Vargo

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  • Vargo
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    Je reviens de 2 belles semaines de vacances à NYC.

    Remarques générales :

    1 : La ville est absolument blindée de français, de Manhattan jusqu’au Bronx, qui pis est dans les restaurants cotés.

    2 : Grâce à la crise économique ou au mois d’août, voire aux deux, les réservations sont plus faciles à obtenir que d’habitude. Envoyez idéalement une liste de restaurants au concierge de votre hôtel un mois à l’avance, et tout sera parfaitement réglé.

    3 : Demandez la viande « rare ». « Medium rare » colle au goût américain le plus répandu et aux conseils des locaux, mais c’est souvent trop cuit pour les carnassiers dont je suis.

    4 : Les new-yorkais parlent fort, et ce au burger joint comme au restaurant étoilé. Il faut s’y faire. Au besoin, hurlez.

    5 : A quelques exceptions près, le code vestimentaire est plus « casual » qu' »Audouzien », même aux adresses réputées. Sauf à aimer passer pour un chef d’état, la cravate n’est pas de mise.

    A toutes fins utiles, voici des comptes-rendus sommaires de mes visites de quelques bonnes tables (Cuisine/Service/Cadre) :

    Momofuku Noodle bar (East Village, A-/B/B ) : De la bombe dans un style asiatique et contemporain, accessible sans réservation pourvu que l’on calcule bien son heure d’arrivée ou que l’on s’arme de patience dans la file d’attente. Son grand frère de la 2e Avenue le Momofuku Ssam bar avait été bien apprécié par François Simon, et je ne peux que saluer la formidable qualité des ramen (grands bols de nouilles et de viande) et des buns farcis au porc qui ont fait la célébrité du chef David Chang. Son vaisseau amiral de 12 couverts, le Momofuku Ko, est l’une des adresses impossibles à réserver du moment. Dans la même chaîne, essayez aussi le Milk bar, à côté su Ssam, où les novatrices pâtisseries à emporter sont excellentes (et où l’on peut attraper un ou deux de ces diaboliques pork buns …). Autour de 30$ par personne, le Noodle bar a un fort goût de revenez-y. Nous y sommes d’ailleurs retournés.

    BLT burger (West Village, B-/B/B ) : Le burger joint du français Laurent Tourondel, chef installé aux Etats-Unis depuis quelques années (et qui a récemment repris le restaurant du Ritz Carlton). Le burger servi sur pain brioché est très bon sans être une révélation, et risque une relative sécheresse : préférez-donc les modèles avec sauce. Le réjouissant T-shirt des serveurs ( « if you are what you eat, then I’m cheap, fast and easy » ) est en vente à l’entrée. Rapport qualité-prix honnête.

    BLT Prime (Midtown-Gramercy, B+ à A- /B+/A- ) : Un restaurant plus classique du susnommé Tourondel, sorte de steakhouse de classe revisitée à la française (essentiellement perceptible dans les sauces et les accompagnements des viandes). Très bon moment dans un cadre élégant (j’adore la chambre froide vitrée laissant à contempler les quartiers de Black Angus …), mais un bémol : la recommandation « exotique » du sommelier, un grenache américain dont le caractère si violemment sucré fait qu’on se félicite de son étonnante brièveté en bouche. Pour les amateurs du style Tourondel, nous avions trouvé le BLT de Miami encore meilleur que celui-ci. Pas donné, sans excès selon les standards de Manhattan.

    Gramercy Tavern (Gramercy, A-/B+/B- ) : Un grand classique de la cuisine gastronomique américaine, qui propose un grand menu-carte, un menu dégustation et un menu végétarien. Encore une fois, j’ai beaucoup aimé (mention au magnifique porc fermier). Il faut savoir passer outre le caractère salé de la cuisine US par rapport à nos références françaises, ainsi qu’une salle manquant de la même touche de goût et de fantaisie qu’un 4×4 GMC. Belle carte des vins, qui m’a permis d’apprécier le remarquable état de maturité du Trévallon 2001. La qualité justifie le prix (menu-carte à 85$ hors boissons). Moins formelle et d’un décor plus sympathique, la partie bistrot est sûrement à examiner de plus près.

