Vargo

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    Jusqu’à présent l’Initial de J.Sélosse (dégorgé en 2008) tient la corde, devant le Rasteau Gourt de Mautens 2005, le Vieux Télégraphe rouge 2005 et le Château d’Ampuis 2001.

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    Ravier Gérard écrivait:
    ——————————————————-
    > Où stocker ses vins ?

    J’ai bien peur que tu ne t’exposes à des suggestions assez imagées, voire grossières.

    Vargo
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    J’ai eu le plaisir de rencontrer M.Roche au salon des vignerons indépendants la semaine passée. Très bon accueil, et rencontres intéressantes avec les rouges et rosés et très belle surprise avec la cuvée Extase 2006, Bergerac Blanc sec dont le rapport qualité-prix est à saluer (entre 15 et 20€, mais je crache trop peu sur ces salons pour me souvenir précisément des prix). Dans la chair, la longueur et la qualité de l’élevage ce vin m’a rappelé le grand blanc du Château Revelette, goûté récemment.

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    Non et non. Je fais preuve d’une belle constance dans le n’importe quoi.

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    pierre b écrivait:
    ——————————————————-

    >
    > allez a bientot !!!
    >

    Tout pareil.

    Vargo
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    Je suis issu d’une famille de jouisseurs, essentiellement buveurs de Bordeaux. Ceci doit expliquer cela, mais le vrai stade de la passion ne date que de mes 30 ans.

    La conjonction de facteurs que j’imagine déclencheurs : Hausse de pouvoir d’achat + Constat d’une incapacité croissante à boire du vin sans intérêt + Prieuré-Lichine 86 inattendu, fort apprécié et qui m’a donné envie de mettre des mots plus précis sur la sensation de plaisir suscitée + Envie de partager des découvertes avec mon épouse et mes proches + Champ d’investigation idéal pour l’approche compulsive de l’accumulation de connaissances que je peux avoir dans d’autres domaines (rock n’roll, sports, cinéma, politique, etc).

    Sur ce dernier point, d’ailleurs, je précise que j’envisage moins la passion du vin et le fait d’entretenir une cave comme une collection que comme une accumulation de savoir, d’expériences, de moments privilégiés passés et à venir. La cave « matérielle » importe moins que la cave « personnelle », faite de la mémoire et des promesses qu’elle permet de constituer et de projeter. Cette dernière fait partie de moi.

    Seconde précision : j’ai la même gestion déraisonnable des vases communicants entre achats compulsifs et état de ma trésorerie que les autres témoins LPViens de ce topic.

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    Carrefour Sevran ce jour : j’ignore si la FAV a commencé, mais j’ai acheté 3 Vielle Cure 2005 à 15€ et 1 Pontet Canet 2004 à 39€. Il doit y avoir de meilleures affaires, mais ça reste raisonnable, et on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve.

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    Etape suivante dans l’acceptation : qui aura le courage d’avouer qu’il a des suées depuis ce matin, et l’absence totale et inexpliquée de l’opération du vendredi ?

    Bon, inexpliquée, pas tant que ça, j’imagine que ça a un rapport avec la difficulté de monter celle du mardi sur le Bourgogne reportée au mercredi. Mais quand même.

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    Bu ce soir une cuvée initial dégorgée en avril 2008.
    CR: Jacques Selosse Initial
    J’avais pris une claque avec Krug 96, et j’ai de nouveau la mâchoire parfaitement symétrique. Bulle fine, arômes profonds de noix qui persistent longtemps dans le verre vide, goût de raisin macéré très, très long et ample … Pas besoin d’en dire beaucoup plus, c’est juste sensationnel pour qui aime les champagnes vineux.

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    Je paye 30 euros la bouteille, et cash ! 31 si tu as l’air sympa et que tu as tout plein de bouches à nourrir !

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    Bus récemment :

    Terre Inconnue, cuvée Guilhem 2003. Enorme baffe, de la sincérité liquide. Mon premier vin de ce style.

    Krug 1996. Ah, c’est ça, le champagne, en fait ?

    F.Mickulski chardonnay 2005 : Enorme de tension, d’acidité et de beurre à la fois. Très surprenant.

    Pontet-Canet 2005 : Le fruit domine complètement le bois, une impression solaire (au sens lumineux et pas lourd du terme), une longueur remarquable.

    Vargo
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    Pontet-Canet 2001, dégusté en octobre dernier, est l’un des 2-3 meilleurs vins rouges que j’ai bus en 2008. Et il n’était vraiment, vraiment pas fermé.

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    Ayant goûté les deux en mars dernier, je serais plus de l’avis de Parker. Ce sont certes des vins très concentrés et dont le style peut ne pas convenir à tout le monde, mais leur puissance, leur longueur, leur précision et leur complexité m’ont complètement bluffé. Il faudra certainement être patient pour en obtenir la quintessence, je je crois sincèrement que ce sont de grands vins en devenir.

    Vargo
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    Bu ce midi un Poujeaux 2002, carafé 1h30.

    Le vin a une belle structure, une certaine fraîcheur et une longueur très correcte. Pas de fruit très exubérant, mais des saveurs de cerise plaisantes.

    Moi qui bois pas mal de Bordeaux 2003 ces temps-ci, j’avoue que les 2002 (Haut-Batailley et Poujeaux) me reposent très agréablement. Aucune lourdeur, juste l’expression simple mais réussie des qualités des vins du Médoc, pour des flacons déjà prêts à boire.

