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- 12 décembre 2009 à 3h49
- in reply to: Domaine Jamet
HERBEY 99 écrivait:
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> Pour Jamet, 2007 est une réussite majeure si j’en
> juge par le simple cdr 2007(et ce que m’a dit JP
> Jamet) qui supporte la comparaison avec des vins
> plus huppés, un seul hic, les prix qui
> montent,montent…..47 euro le 2007Si tu as aimé le côtes du rhône 2007, je te recommande chaudement le 2006, pure gourmandise sur la pulpe de fruit. En comparaison j’avais trouvé le 2007 très bon, mais doté d’une finale encore un peu dure.
Sinon, je rejoins complètement les commentaires élogieux sur le côte rôtie 2004. Il est prêt, et tellement caractéristique qu’il est devenu ma référence personnelle pour juger des qualités d’un vin de son appellation. Franchement un régal. Je m’interroge sur le temps qu’il reste à vivre à la malheureuse bouteille qu’il m’en reste …
- 10 décembre 2009 à 14h42
- in reply to: Château Brane-Cantenac, Margaux
Je confirme le bien qui est dit du 2004. M.Lurton le faisait goûter après le 2003 au Grand Tasting, et la comparaison lui est favorable. Le 2003 est très bon mais un peu « bateau », le 2004 séduit par sa finesse et la très belle expression du cabernet sauvignon, certainement pas trop vert mais très loin d’une maturité excessive, ce qui lui donne une belle tension et de l’éclat en plus de la fraîcheur.
L »intérêt de l’expérience est que je l’ai goûté parmi un large panel de rouges, de la Vallée du Rhône, notamment. Autant je suis d’accord avec l’inintérêt profond de certains Médoc qui jouent la concentration et l’extraction au risque de perdre toute forme d’intérêt (si Federer veut jouer comme Nadal, il fera toujours tout un peu moins bien que lui), autant un Margaux qui revendique un style particulier est tout sauf emmerdant face à de beaux rouges du Sud. Il est juste différent, et ça ne lui nuit pas.
- 10 décembre 2009 à 14h27
- in reply to: Domaine de la Mordorée
Ravi de voir que le 2007 ne fait pas peur à tout le monde, après le mal que j’ai eu à en récupérer 3 bouteilles.
Je n’ai pas pu le goûter au Grand Tasting, visiblement l’effort de présentation était concentré sur le 2008 et il est fort possible que ce dernier eut pu pâtir de la comparaison … Merci à ceux qui n’ont probablement pas eu grand mal à trouver preneur pour leurs 2007 mais qui l’ont malgré tout fait goûter (Beaucastel, notamment).
En ce qui concerne le 2008 Reine des Bois en Châteauneuf, donc, le vin est intéressant, il y a clairement des caractéristiques habituelles de cette cuvée, mais la matière et les arômes puissants sont partagés en milieu de bouche avec une verdeur très perceptible. J’ai senti les deux à la fois. Ni un colosse, ni un gringalet. Il faudra de toutes façons lui laisser du temps, mais il aura probablement du mal à se faire un nom après 2006 et 2007.
- 6 décembre 2009 à 4h24
- in reply to: Domaine Marcel Deiss
guillaumeflesch écrivait:
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> J’avais posé la question à l’oenologue du domaine
> Deiss quant au choix du repas pouvant accompagner
> l’altenberg de bergheim 2005 : il m’avait dit qu’à
> l’heure actuelle, il était meilleur … seul !Dont acte ! Merci beaucoup.
- 28 novembre 2009 à 15h30
- in reply to: Salon vignerons indépendants – PARIS
J’ai passé 2 heures sur le salon hier et je ne suis pas mécontent de mes visites. Il y a vraiment moyen de s’en tenir à de belles choses fort peu crachables, après quoi l’on se félicite malgré tout d’en être resté à ces 2 petites heures.
Entre autres :
Biston Brillette : Moulis 2004. Encore fermé et assez marqué par l’élevage. A revoir.
Mas Amiel : Côtes du Roussillon Villages Notre Terre 2007. Belle réussite, long et plein de fruit.
E.Croce (Yves Leccia) : YL 2007. Très beau vin dominé par le grenache, pas vraiment de typicité corse comme l’a justement souligné mon frère, mais c’est savoureux et se boit sans soif. Le Patrimonio rouge de la même année est très bon, mais n’a pas la gourmandise du YL.