    Roberto’s (Bronx – Belmont, A-/B+/C ) : Restaurant italien au style résolument typique et rustique, où les suggestions du jour du chef sont succulentes et d’où l’on repart en se félicitant d’avoir poussé l’exploration jusqu’au Little Italy du Bronx. Et repu comme rarement à 2 en partageant une entrée, un plat de pâtes et une viande très goûteux. Service attentionné et charmant (voire charmeur s’il vous trouve en « beautiful company », ayez ce type à l’oeil). Souvent considéré (à raison) comme le meilleur italien de la ville. Mérite largement les 60$ par personne avec 2 (grands) verres de chianti riserva.

    AOC (West Village, B-/B/B+ ) : Agréable bouchon jouant à fond la carte française traditionnelle dans le décor et le menu, où la serveuse américaine vous donnera du bonnejou’r et du bonapwaymidi. Très bien pour un brunch. Grande terrasse agréable derrière. Prix raisonnables.

    River Café (Brooklyn – Dumbo, A/A/A ) : Le fameux restaurant péniche amarré sous le pont de Brooklyn pourrait se contenter de sa vue unique sur le sud de Manhattan pour faire salle comble. Il n’en est rien : le menu-carte est magnifique (et le choix cornélien …), la carte des vins est très large (j’y ai pioché un Clos des Mouches 2002 Drouhin, parfait sur les poissons), les préparations sont d’une grande fraîcheur, raisonnablement originales et exécutées à la perfection, le service est agréable et prévenant. Un demi reproche : des tables un peu serrées, mais le maître d’hôtel complice s’empressera de vous replacer près des baies vitrées une fois qu’une table de premier choix se sera libérée. Vraiment un coup de coeur, parfait pour célébrer une occasion avec sa moitié, sa maîtresse ou les deux. Pas modique (menu-carte à 98$ hors boissons), mais l’on peut raisonnablement espérer vous faire signer n’importe quoi après ce dîner-là.

    Babbo (Greenwich Village, B-/B-/B- ) : La déception du séjour. Deux étoiles et une grande réputation très liée à la notoriété du chef touche-à-tout Mario Bartali nous laissaient espérer le meilleur. Patatras : le service est peu amical au regard des standards new-yorkais, le décor n’a rien de spécial au regard des mêmes standards, mais surtout 2 des plats choisis était objectivement trop cuits : des calamars caoutchouteux à cramés et des gnocchis ectoplasmiques, indignes du lieu. Une partie du chagrin a pu être noyé dans le beau Barolo 97 d’Aldo Conterno tiré d’une encyclopédique carte des vins exclusivement italiens et dans la surprenante musique très rock accompagnant le repas (ACDC dans un 2 étoiles, faut aimer, et c’est mon cas), mais pas assez pour faire passer notre dépit. Trop cher, forcément, même si à première vue rien n’est vraiment excessif et si les ravioli à la joue de boeuf ont quand même une sacrée classe.

    E.A.T. (Upper East Side, B/B-/B ) : Un traiteur chic de Madison Avenue où la bonne société du quartier va déjeuner en famille. Vaste choix de salades, soupes et sandwiches frais et colorés à consommer sur place dans une salle de style bistrot ou à emporter. Le meat loaf sandwich est roboratif et plaisant. Moins plaisante est la façon dont le serveur entoure le « tip not included » sur la note avant de vous la tendre.

