manu ranceze

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Affichage de 20 réponses de 61 à 80 (sur un total de 110)
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  • manu ranceze
    Participant

    bonjour,

    dégusté il y a quelques jours un CR: Clos Baudoin 2010.
    Un vin vraiment magnifique avec une très belle matière soutenue par cette belle acidité qui signe les beaux chenins de Loire.
    Nez très fin, sur les fleurs blanches, le cédrat, un poil exotique, et une touche un peu camphrée.
    En bouche le vin révèle un très bel équilibre, une belle minéralité, une grande pureté, et de la rondeur avec une finale saline.
    Beaucoup de fraicheur et de complexité.

    C’est une très bon vin qui m’a beaucoup plu !

    Cordialement,

    Ramon

    manu ranceze
    Participant

    Bonjour,

    bu hier au restaurant une belle bouteille de CR: Saint Romain 2010 de chez Matrot.
    Encore dans la fougue de sa jeunesse, ce vin montre pour autant déjà un équilibre et une fraicheur remarquable. Intense, avec beaucoup de franchise, il ne manque ni de finesse, ni de longueur.
    Tendu, pur, sa minéralité est contrebalancée par une belle matière qui mérite de se fondre pour gagner en plénitude et en complexité.
    Très peu de bois au nez comme en bouche, on est plus sur des arômes de fleurs blanches, une touche citronnée, et une finale sur l’amande fraiche.
    Un domaine que je ne connassais pas, mais qui m’a beaucoup plu.
    D’ailleurs, il s’agirait du domaine Pierre Matrot, géré par Thierry et Pascale Matrot. La suite du domaine Joseph Matrot ou je me trompe de rubrique ?

    Cordialement,

    Ramon

    manu ranceze
    Participant

    Bonjour,

    au delà des prix des seconds qui dépassent parfois le prix des 1ers il y a quelques années, je crois me rappeler d’un commentaire de Dupont qui disait qu’aujourd’hui Le Pavillon était au moins d’une qualité équivalente au 1er vin d’il y a 30 ans. Je n’ai aucun recul ni aucune expérience à ce niveau là, mais au delà des impressions de M. Dupont qui doit, comme tout le monde, avoir ses marottes et ses moutons noirs (sans jeu de mots;o)), qu’en pensez vous, qui avez peut être cette expérience ?
    Cette impression s’appliquerait-elle à tous les crus qui élaborent des seconds vins ? Les progrès à la vigne et au chai ont-ils réellement permis une telle amélioration qualitative ?

    Ramon

    manu ranceze
    Participant

    Bonjour,

    au delà des prix des seconds qui dépassent parfois le prix des 1ers il y a quelques années, je crois me rappeler d’un commentaire de Dupont qui disait qu’aujourd’hui Le Pavillon était au moins d’une qualité équivalente au 1er vin d’il y a 30 ans. Je n’ai aucun recul ni aucune expérience à ce niveau là, mais au delà des impressions de M. Dupont qui doit, comme tout le monde, avoir ses marottes et ses moutons noirs (sans jeu de mots;o)), qu’en pensez vous, qui avez peut être cette expérience ?
    Cette impression s’appliquerait-elle à tous les crus qui élaborent des seconds vins ? Les progrès à la vigne et au chai ont-ils réellement permis une telle amélioration qualitative ?

    Ramon

    manu ranceze
    Participant

    En même temps, ce sont quand même des vins de 13 ans, puisque des 1990 goûtés en 2003.
    Je pense que le carafage est surtout utile pour les vins plus jeunes non ?
    Pour des vins de cet âge là, intuitivement, j’aurais plutôt ouvert les vins à l’avance plutôt que les carafer.

    Ramon

    manu ranceze
    Participant

    c’est vrai 🙂

    tiens, pour finir, une dernière pour la route, comme tu parlais de Steve Harris :

    Cordialement,

    Ramon

    manu ranceze
    Participant

    Hum, Lemmy joue aussi sur Fender, mais jamais sur les photos 🙂
    Il peut même jouer sur Gibson Thunderbird :

    Ramon

    manu ranceze
    Participant

    Bonjour Juanfran,

    si tu as l’occasion de goûter le rosé du Domaine du Grand Arc dans les Corbières, n’hésites pas.
    Un rosé vineux, frais, très équilibré, avec une belle fougue.

