› forums › A propos … › ça devient infernal !
- Ce sujet contient 520 réponses, 63 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
1 1, le il y a 11 années et 1 mois.
- Poste
-
Cela devient de plus en plus difficile d’éviter les déviances, les faux goûts ou les mauvais goûts et personnellement, j’en ai assez.
On peut sans doute faire un travail respectueux de la nature et en même temps respectueux des consommateurs.Il devient également de plus en plus difficile à un vigneron qui veut vivre de ne pas faire sa cuvée sans soufre, parce que c’est la mode et même si c’est contre ses convictions : faut bien manger. Je l’ai encore éprouvé dernièrement en visitant un producteur pourtant très sérieux.
Rien que cette semaine : le sauvignon de Touraine du Tue Bœuf, caricatural d’acétate et d’oxydation, le Mauzac nature de Plageoles qui sent la serpillière, le sec 2012 Part d’Avant très acétate, un doux de Gaillac qui laisse une sensation de rouille dans la bouche pire que si on léchait une poutre en fer.
Je veux boire du vin qui a la gueule de l’endroit et non pas la sale gueule de son process. C’est finalement aussi caricatural que le vin bodybuildé / boisé des années Parker.
Stop !
- Replies
-
- 7 mars 2014 à 20h28
Emmanuel,
selon les gens de UCDavis, les odeurs de cuir sont dues à certaines Brett.
J’ai des doutes, en ce sens qu’on nous avait enseigné que c’était dû à une condensation de tanins du chêne et de composants du vin.
- 7 mars 2014 à 22h05
Luc, Brettanomyces bruxellensis est-elle une levure belge ?
- 7 mars 2014 à 22h05
Luc, Brettanomyces bruxellensis est-elle une levure belge ?
- 7 mars 2014 à 22h17
En tout cas, c’est elle qui fermente plusieurs bières belges. Je crois que c’est au moins le cas pour Orval et Hoegaarden.
- 7 mars 2014 à 22h17
En tout cas, c’est elle qui fermente plusieurs bières belges. Je crois que c’est au moins le cas pour Orval et Hoegaarden.
- 7 mars 2014 à 22h18
pour info : bretts
il a e plusieurs sortes apparemment.
donc c’est quand elles sont toutes là que le vin est nature 😀
[size=small](mode provoc on 😉 )[/size]- 7 mars 2014 à 22h18
pour info : bretts
il a e plusieurs sortes apparemment.
donc c’est quand elles sont toutes là que le vin est nature 😀
[size=small](mode provoc on 😉 )[/size]- 7 mars 2014 à 23h08
hannibal écrivait:
——————————————————-
> Luc, Brettanomyces bruxellensis est-elle une
> levure belge ?Farpaitement ! Et même bruxelloise !
Elle est responsable de la fermentation spontanée des bières de type lambic ou gueuze (ce que ne sont ni l’Orval, ni la Hoegaarden).Luc
- 7 mars 2014 à 23h08
hannibal écrivait:
——————————————————-
> Luc, Brettanomyces bruxellensis est-elle une
> levure belge ?Farpaitement ! Et même bruxelloise !
Elle est responsable de la fermentation spontanée des bières de type lambic ou gueuze (ce que ne sont ni l’Orval, ni la Hoegaarden).Luc
- 8 mars 2014 à 0h31
Une question me taraude suite au sujet ; les arômes tertiaires de type cuir des vieux vins, ne sont-ils pas dus à brettanomyces aussi ?
si c’etait le cas, même en arômes primaires on sentirait des arômes venant des bretts. pour moi pas de rapport entre les arômes animaux provenant du vieillissement et ceux primaire qu’on retrouve dans les rouges mal protégés et qui ne permettent pas de savoir si on boit un vin de loire, de bourgogne ou du sud ouest. aucun plaisir pour ma part dans ces vins, d’autant qu’il est tellement facile de se faire plaisir avec des vins simples ayant la gueule de l’endroit.
- 8 mars 2014 à 0h31
Une question me taraude suite au sujet ; les arômes tertiaires de type cuir des vieux vins, ne sont-ils pas dus à brettanomyces aussi ?
si c’etait le cas, même en arômes primaires on sentirait des arômes venant des bretts. pour moi pas de rapport entre les arômes animaux provenant du vieillissement et ceux primaire qu’on retrouve dans les rouges mal protégés et qui ne permettent pas de savoir si on boit un vin de loire, de bourgogne ou du sud ouest. aucun plaisir pour ma part dans ces vins, d’autant qu’il est tellement facile de se faire plaisir avec des vins simples ayant la gueule de l’endroit.
- 8 mars 2014 à 0h46
pourtant quand t’as pu de fruits sur un vin, c’est pas que du au vieillissement…
CF bourgneuf vayron 1990 aucun fruit et que des arômes animaux, boyaux de porc etc…- 8 mars 2014 à 0h46
pourtant quand t’as pu de fruits sur un vin, c’est pas que du au vieillissement…
CF bourgneuf vayron 1990 aucun fruit et que des arômes animaux, boyaux de porc etc…- 8 mars 2014 à 2h02
Emmanuel « e mane » a complètement raison de recentrer le débat sur la notion de plaisir!
