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- 2 février 2007 à 19h38
- in reply to: CDR-LPV Belgique : Bourgogne blanc 2004 (1er cru/GC)
Très bon souvenir du Puligny vieilles vignes 2004 de V Girardin, goûté « pour voir » à la réception de mes primeurs de cette année là…
Droit, vif comme il peut l’être jeune mais pas excessivement acide. Nez encore peu ouvert, et la palette de parfums typique de son terroir (cela m’évoque la peau de pêche blanche, sans la rugosité, ces parfums, mais bon…) elle aussi encore peu ouverte. La prochaine dans un an ou deux!
- 29 janvier 2007 à 18h55
- in reply to: Château Rauzan-Ségla, Margaux
1999
Un nez de cabernet, fin mais puissant… margalais quoi!
Couleur sombre sans être noire, pourpre dirais-je
Un tapis de petits fruits rouges sur la langue (un bonheur)
Le palais est bien rempli pourtant (Bob aimerait), le vin n’est pas soyeux (pas encore?)
La longueur prolonge le sentiment de finesse
Un vrai grand vin- 24 janvier 2007 à 18h37
- in reply to: Bourgognes 1996 – petit bilan personnel
Pernand Vergelesses blanc 1996 – Antonin Guyon
Debout comme un jeune vin, avec des aromes de vieux chardonnay deja bien presents, tant en bouche qu’au nez. Une belle robe or qui ne parait pas ses 10 ans, une tres belle longueur, un vin d’un equilibre parfait. Si seulement, plus haut sur la colline, en rouge de la meme annee, ils pouvaient montrer une telle coherence! Aucun defaut d’acidite dominante ici…
- 24 janvier 2007 à 17h36
- in reply to: Pourquoi le classement de 1855 est resté figé?
Chers médiateurs
Ce sujet va en générer de nombreux et c’est tant mieux. Jmm et moi avons exprimé, pas tant l’envie d’en savoir plus quant à savoir qui était premier et qui était second ou troisième, mais si la notion de terroir existe encore.
En particulier, lorsqu’un chateau dispose de 50ha (qui ne correspondent que peu à son terroir de 1855) qui plus est lorsqu’il préfère vendre de moins en moins de bouteilles, mais de mieux en mieux préparées sous son étiquette 1er, que reste-t-il de la notion de terroir?
J’aurais envie de poser plusieurs questions aux dégustateurs avertis:
1. Les villages du Médoc existent-ils encore en tant que terroirs?
Dans une dégustation de type Montrose-Barton-Ségla-Lynch Bages de même millésime, reconnaissez-vous les villages à l’aveugle? La réponse me semble beaucoup moins évidente qu’entre Chapelle-Chambertin, Clos des Lambrays, Clos Vougeot et Echezeaux…2. 1ers vs. 2nds vins – Quelle différence qualitative?
Quelle est le seuil de qualité admis pour entrer dans le 2nd? Lorsque pavillon rouge se vend 70 EUR (2001, 2003), plus cher que de nombreux tres grands vins en France, comme ceux cites ci-dessus, la question me semble valable.A ce titre, dans Lady Langoa 1989, je retrouve encore un très bon Saint Julien, dans les Sarget et Moulin Riche 1996 que je citais, c’est tellement noir que le terroir n’est plus là, et le vin est beaucoup moins bon (à mon humble avis).
Qu’ils vivent tres mal le declassement, cela ne me surprend pas, mais ne devrait pas les empecher de mettre le vin a « son juste prix » qui serait celui qu’ils auraient revendique s’il avait ete classe.
Nous sommes maintenant nombreux a faire une confiance limitee aux classements officiels (comme aux millesimes « officiellement bons »). Le vin de table d’Antoine Arena, c’est aussi bon que le patrimonio d’Antoine Arena lorsqu’il vient du même terroir.
Alors que le couple terroir/vigneron compte plus que la mention du cru et du millesime, oui j’en suis convaincu! (Ca sonne un peu Marcel Deiss ou Seppi Landmann, mais bon…)
- 20 janvier 2007 à 2h03
- in reply to: Domaine Corinne & Jean Pierre Grossot, Chablis
Merci le guide vert il y a quelques années, qui m’avait conduit à en acheter 6 de chaque en 2000: la part des anges, les fourneaux, vaucoupin, mont de milieu.
