ça devient infernal !

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forums A propos … ça devient infernal !

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  • PEREZ
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    Cela devient de plus en plus difficile d’éviter les déviances, les faux goûts ou les mauvais goûts et personnellement, j’en ai assez.
    On peut sans doute faire un travail respectueux de la nature et en même temps respectueux des consommateurs.

    Il devient également de plus en plus difficile à un vigneron qui veut vivre de ne pas faire sa cuvée sans soufre, parce que c’est la mode et même si c’est contre ses convictions : faut bien manger. Je l’ai encore éprouvé dernièrement en visitant un producteur pourtant très sérieux.

    Rien que cette semaine : le sauvignon de Touraine du Tue Bœuf, caricatural d’acétate et d’oxydation, le Mauzac nature de Plageoles qui sent la serpillière, le sec 2012 Part d’Avant très acétate, un doux de Gaillac qui laisse une sensation de rouille dans la bouche pire que si on léchait une poutre en fer.

    Je veux boire du vin qui a la gueule de l’endroit et non pas la sale gueule de son process. C’est finalement aussi caricatural que le vin bodybuildé / boisé des années Parker.

    Stop !

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    vetshow
    Participant

    E-mane, le problème n’est pas là… Même si je pense que tu serais déçu (malgré une probablement grande ouverture d’esprit) en achetant un camembert de te retrouver avec un fromage ayant le goût d’un gruyère, même si tu aimes le gruyère aussi.

    Si on te sert un vin blanc dans un bar ou un restaurant, et qu’au lieu de son profil habituel que tu apprécies « normalement », tu te retrouves en face d’un blanc oxydé quasi mort (ou en tout cas que tu perçois comme tel), et que tu n’y prends aucun plaisir, tu fais quoi? j’ai tendance à imaginer que tu demandes s’il est possible d’en avoir une autre, ou un autre vin pour le remplacer, non?(d’autant que ça arrive aussi avec des vins plus protégés)
    Si on te répond que non c’est le profil normal d’un vin naturel et qu’en gros ton palais est déformé par « l’oenologiquement correct » des vins technologiques, tu réagis comment?
    Parce que le problème évoqué est celui-là, me semble-t-il, pas le fait que tel ou tel type de vin soit un peu plus marqué que la moyenne par une famille d’arômes ou une autre.

    Le même raisonnement pourrait se tenir avec une bouteille bouchonnée, un vin tranquille qui serait reparti en fermentation, etc…

    Il m’est arrivé d’avoir une bouteille de Richebourg de 15 ans qui était gazeuse (pas nature pour un sou). Pour être tout à fait honnête ce vin n’était pas imbuvable en l’état, il pouvait sans doute même apporter du plaisir après tout. En attendant, j’ai eu l’étroitesse d’esprit de ne pas le servir parce qu’avec le gibier je n’avais aucune envie de boire un pétillant naturel(?), fut-il de grande origine….. Et je pense que même s’il n’était pas mauvais en soi à peu près n’importe quel dégustateur trouverait qu’il s’agit d’un vrai défaut et que c’est anormal d’avoir un vin de cette appellation qui ait cette allure-là, amateur de bulles ou pas.

    Je peux néanmoins me tromper.

    cordialement,
    Pierre

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Pierre, la voix et demie de la sagesse (tu)

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Pierre, la voix et demie de la sagesse (tu)

    Jérôme PEREZ
    Participant

    ok pour pas trop intellectualiser, mais faut pas pousser mémé quand même.

    un défaut reste un défaut et s’en délecter peut semble être une gageure.

    Et je continue de penser que le vin doit avoir une certaine typicité plus liée au lieu (avec tout ce que cela comporte) qu’au process.

    Il y a quelques temps on se battait pour ça et je pense même que ceux qui se fourvoient aujourd’hui dans des chemins de l’inconnu et de l’approximatif étaient en première ligne pour applaudir Nossiter face à la mondialisation du goût.
    Comme c’est parti, le nouveau goût international, c’est l’écurie et la nouvelle norme l’oxydé non désiré.