Torracia : Oriu 2004. Robe claire, beau nez complexe, en bouche c’est plus rustique et moins élégant qu’un Yves Leccia, mais la puissance et le style locaux impressionnent et c’est probablement un vin de longue garde. Evitez de demander à M.Imbert, charmant par ailleurs, si l’on retrouve des caractéristiques semblables sur un même millésime en Provence et en Corse.
Domaine Sainte Anne : Bandol 2003. A l’oeil c’est déjà évolué, c’est un vin enveloppant, long et d’une certaine force. Plus convaincant que le 2005.
Tour du Bon : Bandol Ferréol 2007. Ca, c’est un géant en devenir. 75% de mourvèdre qui renvoient moins à l’animalité qu’à un goût profond de chocolat noir, une robe très sombre, de beaux tanins. Dans 10 ans, ça sera spectaculaire.
Triguédina : Cahors 2007. Très extrait. Robe noire, on pourrait en remplir un encrier. C’est un bon malbec quasiment au niveau du Cèdre, à mon avis.
Raymond Usseglio : Le Châteauneuf 2007 rouge est très beau et marqué par le zan. La cuvée Impériale de la même année monte d’un cran en complexité. Deux vins remarquables par leur accessibilité d’aujourd’hui compte tenu du millésime, ni surextraits ni trop concentrés, et par un prix honnête. S’il était resté des Impériale sur place, j’en aurais rapporté quelques-unes. Le Châteauneuf blanc 2008 est très plaisant et fruité, mais il se goûte difficilement après tout ce qui précède, forcément.
Domaine Belle : Crozes Hermitage 2007 cuvée Louis Belle. Ma découverte de la soirée. Déjà très buvable, c’est très ample, le fruit est pur, le vin n’en finit pas. J’ai parfois été déçu par l’appellation mais cette cuvée-là est magnifique, du niveau des Chassis du Domaine des Hauts Chassis de la même année.
Beaurenard : Le Châteauneuf Boisrenard 2007 est encore très marqué par son élevage, mais le potentiel est évident. Faudra être patient.
- 28 novembre 2009 à 14h50
- in reply to: Château de la Font du Loup – Châteauneuf du Pape
CR: Château La Font du loup – Châteauneuf du Pape 1996
Bu hier soir.
La robe tire sur l’orangé.
Le nez pinote assez nettement, on note un peu de truffe, c’est joli.
En bouche, la matière est très belle, c’est voluptueux, on trouve des goûts de balsamique, de fraise, un soupçon de menthe, il reste une bonne acidité et la longueur est plus que respectable.
J’en reprendrai sûrement chez mon caviste. Belle découverte.
- 13 novembre 2009 à 18h06
- in reply to: Domaine Marcel Deiss
S’il devait accompagner un repas, sur quel genre de plat principal recommendrais-tu l’Altenberg de Bergheim 2005 ?
D’avance merci !
- 9 novembre 2009 à 15h00
- in reply to: caveprivee.com
Bah, disons que j’ai du mal à démarrer ma semaine et que j’entends de temps en temps des réserves sur ce site qui me semblent perdre de vue le vrai intérêt qu’il présente pour certains profils d’acheteurs. Il me semble qu’en renchérissant on va dans le même sens, donc (même si j’avais un doute, sorry, Cédric 😉 ).
- 9 novembre 2009 à 14h41
- in reply to: caveprivee.com
Une véritable arnaque !
Qu’on puisse trouver des meilleurs prix que sur caveprivee.com, je pense que même l’équipe qui gère le site en conviendra. Ce n’est d’ailleurs pas l’objectif de caveprivee que de proposer des prix cassés. Il s’agit plutôt de mettre régulièrement à disposition de sa clientèle des sélections de belles références d’une région donnée, à un prix raisonnable en comparaison des tarifs habituels des cavistes et des autres sites en ligne, livrées dans de bonnes conditions et avec une indéniable qualité de service.
Mais les faits sont têtus : chacun de ces vins est trouvable ailleurs à un meilleur prix, que ce soit chez le producteur, au Leclerc de Bar-le-Duc ou chez un formidable caviste d’Argenton-sur Creuse. Est-ce à dire que le client régulier de caveprivee risque autant que celui d’un Madoff ou d’un transporteur de fonds lyonnais ?