Quel beau corps, mais encore un petit plus pour Mont de Milieu, qui était plus fin, plus long mais sur les mêmes arômes…
- 20 janvier 2007 à 0h45
- in reply to: Pourquoi le classement de 1855 est resté figé?
Merci JMM de reposer la question sous une forme que j’avais tenté hier en faisant un parallèle avec la bourgogne
»
Le terroir
Les soins apportés.
Le terroir plus les soins.
Le fait que le terroir les amène à vieillir et que donc cela apporte plus de qualité par le simple fait du viellissement.
A moins qu’ils ne soient capables de vieillir bien unqiuement à cause de la qualité de concpetion ( soin à la vigne, rendement, élevage … )
»Mon impression, c’est que le terroir n’est plus pour rien à Bordeaux, et puisque c’est « pas sérieux » d’en parler avec les 2nds de Gruaud Larose ou Poyferré, eh bien… je trouve cela bien snob.
Oui, c’est fin, c’est tres bien fait, les grands bordeaux (Montrose 1998 m’a laisse une tres forte impression recemment), mais je ne distingue plus le terroir, a l’aveugle ce Montrose 1998 était un Médoc, un grandissime Médoc, mais c’est tout, pas un de ces villages.
Bon week-end
- 19 janvier 2007 à 3h16
- in reply to: Pourquoi le classement de 1855 est resté figé?
Cela n’a pas de sens sur des domaines de 50ha et plus de parler de terroir… 1er, 2e, 3e, la n’est pas le probleme a mon sens. Quelle rentabilite justifie quels investissements a la source? C’est tout.
Qu’ils gardent leur classification, on achete en fonction de nos ressources et/ou du plaisir qu’on trouve dans une gorgee a 10EUR (pour moi cela s’arrete a leoville barton et c’est tres bien comme ca). C’est top d’ailleurs dans les mauvais millesimes, on peut acheter les grands qui sont toujours bons parce qu’ils trient tellement, a un prix plus raisonnable…
Parler de faire du vin lorsqu’on lit l’interview de F Engerer (Decanter ce mois-ci) qui regit Chateau Latour n’a rien a voir avec ce que peut etre faire du vin lorsque c’est Boyer (Bel Air Marquis d’Aligre) ou Gouges (Nuits Saint Georges) qui parlent.
Imaginons un instant que Gouges fasse un Nuits grand cru, melange des meilleurs cuvees de tout son domaine, vendu 5 fois le prix du second vin (1er cru aujourd’hui?) et 10 fois le prix de son troisieme (village?)… Pour ce qui me concerne, cela deviendrait tres vite ennuyeux, et encore plus s’il fallait definir qu’il soit 1er, 2e ou 3e de la cote de nuits.
Soyons honnetes aujourd’hui, nous ne distinguons plus la finesse d’un margaux par rapport a la rectitude d’un pauillac, et saint julien qui serait l’equilibre alors que saint estephe apporterait une touche « exotique »… Aujourd’hui c’est baston sur le fruit, rouge/noir, la couleur, le bois, c’est bon, mais je m’ennuie de plus en plus en buvant du bordeaux.
Je viens d’ailleurs d’enchainer sur une semaine un sarget de gruaud larose 1996 et un moulin riche 1996 (Desole leurs grands freres etaient trop chers lorsque je les ai achetes), c’est ennuyeux, c’est sombre, ca se prend au serieux, aucune fantaisie dans ces vins ou le fruit ne vieillit pas, porte par ses bequilles de couleur et de bois. Bon j’arrete, desole…
- 19 janvier 2007 à 2h51
- in reply to: Château Ducru-Beaucaillou, Saint-Julien
Quelqu’un l’a-t-il goute?
- 19 janvier 2007 à 1h54
- in reply to: Domaine Marcel Deiss
Pour ce qui me concerne, le Gewurz SGN 2002 reste une de mes plus belles experiences en vins liquoreux (au pantheon perso avec Rieussec 1989 et Guiraud 1983)… Reminiscence d’ananas confits aux epices, et beaucoup d’epices…
Une couleur d’or, une texture de reve en equilibre entre gras et longueur (infinie), quelle beaute!
