Stalker

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    CR: Château Montrose 1998

    A l’ouverture, je me dis que ça va le faire. Nez classique de vieux bordeaux, avec du vieux bois, et qui ne demande qu’à s’ouvrir.

    2 heures après on passe à table.

    Le vin donne l’impression d’avoir 20 ans de plus, et dans un millésime frais et pluvieux.
    Un nez sur le vieux bois et les petits fruits rouges. En bouche, c’est maigre et fluet, sans volupté. Pas grand monde se ressert… Je peux donc le regoûter en fin de soirée, soit environ 6 heures après ouverture. Le vin n’a aucune tenue, présente une acidité en finale pas agréable, et toujours ce vieux bois caricatural.

    Bref, pas bon et pas du tout au niveau attendu. C’est pas cette bouteille qui va me réconcilier, ni avec le domaine, ni avec ce millésime qui m’a rarement procuré du plaisir.
     

    Stalker
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    2010 n’a peut-être rien à voir avec 2011.

    J’ai déjà bu et apprécié 2009 sur cette cuvée, donc bon…

    A vrai dire, c’est la première fois que je suis réellement déçu sur ce vin qui en temps normal assure toujours le minimum.

    Stalker
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    CR: Côte Rôtie Brune et Blonde Guigal 2011

    Il y a quelques mois, j’ai dégusté une côte rôtie Château d’Ampuis 2011 de Guigal. C’était très bon, en tout cas, ce qu’on peut attendre d’une rôtie de Guigal, mais à mon goût encore un peu trop jeune et marquée par l’élevage. Ca fera une très belle bouteille dans quelques années.

    Aujourd’hui, j’ai ouvert une brune et blonde, pour voir comment elle se comporterait, dans le même millésime, face à sa grande soeur.

    Et bien rien à voir. C’est même une grosse déception que cette bouteille, probablement l’une des plus faibles brune et blonde qui j’ai bue à ce jour (et j’ai pas raté beaucoup de millésimes). Un vin décharné et végétal, pas désagréable, mais qui offre vraiment peu de plaisir. J’ai bu bien des simples côtes du rhône de Guigal meilleurs. Un vin déjà bien peu présent et que j’imagine disparaître complètement avec quelques années de cave de plus…
    A éviter donc sur ce millésime. Je me demande comment les profils de ces 2 cuvées (Ampuis et Brune et Blonde) peuvent être si différents sur ce millésime.

    Stalker
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    Alors ça, j’ai bu il y a pas longtemps:
    https://www.prestige-cellar.fr/fr/jura/11215-domaine-des-murmures-vin-de-france-savagnin-2016.html

    J’avais trouvé ça sympa. Mais si j’avais su que j’avais quasiment un smic dans le verre, sûr que je l’aurai bu différemment!

    Ca me donne une petite idée de ptit malin. Qu’est-ce qui se passe si je vais chez un petit vigneron nature ou quasi, avec une petite production (d’Auvergne ou du Jura, j’en connais), j’achète 24 bouteilles. Je prends en photo une bouteille payée 10 balles. Je balance des commentaires dithyrambiques (« rien bu de tel depuis Kagami », « très au-dessus d’Overnoy », etc…) ici, sur Vivino, et tous les forums de vin que je trouve.

    Vous pensez que si j’attends un peu que le poisson morde, et que je revends mes bouteilles, je peux faire refaire mon toit?

    Stalker
    Participant

    Loin de moi l’idée de relancer le débat d’il y a 5 ans, mais je me suis dit: tiens, je vais voir ce que deviennent les vins de ce vigneron, et si il y a moyen d’acheter une bouteille.

    Et je tombe là-dessus:

    https://pleasurewine.com/fr/brand/131-domaine-des-miroirs-kenjiro-kagami

    Lol….

    Stalker
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    Salut.

    Est-ce que vous savez où je peux trouver des infos sur la qualité des millésimes des vins allemands (particulièrement les vins de Moselle)?

    J’aimerai avoir une vision sur les millésimes d’au moins jusqu’à la fin des années 60.

    Merci de votre aide.

    Stalker
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    CR: Hubert et Heidi Hausherr – Le Sentier au Sud 2015

    La robe est nettement plus soutenue que celle du vin précédent. On est sur un doré intense aux nuances légèrement cuivrées.