    Jérôme PEREZ
    Participant

    ok pour pas trop intellectualiser, mais faut pas pousser mémé quand même.

    un défaut reste un défaut et s’en délecter peut semble être une gageure.

    Et je continue de penser que le vin doit avoir une certaine typicité plus liée au lieu (avec tout ce que cela comporte) qu’au process.

    Il y a quelques temps on se battait pour ça et je pense même que ceux qui se fourvoient aujourd’hui dans des chemins de l’inconnu et de l’approximatif étaient en première ligne pour applaudir Nossiter face à la mondialisation du goût.
    Comme c’est parti, le nouveau goût international, c’est l’écurie et la nouvelle norme l’oxydé non désiré.

    Frédéric Gautier
    Participant

    [quote= »erso devoir attendre 15 ans pour qu’un vin soit buvable est rédhibitoire et constitutif d’une erreur de vinification mille fois plus importante « A mes yeux » qu’un vin avec des notes oxydatives non voulues »]

    [/quote]
    tu appelles oxydative ou oxydées ? parce que dans ton discours (auquel je n’accroche pas mais peu importe) ce n’est pas clair…

    Frédéric Gautier
    Participant

    [quote= »erso devoir attendre 15 ans pour qu’un vin soit buvable est rédhibitoire et constitutif d’une erreur de vinification mille fois plus importante « A mes yeux » qu’un vin avec des notes oxydatives non voulues »]

    [/quote]
    tu appelles oxydative ou oxydées ? parce que dans ton discours (auquel je n’accroche pas mais peu importe) ce n’est pas clair…

    jean-luc JAVAUX
    Participant

    « Non voulues », c’est probablement plutôt oxydées.

    jlj

    jean-luc JAVAUX
    Participant

    « Non voulues », c’est probablement plutôt oxydées.

    jlj

    Pupi
    Participant

    Bonjour JLJ et FGS,

    En soit Oxydatif veut dire « Qui oxide » donc « Notes oxydatives » n’a que peu de sens grammaticalement parlant.
    Derrière cette faute de syntaxe,mon propos voulait exprimer des notes oxydées « non voulu » c’est à dire plus concrètement que j’excluais un vin sans ouillage volontaire.Et non un vin quelque peu oxydé ne me dérange pas et me dérangera moins qu’un vin jeune muet.

    Pour répondre à Martinez,loin de moi l’idée de remettre en cause les atouts du vieillissement.Mais j’ai toujours été partisan de la thèse du « mauvais vin jeune,mauvais vin vieux ».
    Comme disait Brassens « Quand on est C…Le temps ne fait rien à l’affaire ».J’entends ici « mauvais » par insipide,muet,fluet ultra étriqué.

    Le vieillissement ne fera pas mûrir le raisin récolté trop tôt et mes expériences sur de vieux (15 ans) vin ultra boisé aux belles étiquettes ont tendances à me démontrer que le temps a du mal à venir à bout du 100 % bois neuf…
    Oui le vieillissement apporte d’autres notes aux vins qui peuvent être très appréciés ,ou pas d’ailleurs, mais de là à faire chanter un vin atone j’ai un peu plus de mal à accrocher….

    J’accroche plus avec un vin qui serait vibrant,digeste et plein de jus dés sa jeunesse et qui évoluerait tranquillement vers plus de rondeur dans sa vieillesse.

    Boire un Pessac Léognan ou un Médoc jeune n’a aucun sens.

    Cette phrase est en soit incroyable pour moi…Selon toi ça serait le cabernet Franc/Sauvignon ou le merlot qui rendraient intrinsèquement les vins du medoc imbuvable jeune ? J’ai du mal à comprendre…Et si ce sont les méthodes de vinification (Ce que je crois) je persiste et signe,cela est révélateur d’un défaut de vinif.

