› forums › A propos … › ça devient infernal !
- Ce sujet contient 520 réponses, 63 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
1 1, le il y a 12 années et 2 mois.
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Cela devient de plus en plus difficile d’éviter les déviances, les faux goûts ou les mauvais goûts et personnellement, j’en ai assez.
On peut sans doute faire un travail respectueux de la nature et en même temps respectueux des consommateurs.Il devient également de plus en plus difficile à un vigneron qui veut vivre de ne pas faire sa cuvée sans soufre, parce que c’est la mode et même si c’est contre ses convictions : faut bien manger. Je l’ai encore éprouvé dernièrement en visitant un producteur pourtant très sérieux.
Rien que cette semaine : le sauvignon de Touraine du Tue Bœuf, caricatural d’acétate et d’oxydation, le Mauzac nature de Plageoles qui sent la serpillière, le sec 2012 Part d’Avant très acétate, un doux de Gaillac qui laisse une sensation de rouille dans la bouche pire que si on léchait une poutre en fer.
Je veux boire du vin qui a la gueule de l’endroit et non pas la sale gueule de son process. C’est finalement aussi caricatural que le vin bodybuildé / boisé des années Parker.
Stop !
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- 6 mars 2014 à 20h51
Re-salut pierre ; je te suis tout à fait sur ce raisonnement : quand on n’a pas ce qu’on attend, on est déçu. Mais entre gruyère et camembert, il y a de la marge. Après qu’un vin nature ait un peu d’écurie, garde du fruit, çà me dérangera pas plus que çà, et je peux même aimer çà. Par contre le goût de bouchon non. Et je ne dois pas être le seul à aimer ces odeurs d’écurie, force est de constater que çà se vend.
Après tant que des consommateurs récidiveront dans l’achat de bouteilles à défaut, çà se vendra. Faudra penser à leur expliquer qu’il n’est pas convenable de boire ces bouteilles, qu’ils ne comprennent rien au goût, parce que les bactéries à odeurs d’écurie, dans le vin c’est pas bien, çà fait mauvais genre, çà fait sale.
Pour conclure je citerai Rachid dont je partage totalement la sentence, » [i]Encore une fois on assume ses goûts (fussent-ils des goûts de ch…),en faisant fi de la doxa!!
Rien à vendre pour ce qui me concerne, on garde son libre arbitre et je ne juge qu’à l’ aune de mon plaisir![/i] »Oui, j’aime aussi les goûts de chiotte (notamment l’andouille), et j’adore çà.
- 6 mars 2014 à 22h38
Oui, j’aime aussi les goûts de chiotte (notamment l’andouille), et j’adore çà.
Et quand on te sert un ris de veau qui sent l’andouille, tu finis ton assiette ?
Moi pas.- 6 mars 2014 à 22h38
Oui, j’aime aussi les goûts de chiotte (notamment l’andouille), et j’adore çà.
Et quand on te sert un ris de veau qui sent l’andouille, tu finis ton assiette ?
Moi pas.- 6 mars 2014 à 23h03
E-mane écrivait:
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> Oui, j’aime aussi les goûts de chiotte (notamment
> l’andouille), et j’adore çà.Le gout de chiotte ici ce serait plutôt d’aimer l’andouille avariée. Comme le vin brétté (ou autre déviance).
Olivier.
- 6 mars 2014 à 23h03
E-mane écrivait:
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> Oui, j’aime aussi les goûts de chiotte (notamment
> l’andouille), et j’adore çà.Le gout de chiotte ici ce serait plutôt d’aimer l’andouille avariée. Comme le vin brétté (ou autre déviance).
Olivier.
- 6 mars 2014 à 23h28
Encore une fois, la problématique « essentielle » posée par Jérôme non sans provocation est de faire prendre au consommateur (lambda j’imagine!) des vessies pour des lanternes. Certains se brûlent et d’autres pas:)
L’amateur un tant soit peu averti doit pouvoir passer entre les gouttes des vins déviants (oxydés , brettés ou autres) sans se laisser appâter tel un dindon (plutôt un pigeon) par des discours lénifiants sur la typicité, le terroir et autres fadaises. je ne suis en rien un adversaire du soufre (un toxique qui comme avec le cuivre a permis de faire et de conserver le vin, faisant accéder des breuvages incertains au statut de vin). Pour autant la découverte assez récente , 4-5 ans, de tout un pan de la viticulture, m’a entrouvert une perspective de découverte de vins immédiats, plaisants, parfois aussi daubés. Mon expérience sur ces vins peu protégés est pour ma part plutôt satisfaisante. Je les choisis avec soin et ne retourne pas là où je me suis brûlé.
Maintenant en faire des tonnes sur ce sujet ne me semble pas essentiel!
