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- 17 mars 2014 à 17h29
- in reply to: Château Léoville-Barton, Saint-Julien
Fluide, mais un grand vin pourtant. Non, ce n’est pas un monstre de concentration, il faut donc le laisser s’exprimer sans comparaison, mais c’est vraiment agréable, d’une belle élégance comme Bordeaux en fait rarement depuis 1982. La complexité vient sans aucune masse tannique, un vin à l’ancienne. Je vais finir par croire que les millésimes faibles, ce sont les vins que j’aime, tellement plus buvables qu’à macher…
- 17 mars 2014 à 17h29
- in reply to: Château Léoville-Barton, Saint-Julien
Fluide, mais un grand vin pourtant. Non, ce n’est pas un monstre de concentration, il faut donc le laisser s’exprimer sans comparaison, mais c’est vraiment agréable, d’une belle élégance comme Bordeaux en fait rarement depuis 1982. La complexité vient sans aucune masse tannique, un vin à l’ancienne. Je vais finir par croire que les millésimes faibles, ce sont les vins que j’aime, tellement plus buvables qu’à macher…
- 24 décembre 2013 à 2h21
- in reply to: Où trouver une alternative en pinot noir hors Bourgogne ?
Mes découvertes les plus intéressantes, après avoir erré autour du Monde à la recherche d’une texture bourguignonne (des tannins très fins et soyeux qui tapissent le palais, et n’emplissent pas la bouche), et pour rester fidèle au cépage (car cette texture peut se retrouver sur d’autres cépages), les régions du monde qui me plaisent le plus aujourd’hui (et bien plus que la Nouvelle Zélande, l’Australie, ou l’Amérique du Sud, et même Willamette Valley, mais ce n’est que mon goût) sont en Californie: Russian River Valley et Sta. Rita Hills. C’est un fruit beaucoup plus riche, mais ils commencent à travailler avec la main vraiment légère à toutes les étapes, cueillir vraiment plus tôt, et la délicatesse de leurs vins s’en ressent. Peut-être aussi leurs vignes sont plus âgées que celles de leurs concurrents (de 5 à 10 ans de plus!). Les $40 à $50 des bons domaines les mettent aux environs de 35 EUR en cherchant bien et beaucoup (pas seulement en France, en Europe).
- 24 décembre 2013 à 2h13
- in reply to: Château de la Tour, Clos-Vougeot
CR: Domaine Labet – Chateau de la Tour 2002
2002 ouvert hier (pas le VV): fantastique équilibre, texture de rêve, longueur interminable. Un fruit qui se pâtine tranquillement, rien de fané encore mais l’âge se fait sentir tant le fruit s’est complexifié, beaucoup de tannins tellement fins et soyeux. C’est un très très grand vin qu’il m’a été donné d’ouvrir et déguster.
- 19 décembre 2013 à 21h45
- in reply to: L’extraction des vins rouges
Moi aussi je viens de le découvrir, j’en suis même ému… Merci de montrer comment le terroir se respecte « techniquement » Monsieur Comme. Et j’ai aussi appris pourquoi je n’ai jamais apprécié Beaucastel!
- 25 novembre 2013 à 17h15
- in reply to: Domaine Confuron-Cotetidot, Vosne-Romanée
Bonjour
Bon, j’écrivais ce que je pensais du domaine en février dernier. Rien depuis, et une de mes grandes dégustations récentes est ci-dessous, qui me permet de maintenir mon point de vue. A savoir: peut-être certains préfèrent d’autres domaines (Jancis par exemple ne considère pas qu’il est au top), mais je suis d’accord avec les critiques qui placent ce domaine au sommet. Au sommet de quoi? Je n’en sais rien, car je n’ai pas tout goûté. Je me sens pourtant privilégié d’avoir goûté beaucoup, et peu (le chassagne 1er cru rouge de Bernard Moreau, les « grands » 1ers crus de Beaune en rouge) m’émeut autant qu’une bouteille de ce domaine si particulier.