Et bien, pour quelqu’un qui n’est pas allocataire d’un domaine précis – et qui aspire malgré tout à en goûter la production avant de pouvoir le faire connaître à ses petits enfants – ou qui n’est pas motorisé, qui n’a ni le temps ni la logistique d’un Pierre Bonte pour sillonner tous les centres ville piétonniers de notre beau pays à la recherche du caviste mythique qui fait tous les millésimes d’après guerre du Domaine Pichu ou du Château Fenouillard à prix d’amis (c’est un ami de la famille, précisément, mais faites bien attention : il est à droite après le Syndicat d’Initiatives, surtout évitez celui de la Place de la Libération qui ne fait pas les Vielles Vignes ! J’en ris encore), voire qui ne raffole pas des samedi après-midi de pousse-caddie passés à écumer les zones industrielles suburbaines pour la joie ineffable de gagner 1,50€ sur 3 quilles poussiéreuses conservées dans le plus parfait respect du rythme naturel des saisons (40° l’été, -10 l’hiver) par toute l’équipe de passionnés du rayon Vins & Détergents, pour ce type-là, disais-je, il est à la fois très pratique et très rentable de pouvoir compter sur un site comme caveprivee.
Dut-il renier sa dignité de vrai-passionné-à qui-on-la-fait-pas pour cracher le prix de dizaines de crus bourgeois anonymes dans un savagnin 2005 de Puffeney.
- 6 novembre 2009 à 23h52
- in reply to: caveprivee.com
Histoire de boire ma honte avant de passer à plus gouleyant :
Domaine Marcel Deiss Burlenberg 2004 x 2 (goûté le 2003 mercredi, jamais je n’avais bu un pinot noir d’Alsace aussi excellent)
Domaine Marcel Deiss Altenberg de Bergheim 2005 x 1 (ça m’en fait 2 et me permettra donc de commettre bientôt l’affreux infanticide dont je crève d’envie)
Jacques Puffeney Arbois Chardonnay 2003 x 3
Domaine Marcel Deiss Huebuhl 2002 (un 2002, l’occasion de boire vite un autre Deiss sans m’infliger les affres judéo-chrétiens du sacrifice de l’Altenberg 2005 innocent)
Jacques Puffeney Arbois Savagnin 2005 x 2- 6 novembre 2009 à 23h12
- in reply to: caveprivee.com
Je vais jeter un oeil sur cette vente Alsace/Jura. Plus aucun espace de stockage chez moi, donc serein, détaché, sûr de moi. Juste un peu curieux, quoi.
Et boum, 10 quilles.
Me déteste.
- 5 novembre 2009 à 12h48
- in reply to: Domaine Marcel Deiss
Je confirme la complexité et la belle matière de ce vin, d’une impressionnante pureté et d’un bel équilibre entre le fruit et les notes empyreumatiques présentes au nez comme en bouche. Pour moi qui n’avais jamais goûté de très bon pinot noir alsacien, c’est une révélation.
denaire écrivait:
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> Domaine Marcel Deiss Burlenberg 2003
>
> Robe rubis, profonde, légèrement évoluée, assez
> forte turbidité.
>
> Le nez est puissant, grillé, torréfié, fumé en
> tête, qui dominent des fruits rouges très mûrs et
> un petit quelque chose de végétal, ainsi que de
> discrètes notes de sous-bois. Une légère pointe
> alcooleuse peut être ressentie. Quoi qu’il en
> soit, tout cela est assez complexe, fougueux et
> diablement séducteur.
>
> La bouche surprend par sa puissance, elle est
> virile, tannique, offre une matière jamais
> rencontrée dans les rouges de la région à ce
> niveau dans ma modeste expérience. L’équilibre est
> là du fait d’une certaine fraîcheur, la palette
> aromatique ressentie au nez se confirme en bouche,
> jusque dans la finale où des notes épicées le
> disputent au côté grillé / fumé. Wrouf! Ça
> décoiffe…
>
> Un très beau vin fougueux, particulièrement
> expressif, très séduisant aujourd’hui mais encore
> éclatant de jeunesse. La matière en bouche est
> imposante, sans verser dans l’excès. La patine du
> temps ne devrait pas lui nuire, bien au contraire.
> J’aimerais beaucoup le revoir dans 5/6 ans…
>
> Mathieu- 27 octobre 2009 à 13h00
- in reply to: Domaine Jean-Philippe Padié
Milouise 2006 est une bombe. Une longueur impressionnante, une acidité fine qui renforce l’impression de minéralité, de la tension et des saveurs d’écorce d’agrumes et de fruits blancs. C’est vraiment très bon.