Bonne soiréeR
- 6 mars 2014 à 23h28
Encore une fois, la problématique « essentielle » posée par Jérôme non sans provocation est de faire prendre au consommateur (lambda j’imagine!) des vessies pour des lanternes. Certains se brûlent et d’autres pas:)
L’amateur un tant soit peu averti doit pouvoir passer entre les gouttes des vins déviants (oxydés , brettés ou autres) sans se laisser appâter tel un dindon (plutôt un pigeon) par des discours lénifiants sur la typicité, le terroir et autres fadaises. je ne suis en rien un adversaire du soufre (un toxique qui comme avec le cuivre a permis de faire et de conserver le vin, faisant accéder des breuvages incertains au statut de vin). Pour autant la découverte assez récente , 4-5 ans, de tout un pan de la viticulture, m’a entrouvert une perspective de découverte de vins immédiats, plaisants, parfois aussi daubés. Mon expérience sur ces vins peu protégés est pour ma part plutôt satisfaisante. Je les choisis avec soin et ne retourne pas là où je me suis brûlé.
Maintenant en faire des tonnes sur ce sujet ne me semble pas essentiel!
Bonne soiréeR
- 6 mars 2014 à 23h35
Je serais fort étonné, Oliv.
Mais des odeurs animales sur un vin nature, çà n’a rien de très étonnant, si ? Disons que çà risque d’arriver, il faut savoir être prêt pour le grand frisson ; boire du vin con-ta-mi-né. Brrrr, çà me glace les sangs ; et quelle perversion à y prendre du plaisir ! Bon j’arrête, il y a peut-être des enfants qui lisent.
- 6 mars 2014 à 23h35
Je serais fort étonné, Oliv.
Mais des odeurs animales sur un vin nature, çà n’a rien de très étonnant, si ? Disons que çà risque d’arriver, il faut savoir être prêt pour le grand frisson ; boire du vin con-ta-mi-né. Brrrr, çà me glace les sangs ; et quelle perversion à y prendre du plaisir ! Bon j’arrête, il y a peut-être des enfants qui lisent.
- 7 mars 2014 à 0h08
Le problème n’est pas telle odeur de ceci ou cela. Le problème c’est quand un goût ou une odeur, quels qui’ils soient, prend pas sur tout le reste, en admettant qu’il y ait un reste. Pas d’équilibre, pas de finesse, juste de la grosse artillerie sans intérêt.
- 7 mars 2014 à 0h08
Le problème n’est pas telle odeur de ceci ou cela. Le problème c’est quand un goût ou une odeur, quels qui’ils soient, prend pas sur tout le reste, en admettant qu’il y ait un reste. Pas d’équilibre, pas de finesse, juste de la grosse artillerie sans intérêt.
- 7 mars 2014 à 0h36
E-mane écrivait:
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> Je serais fort étonné, Oliv.
>
> Mais des odeurs animales sur un vin nature, çà n’a
> rien de très étonnant, si ? Disons que çà risque
> d’arriver, il faut savoir être prêt pour le grand
> frisson ; boire du vin con-ta-mi-né. Brrrr, çà me
> glace les sangs ; et quelle perversion à y prendre
> du plaisir ! Bon j’arrête, il y a peut-être des
> enfants qui lisent.Je suis tout de même étonné de lire que les tenants du « nature », de la plume desquels on lit à longueur d’année les mots « respect de la typicité apportée par le terroir », semblent trouver normal, acceptable, voire même appréciable que leur vin, plutôt que refléter les caractéristiques du terroir d’où ils sont issus, reflètent surtout un process de vinification et ses fréquentes approximations.
Luc
- 7 mars 2014 à 0h36
E-mane écrivait:
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> Je serais fort étonné, Oliv.
>
> Mais des odeurs animales sur un vin nature, çà n’a
> rien de très étonnant, si ? Disons que çà risque
> d’arriver, il faut savoir être prêt pour le grand
> frisson ; boire du vin con-ta-mi-né. Brrrr, çà me
> glace les sangs ; et quelle perversion à y prendre
> du plaisir ! Bon j’arrête, il y a peut-être des
> enfants qui lisent.Je suis tout de même étonné de lire que les tenants du « nature », de la plume desquels on lit à longueur d’année les mots « respect de la typicité apportée par le terroir », semblent trouver normal, acceptable, voire même appréciable que leur vin, plutôt que refléter les caractéristiques du terroir d’où ils sont issus, reflètent surtout un process de vinification et ses fréquentes approximations.
Luc
- 7 mars 2014 à 18h40
Je suis bien d’accord avec toi Hannibal ; si le vin n’apporte pas de plaisir, c’est un problème. Il y a de ces vins imbuvables, parce que les défauts sont omniprésents, parce que bouchonnés, parce qu’insipides, parce que proches du white spirit.