CR: Confuron Cotetidot Nuits Saint Georges 1er cru 2002
La robe pointe quelques nuances de brique, mais est encore bien rubis. Le nez est d’une fraicheur inouïe pour l’âge, le fruit n’est pas dégradé du tout, rien de fané (je précise que j’adore quand ça part sur ces arômes tertiaires) encore et pourtant on sent bien la terre (pour moi typique de Nuits), de très légères notes de sous-bois, cèpes derrière une palette de fruits et de fleurs vive, fraiche, mûre pourtant. C’est comme si des caractères contraires se rencontraient, une rusticité automnale, mais une fraicheur printanière. C’est exactement ce qu’il advient en bouche, puis en rétro-olfaction. Sauf qu’en prime la palette fruitée et florale est portée par l’acidité qui le rend très très long, et pourtant en largeur le vin montre son âge sans ternir ni affecter la tension ressentie. Bref, c’est comme si une partie seulement des tannins avait vieillie, la finesse ressentie sur le corps du vin étant d’une jeunesse surprenante. Je crois que je viens de dire la même chose de cinq ou six manières différentes, il est temps que j’arrête.- 26 mai 2013 à 4h53
- in reply to: Domaine Huet, Vouvray
Goûté parmi dix autres vins pétillants, il est sorti comme un des meilleurs. Au nez: pommes, miel, fleurs blanches, des agrumes très mûrs, des biscuits, légèrement oxydé (noix, amandes), délicat et élégant. En bouche, la texture est délicate, et son acidité porte cette complexité aromatique pour lui donner une finale interminable.
- 24 avril 2013 à 13h39
- in reply to: Domaine Rossignol Trapet, Gevrey-Chambertin
Il me reste à récupérer mes (quelques) 2010, j’ai pu goûter les 2011, que j’ai trouvés exceptionnellement réussis. Un toucher en bouche très délicat, des parfums qui exhalent en longueur et une très belle persistance, un équilibre fruit/fleur peu commun pour des vins rouges, en particulier du nord de la côte, mais les prix, les prix… Si je passe au domaine comme j’en ai l’intention, je prendrai quelques Beaune et peut-être Bourgogne. Tous les crus du village sont trop chers pour l’idée que je me fais du prix du vin. Pourtant, le CR: Beaune 1er cru Teurons 1999 ouvert il y a deux jours avait une sève incroyable, il était d’une richesse de constitution digne d’un grand cru, là encore l’équilibre entre les quelques arômes tertiaires commençant seulement à apparaître, le fruit magnifié par les années et cette longueur phénoménale nous a époustouflé, en le regoûtant hier soir il s’était assagi, la sève s’était intégrée et la richesse se faisait plus ample, moins dans la seule longueur.
- 12 février 2013 à 20h47
- in reply to: Domaine Confuron-Cotetidot, Vosne-Romanée
Il me semble que ce sont là des domaines médiatiques, qui n’ont rien à vendre quand on leur demande, et qui sont les plus chers aussi… Pardon, ils ne sont pas au prix du Comte de V…
Je laisse de côté mes références, et m’en retourne à la pratique vigneronne: j’aime la vendange entière (elle signe des vignes très bien tenues, elle est impossible sans la maturité de la rafle), j’aime la complexité sans richesse artificielle d’une extraction en douceur (pas de machinerie triturante), voilà, ce n’est pas de la foi, mais 25 ans de vins dégustés, 12 ans de passion, comme il en est question sur ce site, et récemment quelques mois d’études approfondies sur le sujet…
L’accueil n’est pas le fort du domaine, je ne le nie pas comme je le mentionnais précédemment, mais je tentais de préciser qu’ils ont été bien seuls (et sans le crier sur aucun toit), dans des années où la pratique a dérivé, à maintenir ce dont tout le monde se vante maintenant, et avec quel talent! Modestement, avoir leurs deux fils oenologues, reconnus dans la région et au-delà, me semble prouver que cela n’est pas que du flanc…
- 5 février 2013 à 23h21
- in reply to: Domaine Confuron-Cotetidot, Vosne-Romanée
Herbey: Vous avez les accents de la Foi et contre cela, l’athée que je suis capitule sans même chercher à lutter. C’est votre domaine préféré (au monde), diantre!!
– Pardon pour mon enthousiasme, je souhaitais juste le partager en dépit du contexte de l’échange difficile, quant à lutter? Je ne comprends pas contre quoi.
Herbey: L’effort d’aller goûter ce que peuvent faire les voisins (les Meunier au domaine JJ Confuron, Gérard Mugneret, JY Bizot, Rouget, monsieur Noellat………. et si vous avez les moyens le DRC, pourquoi pas?)
– JJ Confuron (une bouteille) trop « poli », Rouget trop cher quand il m’avait tenté au resto, Gérard Mugneret, JY Bizot, je ne connais pas, monsieur Noellat le fruit était très beau mais il n’y avait pas beaucoup de « tout le reste », quant à la DRC… un ami m’avait amené une bouteille de Saint-Vivant ou Echezeaux 88 que nous avons bu ensemble dans les années 2000, ce n’était pas extraordinaire, et… j’ai eu la chance de tremper mes lèvres dans un La Tâche 1982 dans les années 90, mais je risquerais de retomber dans le lyrisme, sauf qu’à ce prix, jamais je n’en achèterai, pas même un verre.