    Mais heureusement là bas aussi, de jeunes vignerons sont en train de faire évoluer les technique du médoc et l’on trouve de plus en plus de vin que l’on peut boire jeune et que l’on peut garder sans crainte. A l’image de ce que le chateau Lepuy fait de l’autre coté de la rive.

    Mais on s’éloigne du débat….

    Pierre

    Pupi
    Participant

    Bonjour JLJ et FGS,

    En soit Oxydatif veut dire « Qui oxide » donc « Notes oxydatives » n’a que peu de sens grammaticalement parlant.
    Derrière cette faute de syntaxe,mon propos voulait exprimer des notes oxydées « non voulu » c’est à dire plus concrètement que j’excluais un vin sans ouillage volontaire.Et non un vin quelque peu oxydé ne me dérange pas et me dérangera moins qu’un vin jeune muet.

    Pour répondre à Martinez,loin de moi l’idée de remettre en cause les atouts du vieillissement.Mais j’ai toujours été partisan de la thèse du « mauvais vin jeune,mauvais vin vieux ».
    Comme disait Brassens « Quand on est C…Le temps ne fait rien à l’affaire ».J’entends ici « mauvais » par insipide,muet,fluet ultra étriqué.

    Le vieillissement ne fera pas mûrir le raisin récolté trop tôt et mes expériences sur de vieux (15 ans) vin ultra boisé aux belles étiquettes ont tendances à me démontrer que le temps a du mal à venir à bout du 100 % bois neuf…
    Oui le vieillissement apporte d’autres notes aux vins qui peuvent être très appréciés ,ou pas d’ailleurs, mais de là à faire chanter un vin atone j’ai un peu plus de mal à accrocher….

    J’accroche plus avec un vin qui serait vibrant,digeste et plein de jus dés sa jeunesse et qui évoluerait tranquillement vers plus de rondeur dans sa vieillesse.

    Boire un Pessac Léognan ou un Médoc jeune n’a aucun sens.

    Cette phrase est en soit incroyable pour moi…Selon toi ça serait le cabernet Franc/Sauvignon ou le merlot qui rendraient intrinsèquement les vins du medoc imbuvable jeune ? J’ai du mal à comprendre…Et si ce sont les méthodes de vinification (Ce que je crois) je persiste et signe,cela est révélateur d’un défaut de vinif.

    Mais heureusement là bas aussi, de jeunes vignerons sont en train de faire évoluer les technique du médoc et l’on trouve de plus en plus de vin que l’on peut boire jeune et que l’on peut garder sans crainte. A l’image de ce que le chateau Lepuy fait de l’autre coté de la rive.

    Mais on s’éloigne du débat….

    Pierre

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Ce que je veux dire, c’est que le Cabernet Sauvignon n’offre une grande palette gustative vraiment intéressante que lorsqu’il bascule sur le tertiaire. Ca n’a rien à voir avec les méthodes de vinif.

    Après, c’est sûr qu’il y a des nouveaux domaines qui font des vins plus faciles à boire. Mais ils contiennent souvent beaucoup de Merlot.

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Ce que je veux dire, c’est que le Cabernet Sauvignon n’offre une grande palette gustative vraiment intéressante que lorsqu’il bascule sur le tertiaire. Ca n’a rien à voir avec les méthodes de vinif.

    Après, c’est sûr qu’il y a des nouveaux domaines qui font des vins plus faciles à boire. Mais ils contiennent souvent beaucoup de Merlot.

    Luc Javaux
    Maître des clés

    [quote=Pupi]
    je persiste et signe,cela est révélateur d’un défaut de vinif.
    [/quote]

    Je propose que tu organises des stages dans le médoc pour apprendre à tous ces amateurs comment on vinifie correctement un cabernet sauvignon…
    Les périodes fermeture, ça existe, elles sont souvent longues et intenses quand il s’agit de cépages naturellement très tanniques comme on peut en rencontrer dans le Médoc ou le Sud-Ouest, et font mentir très régulièrement l’adage qui veut qu’un grand vin est grand à toutes les périodes de sa vie.