- 27 octobre 2009 à 12h47
- in reply to: Domaine François Villard
J’ai bu ce week-end le Saint Péray Version Longue, et je me retrouve complètement dans le commentaire de Thierry : c’est un joli vin à la fraîcheur et à l’amertume agréables, dont le défaut est qu’il est tellement « buvable » qu’on en vient à regretter un relatif manque de chair. Je le recommande malgré tout pour sa vraie élégance.
- 27 octobre 2009 à 12h42
- in reply to: Domaine de Montcalmès
J’ai pu boire le CR: Montcalmès blanc 2006 il y a deux semaines environ. C’est un très beau vin, avec suffisamment d’acidité pour compenser un certain gras, beaucoup de fruit et de longueur, de la fraîcheur et de la finesse. Ce vin supplante sans problème bien de ses pendants rhodaniens. Je n’hésiterai pas une seconde si une autre bouteille me tombe sous la main.
- 15 octobre 2009 à 16h26
- in reply to: quels chefs etoilés ???
Je peux bien sûr me tromper, mais ce monsieur n’a pas réagi comme un sommelier en rupture de stock sur un cru, ou alors il manque vraiment d’expérience et/ou de formation. Dès que j’ai proposé la Rose Pourpre, il s’est vraiment décomposé, m’a dit quelque chose du genre « ah non, ça ne va pas aller du tout » et s’est mis à parcourir fébrilement la carte que j’avais encore dans les mains en en tournant les pages. Il aurait pu (dû) en cas de rupture m’orienter immédiatement vers un autre choix. Il a mis quelque temps à me proposer le Burgaud, je pense donc qu’il n’y avait pas de consigne particulière derrière ce choix. Il m’a d’ailleurs aussi proposé un Cornas de Voge.
Qu’il ait manqué de sens commercial est une certitude, mais je crois sincèrement que sa réaction est plutôt liée à son propre jugement de valeur sur un producteur figurant à la carte (il y est peu représenté, certes). La discussion que nous avons eue dans la foulée conforte cette impression. Bizarre, bizarre.
Le témoignage ne serait pas complet si, quelques jours plus tard, mon frère n’avait pas tenu à me faire goûter une Rose Pourpre 2004 pour me montrer à quel point le sommelier était à côté de la plaque. Et bien c’est un vin magnifique, un des meilleurs que j’aie bus cette année … et je pense sincèrement qu’il aurait bien convenu à ce dîner chez Pic.
- 15 octobre 2009 à 15h28
- in reply to: quels chefs etoilés ???
J’ai cité l’âge pour que d’autres LPViens ayant vécu une expérience voisine puissent reconnaître le sommelier en question, mais je pense qu’à 35 ans on a largement les moyens de prendre les rênes d’une belle maison, avec ou sans un papa président, et ça ne constituait donc absolument pas une critique en soi.
- 15 octobre 2009 à 2h24
- in reply to: quels chefs etoilés ???
De toutes façons, j’y retournerai, et je passerai à table à 19h30 s’il le faut !
aquablue écrivait:
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> Vargo,
>
> Je rebondis sur ton post: c’est super dommage
> d’avoir louper les desserts chez Pic car ils sont
> élaborés par Mr Rigolot, Meilleur patissier du
> monde année ?. Je ne suis pas dessert et j’ai
> halluciné les 2 fois où j’y ai diné..
> En ce qui concerne le sommelier, lors de ma
> première visite j’ai eu un jeune qui m’a servi du
> Bollinger dans des coupes :S Je ne vous explique
> la perte des arômes et lui ai donc demandé de nous
> mettre des vrais verres :D.. Par contre à table,
> j’ai eu affaire au sommelier en chef, (je n’ai
> plus son nom), d’une cinquantaine d’années et qui
> connaissait vraiment son métier..
>
> Pour le reste, totalement d’accord avec toi …
>
> Arnaud.- 15 octobre 2009 à 2h22
- in reply to: quels chefs etoilés ???
L’Arnsbourg est certainement dans ma liste des endroits à visiter, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de le découvrir. Vu les commentaires, c’est un tort.
La Gazetta ne faiblit pas. Je recommande toujours aussi chaudement, pour un rapport qualité-prix difficile à battre.