Autrement dit, je n’ai pas tout goûté, loin de là, c’est marrant, c’est mon village préféré et pourtant celui dont j’ai le moins de références en tête, si je compare à ceux plus au nord, et la faute à quoi? C’est trop cher, c’est tout, et ce n’est pas très lyrique, j’en conviens.
Mais parlons donc du Chambolle village de Confuron-Cotetidot, j’ai de nombreuses références en tête, et mes préférences à Chambolle (mais ce n’est pas l’endroit ici) et je n’ai pourtant jamais bu de meilleur Chambolle village que celui de Confuron-Cotetidot en 2002 (dégusté en 2010).
- 5 février 2013 à 16h22
- in reply to: Domaine Confuron-Cotetidot, Vosne-Romanée
Voilà, j’ai trouvé (merci les moteurs de recherche), le reste c’est (essentiellement) du blabla pour le plaisir… Peut-être parlent-ils mieux anglais que français?
https://www.beauneimports.com/retail/producer_detail.php?producer_id=8&from=reserve_wines
https://www.princeofpinot.com/winery/75/
https://www.burgundy-report.com/forum/topic.php?id=378- 5 février 2013 à 16h13
- in reply to: Domaine Confuron-Cotetidot, Vosne-Romanée
Amusante, cette discussion. C’est mon domaine préféré (au Monde!) et c’est celui dont je connais le moins les détails qui amènent au vin. Il est clair qu’ils ont une culture du secret qu’ils défendent en jouant aux ours, mais ils ne détestent pas pour autant croiser notre regard heureux au parfum de leur extraordinaire Suchots… Alors j’achète « les yeux fermés », je ne sais pas comment ils atteignent toujours une telle complexité dans leurs vins (des fleurs, des épices, une structure inouïe et jamais rencontrée ailleurs dans ce village, et pas seulement du fruit et de la minéralité) s’ils ont mis une quelconque chimie dans leur vin. A mon sens, ils se foutent de nous et des « new born » bio, car leur 1975 ou leur 1980 montraient à quel point ils ont toujours respecté la nature. Ou alors, je ne comprends rien à la viticulture, mais tous les autres domaines auxquels j’achète en Côte de Nuits ont progressivement acquis cette complexité (sans l’égaler mais ils n’ont pas la chance d’avoir des vignes dans les climats du village de Vosne) dans les années 90 en… passant… au… bio. Ce que j’en comprends… alors que mon père est client depuis les années 70, que j’ai été mal reçu en 1991 (fantastique dégustation de 1990 sur fût pourtant), que nos achats sont maintenant annuels (des Echezeaux ou du Clos Vougeot, nous n’en avons eu qu’en 2006 (très peu) et 2007, et pas depuis), et que, et que… j’en ouvre à 3 ans, 7 ans, 10 ans, etc… Et je me régale toujours, alors un téléphone ou un mail, ça marche parfois mieux qu’une rencontre.
Enfin, une petite histoire sur le Suchots 2000: avant 2005, sur le fruit, il se dégustait comme un fruit défendu, après 2007 et jusqu’en 2010, il était dominé par les arômes tertiaires, il semblait très âgé, son fruit était un peu cuit, et depuis le fruit s’est « rafraichi », il est revenu se mêler à cette richesse d’arômes. Ce domaine, ils pourraient m’engueuler que je commanderais encore, et je ne goûterai pas mes 2005, 2009 ou 2010 avant très longtemps. Je garde dans mon panthéon personnel, au début des années 90, la dernière bouteille de Suchots 1978, trop vite bu tellement il était tout ce dont la Bourgogne rêve, et tout ce pourquoi elle nous fait tous rêver.
- 14 novembre 2012 à 1h00
- in reply to: Domaine Patrick et Christophe Bonnefond
Encore bien foncé, des champignons déjà pourtant au nez, avec les fruits noirs et le poivre. Encore plus de complexité en bouche, avec un fruit assez souple pour le jeune âge, très long, c’est une belle réussite.
- 14 novembre 2012 à 0h56
- in reply to: Domaine du Murinais, Crozes-Hermitage
CR: Les Amandiers 2010: Déjà délicieux, avec du potentiel pour vieillir encore cependant. Très belle structure, long en bouche, de beaux fruits noirs en bouche annoncés par la violette et les myrtilles au nez. Je suis vraiment heureux d’avoir pu goûter ce vin.
