Vargo

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  • Vargo
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    Ce n’est pas la première bouteille que j’avais bue du 2007, mais la seule qui m’ait fait cet effet. Et franchement, peu après un Gallet Blanc 2006 de Villard je retrouvais pas mal d’arômes et une texture assez proche, en tout cas justement pas le caractère sudiste que tu évoques.

    Il faudra que je réessaye.

    Vargo
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    Pour avoir bu récemment un CR: Pape Clément 2004 carafé 1h00 environ, je ne peux pas dire que le bois m’ait particulièrement marqué ou dérangé pour cette première expérience avec Pape Clément, alors que fort de certains commentaires je m’étais préparé à traverser un magasin Ikea.

    L’élevage était plus présent au nez qu’en bouche, celle-ci était crémeuse au début de la dégustation pour prendre passé quelque temps une texture plus médocaine évoquant un Pauillac. L’ensemble était soyeux, d’une puissance modérée et d’une longueur appréciable. A défaut de procurer une grande émotion, le vin était incontestablement bien fait, et s’accordait remarquablement avec le plat. J’insiste sur ledit plat : bénie soit la réaction de Maillard (celle qui permet à un steak épais et convenablement oint de matière grasse jeté dans une poêle bien chaude de se couvrir d’une bonne couche de grillé non cramé), parce que les notes très présentes de fumé et de charbon du vin, qui lui conféraient une belle complexité par-dessus les fruits rouges, ont littéralement chanté sur la basse-côte. Miam.

    Les amateurs de Bordeaux salueront la réelle distinction de ce cru, quand ses détracteurs douteront de son rapport qualité-prix. Moi, je n’ai fourni que le steak, et j’ai passé un bon moment.

    Vargo
    Participant

    On ne peut pas dire que ce topic manque particulièrement de comptes-rendus sur le 2007.

    2 remarques toutes simples, donc :

    1) Il y a moyen de boire bien moins bon pour beaucoup plus cher.

    2) Si je l’avais goûtée à l’aveugle, cette approche ciselée et très pure de la syrah aurait facilement pu m’envoyer vers une jeune Côte-Rôtie. Je trouve ce vin assez épatant.

    Vargo
    Participant

    > En bouche il séduit, par son équilibre, sa
    > concentration, sa typicité qui fait vraiment
    > penser à d’autres pauillac de grande race.
    >

    Enchanté, Patrick ! Voilà la description qui sied à un premier grand vin classé.

    Vargo
    Participant

    J’ai bu Haut-Batailley 2002 au réveillon 2008 et c’était déjà très bon. Il s’est probablement amélioré depuis. Je recommande chaudement (encore qu’il faille arrêter de dire du bien de ce château, histoire que sa cote reste basse).

    Vargo
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    Autant je défends l’idée de favoriser les habitués, autant le refus de vendre une bouteille inscrite au catalogue ou présente en boutique est plus que limite.

    Vargo
    Participant

    FRGO écrivait:
    ——————————————————-
    > Et c’est marqué sur le front qu’on est parisien ?
    >
    > Et comment on fait pour devenir un client habituel
    > ? Il faut acheter 60 bouteilles de pas-Roumier
    > avant d’être inclus au Saint des Saints ?

    Sans avoir d’expérience auprès de 50 cavistes « roumiesques », si je me fie à celui que je connais le mieux, il ne m’a pas fallu 60 bouteilles, mais simplement venir 2-3 fois, montrer mon intérêt pour le vin et pour la boutique, échanger des expériences de dégustation et des opinions avec le caviste … et ne surtout pas attaquer bille en tête sur le Roumier.

    Je précise d’ailleurs que je n’en ai pas, du Roumier. Ce que je regrette profondément.

    Vargo
    Participant

    Complètement d’accord avec Sibard sur le principe de privilégier les clients réguliers, sans même entrer dans l’idée de la clientèle locale vs clientèle non locale. Si quelqu’un vient suffisamment régulièrement, peu importe son lieu de résidence. En tant que parisien je comprends parfaitement qu’on favorise un client régulier venant de province ou de l’étranger chez un caviste que je connais peu. Assimiler ces usages à du protectionnisme ou du racisme revient à bien mal comprendre l’essence du métier de caviste. Tant que l’on parle de protectionnisme, il est quand même permis de rappeler la part plus que significative réservée à l’export chez certains domaines très recherchés … qui fait pas mal rager le parisien que je suis quand je tombe à l’étranger sur des références très difficiles d’accès dans des endroits inattendus (dernière en date, une demi bouteille d’A.Rousseau à la carte d’un resto asiatique branchouille new-yorkais loin du haut de gamme, à un prix très raisonnable). On ne peut pas dire que le meilleur de la production viticole française fasse l’objet d’un violent protectionnisme … et c’est tant mieux, d’ailleurs, vu qu’elle aurait du mal à vivre du seul marché français, et qu’il est profondément normal que tout le monde puisse en profiter. Vues l’offre et la demande, il me semble logique qu’à Paris aussi bien qu’à Bruxelles ou New York, un Roumier, ça se puisse se trouver … et que ça doive un peu se mériter.