    Peter Luger Steakhouse (Brooklyn – Williamsburg, A/B-/B- ) : Une fois de plus, la steakhouse mythique de Williamsburg ne m’a pas déçu. Un cadre et un service – volontairement – frustres, une carte des mets et vins réduite à l’extrême … et une viande de boeuf divine fort bien accompagnée, pour peu que l’on supporte la cuisine au beurre et la perspective de perdre quelques mois d’espérance de vie le temps d’un repas. Il y a pléthore de bonnes steakhouses à New-York, mais le style de cette viande-là est unique. Préparez une bonne liasse (les cartes de crédit ne sont pas acceptées).

    Mark Joseph Steakhouse (Financial, A-/A-/B+ ) : L’une des concurrentes de l’établissement précédent, cette maison ne fait pas beaucoup de bruit mais ce qu’elle propose est impeccable, dans un style très classique, plus amical et confortable que Peter Luger. Excellentes purée et salade de tomates-mozzarella pour accompagner des steaks monumentaux, dans un style moins beurré et plus grillé que Luger. Carte des vins solide, sans plus, d’où j’ai tiré un gouleyant Côtes du rhône du Clos des cailloux. Une très bonne adresse où la qualité se paye. Evitez idéalement d’enchaîner comme nous ces deux dernières adresses 2 jours de suite, faute de quoi vous vous surprendrez le lendemain dans la rue à chercher du regard un ruminant à courser et dévorer à mains nues.

    Buddhakan (Chelsea, B+, A-, A ) : Imaginez feu le Man Ray en plus grand et plus branché, mais où la nourriture serait étonnamment bonne dans un style asiatique / fusion. Vu dans le film Sex & the city, qui a beaucoup fait pour sa renommée. Les spring rolls sont extra. Ni peu cher, ni du vol. Enchaînez un peu plus au sud sur un verre dans le Meatpaking district pour une soirée diablement hype (évitez simplement le bar en terasse du Gansevoort, sauf si vous souhaitez avoir l’impression étonnante et sincère d’être le couple le plus joli et le mieux mis d’une foule pourtant compacte).

    Spice Market (Meatpacking District, C-, B-, A- ) : Imaginez un Buddha Bar en plus grand et aussi branché, plus vieux de 3 ans que le Buddhakan et sérieusement sur le déclin. Il y a du relâchement dans cette enseigne de Jean-Georges Vongerichtein, expatrié couvert de succès gastronomiques à NYC. Choix éclectique de plats asiatiques plus u moins épicés dont le dénominateur commun est une cuisson trop longue, service plus prompt à pousser à la consommation qu’à apporter les plats à un rythme cohérent, … A éviter, sauf peut-être pour ce qu’un testeur du Zagat désigne élégamment comme un « before-sex drink ».

    Empire Dinner (Chelsea, B-, B, B ) : « Dinner » américain hyper classique et connu (look retro, salle allongée façon wagon, formica et inox à l’avenant) où les burgers et salades tiennent honorablement leur rang. Les toilettes ne laisseront certes pas un souvenir impérissable aux plus d’1m70.

    ‘inoteca (Lower East side et Midtown East, B, B, B ) : Deux petits restaurants italiens d’une même chaîne, qui proposent d’intéressants vins au verre, des paninis savoureux (rien à voir avec les infâmes concentrés de gras protéiformes trop souvent vus par chez nous), des plats de pâtes et des salades forts bien troussés. De bonnes cantines visiblement très appréciées des riverains et qui font des pauses déjeuner parfaites dans une journée d’exploration de Manhattan.

    Bond Street (NoHo, A-, B, B ) : Une référence branchée en matière de cuisine japonaise. Les préparations chaudes sont originales et excellentes, idem pour des sushi et sashimi de première fraîcheur. Une bizarrerie : manifestement possédés par Pierre Richard, les serveurs s’employaient à renverser toutes sortes de choses autour de nous. J’imagine que tout va plutôt mieux d’habitude de ce point de vue. Un Saint Péray de Cuilleron a agréablement accompagné le tout. Vraiment pas donné, notamment les vins, mais globalement ça les vaut. Encore une adresse qui a ouvert une (très bonne) succursale à Miami. Un bar à suhi est accessible sans réservation au sous-sol du restaurant.

