Eric Steiger

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  • Eric Steiger
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    CR: Domaine Pique-Basse, La Brusquembille, Côtes-du-Rhône 2017

    Seconde rencontre qui confirme la bonne impression laissée par la première bouteille.

    Du fruit épicé, avec des herbes aromatiques.
    C’est toujours aussi net, frais, entier et fondu, j’aime beaucoup.

    Eric Steiger
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    CR: Domaine Laurent Combier, Cuvée L, Crozes-Hermitage 2018

    Après une heure d’aération, les quelques arômes lactés et d’oeuf pourri s’estompent pour laisser place à un profil plus classique de fruits poivrés, plutôt noirs, avec un peu de kirsch aussi, ce qui laisse présager une charge alcoolique.

    En bouche c’est assez massif et chauffant, malgré l’acidité qui ne suffit pas à contrebalancer l’alcool et un fruit très cuit. Bu sur deux jours avec peu de plaisir, j’avais largement préféré le 2019 en décembre dernier. Peut-être une mauvaise phase…

    Eric Steiger
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    CR: Château Fontenil, Fronsac 2003

    A l’ouverture, le nez est sur les fruits mûrs, presque cuits, le tabac, le cuir, quelques fruits secs, avec une touche mentholée. Entre un bordeaux et un vin plus sudiste évolué.

    En bouche, on trouve une belle matière, pleine, aux tanins fondus, confortable, mais droite de l’attaque au milieu de bouche. Elle se fait plus evanescente en finale, sur une fraîcheur presque « minérale » par opposition à acide ou végétale.
    Dès le deuxième verre, le vin gagne encore en ampleur, tant en bouche qu’au nez. Les fruits secs ont disparu, des fruits frais se mêlent aux fruits plus confiturés, rendant le vin moins solaire et lui apportant une seconde jeunesse !
    Je n’ai pas parlé du boisé, vu qu’il n’est plus perceptible au sens strict. Seules les notes élégantes de tabac et d’épices douces ornent le fruit.
    Quelle belle surprise que ce très, très bon vin, délicieux aujourd’hui !

    Eric Steiger
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    CR: Mas Jullien, Les Derniers Etats d’Âme du Mas Jullien, Terrasses du Larzac 2017

    Le vin a été carafé deux heures.

    Très joli nez sur les fruits rouges et noirs, légèrement épicés, les herbes aromatiques fraîches.
    Ce nez est encore changeant, pas tout à fait posé, mais on est proche du profil raffiné de Montcalmès 2017 goûté il y a peu de temps.

    En bouche, ce n’est également et effectivement pas encore tout à fait en place. Une légère astringence se ressent, non rédhibitoire, elle ne resserre pas le vin. Un vin qui concilie générosité du fruit mûr et fraîcheur, matière et profil élancé. C’est déjà très bon et j’augure le meilleur dans un an ou deux.

    Eric Steiger
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    CR: Domaine Bulliat, Cuvée Félix, Chiroubles 2019

    Nez sur de très beaux fruits avec une touche florale, c’est simple et net, sans aucun côté artificiel ou bonbon.

    La bouche est facile, sans être superficielle, d’une grosse buvabilité. On y retrouve ces fruits délicieux, puis un retour sur les épices douces et un trait végétal vient apporter la fraîcheur en finale.
    Peut-être pas une bête de concours, juste un vin que j’ai envie de boire, et boire encore. Un sans-faute jusqu’à présent avec ce domaine, en rouge et en blanc.

    Eric Steiger
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    CR: Château l’Inclassable, Médoc 2012

    Nez animal (écurie, cuir), puis tabac, fumé, et fruits plutôt rouges.

    En bouche, on ressent probablement les limites du millésime, la matière n’est pas large et veloutée, et montre une certaine vivacité. Néanmoins ce n’est pas maigre et acide, c’est borderline comme le nez, mais on reste dans les limites acceptables d’un équilibre médocain pour ma part, surtout à table avec une viande rouge.

    Eric Steiger
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    CR: Domaine Canet-Valette, Antonyme, Saint-Chinian 2019

    Nez sur les fruits rouges et noirs, quelques herbes aromatiques, avec une petite touche d’étable, puis lactée, qui restera tout de même discrète.