- 24 octobre 2012 à 2h45
- in reply to: Les Vins de Vienne
Donc millésime 2005 pour cet Heluicum.
Ouvert ce soir, une Syrah bien reconnaissable qu’on aurait situé comme un « petit » Hermitage (un peu moins complexe, un peu moins long, un peu moins ample certes). Pourquoi on pense à l’Hermitage et pas à Crozes, St. Jo ou Côte Rôtie, voire Sotanum? Ben… La couleur est restée franchement rouge après 7 ans, même si le disque tend vers le blanc, le fond est riche, ça descend bien au fond de la langue (olives noires, poivre), le nez avant cela est riche, présent, annonçant un vin « plus plein » qu’il ne sera (belle matière mais rétro-olfaction frustrante alors que c’est long en bouche). C’est très fluide (une qualité pour moi), et on se ressert facilement. Un vin fort agréable, de traces de bois il n’y a plus, et ce n’est pas sec du tout non plus. On goûtera Sotanum en espérant plus d’arômes et pas « simplement » plus de matière.
- 24 octobre 2012 à 2h45
- in reply to: Les Vins de Vienne
Donc millésime 2005 pour cet Heluicum.
Ouvert ce soir, une Syrah bien reconnaissable qu’on aurait situé comme un « petit » Hermitage (un peu moins complexe, un peu moins long, un peu moins ample certes). Pourquoi on pense à l’Hermitage et pas à Crozes, St. Jo ou Côte Rôtie, voire Sotanum? Ben… La couleur est restée franchement rouge après 7 ans, même si le disque tend vers le blanc, le fond est riche, ça descend bien au fond de la langue (olives noires, poivre), le nez avant cela est riche, présent, annonçant un vin « plus plein » qu’il ne sera (belle matière mais rétro-olfaction frustrante alors que c’est long en bouche). C’est très fluide (une qualité pour moi), et on se ressert facilement. Un vin fort agréable, de traces de bois il n’y a plus, et ce n’est pas sec du tout non plus. On goûtera Sotanum en espérant plus d’arômes et pas « simplement » plus de matière.
- 15 octobre 2012 à 16h59
- in reply to: caveprivee.com
Bon, le chèque est enfin arrivé, et a été encaissé par la banque. J’espère que la banque ne va pas me dire maintenant qu’elle ne peut le provisionner… 1855 m’avait fait bosser pour récupérer tous mes primeurs 2004, Cave Privée m’a demandé pas mal d’efforts pour récuperer mes sous plutôt que mes vins. Pour ce qui me concerne, ce type de problème est rédhibitoire. Je ne serai plus client.
- 15 octobre 2012 à 16h59
- in reply to: caveprivee.com
Bon, le chèque est enfin arrivé, et a été encaissé par la banque. J’espère que la banque ne va pas me dire maintenant qu’elle ne peut le provisionner… 1855 m’avait fait bosser pour récupérer tous mes primeurs 2004, Cave Privée m’a demandé pas mal d’efforts pour récuperer mes sous plutôt que mes vins. Pour ce qui me concerne, ce type de problème est rédhibitoire. Je ne serai plus client.
- 13 octobre 2012 à 21h39
- in reply to: Château Petit Fombrauge, Saint-Émilion
CR: Château Petit Fombrauge 2003
Je n’ai rien compris il me semble
le jour de l’ouverture, j’aurais dis un cabernet sauvignon à 100% d’une année aux tannins durs élevé sous trop de bois… Bref, je pensais ouvrir un vin d’une certaine souplesse, comme souvent à Saint-Emilion, avec un fruit peut-être un peu cuit comme souvent dans ce millésime. C’était noir, boisé, râpeux, sans beaucoup de fruit, trop de structure… Alors j’ai essayé encore 24h après, c’était du jus de bâton… Une bouteille que l’on m’avait offert il y a quelques années, de 9 ans d’âge.
- 13 octobre 2012 à 21h39
- in reply to: Château Petit Fombrauge, Saint-Émilion
CR: Château Petit Fombrauge 2003
Je n’ai rien compris il me semble
le jour de l’ouverture, j’aurais dis un cabernet sauvignon à 100% d’une année aux tannins durs élevé sous trop de bois… Bref, je pensais ouvrir un vin d’une certaine souplesse, comme souvent à Saint-Emilion, avec un fruit peut-être un peu cuit comme souvent dans ce millésime. C’était noir, boisé, râpeux, sans beaucoup de fruit, trop de structure… Alors j’ai essayé encore 24h après, c’était du jus de bâton… Une bouteille que l’on m’avait offert il y a quelques années, de 9 ans d’âge.