Forum Replies Created
- Replies
-
- 10 février 2022 à 20h38
- in reply to: Château du Champ des Treilles, Sainte-Foy-Bordeaux
CR: Château du Champ des Treilles, Grand vin 2016, Sainte-Foy-Bordeaux
Ouvert et bu dans la foulée.
Nez qui ne se livre pas encore totalement, peut-être à cause d’un manque d’aération et d’une température de service un peu trop fraîche. Il n’en est pas moins très élégant, sur les fruits noirs et rouges, un peu de graphite, un léger cuir, une touche de tabac, une autre forale.La matière est dense, mais suave et sans lourdeur. Si elle rappelle un peu l’encre, elle se livre sans heurts, avec suffisamment de fraîcheur, l’équilibre est irréprochable et la longueur honorable. Les arômes sont conformes au nez, et l’élevage est d’une discrétion exemplaire.
Je suis une fois de plus ébahi par ce vin, une réussite totale sur ce magnifique millésime, avec probablement un très grand potentiel de garde, et donc la promesse de me régaler encore durant plusieurs années. Merci à M. et Mme Comme de me permettre de boire de tels vins sans mettre davantage en péril mon budget déjà précaire.- 18 janvier 2022 à 20h58
- in reply to: Domaine Zind Humbrecht
CR: Domaine Zind-Humbrecht, Pinot Gris Clos Jebsal Vendanges Tardives 2012
Nez qui va s’ouvrir à l’aération de façon très charmante sur les agrumes confits, les fruits jaunes, le miel, le fumé. C’est beau sans être entêtant.
En bouche, le vin se livre avec une puissance, une droiture, un équilibre de premier ordre. Sur un équilibre souverain, le sucre ne reste pas collé, il est transporté, propulsé par une fraîcheur acidulée formidable qui nettoie la bouche, laissant juste un léger film gras sur le palais.
La longueur est superbe, grâce à la fraîcheur fruitée qui dure, dure, et fait saliver à n’en plus finir après chaque gorgée.
Un grand vin pour ma part ! (je crois que c’est première fois que je qualifie ainsi un vin).- 18 janvier 2022 à 20h47
- in reply to: Domaine Albert Mann
CR: Albert Mann, Riesling Grand Cru Schlossberg 2010
Nez qui se développe sur des arômes d’agrumes, de fruits blancs, avec une pointe florale, voire mentholée, sur un léger fond pétrolé, tout en subtilité, rien ne dépasse.
La bouche se veut également subtile et nuancée, la puissance est contenue, l’acidité est bien présente sans être saillante, la longueur est très bonne, sur un équilibre aromatique parfait et sensationnel pour un riesling à mon goût.
J’ai trouvé ce vin excellent, extrêmement élégant, et parti pour de longues années encore.- 18 janvier 2022 à 20h36
- in reply to: Corbières, Castelmaure
CR: Castelmaure, Corbières, La Pompadour 2018
Nez au fruité très intense, légèrement épicé.
En bouche, c’est rond, velouté, suave. Ce vin n’est pas marqué par la fraîcheur, mais ne souffre pas d’excès de lourdeur ou d’alcool à table, à mon goût. Le fruit s’exprime tout aussi intensément qu’au nez, et ne fait que s’amplifier le lendemain, ce qui constitue le point fort de ce vin gourmand.
- 18 janvier 2022 à 20h26
- in reply to: Préceptorie de Centernach
CR: Domaine de la Préceptorie, Coume Marie rouge, Côtes du Roussillon 2018
Nez sur la framboise, le cassis, quelques épices douces.
En bouche, l’équilibre est bon entre la matière et l’acidité, l’alcool ne se fait pas sentir, et quelques tanins poudreux resserrent la finale. On y retrouve sans exubérance les arômes fruités et purs du nez. Bon vin, à défaut d’être marquant.
- 18 janvier 2022 à 19h48
- in reply to: Domaines Gilles Flacher
CR: Gilles Flacher, Saint-Joseph Les Reines 2015
Des fruits noirs, du fumé et une pointe de cuir pour le nez bien ouvert.
Bel équilibre en bouche, charnue et sans lourdeur, belle longueur également. On retrouve les arômes du nez, mais sans grande complexité toutefois. Un bon vin en cette période hivernale.
- 18 janvier 2022 à 19h37
- in reply to: Domaine E. Guigal
CR: Domaine Guigal, Côtes-du-Rhône blanc 2018
Nez assez typé viognier, qui gagne en amertume à l’aération, et pas vraiment élégant.
En bouche, la matière est une espèce d’eau huileuse, comme en sortie d’adoucisseur réglé trop fort, à peine légèrement aromatisée à température fraîche, et déséquilibrée sur l’amertume avec le réchauffement.