    En bouche, on retrouve ces arômes sur une matière légèrement rustique, terreuse. Cela apporte un peu de caractère et de mâche à un ensemble qui reste souple et bien sapide.
    Bon petit vin aux jolis fruits le premier soir. Le lendemain, ce fruité se renfrogne et le vin perd de son intérêt.

    Eric Steiger
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    CR: Planeta – Frappato 2017

    Première rencontre avec ce cépage.
    Robe très claire et translucide.

    Nez sur la groseille, la fraise, l’églantine, les épices douces, avec un trait végétal de ronce.

    En bouche, on trouve une acidité très franche et une certaine astringence, c’est moins gouleyant que ce à quoi l’on s’attend avant d’y tremper les lèvres. On y retrouve les arômes du nez, ainsi qu’une touche d’orange sanguine ou de zestes d’agrumes qui renforce la fraîcheur mais aussi l’amertume. Aucune sucrosité ressentie, c’est très vif. Plûtot un vin d’été, à la frontière avec un rosé vineux.
    Pas mal, même si j’aurais aimé un fruit légèrement plus mûr, plus sudiste.

    Eric Steiger
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    Bonjour Fredimen,

    j’ai un doute: est-ce bien la cuvée Ostrea que tu as commentée, comme celle de Supervedro, ou existe-t-il une cuvée Gevrey « tout court » ?

    Un caviste près de chez moi dispose d’Ostrea 2012 et d’autres millésimes. Lorsqu’un vin divise à tel point, j’ai envie de goûter, c’est plus fort que moi !

    Eric Steiger
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    Exercice difficile, je n’ai pas bu de vins très prestigieux, ou supposés être grands.

    – Château des Tours 2014 (rouge), indubitablement mon numéro un. Le Domaine 2014 était au même niveau aromatique, mais avec une bouche un peu trop fluide.

    Beaucoup de très bons vins, entre autres:
    – Camigliano 2013, un Brunello très accessible et fort bon.
    – Châteauneuf rouge Beaurenard 2007
    – Gevrey Chambertin Liger-Belair 1997
    – Camin Larredya, Jurançon la Part Davant 2017
    – Rollan de By 2009 s’il faut citer un Bordeaux

    Je me suis régalé en été avec les entrées de gamme corses de Giudicelli (Eté Rouge) et Vaccelli (Juste Ciel), ainsi qu’avec les Beaujolais du domaine Bulliat.

    Comme Michel, mes déceptions sont surtout liées aux rapports qualité/prix devenus trop rarement satisfaisants. Mais aussi à des attentes trop élevées sur des domaines qui font le buzz ici ou ailleurs, comme lorsqu’on voit pour la première fois un film blockbuster qui a tout cassé au box-office mais qui nous laisse dubitatif.

    Hasard des bouteilles ou région de la Loire qui ne correspond pas à mes goûts, le chinon Les Granges 2018 (rouge) de Baudry, les Pierres 2018 (blanc) de Xavier Frissant, et les 3 Schistes 2016 (moelleux) de Montgilet ne m’ont vraiment pas emballé, au point où je n’ai pas envie de renouveler l’expérience.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine de Montcalmès, Terrasses du Larzac 2017

    Nez très élégant, sur les fruits rouges et noirs, les épices douces, un peu de garrigue et de floral.

    Toucher de bouche très soyeux, ça surprend d’abord, mais ça ne manque pas de matière malgré ce côté aérien. C’est délicat, mûr juste comme il faut, très gourmand, on retrouve le superbe équilibre aromatique du nez, sans faire dans le démonstratif. Je comprends la comparaison avec un Bourgogne bien né. Bonne longueur. Aucun regret d’avoir déjà ouvert cet excellent vin, merci à ceux qui se sont dévoués avant !

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine Jean-Paul & Benoît Droin, Petit Chablis 2018

    Nez ouvert sans plus sur les fruits blancs, les agrumes, et quelques arômes marins.

    La bouche me semble être le point fort, souple mais pas maigre, mûre mais sans rondeurs, c’est assez délicat. La longueur est atypique pour un Petit Chablis, sur une finale iodée et légèrement citronnée. Je ne serais pas contre un supplément d’intensité aromatique et de droiture, mais c’est tout de même bien bon.

    Edit: le lendemain le vin est encore meilleur. Le nez est parfaitement net, plus du tout hésitant, même la bouche a gagné en solidité.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine Paul Ginglinger, Riesling Drei Exa 2018

    Nez sur les fruits blancs et jaunes, les agrumes, une petite pointe encaustique.