Bonjour Luc ; je ne suis pas un tenant du « nature », mais juste un tenant du plaisir que peut m’apporter une bouteille ; et je ne vais certainement pas m’insurger contre une bouteille qui m’apporte du plaisir, au motif qu’elle n’est pas irréprochable niveau vinification.
Je ne vais certainement pas me placer dans un camp, ce serait trop bête de se limiter, tant il y a de pépites dans les vins nature, pas nature, bio, pas bio. De même qu’il y a des vins imbuvables nature, pas nature, bio, pas bio. Pourquoi se caser dans un pseudo-camp alors qu’il y a du bon de chaque côté ? Je préfère me mettre dans le camp de mon goût, et du coup je bois de tout, ne recherche pas une dose de soufre ou quoi que ce soit dans une bouteille, pas même l’idée de terroir.
Je ne vais pas non plus me mettre à me forcer à préférer les bouteilles bien faites et bien typiques, juste parce qu’elles sont bien faites ou bien typiques ; je suis juste mes goûts.
J’ai l’impression que ce qui gêne beaucoup sur cette histoire de brett, c’est que certains puissent être abusés par l’idée que si çà sent l’écurie, c’est typique ou terroir. Et là c’est vrai qu’il peut y avoir tromperie du consommateur, si le vin est vendu en faisant un lien entre ces odeurs et une typicité ou un terroir.
Enfin à la question : « un défaut de vinification est-il forcément pas bon ? » ; je réponds bien sûr non.
- 7 mars 2014 à 18h40
Je suis bien d’accord avec toi Hannibal ; si le vin n’apporte pas de plaisir, c’est un problème. Il y a de ces vins imbuvables, parce que les défauts sont omniprésents, parce que bouchonnés, parce qu’insipides, parce que proches du white spirit.
Bonjour Luc ; je ne suis pas un tenant du « nature », mais juste un tenant du plaisir que peut m’apporter une bouteille ; et je ne vais certainement pas m’insurger contre une bouteille qui m’apporte du plaisir, au motif qu’elle n’est pas irréprochable niveau vinification.
Je ne vais certainement pas me placer dans un camp, ce serait trop bête de se limiter, tant il y a de pépites dans les vins nature, pas nature, bio, pas bio. De même qu’il y a des vins imbuvables nature, pas nature, bio, pas bio. Pourquoi se caser dans un pseudo-camp alors qu’il y a du bon de chaque côté ? Je préfère me mettre dans le camp de mon goût, et du coup je bois de tout, ne recherche pas une dose de soufre ou quoi que ce soit dans une bouteille, pas même l’idée de terroir.
Je ne vais pas non plus me mettre à me forcer à préférer les bouteilles bien faites et bien typiques, juste parce qu’elles sont bien faites ou bien typiques ; je suis juste mes goûts.
J’ai l’impression que ce qui gêne beaucoup sur cette histoire de brett, c’est que certains puissent être abusés par l’idée que si çà sent l’écurie, c’est typique ou terroir. Et là c’est vrai qu’il peut y avoir tromperie du consommateur, si le vin est vendu en faisant un lien entre ces odeurs et une typicité ou un terroir.
Enfin à la question : « un défaut de vinification est-il forcément pas bon ? » ; je réponds bien sûr non.
- 7 mars 2014 à 19h05
Une question me taraude suite au sujet ; les arômes tertiaires de type cuir des vieux vins, ne sont-ils pas dus à brettanomyces aussi ?
- 7 mars 2014 à 19h05
Une question me taraude suite au sujet ; les arômes tertiaires de type cuir des vieux vins, ne sont-ils pas dus à brettanomyces aussi ?
- 7 mars 2014 à 19h46
Le problème, c’est que j’aime boire du vin, et pas une infusion de brett. Un vin contaminé par les bretts, ça sent pareil, que ce soit fait à Bordeaux, en Bourgogne, dans le Languedoc ou n’importe ou ailleurs dans le monde.
L’intérêt me semble donc des plus limités…
On a bien entendu le droit d’aimer ça, chacun ses goûts, même si certains en ont d’étranges.Luc
- 7 mars 2014 à 19h46
Le problème, c’est que j’aime boire du vin, et pas une infusion de brett. Un vin contaminé par les bretts, ça sent pareil, que ce soit fait à Bordeaux, en Bourgogne, dans le Languedoc ou n’importe ou ailleurs dans le monde.
L’intérêt me semble donc des plus limités…
On a bien entendu le droit d’aimer ça, chacun ses goûts, même si certains en ont d’étranges.Luc
- 7 mars 2014 à 20h28
Emmanuel,
selon les gens de UCDavis, les odeurs de cuir sont dues à certaines Brett.
J’ai des doutes, en ce sens qu’on nous avait enseigné que c’était dû à une condensation de tanins du chêne et de composants du vin.
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