ça devient infernal !

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forums A propos … ça devient infernal !

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  • PEREZ
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    Cela devient de plus en plus difficile d’éviter les déviances, les faux goûts ou les mauvais goûts et personnellement, j’en ai assez.
    On peut sans doute faire un travail respectueux de la nature et en même temps respectueux des consommateurs.

    Il devient également de plus en plus difficile à un vigneron qui veut vivre de ne pas faire sa cuvée sans soufre, parce que c’est la mode et même si c’est contre ses convictions : faut bien manger. Je l’ai encore éprouvé dernièrement en visitant un producteur pourtant très sérieux.

    Rien que cette semaine : le sauvignon de Touraine du Tue Bœuf, caricatural d’acétate et d’oxydation, le Mauzac nature de Plageoles qui sent la serpillière, le sec 2012 Part d’Avant très acétate, un doux de Gaillac qui laisse une sensation de rouille dans la bouche pire que si on léchait une poutre en fer.

    Je veux boire du vin qui a la gueule de l’endroit et non pas la sale gueule de son process. C’est finalement aussi caricatural que le vin bodybuildé / boisé des années Parker.

    Stop !

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  • Replies
    Michel Gratioulet
    Participant

    il faut garder l’esprit critique, quand c’est déviant pour moi, ça l’est

    Les vins déviants c’est tout de même paradoxal…

    Phil Belnoue
    Participant

    Joli ! (tu)
    Ne pas mettre d’eau dans son vin, on connaît l’adage.

    Phil Belnoue
    Participant

    Joli ! (tu)
    Ne pas mettre d’eau dans son vin, on connaît l’adage.

    ARNAUD LOGET
    Participant

    Merci Phil’ !! J’avoue que sans toi, je serai encore passé à côté de ce joli jeux de maux (pour moi (td)) dont Michel a le secret 🙂

    Arnaud – LPV Vaucluse

    ARNAUD LOGET
    Participant

    Merci Phil’ !! J’avoue que sans toi, je serai encore passé à côté de ce joli jeux de maux (pour moi (td)) dont Michel a le secret 🙂

    Arnaud – LPV Vaucluse

    h v
    Participant

    Extrait de Le goût du vin, Emile Peynaud, 5ème édition, dont je partage l’analyse :

     » [i]La série animale peut surprendre pour des vins mais il est vrai que des odeurs de cheval, de cuir, de gibier…ne sont pas rares dans les vieux vins. Selon leur nature et leur intensité elles sont délicieuses ou elles deviennent puantes. L’odeur de cuir, de cheval, d’écurie, était assez souvent appréciée dans les commentaires. En rattachant ces odeurs à la présence de phénols volatils, formés notamment par les levures brettanomyces, elles sont parfois devenues défauts semblant plus redoutables aux chimistes qu’aux consommateurs même très avertis.

    Nous sommes ici dans un cas très classique où, ayant parfaitement défini et compris le métabolisme d’une molécule, le « spécialiste » y devient hypersensible et, souvent, intolérant, alors que l’amateur moins formé y est insensible, voire y trouve du plaisir. Pour être clair, les phénols volatils existent depuis toujours dans le vin, les teneurs élevées ont généralement une origine accidentelle, le seuil de perception est plus bas après entrainement olfactif, le seuil d’agrément -ou de rejet- est très variable selon les individus, et la richesse aromatique des vins.[/i] « 

    h v
    Participant

    Extrait de Le goût du vin, Emile Peynaud, 5ème édition, dont je partage l’analyse :

     » [i]La série animale peut surprendre pour des vins mais il est vrai que des odeurs de cheval, de cuir, de gibier…ne sont pas rares dans les vieux vins. Selon leur nature et leur intensité elles sont délicieuses ou elles deviennent puantes. L’odeur de cuir, de cheval, d’écurie, était assez souvent appréciée dans les commentaires. En rattachant ces odeurs à la présence de phénols volatils, formés notamment par les levures brettanomyces, elles sont parfois devenues défauts semblant plus redoutables aux chimistes qu’aux consommateurs même très avertis.