    Luc

    Luc Javaux
    Maître des clés

    [quote=Pupi]
    je persiste et signe,cela est révélateur d’un défaut de vinif.
    [/quote]

    Je propose que tu organises des stages dans le médoc pour apprendre à tous ces amateurs comment on vinifie correctement un cabernet sauvignon…
    Les périodes fermeture, ça existe, elles sont souvent longues et intenses quand il s’agit de cépages naturellement très tanniques comme on peut en rencontrer dans le Médoc ou le Sud-Ouest, et font mentir très régulièrement l’adage qui veut qu’un grand vin est grand à toutes les périodes de sa vie.

    Luc

    Pupi
    Participant

    Je propose que tu organises des stages dans le médoc pour apprendre à tous ces amateurs comment on vinifie correctement un cabernet sauvignon…

    Ces stages ont déjà lieu au près des vignerons lassés de leurs vins et souhaitant se reconvertir et heureusement pour eux ils ne sont pas dispensé par votre serviteur 🙂

    Cela existe depuis fort longtemps dans des régions comme la Loire et ça se développe de plus en plus ailleurs notamment à Bordeaux. Cela va des cours de vinification à l’entraide administrative et économique pour se lancer dans le Nature/bio.

    Si tu es interessé LJ je peux te passer quelques numéros ! (:P)

    Pupi
    Participant

    Je propose que tu organises des stages dans le médoc pour apprendre à tous ces amateurs comment on vinifie correctement un cabernet sauvignon…

    Ces stages ont déjà lieu au près des vignerons lassés de leurs vins et souhaitant se reconvertir et heureusement pour eux ils ne sont pas dispensé par votre serviteur 🙂

    Cela existe depuis fort longtemps dans des régions comme la Loire et ça se développe de plus en plus ailleurs notamment à Bordeaux. Cela va des cours de vinification à l’entraide administrative et économique pour se lancer dans le Nature/bio.

    Si tu es interessé LJ je peux te passer quelques numéros ! (:P)

    Nonolapero
    Participant

    Si tu es interessé LJ je peux te passer quelques numéros !

    C’est plutôt : « nous attendons tes compte-rendus sur ces bordeaux bons dès le début de leur vie ».

    Nonolapero
    Participant

    Si tu es interessé LJ je peux te passer quelques numéros !

    C’est plutôt : « nous attendons tes compte-rendus sur ces bordeaux bons dès le début de leur vie ».

    h v
    Participant

    Re-salut pierre ; je te suis tout à fait sur ce raisonnement : quand on n’a pas ce qu’on attend, on est déçu. Mais entre gruyère et camembert, il y a de la marge. Après qu’un vin nature ait un peu d’écurie, garde du fruit, çà me dérangera pas plus que çà, et je peux même aimer çà. Par contre le goût de bouchon non. Et je ne dois pas être le seul à aimer ces odeurs d’écurie, force est de constater que çà se vend.

    Après tant que des consommateurs récidiveront dans l’achat de bouteilles à défaut, çà se vendra. Faudra penser à leur expliquer qu’il n’est pas convenable de boire ces bouteilles, qu’ils ne comprennent rien au goût, parce que les bactéries à odeurs d’écurie, dans le vin c’est pas bien, çà fait mauvais genre, çà fait sale.

    Pour conclure je citerai Rachid dont je partage totalement la sentence,  » [i]Encore une fois on assume ses goûts (fussent-ils des goûts de ch…),en faisant fi de la doxa!!
    Rien à vendre pour ce qui me concerne, on garde son libre arbitre et je ne juge qu’à l’ aune de mon plaisir![/i]  »

    Oui, j’aime aussi les goûts de chiotte (notamment l’andouille), et j’adore çà.

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