    Et pas cher du tout,

    Ramon

    manu ranceze
    Participant

    Bonjour Boris,

    hum, peut être n’as tu pas très bien cherché, car on le trouve quand même assez facilement.
    Jette un coup d’oeil ici par exemple, chez Dubecq :

    https://www.dubecq.com/catalogue.saint-emilion.26.html

    Tu trouveras du 2009, 2005, 2002…

    Bien à toi,

    Ramon

    manu ranceze
    Participant

    Bonjour,

    non pas que je doute de l’intérêt des Carmes de Rieussec dans 20 ans, mais sans doute pourrais-tu te pencher sur des vins moins connus de l’appellation qui seront à coups sûr délicieux dans 20 ans.
    C’est, à mon avis, un achat plus sûr que les seconds vins.
    Je laisse les spécialistes te proposer une liste exhaustive de ces vins, mais comme ça, je dirais Haut Bergeron par exemple en Sauternes, ou Cantegril aussi en Sauternes, ou La Rame ou Loubens en Ste Croix du Mont.
    Pour un peu plus cher, mais je pense moins que Rieussec, Doisy Daene est un excellent achat.
    Sinon, la France regorge d’excellents liquoreux dans bien des régions, comme l’Alsace par exemple (les connaisseurs te donneront sûrement des adresses), la Loire (Delesvaux, Huet, Foreau) et bien sûr le Sud Ouest : Jurançon ou Gaillac.
    Si tu as l’occasion, goûte les liquoreux de Camin Larredya ou du Clos Thou, ou les Gaillac Renaissance de chez Rotier. Ce sont de pures merveilles.

    Bien à toi,

    Ramon

    manu ranceze
    Participant

    hum…
    et bien de mon côté, je l’ai dégusté étiquette découverte, et je l’ai trouvé extrêmement passable… manque de fond, manque d’équilibre, presque dilué.
    1990 n’a manifestement pas été réussi chez Mouton. A moins que cette bouteille ne soit pas représentative.
    Et comparé au Lafite du même millésime bu quelques temps après, il n’y avait pas photo. Là on avait affaire à une grande bouteille.

    manu ranceze
    Participant

    Bonjour Winetou,

    L’Insolite est toujours très bon d’après moi. Mais je pense que tu dépasses un peu ton budget.
    Et je ne suis pas sûr que ce soit le choix le plus judicieux pour des St Jacques (et avec la lotte j’ai des doutes, faudrait connaître le mode de préparation).

    Bien à toi,

    Ramon

    manu ranceze
    Participant

    Jan,

    oui rien de très surprenant finalement, une forme de hiérarchie guère bouleversée. Peut être est-ce dû au fait que nous ayons dégusté étiquettes découvertes… Et pourtant, Latour Martillac m’a séduit, et SHLafitte, comme Fieuzal, dont je n’étais jusqu’alors pas très fan m’ont plutôt plu ! Je crois cependant que l’appellation Pessac Leognan est plus homogène que les appellations du Médoc par exemple, où la hiérarchie du classement de 1855 me semble souvent mise à mal, et que le prestige de l’étiquette tente de compenser… Mais de tout ça, dégustation à l’aveugle ou hiérarchie due à l’étiquette, il me semble que cela a déjà été débattu ici ou là…

    Cordialement,

    ++
    Ramon

    manu ranceze
    Participant

    Voilà un bonne info.
    j’ai en effet de très bon souvenirs du 98 et du 2000…
    Mais cela fait quelques années que je n’ai pas goûté, décidé à me tourner vers d’autres régions de France.

    A partir de quand le changement s’est il manifesté ?

    ++
    Ramon

    manu ranceze
    Participant

    Bonjour,

    j’ai aussi fait un saut à Malartic Lagravière hier pour déguster quelques primeurs 2010.
    Il ne s’agit que d’une toute petite partie de ce qui se fait sur la région, mais je dois reconnaitre que le niveau des 2010 me semble très très bon dans l’ensemble.
    Je ne vais pas y aller de mon refrain sur la folie des prix bordelais et du système des primeurs ici, cela a déjà été largement abordé dans le forum, simplement je me demande ce qui va se jouer cette année, tant les prix des 2009 me semblaient déjà indécents, et que 2010 m’apparait aussi comme un très bon millésime sur ce que j’ai goûté. Alors, peut être l’année pas si facile à vanter comme en 2009 car les consommateur sont de moins en moins dupes, et qu’à force de vendre le millésime du siècle, il y aura des années moins encensées mais tout aussi bonnes (comme 2001 par exemple). Peut être pas de hausse, je doute des baisses, mais 2010 pourra être un bon choix pour les amateurs de Bordeaux. Bon, il ne s’agit que d’une photo, et je ne suis pas un pro, mais ce que j’ai goûté hier donne un profil assez droit au millésime, moins rond et moins flatteur que 2009 à ce stade, plus austère, mais avec, je trouve plus de fraîcheur et d’équilibre.
    Beaucoup de tannins, mais fins et serrés, et de bonnes trames acides qui laissent à penser un potentiel de garde important.
    Il fallait sans doute faire attention à ne pas trop extraire qu’il y a de grosses matières, mais globalement les vins d’hier m’ont plutôt plu. Millésime classique ou pas je ne sais pas (c’est quoi maintenant un millésime classique ?), en tous cas de bonnes impressions.

