VinorumCodex

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  • VinorumCodex
    Participant

    Ci-joint quelques stats extraites de la dernières News.
    Cordialement
    Gilles du Pontavice

    3 BORDEAUX PRIMEURS 2009
    Les grands vins se font attendre. Si vous en trouvez un à un tarif défiant toute concurrence, vérifiez quand même que ce n’est pas un 2008, car sur certains sites il est facile de se tromper… Je n’ai actuellement les tarifs que de 270 crus de Bordeaux, mais cela devrait s’accélérer dans les prochains jours.
    J’ai pensé qu’il serait utile de donner quelques indications sur les différentes maisons qui proposent ces primeurs ; bien sûr, c’est parcellaire à ce stade des sorties, bien sûr certaines maisons ne sortent qu’un seul tarif à la fin de la campagne, bien sûr ceux qui ont des exclusivités sont forcément les moins chers, etc… mais cela est une indication. Comme d’habitude, on constate que les marchands purement Internet sont en général plus chers que les marchands traditionnels. Il s’agit donc d’un instantané sur un milliers de prix enregistrés, qui inclut les ex-aequo. D’ailleurs je n’ai pas encore reçu le tarif des Caves de Bécon, qui en général écrasent les prix.
    La cave d’Ulysse, très grosse offre, se classe au meilleur prix pour 74% des vins de son tarif. Estève pour 64%. Dubecq pour 56%. Mondovino pour 47%. ChateauInternet, autre très importante offre, pour 45%. Millésima pour 38%. Chateauprimeur pour 37%. Lavinia et Ariès pour 36%. Wineandco pour 30%. Chateauonline pour 29%. A suivre…
    Quant aux prix, ils sont redoutables. Quelques exemples tirés de la base VinorumCodex, qui entretient la mémoire du prix des vins (nous venons de passer le cap des 75.000 vins, et avons maintenant en mémoire 464.000 cotes anciennes et actuelles) :
    Les Pagodes de Cos, second vin de Cos d’Estournel, ça valait en primeur 23 euros pour le millésime 2003 ; pour 2005, c’était 27 euros ; pour le 2005, c’est 49 (tous ces prix incluent la TVA).
    Pour quelques crus comme Berliquet, Fombrauge, Grand Pontet, Haut-Marbuzet, La Couspaude, La Fleur de Bouärd, La Fleur de Gay, L’Arrosée, Monbousquet, Moulin-Saint-Georges, Rauzan-Gassies, Taillefer, Clos René, Domaine de L’A, Virginie de Valandraud, qui sortent moins cher ou au même prix que leur 2005, la plupart des 2009 connaissent de grosses hausses. Comme la mémoire est courte, je signale cependant que pas mal de vins étaient encore plus chers en 2000, que plus personne ne se risque à qualifier de « millésime du siècle ».
    Ainsi Beauregard : 29% de plus que le 2005, mais 11% de moins que le 2000.
    Grand-Mayne : 5% de plus que le 2005, mais 14% de moins que le 2000.
    La Fleur de Gay : 4% de moins que le 2005, 16% de moins que le 2000
    La Gomerie (mais là aussi il s’agit de cuvées confidentielles, et les modes passent) : 90% de moins que le 2005, 280% de moins que le 2000 !
    La Grave à Pomerol : 11% de moins que le 2005, 6% de moins que le 2000.
    Labégorce, très sage : 11% de moins que le 2005, 22% de moins que le 2000.
    Rouget : 27% de plus que le 2005, mais 13% de moins que le 2000.
    Tertre-Roteboeuf : 23% de plus que le 2005, mais 20% de moins que le 2000.
    Yon-Figeac : 31% de moins que le 2000.
    Vous voyez bien que les prix baissent, parfois !