    Havana café (Soho, B, B-, B- ) : Petit cubain bondé dans une décoration simple façon fifties. Très couru en ce moment. Idéal pour déjeuner de sandwiches, omelettes et ragoût de porc du cru. Et se sentir (presque) jeune.

    Balthazar (SoHo, B+, A-, A- ) : Incontournable adresse française de SoHo sur le thème de la grande brasserie haut de gamme, fidèle en termes de bruit, de clinquant et de qualité. Le brunch est parfait (excellent oeufs en meurette). Moins typique d’une brasserie française mais tellement chic, un valet vous accueillera dans les toilettes. Nous n’avons pas pris de vin.

    Arturo’s (West Village, B, B+, B- ) : L’une des pizzerias phares de la ville, célèbre pour sa pâte très croustillante. Et j’aime ce style. N.B. : la « petite » pizza à 20-25 $ rassasie deux personnes saines de corps et d’esprit.

    Prune (East Village, B+, B, B ) : Cuisine française de bon niveau dans un cadre de petit bistro de quartier sympathique et lumineux. La combinaison est agréable entre des classiques revisités en entrée (un radis beurre dans East Village, voilà une vraie définition du chic) et des plats plus recherchés d’inspiration méditerranéenne. Le rosé du Mas Jullien y passait dangereusement bien.

    Kanoyama (East Village, A-, B, A- ) : Très bonne adresse de sushi d’un certain classicisme. Excellents dumplings à prendre en entrée. Sahimi de belle taille, d’honnêtes à excellents (une anguille incomparable). Belle carte de sakés. Le genre de restaurants qui manque à Paris (quand diable cesserons-nous de déconsidérer cette cuisine ?). Plus cher qu’un sushi parisien, forcément.

    Corner Bistro (West Village, B+, C, C ) : Mythique burger joint de West Village où la carte murale est une épure construite autour de 3 hamburgers et 2 sandwiches entre 5 et 6,50$, hors frites. L’endroit respire ce qu’il est, c’est à dire un point de ralliement d’étudiants noctambules et affamés à la recherche de bons burgers juteux et de bonne bière pour pas cher. Et c’est vraiment très bien, pour peu que l’on supporte des assiettes en plastique, des tables gravées et un service grommelant.

    Vargo
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    Les Grands Chênes ?

    Euh, non.

    Vargo
    Participant

    Doux Jésus … Evidemment ça n’est pas un modèle et c’est du TTC, mais je crois avoir vu un Chave récent chez Lavinia autour de 400 € (et j’en ai pris un 2005 à la Table de Robuchon pour 200 € en me disant que j’avais fait une belle affaire).

    Caveprivee.com vendait le blanc 2006 à 120€ TTC il y a quelques semaines (j’en ai pris 1), et le rouge à 155€, et leurs prix ne sont pas réputés exorbitants.

    Pour les Raveneau il faut multiplier le TTC par 3 (au bas mot) pour trouver les prix cavistes pratiqués sur Beaune, et je me suis laissé tenter par 3 2005 la dernière fois que je suis passé.

    Je précise que je ne suis remonté contre personne et que j’assume complètement mes achats compulsifs de jeune amateur facilement émerveillable. Mais à budget égal, avec ce genre de prix en direct, j’en aurais déjà bu des jerrycans, des crus incroyables … 🙁

    Vargo
    Participant

    Bacane écrivait:
    ——————————————————-
    > Bonjour
    >
    > Donc si je vous comprend bien en 2007 CNP c’est
    > l’assurance de ne pas se planter ?
    > (:D

    J’ai la faiblesse de le croire ! Sinon je pourrai toujours cuisiner la daube la plus chère de l’histoire avec un boeuf entier …

    Vargo
    Participant

    J’ai réessayé le CR: Château d’Aiguilhe 2004 hier soir sur une grillade de boeuf et des tomates provençales, carafé 3 heures.