L’Astrance … me pose encore le même souci que l’Arnsbourg. Comme quoi on peut vivre à Paris, aimer les bonnes tables et être loin d’en avoir fait le tour.
momus87 écrivait:
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> Vargo, que pensez-vous de l’Arnsbourg ? Pour ma
> part, j’ai été très déçu par le Pré Catelan. Mais
> bon, c’est une affaire de goût. Mais tout de même,
> les chocolats Lenôtre au café dans un
> établissement comme celui-ci, c’est assez moyen.
> Je doix vraiment aller à la Gazzetta. Depuis le
> temps… Mais je n’habite pas Paris, et ça ne
> simplifie pas les choses. Et l’Astrance, au fait,
> qu’en pensez-vous ?- 14 octobre 2009 à 23h30
- in reply to: quels chefs etoilés ???
Anne-Sophie Pic a fait une entrée spectaculaire dans mon panthéon des chefs depuis le mois dernier.
En stricts termes de cuisine, c’est absolument épatant. Des goûts précis, vrais, qui enveloppent et qui durent, des cuissons parfaites, un très bon compromis entre tradition et modernité … Ca mérite tous les superlatifs. Je n’ai jamais, jamais mangé une viande de porc aussi délicieuse que la côte au lard de colonnata de Mme Pic. Elle arrive à supplanter la spendide composition à base de cochon et de purée aux truffes qui m’avait régalé au Bristol, ce qui veut dire beaucoup.
En plus, et ça ne gâte rien, le personnage est très sympathique. Effacée, timide, très loin de faire le tour de la salle pour boire les compliments et envoyer du sourire satisfait comme peuvent le pratiquer d’autres (j’ai des noms). On sent un dévouement total à son métier.
En ce qui concerne le restaurant lui-même, il y a malgré tout à redire. Le service est tellement aimable et acueillant que l’on remarque vite à quel point il tarde à revenir vous voir … ce qui a eu pour fâcheuse conséquence de nous voir nous priver nous-mêmes de dessert, pour cause d’épuisement après 3 heures à table.
Plus étranges que désagréables furent nos échanges avec le sommelier : 35 ans, plus ou moins à son aise dans l’environnement feutré du restaurant, il s’est carrément cabré quand j’ai demandé une Rose Pourpre 2001 de Gaillard (région oblige) et s’est mis à chercher fébrilement une alternative. Tout autre client que moi de ce genre d’endroits aurait clairement pu se formaliser de ce manque de tact … Quand bien même il arrive souvent qu’un sommelier recadre le client en passe de faire une spectaculaire connerie dans les accords (tel n’était pas le cas, à mon humble avis), il le fait au moins en y mettant les formes. Pas là. Nous nous sommes finalement entendus sur une Côte Rôtie 1999 de Burgaud (fort bonne, d’ailleurs), et le reste de la conversation laisse à penser que sa vision personnelle de la Côte Rôtie l’amenait à vénérer les Jamet et honnir les Guigal et Gaillard. Ca, ou il y a un non-dit sur d’éventuels problèmes de relations client-fournisseur avec le restaurant, voire de voisinage … Intégrisme oenologique ou inextricable Clochemerle, en tout cas je suis encore un peu surpris d’avoir senti un pétard sur ma tempe au moment de choisir le vin de mon anniversaire de mariage.
Vargo écrivait:
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> Mes préférés :
> Yannick Alléno (Le Meurice) – Meilleur dîner de ma
> vie, si je dois en choisir un.
> Bernard Pacaud (L’Ambroisie)
> Eric Fréchon (Le Bristol)
> Olivier Roellinger (Maisons de Bricourt)
> Frédéric Anton (Le Pré Catelan)
> Alain Dutournier (Carré des Feuillants / Trou
> Gascon)
> Eric Briffard (Georges V, ex Elysées du Vernet)
>
> J’ajoute Martin Berasategui (Restaurant du même
> nom, San Sebastian), Peter Nilsson (La Gazzetta)
> et Michael Anthony (Gramercy Tavern, New York)
> pour faire un peu moins Franco-français.
>
> Je les aime beaucoup, mais je mettrais
> Jean-François Piège (Les Ambassadeurs), Alain
> Soliveres (Taillevent), Guy Savoy, Philippe Dubois
> (Goumard), Thierry Marx (Cordeillan Bages) et
> Michel Rostang un chouilla en dessous, en termes
> subjectifs de rapport prix/plaisir.
>
> J’ai beaucoup de tendresse pour Jacques Decoret à
> Vichy, mais il tarde un peu à confirmer.
>
> Bref, j’ai des goûts assez bateaux.