    La principale question de forme est la façon dont le caviste éconduit certaines demandes, même si un défilé permanent de personnes inconnues questionnant cash sur le Roulot, le Selosse ou le Rayas sans prêter aucune forme d’attention à l’identité de la boutique en question et au choix de ce qu’elle expose doit être assez pénible à la longue. Un minimum de courtoisie s’impose de la part du commerçant … tant que le client sait lui aussi en faire preuve.

    Une solution pour les cavistes parisiens est peut-être d’orienter ce type de demandes récurrentes vers Lavinia, dont le business model semble être justement de garantir la disponibilité de pas mal de références à qui en accepte le prix, sans besoin d’avoir établi une relation particulière avec tel ou tel vendeur.

    Vargo
    Participant

    L’argument est recevable. On a les mêmes initiales, c’est un gage de bonne entente assez indiscutable, en même temps que l’opportunité de se composer un service 24 pièces à peu de frais quand on voyage souvent sur Air France.

    Vargo
    Participant

    Lynch Bages 2004, carafé une heure.

    Robe sombre, très beau nez ouvert d’un grand classicisme pour l’appellation, tout en puissance et en fruits noirs sans notes d’élevage, en bouche c’est à la fois ample et encore serré avec un peu d’astringence sur la finale. Un vin à revoir dans 5 ans, qui a digéré son bois mais reste moins prêt à boire qu’un Pontet-Canet du même millésime. En l’état c’est déjà bien bon, mais il mérite d’attendre.

    Vargo
    Participant

    Bu le CR: Deiss Huebuhl 2002.

    La robe est dorée et intense, le nez est un peu sur la réserve mais donne de l’abricot et du caillou, en bouche c’est enveloppant, peu épicé et sur le fruit (abricot toujours, évoluant vers le zeste d’organge) et le caramel. L’acidité est faible et les sucres bien présents, mais le vin n’est pas lourd pour autant. Le terme de « douceur » me semble convenir le mieux pour décrire l’ensemble. Je ressens des impressions proches de celles que procurerait un très bon côteaux du layon, avec ce vin clairement dominé par le pinot et où le riesling est en retrait.

    Au final, un vin agréable et caressant, un bon moment mais peut-être l’impression d’être passé à côté du mieux qu’il puisse offrir. Je ne m’inquiète pas, au vu des commentaires précédents. C’était ma seule bouteille … j’en réessayerai à l’occasion.

    Vargo
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    J’ai beaucoup de mal à noter sur 20, mais j’y arrive sur 5. C’est mon échelle à moi, sans aucune prétention à l’universalité. Certains peuvent peut-être s’y retrouver.

    0 : Désagréable ou marqué d’un défaut de conservation, de bouchon, etc.
    1 : Aucun intérêt particulier pour moi. Ex. : Ferrière 2003 bu récemment.
    2 : Plaisant, donc achetable au restaurant ou pour une consommation rapide. Ex. : les côtes du Rhône et Rasteau d’Elodie Balme, le Chablis des De Moor, Cantemerle, le pinot blanc d’Ostertag, les Terrasses du Domaine des Schistes, …
    3 : Encavable, un vin qui me séduit et dont le style le distingue de la concurrence. Compte tenu de mon faible espace de stockage, le critère est déjà bien discriminant. Ex. : Cuvée Simon du Clos Marie, 2004, Nuits Saint Georges 1er cru aux Perdrix 2000 du Domaine des Perdrix, Arbois Savagnin 2005 de Puffeney, Griottes 2004 du Val Joanis, Côtes du Rhône Jamet 2006 …
    4 : Rare, suscite une vraie émotion. J’en croise rarement dans une année et en possède trop peu. Ex. : Pontet-Canet 2001, Janasse Prestige 2004, Gaillard Rose Pourpre 2004, Drouhin Clos des Mouches 2002 …
    5 : Inoubliable. Trop peu d’exemples à citer. Mettons Krug 1996, ou mon premier Sélosse.

    S’il faut intégrer la notion du rapport qualité-prix, ce qui s’éloigne évidemment de la qualité du vin dans l’absolu (bien qu’elle soit difficile à isoler du prix pour quelqu’un comme moi qui déguste rarement à l’aveugle), un rapport qualité-prix jugé trop bas est un 1. On a pas mal de choix dans les affaires correctes, alors soyons sérieux.