    Et bien je suis moins enthousiaste qu’en septembre dernier. Le vin n’a pas vraiment gagné en complexité (apparition de légères notes fumées), l’élevage ne s’est pas estompé, les tanins sont un peu durs et l’ensemble reste massif, sans beaucoup de grâce. Ca reste bon sur du steak, mais j’attendais mieux.

    Vargo écrivait:
    ——————————————————-
    > Bu hier soir un 2004, carafé 40 minutes.
    >
    > Nez gourmand de pruneau, bouche ample et matière
    > bien présente sur des parfums de fruits noirs et
    > de café torréfié, longueur moyenne. Pas mal du
    > tout, pas très complexe non plus. A revoir l’an
    > prochain.

    Vargo
    Participant

    Après quoi se retenir d’onduler n’est pas chose aisée … Merci pour des CR toujours aussi instructifs, et pour tant d’inoxydable bon esprit.

    Vargo
    Participant

    A titre indicatif, j’ai vu le Châteauneuf Reine des Bois de La Mordorée 2007 au Temps du vin, boulevard Beaumarchais à Paris. Ils ont aussi du 2006. Rien ne garantit que ça durera longtemps …

    Vargo
    Participant

    C’est pas plutôt en rive droite, les crus classés A ?

    Vargo
    Participant

    Je confirme la bonne tenue actuelle du 2002. La couleur est d’un rouge sombre et opaque sans réelles traces d’évolution, le nez est sur le pin, le cèdre, le cassis, en bouche le vin ne se livre pas à 100% mais c’est déjà bien bon avec une jolie matière, le cassis du nez est aussi très présent en bouche. La longueur est bonne, le vin est porté par une acidité qui laisse penser qu’il en a encore sous la semelle. Les tanins ne sont pas encore complètement disciplinés, sans que l’on puisse parler de dureté, avec une pointe d’amertume qui apporte un peu de fraîcheur. La carafe vide donne au nez quelques notes légères d’évolution un peu plus animales.

    Ceux qui me restent attendront 2 – 3 ans. En tout cas j’aime déjà beaucoup.

    Vargo
    Participant

    Bu hier soir un Beaune Clos Saint Désiré blanc 2001, sur un bar rôti et un tian de légumes.

    J’aime bien la façon dont ce vin combine un certain gras en bouche et une belle tension sur la finale. Ni trop lourd, ni vraiment droit et sec, juste un beau chardonnay sur les fruits blancs et le fruit de la passion au nez puissant, légèrement miellé.

    Je tairai par pudeur le prix auquel il fut acquis chez un caviste de Beaune au sortir d’un repas probablement trop arrosé. Dans un monde parfait il ne faudrait pas mettre plus de 45-50 euros pour une telle bouteille, quand on connaît les rapports prix/plaisir trouvables dans les grands blancs de Bourgogne ou du Rhône. Ca reste malgré tout un vin très agréable.

    Vargo
    Participant

    CR: Domaine Jean Macle Côtes du Jura 2005
    Une dégustation de la même bouteille hier soir sur une pintade au curry et une tomme de Corèze a donné les mêmes résultats. Un vin qui tapisse le plais, à la fois puissant au nez et en attaque et d’une finale longue et fine. C’est ciselé et probablement fait pour durer. Probablement mon meilleur côtes-du-jura dégusté à ce jour.

    Vargo
    Participant

    Olivier Richard écrivait:
    ——————————————————-
    > CR: Côte-Rôtie Gallet Blanc 2006
    >
    > Après tous les commentaires dernièrement sur ce
    > vin, j’ai décidé d’en ouvrir une bouteille pour
    > voir ce qu’il en était.
    > La robe est tout d’abord très marquée syrah jeune
    > et violacée.
    > Le nez va s’ouvrir petit à petit mais est très
    > racé, tout ce que l’on est en droit d’attendre
    > d’un tel vin.
    > La bouche confirme la race du nez, avec de notes
    > de poivre, d’épices diverses et de fumé superbes.
    > La finale est tout à fait satisfaisante (sans être
    > énorme)
    >
    > Au final un vin qui m’a procuré énormément de
    > plaisir (dégusté sur une brochette de boeuf)

    Des impressions très comparables ce midi sur un onglet grillé. Ouvert 2 heures à l’avance.