- 18 janvier 2007 à 15h30
- in reply to: Château Bel Air Marquis d’Aligre, Margaux
Rien ne me parle de tous ces goûts de fruits, de fleurs, etc… dont affublent les dégustateurs, mais après tout ils font leur métier (ou vivent leur passion) avec le vocabulaire qui est à leur disposition… Je n’ai pas vu de rubrique aubépine, ou rose, sur LPV! Mais ouvrons une rubrique LPR, pourquoi pas, cela plairait à Hugh Johnson!
Tentez l’expérience… infusez à 70C des « feuilles de dragon » vertes (de la région d’Anhui en Chine) dans une tasse. Infusez ensuite une récolte d’automne de Darjeeling à 95C (3 minutes chaque). Vous pouvez toujours essayer de caractériser l’herbe fraiche dans une, le muscat dans l’autre… vous aurez une tasse toute en finesse, l’autre toute en puissance.
Quant au goût de papier du thé en sachet, il est aussi pénible que l’absence de subtilité des miettes de thé qui sont à l’intérieur (cette fois c’est clop contre cigare!)…
En conclusion, je voulais louer la grande finesse de mes quelques Bel Air Marquis d’Aligre 1990. Ca a le goût… du vin, et effectivement d’un très vieux vin (il y aurait écrit 1970 sur l’étiquette j’y croirais)!
Vincent
- 17 janvier 2007 à 17h30
- in reply to: Château Bel Air Marquis d’Aligre, Margaux
Pour reprendre un parallèle que j’ai déjà fait dans le beau village de Gevrey Chambertin, la comparaison est inintéressante à mon sens:
Bel Air Marquis d’Aligre, c’est le thé vert comparé au thé noir que serait par exemple… Prieuré-Lichine, pour en citer un au même prix que j’aime bien aussi.
Bel Air Marquis d’Aligre, cela ne pèse rien sur la langue, c’est en effluves que ca se déguste (au moins 50% du plaisir d’un vin, dixit Hugh Johnson dans son dernier livre…), c’est très féminin, cela me rappelle les vieux bourgogne que me faisait déguster mon père alors que je n’avais pas 20 ans (j’en ai 40!).
A Bordeaux aujourd’hui, je ne retrouve jamais ces parfums, et le bois s’impose partout (et j’aime ca aussi, mais pas seulement), et… domine ces parfums plus légers qui ne peuvent s’exprimer (est-ce pour ca qu’il n’y a pas une trace d’oxydation dans un Prieuré-Lichine 1989 aujourd’hui?)
- 10 janvier 2007 à 2h38
- in reply to: Bourgognes 1996 – petit bilan personnel
Goute donc le Corton rouge 1996 d’Antonin Guyon, meilleur a l’ouverture qu’apres, domine par tant d’acidite qu’il n’est vraiment pas facile a boire… il en reste encore 5, et 6 Clos du Roy, dur…
- 21 décembre 2006 à 3h05
- in reply to: Antonin Guyon
Même question posée sur le forum 1996: quelqu’un a-t-il goûté récemment les Volnay Clos des Chênes et Corton Clos du Roy de ce millésime? J’en profite pour poser la même question pour 1999… Merci
- 21 décembre 2006 à 2h59
- in reply to: Bourgognes 1996 – petit bilan personnel
Quelqu’un a-t-il goûté récemment le Volnay Clos des Chênes et/ou le Corton Clos du Roy d’Antonin Guyon dans ce millésime. Sont-ils enfin bons à boire (ils étaient vraiment acides il y a 5 ans)? Merci
- 16 décembre 2006 à 3h02
- in reply to: Cave Yves Cuilleron
Etonnante verticale 1999-2002-2004 Les Chaillets récemment…
Formidable d’homogénéité, la complexité et le gras s’amplifiant avec l’âge, les arômes de jeunesse, floraux, évoluant vers le fruit, les épices, avec l’âge comme dans tout grand vin. Peut-être une certaine minéralité vous a-t-elle manquée dans le vieux vin, mais pour autant quelle tenue à mon avis… (Pas de séparation possible entre le bois et la vinification pour mes modestes capacités de dégustation). Formidable vigneron qui permet au 2002 de tenir dignement son rang…