Il n’y a pas la moindre trace d’acidité, je n’ai jamais vu ça, ni sur cette cuvée, ni sur aucun vin blanc, c’est impossible à boire. C’est extrêmement rare, mais j’ai vidé la bouteille dans l’évier le second jour sans amélioration.
- 18 janvier 2022 à 19h24
- in reply to: Le Clos des Fées
CR: Domaine du Clos des Fées, Les Sorcières rouge, Côtes du Roussillon 2020
Après une relative déception sur 2019, je retrouve du plaisir à boire ce millésime 2020.
Si le profil aromatique fruité me semble à nouveau plus noir et mat que 2018, la bouche est quand à elle plus fraîche et infusée que 2019, plus digeste. On retrouve les fruits, peut-être une pointe florale et épicée, c’est bon, mais il y a de la concurrence dans cette gamme de prix dans la région.- 18 janvier 2022 à 19h06
- in reply to: Maison Louis Latour
CR: Maison Louis Latour, Bourgogne Côte d’Or rouge 2018
Nez sur les fruits rouges et les champignons crus, pas très expressif mais joli.
En bouche, le vin est souple, rond, suffisamment frais, mais les arômes restent trop simples et comprimés pour procurer un réel plaisir.- 18 janvier 2022 à 18h44
- in reply to: Domaine Masse Père & Fils
CR: Domaine Masse, Givry Grand Terroir 2019
Un joli pinot noir fruité et légèrement épicé, entre fruits mûrs et acidulés, au profil croquant et facile en bouche, sans manquer de matière.
Ce n’est pas un vin mémorable mais très honnête, au bon rapport qualité/prix, que je rachète avec plaisir quand il y en a en rayon du supermarché.- 18 janvier 2022 à 18h34
- in reply to: Domaine Robert Roth
CR: Domaine Robert Roth, Pinot Noir Orschwillerbourg 2018
Ce sont d’abord des senteurs très animales qui sautent au nez, laissant ensuite de la place aux petits fruits rouges et noirs épicés, sur un fond boisé encore assez perceptible.
La bouche est plutôt veloutée et suave pour un pinot noir alsacien, on retrouve un fruit mûr et profond malheureusement parasité par ces arômes sauvages trop présents (sur un carton entier, certaines quilles sont vraiment sur le cul de vache, d’autres plus sur la fourrure). Dommage.
- 20 décembre 2021 à 23h02
- in reply to: Domaine Stéphane Ogier, Ampuis
CR: Michel & Stéphane Ogier, Côte Rôtie 2007
Un nez qui a atteint sa plénitude, que je n’arrive plus précisément à décrire ou que je n’arriverais pas à situer à l’aveugle. Mais il me semble y percevoir encore des fruits noirs et rouges, des épices douces, du pot-pourri, de l’encens. C’est hyper avenant, pas de doute sur ce point.
En bouche, le vin se déploie avec classe, c’est dense, droit, soyeux mais frais, presque vibrant grâce à la fine acidité qui supporte la matière. C’est sans accroche, sauf en finale dans laquelle les fins tannins et la juste acidité se répondent encore pour prolonger le plaisir d’une aromatique qui invite à pousser des Hummm et des Aaaaah.
J’ai beaucoup aimé, assurément dans mon top 3 des rouges de l’année.
- 20 décembre 2021 à 22h02
- in reply to: Château de Beaucastel, Châteauneuf du Pape
CR: Château de Beaucastel, Châteauneuf du Pape Rouge 1998
La bouteille est ouverte au débotté. Robe d’un rouge encore foncé mais vif, aucun reflet ou signe d’évolution.
Le nez, d’abord engoncé, va s’ouvrir à l’aération sur les fruits noirs, réglisse, pruneau, les épices, l’encens, l’olive noire.
En bouche, c’est à la fois dense et délié, ça emplit immédiatement la bouche en hauteur, en largeur et en profondeur, tout en procurant une impression de grande droiture. C’est encore bien jeune, mais la puissance est canalisée, on ne ressent aucune rugosité. La longueur est au rendez-vous.
Les arômes en bouche sont un peu dominés à mon goût par le pruneau, l’olive, et un surtout un goût d’encre assez prégnant qui confine à l’amertume et qui limite la gourmandise que je m’attends généralement à trouver sur l’appellation. A sa décharge, il me semble que le grenache n’est pas très majoritaire dans cette cuvée, et la bouteille n’a pas bénéficié d’une longue aération.
Bref, un vin absolument parfait et impressionnant par ses qualités tactiles et sa jeunesse qui semble éternelle, mais qui m’a laissé un peu sur ma soif au niveau aromatique.- 20 décembre 2021 à 21h37
- in reply to: Domaine Alain Graillot
CR: Domaine Alain Graillot, Croze-Hermitage 2018
Nez d’abord animal, viande, fourrure, vernis, suie, fruits rouges discrets et même un côté fruits secs (noix), pas franchement engageant…
Après 1 heure de carafe, un joli fruit frais se fait davantage remarquer mais le nez semble toujours se disperser dans des méandres peu recommandables.