    Le nez est magnifique, très caractéristique de l’appellation : notes fumées, viande, sang, garrigue … Plus agréable encore que la cuvée Elegance de Jamet en 2006 bue récemment.

    La bouche est soyeuse, sur la pulpe de fruit et les épices, la matière est légère et le vin est très digeste. La longueur n’est pas phénoménale mais le vin laisse un souvenir vif et ému …

    Absolument excellent.

    Vargo
    Participant

    L’humeur du temps 2007 est déjà très bon. Dans mon souvenir, c’est très, très tendu, un poil salin, et vraiment une belle surprise de cette année. Une première bouteille est tout à fait tentable.

    Vargo
    Participant

    J’en suis, mais j’ai rien vu … Tout était parti avant 8h30 ?

    Vargo
    Participant

    Mauvaise blague 🙁

    Vargo
    Participant

    Bu hier soir une CR: Côte Rôtie 2005 au restaurant, carafée 30 minutes environ. En l’état le vin est beau mais un peu fermé, un nez plus sur le sous-bois que sur les épices et le lard, une bouche assez tendue sur le sang, portée par une belle acidité. Je l’ai trouvé plus « chaud » que les autres Jamet, d’un abord presque sudiste. Il ne donne pas autant de plaisir aujourd’hui que le 2004, mais il en a clairement sous la semelle …

    Vargo
    Participant

    J’ai essayé le côtes du rhône 2007 ce soir. Les conditions de dégustation n’étaient pas optimales : seulement 1 heure de carafe, sûrement plus de 16°, ce qui aurait été la bonne température.

    J’aurais facilement pu prendre ce vin pour un châteauneuf du pape, tant il est puissant, et tant la matière est impressionnante. Ca reste un peu serré, mais très expressif, sur le chocolat, des odeurs de garrigue, de fruits noirs confiturés. L’alcool est présent, mais le vin n’est pas déséquilibré pour autant, la finale est honorable sans être d’une longueur exceptionnelle. Mais tudieu, quelle matière ! Une très bonne surprise à 8,50€, et une confirmation de la tenue du millésime 2007 en Rhône sud.

    Vargo
    Participant

    C’est peut-être les bienfaits d’une conservation en GD, vu que je me suis procuré ce 2001 en FAV l’an passé chez Monoprix … 🙂

    Anthony écrivait:
    ——————————————————-
    > Je n’ai pas aimé Meyney 2001 récemment. Fermé, peu
    > expressif (cf. discussion sur les 2001).

    Vargo
    Participant

    Bu le mois dernier, Meyney 2001 est à point. Les commentaires qui le jugeaient dur et tannique à ses débuts ne sont plus d’actualité, le vin est bien structuré et la finale est agréable. En revanche, c’est un Saint Estèphe vraiment typé qui plaira essentiellement aux amateurs de vin corsé (c’est mon cas). Il est d’ailleurs agréable de constater que les Médoc semblent loin d’être devenus aussi formatés que l’on se plait à le dire, des vins comme Meyney, Pontet-Canet et Lagrange dégustés cette année en millésime 2001 m’ayant paru aussi dissemblables que franchement réussis.

    Vargo
    Participant

    Désolé si j’ai pu donner l’impression d’affirmer que la cuvée Elégance était une sorte de troisième vin dans une gamme en comptant quatre ou cinq, mais il s’agissait bien de relater une impression. Par rapport à la côte rôtie classique (notamment le 2004 bu récemment) et au côtes du rhône rouge, en termes de puissance et de complexité la cuvée élégance me semble bien entre les deux.

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