    En bouche, le vin me semble plus rond et moins tendu que lors des précédentes dégustations, j’ai l’impression qu’il a légèrement perdu en fraîcheur. Cela reste néanmoins gourmand et élégant d’un point de vue aromatique, et une minéralité certaine est toujours présente pur éviter toute lourdeur, sans élancer le vin très loin. Toujours très facile à boire et remarquable pour le prix à mon goût.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Château Saint-Pierre, Saint-Julien 2001

    Bu le même soir que Sociando-Mallet 2001, Lalande-Borie 2005 et Clos du Marquis 2008.

    Nez élégant sur les fruits, le tabac, le café, pointe de graphite.

    En bouche, tout est fondu, mais pas particulièrement évolué. C’est agréable, de bonne longueur, sans aspérités. On retrouve tous les arômes du nez, qui se mêlent dans un joli classicisme médocain sans austérité. Très bon vin, qui a sûrement encore du temps devant lui. Sans conteste, le plus complet et équilibré des quatre ce soir-là.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Clos du Marquis, Saint-Julien 2008

    Bu le même soir que Sociando-Mallet 2001, Saint-Pierre 2001, et Lalande-Borie 2005

    Nez sur un fruit assez discret, du végétal, un fond de tabac.

    Bouche plutôt souple, la matière n’est pas imposante. L’équilibre est là sans être grandiose, mais on reste un peu sur sa faim, surtout sur le plan aromatique. Le fruit est un peu terne, un côté végétal et minéral apporte une belle fraîcheur mais limite un peu la gourmandise que j’avais rencontrée sur d’autres millésimes.
    Bon vin, mais le moins expressif des quatre.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Château Lalande-Borie, Saint-Julien 2005

    Bu le même soir que Sociando-Mallet 2001, Saint-Pierre 2001, et Clos du Marquis 2008

    Nez hyper fruité, cassis, mûre, fruits rouges, une pointe de tabac et de balsamique.

    En bouche le vin est assez juteux tout en étant rond, pas d’astringence. C’est très fruité, peu complexe, boisé peu perceptible. Par certains aspects, ça rappelle le grenache !
    Cela finit malheureusement assez court.
    Pas mauvais, mais le plus atypique des quatre, surtout pour le millésime.

    Eric Steiger
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    CR: Château Sociando-Mallet, Haut-Médoc 2001

    Bu le même soir que Saint-Pierre 2001, Lalande-Borie 2005 et Clos du Marquis 2008.

    C’est la seule bouteille qui a été ouverte quelques heures à l’avance.

    Nez sur les fruits rouges et noirs, un boisé encore un peu austère, le café, et du végétal.

    La bouche est assez structurée, d’une bonne longueur, mais manque un peu de confort du fait de tannins un peu saillants et d’une acidité assez prégnante. Ce sera seulement dans les derniers verres que le vin va s’arrondir et s’assouplir davantage. Bon vin, le plus structuré des quatre, mais aussi le plus austère en bouche.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine Thierry Mortet, Les Charmes de Daix, Bourgogne rouge 2015

    Nez sur les fruits rouges et noirs, une touche florale et des épices douces.

    En bouche, le vin est plutôt charnu, avec un côté légèrement plus noir que rouge si cela veut dire quelque chose, sans manquer de fraîcheur. Le fruit domine le reste. J’imagine que le millésime y est pour quelque chose.
    Ce n’est pas d’une grande complexité, mais ça me paraît très bien pour un « simple » Bourgogne, je ne suis pas déçu.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine Dirler-Cadé, Riesling Grand Cru Saering 2010

    Nez sur les agrumes amers, citron et pamplemousse, quelques fruits blancs et des arômes pétrolés.

    Grosse structure en bouche, qui reste très fraîche grâce à une belle minéralité qui ne faiblit pas, et qui s’étire avec une longueur interminable sur des amers assez fins. Ce n’est pas un riesling versant sur la gourmandise, mais un vin racé et fait pour la table.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine Pique-Basse, La Brusquembille, Côtes-du-Rhône 2017

    70% syrah, 30% carignan

    Beau nez fruité, mûr et épicé, avec un trait végétal qui va bien pour la fraîcheur.

    En bouche, c’est à la fois charnu, viril, gourmand et suffisamment frais et net. Un beau Côtes-du-Rhône pour le prix.

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