Vargo

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    Tout à fait d’accord sur le meilleur rapport prix/plaisir des Creisses.

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    CR: Bu récemment de chez Jamet :

    – Le côtes-du-rhône blanc 2007, que j’ai trouvé presque au niveau de son alter ego en rouge : un vin de plaisir, très simple et très pur dans son expression. Du gras, de la longueur, suffisamment d’agrumes et de tension sur la finale, c’est un prototype de vin agréable et digeste sur base de marsanne et roussane. 14€ tout de même en prix caviste, mais pour moi ça les vaut.

    – La cuvée élégance de la côte rôtie 2006. La bouche est précise et fruitée, une sorte d’intermédiaire entre le côtes du rhône et la côte rôtie classique en termes de puissance et de complexité. C’est au nez que ce vin est vraiment magnifique, sur les épices, le lard, la violette … Un très beau moment en attendant les côtes rôties classiques.

    – Le vin de pays des collines rhodaniennes 2007, en 100% syrah. On sent une proximité évidente avec le côtes du rhône rouge, une impression comparable de goûter la pulpe du fruit. C’est un joli vin, mais avec une finale plus dure que le sus-nommé, et qui n’apporte pas autant de plaisir. L’écart de 3 € en prix caviste (9 vs 12) ne m’incitera pas à en reprendre si le côtes du rhône est disponible.

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    Bu hier soir le Pied de Chaume 2007, carafé un peu plus d’une heure. C’était mon premier essai du domaine et il s’avère très concluant. La robe du vin est claire, le nez est très agréable, plutôt sur la fraise avec une pointe d’odeur animale, en bouche c’est élégant, soyeux, plein d’un fruit très pur. Vraiment très agréable sur des brochettes de volaille légèrement épicées, j’achèverai d’enfoncer la porte ouverte en disant que l’impression est flatteuse par rapport à des Bourgogne jeunes d’appellations plus cotées.

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    Cette proximité a gonflé mon portefeuille à l’hélium …

    Super-Pingouin écrivait:
    ——————————————————-
    > Il reste beaucoup de vins et en quantité. Il y a
    > certes eu l’augmentation des disponibiltés mais
    > certainement aussi l’effet de proximité de la
    > campagne Janasse qui a déjà bien allégé le
    > portefeuille de certains.

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    Il est prêt à boire, et très bon dans un style assez classique, sans atteindre le niveau du 2001. J’imagine qu’il pourra se garder sans problèmes 5 ans, voire plus.

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    Bu ce soir au restaurant CR: Domaine du Coulet Les terrasses du Serre 2006. Je trouve bien la terre chaude dont on m’a rebattu les oreilles, sans pouvoir jurer que ce n’est pas de la méthode Coué. C’est en tout cas un beau vin, à robe violet foncé, au nez et à la bouche typiques de Cornas : ni alcool ni brutalité, à la fois de la rusticité et de la souplesse, du poivre et de la viande, une matière bien présente sans être envahissante, une longueur correcte. Bref, de l’équilibre et une certaine émotion. J’en reprendrai.

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    D’autant plus qu’ils ont vendu pendant très longtemps Montrose 2004 à 40€ environ dans un Intermarché de ma connaissance … Il y a un risque que les bouteilles traînent depuis longtemps (même remarque pour Dauzac 2000)

    Curieux aussi de faire Sociando-Mallet 2007 plus cher que le 2005 (25€ de mémoire) en FAV il y a 2 ans.

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    2003 aurait plutôt tendance à me rassurer en ce qui concerne l’impact supposé de la notation Parker sur le goût des Bordeaux. Sur un millésime aussi caricatural, associé à des choix de vinifications « à la mode », on aurait pu attendre une avalanche de vins lourds, sucrés, plats, etc. Or en ce qui me concerne, si j’ai clairement eu des déceptions (Ferrière, Larrivet Haut-Brion), j’ai aussi eu la joie de constater que certains Médocs 2003 gardaient une certaine fraîcheur, combinée à une complexité et une finesse bienvenues (Giscours, Brane-Cantenac). Si c’est le cas en 2003, ça veut dire que tout est loin d’être perdu.

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    Mêmes impressions sur un Ostrea 2006 bu il y a 2 semaines : fruit pur, tocher soyeux et bonne longueur. D’ici 5 ans ce sera vraiment remarquable.

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    Bu ce midi un CR: Hermitage blanc 2003, sur des filets de sole et de rouget simplement grillés.

    La robe est d’un bel or, le nez est plaisant et assez classique pour un hermitage blanc (caillou, miel, pâte de coing). En bouche, c’est long et gras, avec beaucoup de fruits blancs, voire un peu de mangue. La longueur est bonne, sans acidité, ce qui semble cohérent compte tenu du millésime. Ce n’est pas un vin aérien, mais pas non plus un 2003 caricatural. Celles qui me restent ne feront pas long feu. Je recommande ce vin, trouvé il y a 2 ans en FAV Monoprix à un prix raisonnable (autour de 20 € si je me rappelle bien).

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    Vais peut-être toucher à mes Côtes du Jura Macle 2005, moi …

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    Il y a 18 mois j’ai personellement opté pour l’Avintage, compte tenu d’un rapport prix-performance salué dans les tests que j’ai consultés et de la capacité.