    Waouh… Le nez dépote sacrément. Sensiblement évolué, sur des notes naphtées, très minérales, qui soutiennent une pêche jaune très mûre complétée de fruits secs. L’aération complexifie le vin de notes fumées et révèle une note oxydative assez caractéristique de ce que je connais du domaine.

    La bouche ressemble au nez, avec une grande allonge, du volume, de la profondeur et une complexité aromatique fascinante. On retrouve les arômes du nez, et notamment cette caractéristique complexité minérale, puis des notes de miel (bien que le vin soit très sec), de fruits jaunes à noyaux, le tout sur un fond fumé avec une pointe oxydative nettement perceptible. La finale est interminable, nous laissant le temps de profiter pleinement de ce bouquet aromatique captivant. Le vin est parfaitement raccord avec la sauce du poisson mais il serait aussi idéal en vin de méditation, bu pour lui-même.

    Commentaire général: Excellent. C’est vraiment le profil de riesling que j’affectionne particulièrement et qui constitue ma petite fixette du moment. J’adore ces vins et le domaine Hausherr sait magnifiquement les faire, à des prix défiant toute concurrence. Chaudement recommandé.

    Noté 16/20

    [size=3][i]https://www.blogger.com/blog/post/edit/6932621951251084393/6097206762172002975
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    CR: Domaine Dirler-Cadé – Riesling Kessler Grand Cru 2015

    La robe est jaune paille, brillante, plutôt claire.

    Très beau nez aux accents exotiques, sur un fruit bien mûr. On y trouve la pêche, le litchi, l’ananas, la poire, le tout ayant macéré dans un jus d’agrumes (citron et bergamote). Quelques effluves florales (chèvrefeuille) viennent compléter le tableau. C’est un nez gourmand, séducteur, très pur, qui garde une magnifique fraîcheur. Ca donne soif!

    L’attaque en bouche est ample, large, puis le vin infuse ses arômes de fruits jaunes très mûrs dans une matière charnue, concentrée, presque grasse avant de se raviser, de gagner soudainement en tension pour nous offrir une finale légèrement saline portée par une superbe acidité et un retour des notes d’agrumes, sur le citron confit. On ne sent pas du tout les 6g/l de sucres résiduels, mais on imagine qu’ils participent à la rondeur initiale du vin. C’est vraiment très classe.

    Commentaire général: Très bon. Un très bon Riesling. Pour être honnête j’en attendais pas tant. C’est l’équilibre parfait de ce vin qui m’enthousiasme le plus, car son profil à la fois riche et tendu en font un vin polyvalent qui accompagnera aussi bien des huîtres à l’apéro qu’une volaille rôtie, un risotto de crustacés ou bien ce brochet qui vient d’être posé dans son plat fumant sous notre nez…

    Noté 15/20

    https://www.blogger.com/blog/post/edit/6932621951251084393/6097206762172002975

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    CR: Didier Mouton – Baies Pourpres 2015

    Nous sommes ici en présence d’un vigneron hors catégorie, créateur d’un micro-domaine en Corrèze qui produit des vins rares, toujours porteurs d’une émotion intense qui nous ramène aux origines du vin. Je vous invite à écouter son interview ICI

    Son « Baies Dorées » 2014, bu sur 3 jours, présentant chaque fois un visage différent mais terriblement séducteur, reste une de mes plus belles émotions en blanc. C’est ici le « Baies Pourpres » 2015 que je me décide à ouvrir. La dernière, bue en 2018, peu après la mise, n’était pas prête, avec des tannins trop accrocheurs et une palette aromatique en sourdine qui attendait dans les starting-blocks de pouvoir enfin d’exprimer. Qu’en est-il 2 ans après?

    Je vous mets quand même la contre-étiquette, tant nous sommes là dans un vin unique, avec un assemblage unique…

    La robe est pourpre, jeune, aux reflets rouge carmin.