    Blancs :

    CR:Chateau Carbonnieux 2010 : l’expression variétale du sauvignon dans toute sa splendeur tant vantée par le milieu bordelais, mais qui ne me plait pas beaucoup, longueur satisfaisante sans plus, boisé un peu trop appuyé à mon goût. Moyen –

    CR:Domaine de Chevalier 2010 : beaucoup de finesse, des fruits blancs, des agrumes, beaucoup d’harmonie et d’équilibre, de la complexité. Boisé assez fin, grande longueur, c’est très élégant. Excellent.

    CR:Chateau de Fieuzal 2010 : les derniers Fieuzal blancs que j’avais bus ne m’avaient pas emballé. Mais hier, hormis un nez de sauvignon un peu caricatural pour moi, la bouche révèle un tres beau fruit avec un élevage assez fin, et une belle longueur. Bien.

    CR:Chateau Bouscaut 2010 : Assez décevant. Encore un expression très poussée du Sauvignon, bouche acide et courte très marquée par le bois. Pas terrible.

    CR:Chateau Latour-Martillac 2010 : Bonne réussite avec un nez fin et assez explosif, un joli fruit, de la fraicheur, de l’équilibre. Bonne longueur, c’est assurément réussi. Très bien.

    CR:Chateau Malartic-Lagraviere 2010 : Nez avec beaucoup de fruits, mais qui manque de finesse de par un boisé trop prégnant. Bouche solide avec de la mâche (étonnant pour un blanc), mais un peu écoeurante à cause du boisé. Qu’on est loin des Sauvignon de chez Boulay !

    CR:Chateau Pape Clément 2010 : Trop tape à l’oeil pour moi. Beaucoup de bois, au nez comme en bouche, avec une bouche fruitée mais lourde. Manque d’équilibre et d’harmonie… Hum, un vin de cracheur !

    CR:Chateau Smith Haut Lafitte 2010 : nez élégant, beaucoup de fruit, bouche fraiche et équilibrée. L’élevage est fin et discret. Assez harmonieux, c’est très agréable. J’en suis le premier étonné, car je n’avais jamais aussi bien goûté SHL en blanc !

    En conclusion, assez d’accord avec Vincent, Dom de Chevalier survole la dégustation, par sa finesse, son équilibre et son harmonie, un très beau Latour Martillac ( et bon rapport Q/P), et pour moi, belle surprise de SHL.

    Rouges :

    CR:Domaine de chevalier 2010 : encore le vin qui surclassait tous ses concurrents hier. Beaucoup de fruits au nez, un boisé très fin, une bouche moelleuse et très savoureuse, très sapide, gourmande, très fine, avec beaucoup de fraicheur et d’harmonie. Il y a du tannin, mais c’est serré et soyeux, et c’est très équilibré. Grande longueur. J’adore.

    CR:Haut Bailly 2010 : Nez plus sur le graphite et la pierre à fusil, avec des fruits noirs. C’est austère, mais très fin. Le fruit reprend le dessus en bouche, c’est riche, c’est mûr. Fraicheur rafraichissante, beaucoup de tannins mais très fins. Grande longueur. Bel équilibre. Excellent.

    CR:Latour-Martillac 2010 : Comme pour le blanc, LM a réalisé un très beau vin. Un nez fin et complexe, une bouche harmonieuse et équilibrée. C’est gourmand, et fin. Belle longueur. Encore un bon rapport Q/P !

    CR:Malartic-Lagravière 2010 : Je suis largement plus convaincu par le rouge. Nez fin, complexe, où percent les fruits et un boisé élégant. Bouche très fruité avec beaucoup de fond, de la matière, des tannins serrés. C’est très fin et complexe, superbe équilibre, très gourmand. Très bien +

    CR:Pape Clément 2010 : Trop extrait à mon goût. Peut être que cela se fondra avec le temps, mais je n’accroche pas. C’est massif en bouche, très boisé, ça manque de fraîcheur. Pas d’harmonie. Je n’aime pas.

    CR:Smith Haut Lafitte 2010 : Là aussi, j’ai été plus agréablement surpris. Nez fin avec beaucoup de fruits, boisé assez léger. Bouche gourmande, mais fine et élégante, pas à l’épate. Moins de matière que d’autre, mais de la fraicheur. Bonne longueur. Bon équilibre. Bien ++.

    Pour moi, Dom de Chevalier survole encore, avec Haut Bailly. Malartic prometteur, et L. Martillac en bon outsider.