    Vargo
    Participant

    Je suis en train de déguster le CR: Clos des Thorins 2005 du Château des Jacques ouvert au débotté. Robe très sombre, de la rose, de la fraise en bouche, une jolie longueur teintée d’une légère amertume et de bonbon acidulé en finale et une matière qui autorise le mariage à des plats « sérieux », comme ce fut suggéré plus haut. Très bon vin.

    C’est la seconde bouteille que je bois, et c’est probablement le meilleur beaujolais que je connaisse. Il peut sûrement tenir encore un certain temps en cave.

    Vargo
    Participant

    J’ai quand même réussi à garder un blanc et deux rouges 😉

    Mais c’est aussi l’occasion d’un bon exercice de mémorisation, d’où les mentions. Encore que le Crozes Les Châssis 2007 du domaine des Hauts Châssis … Bon, j’arrête là.

    Vargo
    Participant

    En blanc : Clos des mouches Drouhin 2002.
    Mentions à la Forest 2004 de Dauvissat, au Châteauneuf Prestige 2004 de la Janasse, au V.O. de Selosse, aux Blanches Bergères 2006 et aux Coteaux du Layon St Aubin Clos des Bois 2000 de Jo Pithon, au Côtes du Jura 2005 de Macle, au Grasberg 2005 de Deiss, à Montcalmès 2006, à Milouise 2006 de J-P. Padié.

    En rouge : Côte Rôtie Rose Pourpre 2004 de Pierre Gailard et Pontet-Canet 2001.
    Mentions au Châteauneuf tradition 2007 de la Janasse, au Gallet Blanc 2006 de François Villard, à Trévallon 2001, à Leoville Poyferré 2002, au Mas Laval 2004, au Côtes du Rhone 2007 de Grand Nicolet, au Cornas 2004 Vielles Vignes de Voge, au Cornas 2007 Granit 30 de Vincent Paris, au Sancerre 2007 les Quarterons de Riffault, au Châteauneuf du Pape 96 de La Font du loup. J’oubliais un Pommard 1949 du Domaine Chavy-Chouet, truffant incroyablement mais encore très, très buvable.

    Tout ça s’entend hors salons et dégustations, sinon on est pas rendus (même si j’ai gardé de sacrés souvenirs d’un Corton Charlemagne de Faiveley, de Brane-Cantenac 2004, d’un Carignan des Terrasses d’Elise, de la cuvée Impériale 2007 de Raymond Usseglio, d’un Crozes Hermitage 2007 du Domaine Belle, etc.)

    Vargo
    Participant

    Ravi de savoir que ton futur s’éclaire.

    Au plaisir de te relire.

    Vargo
    Participant

    Bu un Clos du Chêne vert 2002 carafé une heure.

    C’est frais, un goût de beau cabernet franc avec une longueur très satisfaisante. Le vin est austère mais bien fait, l’acidité et les tanins laissent penser qu’il garde un certain potentiel de garde. J’imagine que le carafage lui a fait du bien. En revanche, bu sur un plat un peu goûteux (paupiettes de pintade bardées de lard), il a un peu de mal à s’imposer.

    Il m’en reste une, je pense l’attendre encore au moins deux ans.

    Vargo
    Participant

    Un suffrage de plus pour le Gallet Blanc 2006 de Villard …

    Vargo
    Participant

    Bu hier soir le Châteauneuf du Pape Prestige blanc 2004 sur un steak d’espadon. Je l’avais déjà essayé il y a 18 mois et c’est toujours très beau. De l’ampleur, une longueur impressionnante, pêche et poire au nez avec une bouche fraîche qui ramène sur des fruits tropicaux confits. La sucrosité n’est pas excessive, le vin est plus gras qu’il n’est tendu mais reste suffisamment frais, et je ne l’ai pas trouvé oxydatif, comme il semble l’être parfois. Je ne sais pas si cette cuvée gagnera à attendre plus, mais aujourd’hui c’est vraiment très bon.

    Vargo
    Participant

    Le CR: Jadis 2006 bu hier soir m’a laissé une impression proche de celle-ci. Carafé une bonne heure, agité pour évacuer les traces de gaz parfois incommodantes de ce vin et servi suffisamment frais, il a beaucoup plu. De la puissance, de la complexité et de la longueur, ce vin enveloppe bien le palais. C’est bien fait, à la fois rustique et sans aspérité qui puisse déranger. On sent qu’il peut durer sans aucun problème mais c’est un régal aujourd’hui. Un rapport qualité/prix vraiment intéressant.

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