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jean-luc JAVAUX, le il y a 14 années et 5 mois.
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Je pourrais poster le sujet ailleurs, car ce n’est pas l’apanage de l’Alsace (quoique), mais je voudrais avoir votre avis sur les vins déclassés à l’agrément.
On connait quelques célèbres vins comme le Z de Zind Humbrecht;
il y a aussi mon ami Bruno Schueller qui rencontre de temps en temps ce (dés)agrément;`mais il se fait que que sur 4 vignerons visités hier, 3 ont connus le problème pour leur dernier millésime.
Je commence par Vincent Stoeffler :
pour la première fois de sa carrière (environ 20 ans) un vin déclassé, pire, son grand cru kirchberg dont on parlait il y a peu en très bien dans sa rubrique.
C’est un vin un peu austère, mais pas plus que le 2004, très sec par contre, avec une belle matière, comme j’aime, un peu fermé, mais bcp de potentiel,
Inoui, et bien: déclassé… manque de matière …Visite chez Frick; chez lui c’est génial!
en général, on m’évite les commentaires vendeurs sur ses vins, mais lui, c’est carrément à l’aveugle (enfin il demande si je préfère et je suis joueur;-)On déguste, c’est peut-être le 50eme vin de la journée, mais c’est évident, donc j’ose; je lui dit, on change de cépage c’est du muscat! Il me dit, je suis heureux. Il s’agit de son grand cru Steinert 2004, refusé pour manque de typicité…
Aucune gloriole de ma part, ce n’est pas un muscat variétal, mais ce n’est pas autre chose.
Et puis, c’est un grand cru, le steinert;;; et le seul steinert, c’est celui de Frick! Il n’y en a pas d’autres! Donc le seul qui puisse juger de la typicité de ce grand cru, c’est sans doute Jean-Pierre lui-même.je ne sais pas si vous suivez car il est tard, mais c’est apparemment n’importe quoi ces dégustations d’agrément (et je ne parle pas de supers vins atypiqes pour cause de sans soufre ou oxydation ménagée;-).
Apparemment aussi, un peu de sucre résiduel fait office, pour beaucoup de dégustateurs officiant là bas; de matière, et un vin sec, ne manque donc, non pas de matière, mais de sucre résiduel..
dernier mot, j’ai cru lire que cela ne posait pas de problème au vigneron, une belle étiquette, un nom original et on peut le vendre plus cher; ce n’est vraiment pas vrai;-) Beaucoup de vignerons sont attachés à LEUR appellation et vivent très mal ce déchirement, et la plupart des dégustateurs sont encore rassurés par une appellation classique
des questions ou précisions, n’hésitez pas!
Bonne nuit
laurentM
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- 20 janvier 2007 à 12h08
Je connais des viticulteurs dans le Bergeracois qui ont le même problème. J’ai goûté les vins déclassés. On peut toujours leur trouver des défauts mais en aucun cas ceux qui leur sont reprochés.
Le cas le plus douteux, rapporté il y a quelques mois par la RVF, est celui du Château Jonc blanc. La nouvelle appellation Montravel rouge se la joue Saint-Emilion et donne l’ agrément final lorsque le vin est en bouteille. Or, le vin présenté était dans une bouteille bordelaise classique et non pas dans la bouteille Montravel exigée (une bordelaise avec gravée dessus la devise de Montravel). Sans même goûter le vin, le vin a été refusé.
Dans la dégustation Bergerac de la RVF, le vin a été le « coup de coeur » de la session. On le comprend: je l’ai goûté sur place, et c’est d’une gourmandise rare…
A noter qu’il n’y a que BSN qui fabrique cette bouteille Montravel, et que cette généreuse entreprise reverse 15% de son chiffre d’affaires (fait avec ces bouteilles) au syndicat pour financer des études et autres joyeusetés… Il y aurait un avocat qui s’occuperait de l’affaire, il se régalerait, je pense 😀
Eric
- 20 janvier 2007 à 15h30
Salut Laurent !!!
Je vois que le périple alsacien a tenu toutes ses promesses ….