    ++
    Ramon

    manu ranceze
    Participant

    Pour Jean Marie,

    dans le Béarn, on dit Mansin. Petit ou gros…

    Cordialement,

    Ramon

    manu ranceze
    Participant

    Bonjour Cold,

    pas évident (impossible ?) à trouver dans ton budget, mais le champagne me semble être tout indiqué pour répondre à tes attentes.
    Moins de 10 euros, j’avoue ne pas en connaître de très bons, mais pour quelques euros de plus, tu pourras trouver ton bonheur, et LPV fourmille de champagne dans les 15 euros.
    Au hasard, Margaine, Bérèche (un excellent extra brut), et un très beau Vouvray 2002 de chez Foreau.

    Ramon

    manu ranceze
    Participant

    Jérome,

    quand je parlais de Haut Bergeron, en le qualifiant d’étiquette plus modeste, je ne parlais précisément pas du 2007, mais plutôt de l’image qu’il en a en général.
    Et bien d’accord pour 2007. Quoique j’ai toujours bien aimé les vins de cette propriété depuis une poignée d’années.

    Luc, je ne suis pas sûr d’être à la hauteur pour parler de tout ça. Loin de moi l’idée qu’un vin technique puisse être sans défaut, loin s’en faut (un vin peut il être sans défaut ?), mais plutôt un vin réalisé dans les canons d’une certaine idée de la vinification moderne, qui, poussée à l’extrême, pourrait ressembler à une forme d’idéologie dominante. Je t’accorde que Doisy Daëne n’est pas l’exemple le plus révélateur, mais je trouve, peut être à tord, que l’on y retrouve un peu trop la patte de Dubourdieu, laquelle est à mon avis beaucoup plus flagrante encore sur les blancs secs qu’il produit. Ses recherches et les progrès techniques dont il fut l’un des artisans majeurs sont indéniables et ont fait école à Bordeaux (où je vis), mais j’avoue ne pas beaucoup adhérer notamment à ses blancs secs où le sauvignon sur-extrait est un peu too much à mon goût, et du coup un peu caricatural. Pour autant, je pense que cela fonctionne car cela est désormais la norme à Bordeaux.
    Alors, peut être ai-je été influencé par l’étiquette, car je ne l’ai pas goûté à l’aveugle. Je goûterai donc à nouveau, même si j’avais tout à fait apprécié ce vin sans pour autant m’émouvoir outre mesure. Ce qui, pour moi, reste malgré tout un sacré défaut 🙂

    manu ranceze
    Participant

    Bonjour, et merci Jérome pour cet éclairage.

    J’ai eu l’occasion de goûter quelques 2007, et je suis assez convaincu en effet que nous avons affaire à un grand millésime dans le Sauternais.
    2001 est un millésime assez hors norme avec une combinaison rare entre la puissance et la vivacité, avec des équilibres magnifiques.
    Les 2007 me semblent avoir peut être un peu moins de liqueur, mais ce qu’il aura perdu de ce côté là me semble avoir été gagné par un côté aérien plus prononcé, au du moins plus fréquent.
    Sigalas Rabaud, Clos Haut Peyraguey qui je ne le reconnais est un peu mon favori, Climens et bien sûr Yquem, mais il y en a d’autres, ont ce côté aérien qui donne beaucoup de fraicheur au 2001.
    Mais il me semble qu’en 2007, cela est un peu plus fréquent, chez Lafaurie Peyraguey par exemple, mais aussi chez les vins plus modestes, et Haut Bergeron m’apparait être le meilleur exemple. C’est peut être le meilleur millésime que j’ai gouté chez eux. Mais je n’ai pas tout gouté non plus ;o)
    Jérome je me permet une petite question : j’entends et reconnait la très grande maitrise sur Doisy Daëne (2007), mais ne le trouves tu pas un poil trop technique, un espèce de vin d’école un peu ennuyeux ? il ne s’agit pas ici de lancer un débat sur D. Dubourdieu, simplement savoir si tu as eu une admiration face à cette réussite incontestable ou une combinaison réussite/émotion.

    Ramon

    manu ranceze
    Participant

    Bonjour,

    et merci pour vos réponses.
    Je vais essayer de m’orienter vers des Graves ou des Pessac Leognan blancs d’une dizaine/quinzaine d’année, car habitant dans ce coin, il me sera plus facile d’en trouver que d’autres régions… Mon budget, pour répondre à François, est d’une trentaine d’euros, ce qui est faible vu l’exigence de l’ancienneté du vin. Mais je connais quelques vignerons toujours prêts à céder pour un moindre coût un flacon un peu ancien pour tenter un accord gastronomique…
    Merci pour vos lumières, je vous tiendrai au courant du résultat.

    Cordialement,

    Ramon

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