    Le nez séduit d’emblée par sa profondeur. C’est un nez très Bordelais, rive droite, on sent bien qu’on reste sur une dominante de Merlot. Le vin dégage des arômes intenses de mûre sauvage, de cerise, de prune, d’épices. Néanmoins, à l’aération, le nez se complexifie, gagne en profondeur mais aussi en fraîcheur, avec des notes d’herbes séchées, de bois de ronce, de feuilles de cassis…

    La première mise en bouche me fait penser qu’il n’est toujours pas prêt à boire, avec des tanins encore un peu accrocheurs. On est sur un vin « sérieux » avec beaucoup de sève, qui a indiscutablement beaucoup de choses à raconter, mais qui reste encore trop marqué par la jeunesse. Je regrette qu’on le boive pour lui-même (en fin de soirée) et je me dis qu’il aurait été plus à son avantage à table avec une pièce de boeuf.
    Et puis j’aère le vin, le nez gagne en intensité, et la bouche s’harmonise, s’assouplit. A la fin du verre, ça devient vraiment très bon. Et au deuxième verre, là, on commence à tendre vers l’extase. Tout est parfaitement en place, la bouche est ronde, souple, de gros volume tout en restant très sensuelle. On ne saurait trop où placer ce vin tant il a la grandeur imposante de Bordeaux, le raffinement et la profondeur de la Côtes de Nuits, la fraîcheur aromatique des grands italiens… Ca explose d’arômes en bouche, sur la mûre toujours, la cerise noire, les petits fruits rouges (fraise et framboise), les épices douces et une pointe mentholée. La longueur est phénoménale et nous amène loin, loin dans l’introspection gustative. C’est magnifique.

    Commentaire général: Sublime. On est là en face d’un très grand vin, à qui il faut accorder encore du temps de cave. Quand je vois la beauté de ce vin maintenant, je n’ose imaginer ce qu’il donnera dans 10 ans. Il va falloir être sage et patient et ne les ouvrir qu’au compte goutte!

    Noté 18/20

    https://artdeboire.blogspot.com/2020/10/didier-mouton-baies-pourpres-2015.html

    • in reply to: Australie
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    CR: Domaine Lucy Margaux – Cinquante Nuances de Gris 2018

    Superbe robe orange nacré, épaisse, et trouble.

    Nez magnifique, sur une version très épicée du pinot gris, lorsque ce dernier, par la macération, révèle un caractère oriental porté sur un superbe mélange d’épices douces et nous transportant directement au souk. On y trouve aussi des notes florales (rose) et d’orange confite, dans sa version « orangette » (sans amertume ni acidité trop prononcée) et de pamplemousse.

    La bouche rejoint le nez. C’est un pinot gris dominé par les épices douces, porté par une bouche ronde et légèrement tannique. C’est une matière presque veloutée, dense, loin des pinots gris tendus et acidulés qu’on rencontre de plus en plus souvent. La finale reste fraîche et tendue mais avec cette matière et cette trame aromatique qui n’en font pas du tout un vin de soif. Il y a des petits fruits rouges (framboises) mais cuits et complexifiés par ces épices. Ca évoque par certains aspects une infusion de Noël.

    Commentaire général: Excellent. Une autre vision du pinot gris de macération, l’un des cépages les plus adaptés à ce type de vinification, qui le révèle complètement. C’est ici une version hivernale du pinot gris, dominée par les épices douces (cardamome, cannelle, muscade, girofle). J’ai beaucoup aimé. Les vins de ce domaine sont décidément toujours très surprenants.

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    Noté 16,5/20[/i][/size]

    https://artdeboire.blogspot.com/2020/09/domaine-lucy-margaux-cinquante-nuances.html

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    CR: Domaine de l’Anglore – Nizon 2017

    Belle robe rouge vermillon, assez claire, limpide et brillante.

    Au nez, je sais d’emblée que j’ai fait une erreur. On y retrouve certes tous les marqueurs qui font le charme des vins de Pfifferling, mais c’est pas en place, déséquilibré. Il y a ces petits fruits rouges (framboise ici essentiellement), ces épices (poivre, gingembre, cannelle), ces notes caractéristiques d’orange sanguine et ce petit côté métallique sur le sang. Une volatile très perceptible à l’ouverture associée à une dominante très nette des notes sanguines et d’orange en font un nez saillant, peu gourmand.