Pour ce qui est des vins refusés à l’agrément,voici ma petite contribution personnelle sur le sujet.
L’an dernier,en vacances,dans le pays basque,je me rends au domaine Arretxea afin d’acheter leur production.C’est Madame Riouspeyrous qui me reçoit.Après les présentations d’usage,elle veut connaitre la raison de mon passage.Je lui fais part de mes lectures et de mon souhait d’acquérir leur fameuse cuvée en blanc Hegoxuri et là son sourire se crispe:elle me dit que le vin a été refusé à l’agrément,qu’il est vendu en vin de table.Je lui rétorque que je vais le gouter et que s’il me plait,je l’encave.Ce fut évidemment le cas:un vin superbe,d’une belle concentration avec une parfaité définition aromatique !!!
La contre étiquette mentionne: « Désagrément »:c’est l’histoire d’un vin nature,nonchalant,décidé à prendre son temps pour fermenter.Au bout du compte,il se retrouve hors norme et hors délai d’agrément pour 0,2 grammes de sucre et quelques jours.Il rejoint ainsi la grande famille des vins de table de FRance.Hegoxuri n’a d’autre ambition que de refléter un terroir,son millésime et une éthique de Paysan-Vigneron.(texto recopié en entier).
Tout cela pour dire que les vignerons sont effectivement très attachés à leur appellation et qu’ils sont frustrés de voir naitre de telles situations.Qu’importe,il faut les soutenir dans ce combat inégal contre une administration beaucoup trop rigide,souvent incompétente et parfois un peu jalouse,non……A méditer !!!
Christian- 20 janvier 2007 à 16h10
juste un commentaire sur la cuvée Z de ZH. La cuvée n’est pas déclassée mais inclassable car contenant du chardonnay.
stéphane
- 20 janvier 2007 à 16h34
Ostertag a connu aussi des problèmes avec son Pinot Gris sur le Muenchberg auquel l’agrément n’avait pas été donné et c’est devenu la fameuse cuvée A360P référence cadastrale du Muenchberg, refusé par manque de typicité.
Il me semble que sur son premier millésime il n’y avait que lui qui avait du Pinot Gris sur ce cru…
– C’est quoi la typicité d’un PG Muenchberg Mrs les agrémenteurs? (=néologisme barbare qui définit bien ce que je pense d’eux, qui refusent des grands vins et acceptent des piquettes infames qui aux yeux de certains consommateurs restera le reflet d’une région…)
- 21 janvier 2007 à 2h07
Et si la vraie typicité de certaines appellations était la médiocrité ?
A se demander parfois (pour certaines…) si le raisin ne devrait pas être commercialisé en « raisin de table » voir pour les pires être reconverties en champs de blé (du raisin pas mûr, c’est pas bon à manger)… Je sais : le prix du blé n’est pas très élevé et en pays valloné, ce n’est pas pratique.
1) Comment se peut il que certains vins de pays soient supérieurs à des vins agrémentés après passage d’un jury professionnel ? (des vins poivronnés reçoivent l’agrément alors…)
2) Comment se fait il que les jurys de journaux spécialisés (genre BA avec des vignerons et des professionnels) ne sélectionnent parfois que 35 % des vins d’une appellation ? Et encore, c’est en Bourgogne… Toutes les AOC n’ont pas cette réputation de qualité.
Vous pourrez me rétorquer qu’ils ne sélectionnent que des vins classés 12 au minimum. 10 devant être le minimum pour obtenir l’agrément, cela fait beaucoup de vins entre 10 et 12… Au prix d’accès à certaines appellations, ça fait peur.Pourquoi s’en étonner ? Comment ignorer les querelles de personnes et les « clans » de vignerons (pas toujours les meilleurs 😉 ou ceux qui tirent l’appellation vers le haut) ?
