin (c’est le cas parfois chez barral), et parfois un atout quand ils lui apportent ce qui lui manque par ailleurs (là dessus on est d’accord mais ça n’est pas le sujet). tout est donc question de mesure dans ces deux domaines, ce qui bien sûr est tout autre chose quand on parle d’oxydation non recherchée (comme je l’ai presque toujours perçu chez valette et aussi sur le casot), de bretts (senti chez casot) ou d’autres choses.
Pour ce qui est des bretts, je parle bien sûr des bretts perceptibles au palais humains et qui modifient l’aromatique et la structure d’un vin au point de perdre à la fois l’origine et la pureté d’un vin, pas des bretts présents à l’analyse et qui ne change rien au vin parce que non perceptibles pour nous.pour info, le gaz laissé à la mise, ça n’est pas l’apanage des vins du sud pour les équilibrer, c’est surtout un moyen de réduire les doses de soufre à la mise (et pas du tout l’exclusivité des « natures »), même si cela peut contribuer à donner de la fraîcheur aux vins du sud (ça part au vieillissement).
Concernant les notes animales des vieux vins, j’ai lu quelque part qu’il y avait toujours des bretts dans le vin, et que sa multiplication inévitable avec le temps pouvait aboutir a ce ressenti aromatique après des années,
il n’y a pas de multiplication inévitable car il y a des milieux où les bretts en quantité trop faibles ne se développent pas, et en particulier les vins suffisamment protégés, si c’était le cas, tous les vins sentiraient la même chose au vieillissement, ce qui n’est pas le cas bien heureusement pour la diversité des vins.
- 9 mars 2014 à 1h30
Enzo, Tu les connais si bien que ça les vins que je cite pour être aussi affirmatif?
les casot des mailloles, les barral, les valette, oui je les ai bu plusieurs fois et je vois exactement de quels défauts il retourne. Du coup, c’est curieux, mais j’ai moins envie de connaitre les autres 🙂
De la volatile ou la présence de gaz, c’est bien un défaut?
comme dans tout produit de consommation, il y a des règles et des normes que le produit n’est pas censé dépasser. Mais en l’occurrence le gaz comme la volatile (je pense que tu n’as pas choisi ces deux éléments par hasard) sont des défauts s’ils déséquilibrent le vin (c’est le cas parfois chez barral), et parfois un atout quand ils lui apportent ce qui lui manque par ailleurs (là dessus on est d’accord mais ça n’est pas le sujet). tout est donc question de mesure dans ces deux domaines, ce qui bien sûr est tout autre chose quand on parle d’oxydation non recherchée (comme je l’ai presque toujours perçu chez valette et aussi sur le casot), de bretts (senti chez casot) ou d’autres choses.
Pour ce qui est des bretts, je parle bien sûr des bretts perceptibles au palais humains et qui modifient l’aromatique et la structure d’un vin au point de perdre à la fois l’origine et la pureté d’un vin, pas des bretts présents à l’analyse et qui ne change rien au vin parce que non perceptibles pour nous.pour info, le gaz laissé à la mise, ça n’est pas l’apanage des vins du sud pour les équilibrer, c’est surtout un moyen de réduire les doses de soufre à la mise (et pas du tout l’exclusivité des « natures »), même si cela peut contribuer à donner de la fraîcheur aux vins du sud (ça part au vieillissement).
Concernant les notes animales des vieux vins, j’ai lu quelque part qu’il y avait toujours des bretts dans le vin, et que sa multiplication inévitable avec le temps pouvait aboutir a ce ressenti aromatique après des années,
il n’y a pas de multiplication inévitable car il y a des milieux où les bretts en quantité trop faibles ne se développent pas, et en particulier les vins suffisamment protégés, si c’était le cas, tous les vins sentiraient la même chose au vieillissement, ce qui n’est pas le cas bien heureusement pour la diversité des vins.
- 9 mars 2014 à 1h31
il faut garder l’esprit critique, quand c’est déviant pour moi, ça l’est
Les vins déviants c’est tout de même paradoxal…
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.