    On retrouve cette impression en bouche. Le vin est trop marqué par les notes d’orange qui apportent une amertume trop appuyée, notamment en finale. Le vin est d’une fraîcheur trop primaire et y perd en gourmandise et en expressivité. Ca devient trop linéaire, monocorde et du coup, assez vite lassant. Ce n’est pas la première fois que je bois des cuvées de l’Anglore sur ce profil, et je sais bien que c’est juste un défaut de jeunesse.

    Commentaire général: Ca reste très bon, entendons nous bien, mais pas au niveau habituel, le plaisir est amoindri. Même si ces vins sont des vins de soif, il faut savoir les garder 3 ou 4 ans en cave après achat. Je ne sais pas s’il en est ainsi de tous les 2017, mais en tout cas pour cette cuvée, il est impératif d’attendre. En ce moment par exemple, les 2015 sont sublimes. Les Tavel notamment sont d’un niveau exceptionnel.

    Noté 15/20

    https://artdeboire.blogspot.com/2020/09/langlore-nizon-2017.html

    Stalker
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    Effectivement, je pensais que 1980 était mauvais pour tout…

    La bouteille était parfaite et la couleur très jeune. Mais le vin était très déséquilibré avec ce côté levuré/lactique.

    Les amis avec lesquels j’ai partagé la bouteille (c’était la date de naissance de l’un d’eux) étaient moins sévères que moi avec ce vin.

    Stalker
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    (Dégustation complète ICI)

    CR: Domaine du Rousset Peyraguey, Vin de Voile 2007

    Étonnante robe orangée aux reflets cuivrés, légèrement trouble.

    Beau nez, très complexe, d’une belle intensité aromatique, sur des notes d’abricots secs, de fruits confits, d’épices orientales et de fruits secs (noix sèche surtout). Je ne perçois pas le profil oxydatif du vin au nez.

    En bouche on a un liquoreux puissant, très aromatique (sur les notes perçues au nez, avec une dominante de fruits secs), porté par une bouche épaisse et concentrée. Je déplore un sucre envahissant qui donne à la bouche une sensation sirupeuse. C’est trop pour moi. La finale gagne un peu en tension mais l’impression reste trop sucrée. Si ce n’est une aromatique plus porté sur les fruits secs que les fruits confits, je ne sens pas l’apport de l’oxydation ménagée.

    Commentaire général: Très bon. Sera peut-être excellent dans quelques années, si il s’équilibre un peu plus pour mon palais en gagnant un peu en tension et en abaissant la sensation de sucres. Je dois avouer une petite déception car l’étiquette était assez excitante alors qu’on a à faire à un liquoreux assez classique. Bien meilleur en tout cas que le « Sélection Crème de tête 2005 » que j’avais bu précédemment (une ode au néant). Ca me réconcilie un peu avec le domaine.

    Noté 15,5/20

    https://artdeboire.blogspot.com/2020/09/sauternes.html

    Stalker
    Participant

    (Dégustation complète ICI)

    CR: Château Caillou, Barsac crème de tête 1975

    La robe est sombre, couleur bronze aux reflets cuivrés.

    Le nez n’est pas très séduisant au premier abord, avec une note de quinine qui bascule sur des odeurs pharmaceutiques pas très nettes. En insistant, et en aérant le vin, ça s’améliore avec des notes d’agrumes, de raisins de Corinthe, d’épices et de brioche chaude.

    La bouche est plus intéressante, le côté pharmaceutique disparaissant totalement et un profil sur la brioche chaude aromatisée à la fleur d’oranger s’impose. Cette notion de « chaude » peut paraître surprenante à ressentir dans un liquide froid, mais je trouve que l’odeur et le goût de la brioche qui sort du four ne sont pas les mêmes que pour la brioche refroidie. J’y trouve aussi une note de café (qui s’associe très bien à la brioche), et de noisette grillée. La liqueur est très raisonnable, le vin est bien équilibré, avec une finale fraîche sur la marmelade d’agrumes.

    Commentaire général: Très bon. Le nez n’est pas folichon et dénote par rapport à la bouche. On peut garder quelques impressions du nez en bouche, ce qui peut amoindrir le plaisir. Sinon, c’est un profil de Sauternes que j’aime bien, avec une liqueur raisonnable et des arômes peu fréquents dans ce type de vin (pas de rôti ici, ni d’abricot, de pêche, etc…).