    Mais dans l’ensemble, les hausses sont fortes, surtout sur les merveilleux médocs. Voici encore (encore) un petit palmarès des hausses, cette fois par rapport au millésime 2008, moyen mais récent, et à la référence 2005 :
    Duhart-Milon : plus 87% (2008), plus 59% (2005).
    Cantemerle : plus 82% (2008), plus 34% (2005).
    Giscours : plus 76% (2008), plus 8% (2005).
    Clerc-Milon : plus 73% (2008), plus 45% (2005).
    Haut-Bages-Libéral : plus 68% (2008), plus 23% (2005).
    Gruaud-Larose : plus 67% (2008), plus 15% (2005).
    Gazin : plus 65% (2008), plus 45% (2005).
    Lafon-Rochet : plus 60% (2008), plus 29% (2005).
    Les Ormes de Pez : plus 58% (2008), plus 14% (2005).
    Beauregard : plus 55% (2008), plus 29% (2005).
    Poujeaux : plus 55% (2008), plus 13% (2005).
    Gloria : plus 54% (2008), plus 26% (2005).
    Rouget : plus 48% (2008), plus 28% (2005).
    Durfort-Vivens : plus 48% (2008), plus 9% (2005).
    Batailley : plus 46% (2008), plus 10% (2005).
    Ferrière : plus 44% (2008), plus 12% (2005).
    Camensac : plus 40% (2008), plus 30% (2005).
    La Tour Carnet : plus 40% (2008), plus 13% (2005)
    Monbrison : plus 40% (2008), plus 38% (2005).
    Vous avez donc une idée des coefficients à appliquer pour prévoir le prix des premiers crus.

    VinorumCodex
    Participant

    Voilà ce que je voulais dire en parlant d’intégrité.
    Gilles du Pontavice

    VinorumCodex
    Participant

    Un peu débordé cette année par d’autres activitées, je tarde à mettre en place les tableaux des meilleurs tarifs primeurs sur VinorumCodex.com. Mais ça va venir. En attendant, quelques notes de dégustation sur https://pagesperso-orange.fr/LaTruiteDeQuenecan/VinsPrimeurs2009.htm
    Gilles du Pontavice

    VinorumCodex
    Participant

    Ca y est, le livre est sorti. J’espère qu’il contribuera à expliquer la démarche de Michel Chasseuil et son intégrité. En tous cas, il vaut son prix!

    Gilles du Pontavice

    VinorumCodex
    Participant

    Patience…
    Ouverture dans un mois.

    VinorumCodex
    Participant

    « Une autre idée sur ce sujet : dans les films de John Wayne, à 1 minute 33 secondes avant le mot « END », il y a la cavalerie américaine qui arrive in extremis pour sauver les braves blancs menacés de massacre par de méchants indiens. Je suis à peu près persuadé que cette cave finira bien, comme dans tout bon western qui se respecte.
    Car on ne laissera pas périr ces trésors. »

    C’est de bon sens.

    Encore quelques mois de patience…

    Et pour connaître l’opinion de Rachida Dati sur la cave de Chasseuil:
    https://www.france3.fr/
    Lien Vidéos
    Lien 7 à voir
    Emission du 13 décembre (vers les deux tiers du curseur).

    VinorumCodex
    Participant

    Ca existe depuis longtemps, et ça s’appelle de la vente à découvert… C’est légal en Bourse, avec les désastres qu’on a connus. Pour le commerce normal, je ne sais pas.

    VinorumCodex
    Participant

    OK
    Etonné et ébahi à la fois!

    • in reply to: Idealwine
    VinorumCodex
    Participant

    Il semble y avoir une certaine confusion au sujet des ventes à prix fixe. C’est pourtant clair: ça n’a rien à voir avec des enchères, c’est une vente normale de commerçant. Chez Leclerc, telle bouteille est en rayon à tel prix, le premier qui la met dans son caddie l’achète, c’est une vente à prix fixe, comme chez tous les cavistes et comme sur Idealwine pour ce type de vente.