    Qu’il s’agisse de Poujeaux ou de Haut-Bataillley, je rachèterais volontiers les prochaines bouteilles que j’aurais la chance de croiser sur ce millésime.

    Vargo
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    J’ai dîné chez Lasserre samedi soir et je ne suis pas complètement d’accord avec tes impressions …

    Disons que le service compassé et les aller-retours incessants de la brigade font partie de l’identité du lieu. Ca plaît ou ça ne plaît pas, mais je n’ai pas noté d’insuffisances ou d’excès de suffisance. A ce titre, le jeune sommelier était très attentif et intéressant … et n’est pas responsable du principe un peu tarte qui consiste à présenter 50% de bordeaux rouge sur le total des flacons proposés …

    La salle est sans doute à rafraîchir, elle est définitivement passée du standard « quintessence du grand restaurant parisien » à « grand restaurant de ville moyenne enclavée ». C’est LE point faible du lieu.

    Mais question cuisine, si nous ne sommes pas dans l’émotion pure qui caractérise les 3 étoiles, aucun des 6 plats que nous avons pris à 2 n’étaient décevants, tous étaient techniquement intéressants et fort bien réalisés, et rares sont les restaurants dont je puisse dire autant. Du classique (soufflé au grand marnier, timbale de poireaux aux truffes), et du plus osé (des filets de jeune sole à basse cuisson aux langues d’oursins et palourdes sur un lit d’épinards, un travail sur les saveurs amères à la fois original, casse-figure et fort réussi), sans oublier le plaisir tout simple (excellente Brioche dorée aux pommes et poires confites, émulsion calvados), le tout accompagné d’un Silex 2003 du regretté D.Daguenau. Je suis très exigeant quand je règle ce genre d’additions, et je n’ai rien trouvé à redire.

    Franchement, je recommande … et j’attends avec impatience le relooking qui ne manquera pas d’arriver.

    Vargo
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    L’ébauchoir est une de mes cantines.

    Le menu du midi à 13€ pour entrée/plat/dessert est imbattable, et la terrine de riz au lait qu’on apporte à table aux plus courageux vaut à elle seule le déplacement.

    La carte des vins regorge de pépites et Thierry est de très bon conseil. Mention à Miss Terre, de Nadia Lusseau, en Côtes de Duras, au pinot Blanc Ostertag et au Côtes du Rhône d’Elodie Balme.

    Vargo
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    Haut-Batailley 2002 que j’ai servi à Noël a plu à tous les convives. Je le recommande chaudement.

    Vargo
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    Prieuré-Lichine 1986, parce que distraitement je n’avais absolument pas fait attention à l’étiquette, que je m’attendais à ce qu’on me serve un vin quelconque et que le décalage fut saisissant entre mon niveau d’attente et le vin lui-même.

    Le premier Chasse-Spleen que j’ai bu adolescent (82, je crois), qui m’a fait comprendre à quel point le vin était une matière complexe.

    Ducru-Beaucaillou 99, parce qu’il m’a vraiment surpris et qu’il s’éloigne tant du style moderne et bodybuildé tant reproché à bordeaux de nos jours.

    Pontet-Canet 2005, après avoir bu 97/99/01 et lu LPV, parce que j’ai eu l’impression de comprendre où M.Comme voulait progressivement en venir, et que cette sensation augmente le plaisir.

    Des émotions comparables pour des motifs complètement différents, mais 4 purs moments de plaisir que je dois à du Bordeaux (ma première grande émotion en rive droite, je l’attends toujours …).

    Vargo
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    CR: Château Bel Air Marquis d’Aligre 1998

    Ouvert 2 heures dégagé aux épaules. Le bouchon était imbibé en quasi-totalité, en revanche pas de souci d’étiquette.

    C’est une très belle expérience, un vin à la fois toujours gorgé de fruit (j’ai retrouvé l’orange sanguine évoquée dans certains CR, plus présente encore que la fraise) et dont la finale présente quelques arômes plus tertiaires, en plus d’une légère touche végétale qui ne m’a pas fait de tort. On est clairement pas sur un bordeaux classique et « prévisible ».

    Il est déjà prêt à boire, mais peut certainement poursuivre son évolution sur 5 à 10 ans.

    Vargo
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    Le 2002 est toujours à 20€ en grande distribution (en l’occurrence chez Franprix). J’ai donc testé un 2002 pour me faire une idée plus personnelle de ce vin sujet à vives discussions, carafé 2 heures avant dégustation sur une belle tranche de foie de veau.

    Le fait est que, tout en acceptant les réserves émises sur le caractère relativement « impersonnel » de ce vin, je reste convaincu qu’un meilleur rapport qualité-prix en rive droite n’est pas courant, à une époque où plusieurs côtes de castillon (très bons, pour certains) dépassent allègrement le seuil des 20€. Vu le prix, je n’en attends pas le même plaisir que de Pavie-Macquin ou Troplong-Mondot, et le juge donc en conséquence. C’est juste bon, et c’est déjà pas mal. Les tanins ne sont ni exagérément secs, ni trop présents, le vin est aussi agréable au nez qu’en bouche dans un style assez moderne qui ne me rebute pas. De la gourmandise, du fruit, une longueur honnête, pas de défaut notable … Peut-être se goûte-t-il mieux ces temps-ci que dans un passé récent. En tout cas, j’en ai repris une bouteille.

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