Car c’est la vraie finalité dans le vin!
Comme dans beaucoup d’autres domaines, les défauts font souvent le charme, à condition de ne pas occulter complètement le reste…
Je fais probablement partie des « bobos » tant décriés, mais j’ai aussi eu, il y a longtemps, une phase bordeaux achetés dans les foires aux vins d’un carrefour de banlieue
Et puis il y a eu des chocs gustatifs comme le domaine de Peyra en Auvergne, Eris Calcutt dans la Loire, le domaine Mazières dans les Corbières, et puis Barral…
Avec des interrogations, des doutes, à la clé, sur ces arômes parfois bizarres, cette drôle d’acidité, le respect du terroir(?) mais bon dieu, quel plaisir à les boire!!!
Sur une bouteille de Soula du Casot des Maillols, cette volatile qui vient équilibrer une matière énorme et un niveau d’alcool élevé, je trouve ça meilleur qu’un clos des Fées!
Les arômes animaux de la bouteille de Guilhem des Terres inconnues donnent de la complexité face à la grande cuvée du Mas laval
Les notes oxydatives d’un clos de Monsieur Noly de Valette qui se prolongent à l’infini en bouche
Goûter des liquoreux de Rousset Peyraguey ou un Layon de Jérôme Saurigny et ses arômes de cire qui me rappellent une boutique d’antiquaire
Non, ça n’est pas qu’une mode dans mon cas, c’est une lente évolution qui m’oriente de plus en plus( et pas uniquement) vers les vins natures!
Parce que j’y prends du PLAISIR!
François- 8 mars 2014 à 2h02
Emmanuel « e mane » a complètement raison de recentrer le débat sur la notion de plaisir!
Car c’est la vraie finalité dans le vin!
Comme dans beaucoup d’autres domaines, les défauts font souvent le charme, à condition de ne pas occulter complètement le reste…
Je fais probablement partie des « bobos » tant décriés, mais j’ai aussi eu, il y a longtemps, une phase bordeaux achetés dans les foires aux vins d’un carrefour de banlieue
Et puis il y a eu des chocs gustatifs comme le domaine de Peyra en Auvergne, Eris Calcutt dans la Loire, le domaine Mazières dans les Corbières, et puis Barral…
Avec des interrogations, des doutes, à la clé, sur ces arômes parfois bizarres, cette drôle d’acidité, le respect du terroir(?) mais bon dieu, quel plaisir à les boire!!!
Sur une bouteille de Soula du Casot des Maillols, cette volatile qui vient équilibrer une matière énorme et un niveau d’alcool élevé, je trouve ça meilleur qu’un clos des Fées!
Les arômes animaux de la bouteille de Guilhem des Terres inconnues donnent de la complexité face à la grande cuvée du Mas laval
Les notes oxydatives d’un clos de Monsieur Noly de Valette qui se prolongent à l’infini en bouche
Goûter des liquoreux de Rousset Peyraguey ou un Layon de Jérôme Saurigny et ses arômes de cire qui me rappellent une boutique d’antiquaire
Non, ça n’est pas qu’une mode dans mon cas, c’est une lente évolution qui m’oriente de plus en plus( et pas uniquement) vers les vins natures!
Parce que j’y prends du PLAISIR!
François- 8 mars 2014 à 2h17
Tiens François t’es là aussi! C’est un plaisir de te lire 😀
- 8 mars 2014 à 2h17
Tiens François t’es là aussi! C’est un plaisir de te lire 😀
- 8 mars 2014 à 13h25
Comme dans beaucoup d’autres domaines, les défauts font souvent le charme, à condition de ne pas occulter complètement le reste…
Les « défauts qui font le charme » ne sont pas des défauts, mais des caractéristiques qui s’intègrent au tout et contribuent à son harmonie, voire corrigent ce qui peut apparaître comme un excès de perfection. C’est quand on ne voit qu’elles que certaines caractéristiques deviennent des défauts. Après, c’est une question de lecture qui peut toujours se discuter.
- 8 mars 2014 à 13h25
Comme dans beaucoup d’autres domaines, les défauts font souvent le charme, à condition de ne pas occulter complètement le reste…
Les « défauts qui font le charme » ne sont pas des défauts, mais des caractéristiques qui s’intègrent au tout et contribuent à son harmonie, voire corrigent ce qui peut apparaître comme un excès de perfection. C’est quand on ne voit qu’elles que certaines caractéristiques deviennent des défauts. Après, c’est une question de lecture qui peut toujours se discuter.
- 8 mars 2014 à 17h10
tout à fait hannibal !
un vin peut être parfait oenologiquement et qu’on se fasse chier en le buvant, rien de pire que ça !
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.