    VinorumCodex
    Participant

    Ce qui m’a le plus étonné dans cette vente, ce n’est pas les prix obtenus (on s’y attendait), ni le fanatisme des acheteurs chauffés à bloc par la campagne médiatique. Mais c’est l’état des bouteilles.

    https://vinorumcodex.blogspot.com/

    VinorumCodex
    Participant

    Auto-pub: il m’arrive d’être appelé pour avoir une estimation d’un vin sur ma base VinorumCodex par les Douanes françaises, base à laquelle est aussi abonné BureauVeritas qui est un organisme de certification. Bien sûr, ça n’a rien d’officiel.
    Gilles du Pontavice

    VinorumCodex
    Participant

    A ce propos, je dois signaler que Vinorum sera sans doute prochainement indisponible pendant quelques jours, pour cause de grands travaux internes et d’hébergement. J’ai transmis vos observations à l’équipe technique, car je suis totalement incompétent en la matière, on va voir ce qu’on peut faire, on peut toujours faire mieux.Dans le monde du Net, il ne manque pas de cadavres ou de sites rigolos, voire
    https://www.vin-dix-vins.com/index.php
    Gilles du Pontavice

    VinorumCodex
    Participant

    Ouppss! Post parti par hasard, voisi la suite.

    « N’empêche, on a beau critiquer Parker, son site est un exemple de référence dans le genre. Simple, rapide, efficace. Il reste pour ma part techniquement le meilleur disponible pour l’instant. A quand un équivalent pour le vinorumcodex ?  »
    Jérôme.

    Ca c’est un post qui fait plaisir!
    Une base de données, c’est dès le départ le choix d’une procédure d’intégration des nouvelles données. Quand j’ai créé VinorumCodex, le credo de mon associé qui en a bâti l’architecture était « faut que ça soit rustique ». Et ça l’est. Je ne crois pas aux bases de données qui travaillent toutes seules et intègrent chaque résultat de vente, sans vérifier si la bouteille était pleine et si le lot a réellement été vendu. Sont mensongères les bases de données remises à jour en permanence, et qui se contentent d’afficher une horloge. Résultat en ce qui me concerne: VX c’est un peu de travail, mais chaque résultat est contrôlé avant d’être intégré… et VinorumCodex a gagné de l’argent (pas beaucoup, un peu) dès la première année et n’en perd toujours pas. J’en profite pour revenir sur la polémique bien rigolote sur un faux Petrus 1936 présumé bouchonné 1979: l’estimation de 900 euros que j’en donnais à l’époque était vraiment une estimation, pas une compilation de résultats trop rares et hasardeux; là-dessus, je mouille ma chemise en extrapolant de certains résultats une estimation d’un prix probable de vente. Ca me semble réglo et logique. Ce n’est pas l’argus d’un résidant de Miami.
    Moi j’aimerais bien que VinorumCodex soit sur le site de la RVF. Ou sur celui de Bettane et Desseauve, ça m’est bien égal. Faire les cotes, c’est mon boulot, vendre les abonnements je ne sais pas bien faire. Mais je sais comment ça fonctionne, une base de données. Le plus simple, c’est en arborescence, du haut jusqu’en bas – centralisateur, très français comme mode de fonctionnement. Et ça ne marche pas. Le plus compliqué, quoique rustique, c’est la recherche par mot-clefs,ce qu’on a fait. Beaucoup plus de boulot au départ, mais chaque nouvelle entrée trouve sa place. Avec 380.000 cotes entrées depuis 1990, je ne risque plus d’être rejoint, même si c’est perfectible.
    Bien bien, c’est pas avec ce genre d’arguments que la RVF va m’acheter mon site…

    Côtes-du-Rhône Villages 2006,Cellier des Sommeliers: 14° de grenache, imbuvable.
    Savennièresd Clos de Coulaine 2005: bon, mielleux, mais tellement doux par rapport aux grand Clos de Coulaine de l’époque Roussier.
    Gilles du Pontavice

    VinorumCodex
    Participant

    Je découvre seulement aujourd’hui ce dialogue qui me remplit de joie. Merci LPDV, ici on rigole!
    Gilles du Pontavice
    P.S. A mon avis, la collerette du Petrus 1936 ne porte pas la mention en blanc « mis en bouteilles au château ». Quant à 1979, je ne me rappelle pas en avoir bu de très bons vins à Bordeaux.