    Nous sommes ici dans un cas très classique où, ayant parfaitement défini et compris le métabolisme d’une molécule, le « spécialiste » y devient hypersensible et, souvent, intolérant, alors que l’amateur moins formé y est insensible, voire y trouve du plaisir. Pour être clair, les phénols volatils existent depuis toujours dans le vin, les teneurs élevées ont généralement une origine accidentelle, le seuil de perception est plus bas après entrainement olfactif, le seuil d’agrément -ou de rejet- est très variable selon les individus, et la richesse aromatique des vins.[/i] « 

    laurent garlin
    Participant

    faut juste comprendre que depuis Peynaud et notamment dans les 10 dernières années, la connaissance (la science) a beaucoup progressé sur les bretts. le caractère accidentel dont il parle n’est plus totalement vrai par exemple, et si les bretts ont contaminé un vin et continue de s’y développer, les dégâts ne se limitent pas au caractère phénolé prononcé.
    Enfin, on peut avoir des arômes animaux (c’est large) délicat (comme le cuir) au vieillissement sans contamination pour autant.

    laurent garlin
    Participant

    faut juste comprendre que depuis Peynaud et notamment dans les 10 dernières années, la connaissance (la science) a beaucoup progressé sur les bretts. le caractère accidentel dont il parle n’est plus totalement vrai par exemple, et si les bretts ont contaminé un vin et continue de s’y développer, les dégâts ne se limitent pas au caractère phénolé prononcé.
    Enfin, on peut avoir des arômes animaux (c’est large) délicat (comme le cuir) au vieillissement sans contamination pour autant.

    h v
    Participant

    salut Enzo ; la cinquième édition du goût du vin, théoriquement réactualisée, date de 2013 (éditions dunod). Cela dit derrière le caractère accidentel on croit effectivement déceler surtout des accidents générés par des pratiques pas assez propres ou protectrices. Sur le sujet l’article « brettanomyces : mythes et réalités » de mr Chatonnet de Mérignac est très intéressant, et date de 2012.

    Pour le cas des arômes de cuir, savons-nous d’où cela vient, si ce n’est de phénols volatiles ?

    h v
    Participant

    salut Enzo ; la cinquième édition du goût du vin, théoriquement réactualisée, date de 2013 (éditions dunod). Cela dit derrière le caractère accidentel on croit effectivement déceler surtout des accidents générés par des pratiques pas assez propres ou protectrices. Sur le sujet l’article « brettanomyces : mythes et réalités » de mr Chatonnet de Mérignac est très intéressant, et date de 2012.

    Pour le cas des arômes de cuir, savons-nous d’où cela vient, si ce n’est de phénols volatiles ?

    laurent garlin
    Participant

    ok mais donc ce n’est pas Peynaud qui l’a rédigée. la notion d’accident ne me semble pas affublée du caractère volontaire lié à une volonté d’absence de protection, ni à celui de manque d’hygiène.
    il y a des arômes animaux qui viennent de certains cépages (au vieillissement ou non d’ailleurs, mais c’est différent à mon sens des arômes apportés par les bretts qui ne se limitent d’ailleurs pas à des arômes « animaux » ).

    laurent garlin
    Participant

    ok mais donc ce n’est pas Peynaud qui l’a rédigée. la notion d’accident ne me semble pas affublée du caractère volontaire lié à une volonté d’absence de protection, ni à celui de manque d’hygiène.
    il y a des arômes animaux qui viennent de certains cépages (au vieillissement ou non d’ailleurs, mais c’est différent à mon sens des arômes apportés par les bretts qui ne se limitent d’ailleurs pas à des arômes « animaux » ).

    h v
    Participant

    Merci pour tes apports Laurent. Bonne journee!

    ps : effectivement si il y a eu retouches sur « le gout du vin », ce doit etre l’oeuvre de jacques blouin.

    h v
    Participant

    Merci pour tes apports Laurent. Bonne journee!

    ps : effectivement si il y a eu retouches sur « le gout du vin », ce doit etre l’oeuvre de jacques blouin.

    Eric BERNARDIN
    Participant

    à mon sens des arômes apportés par les bretts qui ne se limitent d’ailleurs pas à des arômes « animaux ».

    Tout à fait : gouache et sparadrap, par exemple 🙂

    Eric BERNARDIN
    Participant

    à mon sens des arômes apportés par les bretts qui ne se limitent d’ailleurs pas à des arômes « animaux ».

    Tout à fait : gouache et sparadrap, par exemple 🙂

    Claude Villaret
    Maître des clés

    donc les notes de sparadrap sur certains Bandol ?

    Claude Villaret
    Maître des clés

    donc les notes de sparadrap sur certains Bandol ?

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Tout à fait 😉

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