J’ai d’ailleurs toujours apprécié certaines techniques de « vente » :
– sabotter les efforts du voisin-concurrent pour racheter ses vignes ensuite
– profiter de la notoriété et de la qualité du travail du voisin (qui tire l’appellation vers le haut) et ainsi vendre à prix d’or un vin de faible qualité
– autres cas divers et variés.François
- 21 janvier 2007 à 2h47
Pour les bons vignerons un vin déclassé peut être un coup de pub énorme, A360P est devenu un classique, La Quintessence de mes Roustons de Dagueneau c’est vendu plus cher que si il avait été classé, la Valinière en Vin de Table a fait parler de Barral…
Ils est sur que si une cave coopérative ou un « propriétaire méconnu » qui vends essentiellement son vin en vrac n’a pas l’appellation là c’est sur que ça fera du mal au porte monnaie (j’ai en mémoire le seul agrément auquel j’ai participé, les vins à l’aveugle, j’étais « chef de table » et sur un vin qui n’était pas représentatif de son AOC un vigneron du cru m’a dit « petit si ce vin ne passe pas en AOC c’est l’économie de la cave et de ses adhérents qui va être en danger…comment savait-il le vin que c’était??? de plus c’était le premier passage à l’agrément, y’a des scéances de repéchage (peut être pas dans toutes les appellations?) et à l’arrivée y’a peu de recalés…c’est la seule session à laquelle j’ai participé, j’ai pas voulu y retourner…)
- 22 janvier 2007 à 16h30
Qu’ils vivent tres mal le declassement, cela ne me surprend pas, mais ne devrait pas les empecher de mettre le vin a « son juste prix » qui serait celui qu’ils auraient revendique s’il avait ete classe.
Nous sommes maintenant nombreux a faire une confiance limitee aux classements officiels (comme aux millesimes « officiellement bons »). Le vin de table d’Antoine Arena, c’est aussi bon que le patrimonio d’Antoine Arena lorsqu’il vient du même terroir.
Alors que le couple terroir/vigneron compte plus que la mention du cru et du millesime, oui j’en suis convaincu! (Ca sonne un peu Marcel Deiss ou Seppi Landmann, mais bon…)
- 22 janvier 2007 à 19h04
LAurent je sais (j’ai appelé alors que tu étais à la cave;) ) que tu étais jeudi soir chez Bruno Scueller… et des refus d’agrément il en a eu un tas en 2004… et encore une fois ce fameux manque de matière/manque de maturité sanctionnant les vins réellement secs (et des rieslings à 13.5% sans chapta ce n’est pas si courant en Alsace… alors les censeurs devraient avoir un peu plus d’imagination)
- 26 janvier 2007 à 19h47
Un bon article sur l’agrément est présent sur le site de la revue belge IN VINo Veritas
https://www.invinoveritas.apic.be/articles-fr/IVV118FR2_3.pdfMichel
- 29 janvier 2007 à 14h09
« mais ne devrait pas les empecher de mettre le vin a « son juste prix » qui serait celui qu’ils auraient revendique s’il avait ete classe. »
c’est ce que fait Bruno qui vend son Bildstoecklé (non classé Grand Cru) au même prix que le Pfersigberg (officielm G.C.) et qui vend ses GC au même prix qu’ils soient agrées comme tels ou pas…
mais le prob n’est pas là !- 31 janvier 2007 à 0h57
je suis nouveau sur le forum et je le parcours avec delectation mais je ne peux m’empecher de réagir à ton affirmation : de fait pour être prof de droit européen, l’avocat en charge du dossier va beaucoup s’amuser (petits problemes au niveau du droit de la concurrence, voire de la libre circulation des marchandises)et le syndicat va s’en prendre plein la g… (je reste poli ;))
mais revenons au vin : je me depeche de noter la référence dece vin pour le déguster au plus vite…- 28 août 2008 à 3h18
Une vision du problème et mise en perspective venue de l’étranger (JP Brun concerné mais la réflexion me semble valoir pour les AOC en général).
- 9 avril 2011 à 6h28
[size=small]juste un commentaire sur la cuvée Z de ZH. La cuvée n’est pas déclassée mais inclassable car contenant du chardonnay[/size].