    Noté 15/20

    https://artdeboire.blogspot.com/2020/09/sauternes.html

    Stalker
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    (Dégustation complète ICI)

    CR: Cru d’Arche-Pugneau 1996

    Belle robe vieil or, brillante qui commence à basculer sur l’ambre.

    Le nez est très complexe, avec un beau rôti sur l’abricot confit, la confiture de mirabelle, la cire d’abeille, la compote de coings et la noisette grillée. Un nez encore jeune, dont on sent qu’il cache un vin porté par une grosse liqueur.

    La bouche est massive, volumineuse, avec une liqueur abondante donc. Mais malgré cela, c’est une bouche très charnelle qui apporte beaucoup de plaisir gourmand. On retrouve la complexité aromatique du nez, avec l’abricot confit et la noisette. La finale trouve tout juste ce qu’il faut d’équilibre avec un mélange d’épices à gâteaux et de marmelade d’agrumes.

    Commentaire général: Très bon à excellent. Un très beau Sauternes qui mériterait de s’affiner et de s’assagir un peu par une décennie de cave en plus. Mais en l’état il apporte déjà beaucoup de plaisir.

    Noté 16/20

    https://artdeboire.blogspot.com/2020/09/sauternes.html

    Stalker
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    (Dégustation complète ICI)

    CR: Château Sigalas-Rabaud, Sauternes 1980

    La robe est dorée intense, brillante, peu évoluée. C’est de loin la robe la plus jeune de toute la série.

    Le nez déçoit d’emblée, en raison de sa discrétion et de son manque de complexité (qui est quand même ce que je recherche dans un liquoreux à maturité). A l’aération, et passés quelques arômes discrets de fruits confits et d’agrumes, s’imposent des notes qui ne me plaisent pas, des notes lactiques, levurées, et de champignons. Aïe, ça n’annonce rien de bien reluisant.

    La bouche confirme les craintes du nez. C’est assez plat, douceureux, avec ces notes levurées que je n’aime pas (que je retrouve aussi parfois dans les vieux jaunes). On retrouve aussi ces notes lactées avec une impression un peu artificielle de Yop aux fruits exotiques. Le vin s’effondre en finale, et malgré sa jeunesse apparente, il me semble bien mort. Il ne s’améliorera pas au cours des jours suivants et finira dans un fond de cocotte lors de la cuisson d’un lapin…

    Commentaire général: Pas bon. Non, là, c’est pas ça. Je ne sais pas si c’est une bouteille défectueuse ou si c’est juste un vin faible, dans un millésime médiocre, mais j’ai rarement bu un sauternes aussi déplaisant.

    Noté 8/20

    https://artdeboire.blogspot.com/2020/09/sauternes.html

    Stalker
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    C’est la première bouteille de Gonon que j’ai achetée. Tout ce que j’ai est postérieur à 2013. J’ai hésité à l’ouvrir pensant qu’il serait encore trop jeune. Et effectivement, il était tout juste prêt à boire pour moi… Je pense qu’il aurait été encore meilleur dans 2 ou 3 ans.

    Donc les Saint Jo vont attendre un peu… Mais j’ai hâte!

    Stalker
    Participant

    CR: Domaine Gonon Îles Feray – vin de Pays 2013

    La robe est ténébreuse, pourpre sombre, aux reflets rouge sang sans trace d’évolution.

    Le nez est profond et complexe, très typé Rhône Nord mais avec une générosité, une grosse maturité qui pourrait rappeler un beau vin plus sudiste (je lui trouve une parenté avec Gourt de Mautens). On y retrouve le cassis, la mûre, la cerise noire, le lard, les notes fumées, le poivre et la tapenade. A l’aération prolongée et en s’habituant à l’intensité aromatique de ce nez, j’y perçois de subtiles notes florales (violette) et d’herbes aromatiques.

    La bouche est massive, charnue, suave. La matière est veloutée, très gourmande, sur les fruits noirs très mûrs, le poivre et le lard fumé. C’est un vin juteux, très généreux, dense mais parfaitement équilibré avec une belle finale réglissée et salivante qui gagne en fraîcheur. J’aime beaucoup.