La bouche est la fois imposante et juteuse, mais là aussi, je pense qu’elle n’a pas encore trouvé le bon chemin. C’est un peu anguleux, « ferrugineux », et propulsé par une énorme acidité qui me dérange à ce stade.
Si le 2017 s’était immédiatement et sensuellement livré à moi, ce 2018 ne m’incite pas à en ouvrir une autre avant quelques années…
- 20 décembre 2021 à 21h21
- in reply to: Domaine Robert Roth
CR: Domaine Robert Roth, Sylvaner Mittelbourg 2019
Nez de fruits blancs et floral.
La bouche est très fraîche, l’acidité est assez haute, tendant le vin dans une longue persistance en bouche. Les arômes fruités et floraux sont assez élégants, mais l’amertume prend un peu le dessus en finale.
Un Sylvaner qui combine une certaine gourmandise, droiture et pureté, et une grande tension finale.- 20 décembre 2021 à 20h44
- in reply to: Domaine Robert Roth
CR: Domaine Robert Roth, Riesling Les Terres de Grès 2019
Un riesling simple et désaltérant, sur la pomme et le citron bien mûrs, sans pétrole.
La bouche est fraîche et vive, les arômes sont francs et nets, j’ai bu le vin que je m’attendais à trouver, tout va bien.- 20 décembre 2021 à 20h26
- in reply to: Château Le Puy, Côtes de Francs
CR: Château Le Puy, Emilien, Côtes de Bordeaux 2009
A l’ouverture, le nez est très animal, cuir, fourrure, et étable/écurie pas nettoyée…
Après 4 ou 5 heures d’aération, bouteille épaulée, le nez s’est remis en place, le fruit épicé a refait surface.
En bouche, le vin est d’abord un peu rustique, sensation terreuse, sanguine, acidulée. Avec l’aération, le vin va gagner en densité, en velouté, en confort, tout en restant particulièrement frais et élancé pour un Bordeaux 2009.Sur le dernier tiers de la bouteille, on passe de bon à très bon. On a toujours cette composante animale dans les arômes, mieux intégrée, et un fruit rouge très net et croquant (framboise, groseille, cassis) qui explose en finale. Le boisé ne me semble se manifester que par le côté épicé. La longueur est très bonne.
Expérience intéressante, un Bordeaux atypique pour moi, surtout sur ce millésime, à marier avec une viande rouge de goût.- 20 décembre 2021 à 20h00
- in reply to: Domaine de l’Hortus, Pic Saint Loup
CR: Domaine de l’Hortus, Pic Saint-Loup, Grande Cuvée rouge 2014
Difficile de décrire précisément le nez, fruits rouges et noirs, épices, vanille, herbes aromatiques, tout s’est fondu en un pot-pourri apaisé mais irrésistible, qui promet une grande gourmandise.
En bouche, le vin est incroyablement soyeux, presque aérien, une infusion sans la moindre perception d’alcool, c’est bluffant, on lui reprocherait presque d’être trop timoré. Toutes les promesses du nez sont tenues, les arômes sont délicieusement mêlés. C’est très bon, le meilleur Hortus jamais bu.
- 20 décembre 2021 à 19h43
- in reply to: Domaine Pique-Basse, Côtes du Rhône Villages Roaix
CR: Domaine Pique-Basse, La Brusquembille, Côtes-du-Rhône 2019
J’avais aimé 2017, ce 2019 est également une réussite. Même recette, un assemblage sudiste de syrah et de carignan.
Les fruits noirs bien mûrs côtoient les épices douces, réhaussés d’une touche florale discrète, et d’un fond de cacao. C’est déjà équilibré au nez, rien ne dépasse.
La bouche est ample, charnue, veloutée, mais reste souple, parfaitement digeste. Ni chaleur, ni rusticité notable. On y retrouve les mêmes arômes, gourmands, sans excès.
Complètement prêt à boire, c’est l’une de mes valeurs sûres en Rhône dans cette gamme.
- 20 décembre 2021 à 19h30
- in reply to: Domaine Henri Clerc et fils
CR: Domaine Henri Clerc, Santenay 1er Cru Le Beauregard 2010
Bouteille esseulée depuis sûrement trop longtemps au fond du rayon d’un supermarché, qui me suppliait de l’acheter / l’achever. Le prix modeste affiché étant probablement encore celui d’il y a 8 ans, j’ai pris le risque.
Bien m’en a pris, voici un joli pinot à maturité qui a bien évolué, avec son beau fruit infusé, son pot-pourri, et ses épices douces.
En bouche, le vin est délié mais loin d’être fluide, un trait d’acidité modérée prolonge la finale, qui ne va tout de même pas bien loin. C’est bon, c’est même charmant grâce à la maturité et relative complexité du nez.