Si, il étant déclassé en vin de table, toute comme son Clos Windbuhl (100% chardonnay) – excellent en 2007 et mon Coup de Coeur
Il y a plein de vins déclassés en vin de Table, même en Bordeaux – qqs exemples : Défi de Fontenil ou M2 (Bon Päster+Ermitage)
par contre je ne comprends pas les exemples suivants :
Pomerol Triology (’03+’04) (Le Pin)
ou
Magrez-Fombrauge’01 – comment a-t-il pu d’être classé St.Emilion – 15,5% alc et richesse d’un Banyuls GC démi-sec – et surtout , aucun typicité !!! [size=small]Mais il était vraiment supérbe et très gourmand[/size]
Je ne ~crois pas que qq-un aura arrivé le distingué dans une dégustation de vins du N.Monde ou l’identifier comme un Bordeaux
En plus , il existes des règles pour chaque AOC, dont un dégré d’alcool minimal et maximal – dont 11% -//- 13% pour St.Em GCJe ne comprends pas aussi :
utilisation : de cépages différents en Bourgogne, dont pinot gris, pinot noir blanc (pas de Bl.des Noirs), aligoté – sont-ils permettés (j’ai oublié ce verbe, m…)
et
de petite syrah en Rhône Nord[size=x-small]Merci de qq-un à corriger mes fautes orthographe/gramm.[/size]
- 9 avril 2011 à 11h12
utilisation : de cépages différents en Bourgogne, dont pinot gris, pinot noir blanc (pas de Bl.des Noirs), aligoté – sont-ils permettés (j’ai oublié ce verbe, m…)
Les pinots gris et blancs sont autorisés en Bourgogne car le producteur peut en avoir à l’insu de son plein gré dans ses vignes. En effet, la peau du pinot peut muter (= chimère) et changer de couleur sans prévenir.
de petite syrah en Rhône Nord
Attention aux faux amis : on parle de la serine (qui est une vieille variété de syrah) et non du durif (qui lui n’est pas autorisé en Rhône Nord).
- 9 avril 2011 à 13h54
Mmmmh, Belyrus,
Je ne pense pas que le post original parle du même déclassement.
Il ne faut pas confondre :
un vin déclassé de GC en Cillages ou de VT en sec par le vigneron lui-même
un vin qui en fonction de ses cépages ne peurt recevoir l’AOC, Alsace dans le cas de ce forum
un vin qui n’a pas obtenu l’agrément.La plupart des vins déclassés par Frick, Schueller, Stoeffler et autres Patrick Meyer l’ont été suite à un refus d’agrément avec motif « Ne rencontre pas la typicité de l’appelation »… ce qui est évidemment toujours très discutable et anime joyeusement les controverses.
- 18 janvier 2012 à 2h20
Je relance ce post suite à plusieurs lectures et réflexions – les propos qui suivent n’ont comme intérêt que de récolter des infos et des pistes d’explication.
Je me demande si les problèmes d’agrément des vins ne sont pas intrinsèques à la définition des AOC et que les vignerons ne sont pas égaux devant l’agrément. Je m’explique : on évoque ci-dessus l’Alsace et je rencontre fréquemment des vins non AOC en Val de Loire. C’est moins le cas dans d’autres régions de France. Je restreins le propos aux vins composés de cépages pouvant revendiquer l’AOC donc ces vins répondant ‘aux usages loyaux et constants’.
Ma réflexion est la suivante: dans les AOC très spécifiques (par exemple pour un type de vin issu d’un seul cépage – Alsace et de nombreux vins de Loire), la gamme de possibilités est plus étroite que dans des AOC plus larges (plusieurs cépages pouvant être vinifiés ensemble ou non, terroirs très variés, ex: Côtes du Jura).
N’y a-t-il dès lors pas une contradiction encore plus forte : ceux qui font au plus typiques étant le plus probablement le plus fortement menacé ?A vous lire
Julien
- 20 janvier 2012 à 20h48
Julien,
je ne suis pas sûr que le contre-exemple des Côtes du Jura soit le mieux adapté.
Il me semble:
-qu’ils sont souvent monocépages.
-qu’ils sont justement,comme tu dis, « au plus typiques »jlj
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