    VinorumCodex
    Participant

    Pas suivi cette vente, pas eu le temps, et je prends pas en compte les résultats de l’expert qui officiait. Mais j’ai été surpris par la publicité et le service de presse. Le Crédit Municipal de Paris organise régulièrement des ventes de vins.

    VinorumCodex
    Participant

    Certes Yquem 36 a manqué de botrytis, et le vin est maintenant vieux. Mais il garde de bons arômes. Joli souvenir.

    VinorumCodex
    Participant

    Pour Hadrien,
    la référence à la bibliothèque m’intéresse, avez-vous quelque chose sur son emplacement? Ce vin de Zucco m’intéresse.
    D’avance merci si vous pouvez m’aider.
    Gilles du Pontavice

    VinorumCodex
    Participant

    Bien sûr que non, pas bouchonné. Ce désagrément peut arriver, mais je ne crois pas que le personnel d’Yquem accepterait de boire du vin bouchonné.
    Je me suis permis de demander à Alexandre de Lur-Saluces d’en faire ouvrir une bouteille. Nous étions en reportage pour notre livre « La cuisine des châteaux du Bordelais », avec un déjeuner au menu ultra-classique comme c’était la règle à Yquem (maintenant je ne sais pas, je n’y suis pas allé depuis que c’est LVMH):

    Foie gras de canard poëlé au Sauternes
    Poulet rôti et petits légumes tournés
    Fromages
    Blanc-manger

    Yquem 1995
    Fargues 1990
    Yquem 1980
    Yquem 1936

    Les recettes du château sont dans le livre. Ce sont des recettes simples, ce qui ne veut pas dire qu’elles sont faciles à faire: il y faut le tour de main et, selon le mot d’A. de Lur-Saluces, le discernement!
    Le 1936 était assez oxydé, c’est une année moyenne, mais bien sûr c’est toujours intéressant à goûter, d’autant qu’il avait servi à arroser le poulet rôti.

    VinorumCodex
    Participant

    Vin du domaine de Zucco, 1865 je crois. Propriété en Sicile du duc d’Aumale, fils de Louis-Philippe, qui y passait plusieurs mois par an et y avait amené un directeur et un maître de chai bordelais.
    Domaine de polyculture de 6000 hectares, où il est mort sans avoir été roi, mais après avoir été général et député.
    Belle bouteille, liquide clair. Sec ou pas sec? Pas de nez à l’ouverture. Sec, aucun doute, mais puissant en alcool (on parle de 15 à 17 degrés à l’époque pour ce vin très réputé), mais il y avait plusieurs vins produits, celui-ci doit être une réserve du duc. Puis puissant nez de noix, pas franchement vin jaune, rappelle un Xérès. Très bon. Grande longueur en bouche. Un peu fatigué le lendemain. Trop vieux? Non, sans âge, ne devrait pas pouvoir vieillir. Muté? Je pense, mais légèrement. En soi un très bon vin, qui est en plus un témoin de la fin de la monarchie française et du début de la monarchie italienne, ce qui est pour un écrivain comme moi un atout supplémentaire.

    Bu la semaine dernière chez et avec Michel Chasseuil, provenant de sa cave.
    Comme quoi, peut-être qu’il suffit de demander poliment.

    Gilles du Pontavice

    VinorumCodex
    Participant

    Moi j’ai trouvé ça très bon, le rouge d’Yquem bu au château. Assez ferme, assez Graves, élevage simple mais un bon vin. Sur le fromage.

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