    Attention toutefois à la capacité : les 290 bouteilles s’entendent en format Bordeaux et avec le nombre minimal de clayettes. Mon armoire déborde déjà … 🙁

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    L’Ambroisie est l’endroit où j’ai demandé mon épouse en mariage il y a … 10 ans (Dieu qu’il s’y est passé des choses à cette époque). J’avais certes trouvé le cadre et l’accueil d’autant plus cérémoniels que j’étais probablement un peu plus impressionnable qu’aujourd’hui, mais Mme Pacaud (je crois que c’était elle), le sommelier et le maître d’hôtel s’étaient montrés tout à fait prévenants, aimables et aussi disposés que faire ce peut à nous mettre à l’aise dans ce genre de maison, où l’on peut raisonnablement considérer l’usage des cotillons et des langues de belle-mère comme proscrits. Il faut bien dire que le style feutré d’un restaurant comme l’Ambroisie est assez particulier, y compris au sein des 3 étoiles. J’imagine que ça reste aujourd’hui plus un endroit où l’on savoure religieusement le contenu de son assiette et tout ce qui l’entoure qu’un lieu de retrouvailles entre amis ou de bombance autour d’une signature de contrat. Je ne discute absolument pas le fait de vouloir célébrer ce type d’occasions dans un 3 étoiles, mais je doute que l’Ambroisie soit le plus approprié pour cela. En tout cas c’est l’idée que je m’en fais. Un point me paraît malgré tout difficilement admissible dans les anecdotes citées à ce niveau de restauration : laisser poireauter des clients 30 minutes. Ca ne m’est pas arrivé à l’Ambroisie, mais je l’aurais probablement mal supporté.

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    Château La Prade en Bordeaux Côtes de Francs (Thienpont – Derenoncourt, très belle affaire)

    Château Grands Champs et Château Gardelle en Saint Emilion

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    Pour l’avoir essayé hier soir, je confirme le réel besoin de carafage sur ce millésime, ainsi que la grande impression de finesse et la belle longueur du vin. Il a tout pour durer encore bien longtemps.

    Flo écrivait:
    ——————————————————-
    > A l’ouverture, le nez est franchement terreux et
    > un peu animal, sur un fonds de fruits rouges assez
    > discret.
    > En bouche, ce chinon se montre fin, presque mince,
    > mais joliment fruité et savoureux.
    > Il joue dans un registre plutôt longiligne, avec
    > une belle acidité.
    > La finale est de bonne longueur, avec une petite
    > amertume agréable.
    >
    > Après un bon passage en carafe, le côté animal
    > laisse la place à un très joli fruit (qui me
    > rappelle les Varennes), se mêlant harmonieusement
    > aux notes terreuses.
    > En bouche, le vin gagne progressivement en
    > volume.
    > Un beau vin qui mérite d’être encore attendu, ou
    > généreusement carafé.
    > Bien
    >
    > Florian

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    Bu hier soir Pavie Macquin 1999 sur des côtelettes d’agneau et une belle jardinière de légumes, ouvert 3 heures avant le service.

    Le vin est encore très jeune, autant d’aspect qu’en bouche (très peu d’évolution perceptible). Le nez est agréable mais un peu en retrait, la bouche est elle opulente et longue, en gardant une certaine fraîcheur. Les tanins sont présents, sans aucune dureté. L’accord avec les mets était intéressant. Le vin est à revoir d’ici 2-3 ans (pour ceux qui en ont, ce qui n’est pas mon cas 🙁 ).

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    Très, très belle sélection et des prix raisonnables. Merci beaucoup !

    Vargo
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    Bu hier soir un CR: Giscours 2003, ouvert au débotté et carafé 1 heure.

    Le vin a une belle robe sombre et un nez assez discret, très margalais (délicat, sur les fruits rouges), où le bois est encore présent, mais sans excès.

    En bouche, le vin se révèle progrssivement : je l’ai d’abord cru fermé à double tour avant qu’il ne se révèle très plaisant. C’est très long, avec une belle matière de la finesse et de l’équilibre, là où le millésime pouvait faire redouter le contraire. On est loin de certains bordeaux lourds et pâtissiers de 2003. Ce vin me rappelle beaucoup Ducru-Beaucaillou 1999 bu l’an passé, avec des notes de sang, de violette et une touche fumée, tout à fait le style de médocs auxquels j’adhère sans conditions. Le boisé est largement digéré, élégant, et ne perturbe pas l’expérience.

    Les tanins et l’acidité se manifestant peu, je ne sais pas ce vin a un potentiel de viellissement spectaculaire mais dans les 5 prochaines années il sera très beau. Je suis ravi d’en avoir quelques-uns de côté.

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    Je suis en mesure de répondre à ma question de l’époque : c’est très bon aujourd’hui.

    Toutes les caractéristiques de Simon rappelées plus haut sont présentes : la matière, les tanins fins et élégants, la longueur.

    La bouteille a été dégustée sur des jours de porc cuisinées façon daube, et ce fut un très bel accord : très marqué par l’orange sanguine, le vin a superbement dialogué avec la sauce au vin relevée au zeste d’orange, sans aucunement disparaître derrière des saveurs aussi capiteuses.

    Elégante, fine et persistante à la fois, cette cuvée a une finale teintée d’une très légère amertume qui rafraîchit et prévient de toute sensation alcoleuse.

    De la belle ouvrage.

    Ce CR: Simon 2004 m’a rappelé un Bel Air Marquis d’Aligre bien plus ancien (98) dégusté récemment.

    Vargo écrivait:
    ——————————————————-
    > Auriez-vous des conseils d’attente pour les Clos
    > Marie Cuvée Simon 2004 ?
    >
    > J’attends. Et c’est long.

    Vargo
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    J’ai goûté le Bourgogne Blanc 2006 de chez François Jobard ce week-end, c’est très beau (et à 16€ chez un caviste de Beaune qui ne se mouche pas du coude, donc trouvable à moins).

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