    Commentaire général: Très beau vin. C’est même un coup de coeur et je trouve ce vin encore meilleur que le « Vignes de l’Hospice » 2006 bu cet été. C’est un peu le « Gourt de Mautens » septentrional. Et dire que c’est la « petite » cuvée du domaine, alors que j’ai rarement bu des Saint Joseph aussi classieux… J’ai pas encore attaqué les Saint Joseph du domaine, que j’ai commencé à encaver à partir de ce même millésime, mais je regrette pas d’en avoir acheté quelques bouteilles ces dernières années, lorsque l’occasion se présentait, maintenant que je vois la qualité des vins et le flambée des prix sur ce domaine (les cavistes achètent désormais ces vins aux prix où ils les vendaient il y a 2 ans…).

    Noté 16,5/20

    https://artdeboire.blogspot.com/2020/09/pierre-gonon-les-iles-feray-2013.html

    Stalker
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    Je sui pas sûr que ce soit bien l’endroit pour ce CR mais j’ai pas trouvé mieux.

    CR: Château Cambon (rosé) 2019

    Belle robe rosé claire, sur des tons corail.

    Le nez est frais, simple, très classique. Je me serai attendu à plus de fun et d’originalité compte tenu des deux vinificateurs qu’il y a derrière. Là, c’est convenu, peu expressif, sur des petits fruits rouges (fraise et framboise), le melon d’Espagne pas mûr, et une petite touche épicée.

    La bouche est dans le ton. Fraîche et désaltérante, peu aromatique, pas du tout typée nature. C’est un rosé très consensuel comme je n’en n’avais plus bu depuis longtemps en dehors des brasseries et terrasses de café. On retrouve les arômes perçus au nez, mais sans exubérance et dans un registre finalement assez plat. La finale est très courte et laisse une petite amertume sur le bout de la langue qui gâche le potentiel désaltérant du vin.

    Commentaire général: Bof. C’est sans défaut mais c’est l’équivalent de n’importe quel rosé bien fait qu’on peut trouver 2 à 3 fois moins cher. Comme quoi, les vins nature aussi peuvent parfois être « ennuyeux »…

    Noté 11,5/20

    https://artdeboire.blogspot.com/2020/09/chateau-cambon-rose-2019.html

    Stalker
    Participant

    Il manquait la place pour le dernier CR. Le voici donc:

    La Sorga – La Roumanie tout court 2012

    La robe est pourpre soutenue avec peu de traces d’évolution dans le disque.

    Le nez est là aussi très typé nature, avec un côté un peu sauvage. Mais les fruits s’imposent beaucoup plus rapidement, avec notamment du raisin pressé, de la grenade, pas mal de cerise, de fraises cuites, de mûre et une panoplie de notes épicées. L’impression générale est assez fraîche même si on sent qu’il y aura de la matière en bouche.

    En bouche le vin est très charmeur, avec de la sêve, de la rondeur tout en étant porté par une acidité assez élevée et une belle fraîcheur en finale sur le jus de grenade. C’est la définition même du canon de copains qui se boit sans soif avec trop de facilité…

    Commentaire général: Très bon. Ca fait pâs longremps que je me suis décidé à acheter (et boire) les vins de ce domaine et jusqu’à présent je n’ai pas encore déçu. A acheter par caisse de 6 et à ouvrir à la moindre occasion.

    Noté 15/20

    Conclusion

    Et voilà, c’est fini. De très belles bouteilles cette année, avec un mélange de classiques et de nouveau, voire d’aventureux! La seule réelle déception fût le Dagueneau, mais toutes les bouteilles nous ont donné du plaisir. Des moments de receuillement avec les Beauger, Bini, le Pissenlits, le Vouvray 59…. Et des moments d’admiration avec le Guigal 91, le Clos Nouveau, le Las Cases, le Cambes, le Peyre Rose, les Vacqueyras… Le tout ponctué de canons de copains hyper festifs (Les Grillons du Beaujo, le Ploussy Riot, etc…).

    Bref, une semaine de vacances bien arrosée, riche en découvertes, et d’une diversité d’arômes incroyable qui resteront longtemps marqués dans la mémoire de nos palais reconnaissants.

    https://artdeboire.blogspot.com/2020/08/le-temps-des-copains-saison-2.html

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