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- 14 mars 2015 à 1h58
- in reply to: Domaine de la Grange des Pères
Bonsoir à tous,
Merci pour vos messages. Lorsque j’ai mis le CR en ligne ce midi, tout était parfait. Je présume donc que le problème de mise en page (que je visualise moi aussi) incombe à un problème technique du forum…
Bien cordialement.
- 13 mars 2015 à 15h58
- in reply to: Domaine de la Grange des Pères
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LPV Lyon – Soirée GDP(Grande Dégustation Pépère)
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Bonjour à tous,
Voilà enfin le CR que mes camarades attendaient depuis près de deux mois… Mais je dois bien reconnaître qu’entre un travail prenant et accessoirement un déménagement et les travaux (surprise) qui y ont été associés, il m’a été difficile de libérer le temps nécessaire pour rédiger ce CR qui sera, je l’espère, à la hauteur de la soirée que nous avons partagée !
L’idée avait germé dans les esprits de LPV Lyon depuis quelques mois déjà, bien inspirés par un illustre cercle de dégustation belge (fin dégustateurs mais fossoyeurs notables du millésime 2008 en Bourgogne).
Nous avons donc mis en commun nos différents flacons disponibles pour constituer cette belle verticale. Nous avons aussi pu compter sur l’aide précieuse de certains LPViens pour obtenir les quelques bouteilles manquantes. Je profite donc de ce CR pour les remercier à nouveau chaleureusement pour leur aide !
Une fois la date posée (merci à mes compères pour leur souplesse à ce sujet…), nous nous sommes retrouvés chez le VRP de la Grange des Pères au sein de LPV Lyon, l’homme qui envoie des télex plus vite que son ombre et qui fricote avec Mercotte : Christophe, alias AIGLE 4 (à prononcer en Anglais). Accueil chaleureux, cuisine remarquable, ambiance détendue et festive : tout était réuni pour que la soirée soit mémorable et autant vous dire qu’elle a tenu toutes ses promesses !
J’étais pour ma part en charge de la préparation des bouteilles et de leur service. Les conditions de la dégustation étaient les suivantes : les blancs ont été ouverts dans l’après-midi et carafés un peu plus d’une heure, puis servis volontairement dès leur sortie du réfrigérateur, ce qui leur a permis de se réchauffer dans les verres, tout en restant à une température acceptable malgré la chaleur de la pièce de dégustation. Les rouges ont quant à eux été plus ou moins tous ouverts le matin puis épaulés vers 18 heures et servis à environ 15°C. Seul le millésime 2006, muet, a été carafé. Les vins ont été bus à étiquette découverte et l’ordre de dégustation choisi fut celui qui nous a été recommandé par Laurent Vaillé.
Passons donc aux choses sérieuses !
[hr]
Sur un généreux plateau de charcuterie, de délicats petits fours et quelques légumes frais.
Before :
La robe est de couleur or, uniforme et les bulles se font discrètes. Le nez est légèrement toasté et évoque la pomme Granny. La bouche se caractérise par une bulle très fine, de la fraîcheur grâce à une belle tension et une longueur honorable. Très Bien
Champagne Jacquesson « cuvée N°735 » (base de 2007)[center]

Vin blanc N°1 :
La robe est teintée d’une couleur or, soutenue et uniforme. Le nez est marqué par une certaine réduction : pétard, poudre à canon. Les arômes en bouche sont en revanche ceux des fruits exotiques et quelques notes d’encaustique. L’attaque est grasse, le milieu de bouche bien équilibré et la finale s’achève sur de beaux amers. J’adhère ! Très Bien +
Grange des Pères blanc 2011Vin blanc N°2 :
La robe est d’une couleur or plus soutenue et présente quelques reflets orange clairs. Malheureusement, des notes liégeuses gâchent les arômes de fruits jaunes et exotiques ainsi que quelques touches de miel. La bouche, pourtant riche bien qu’équilibrée, est également perturbée par le TCA… Damned ! NN
Grange des Pères blanc 2010Vin blanc N°3 :
On monte à nouveau d’un cran en termes d’intensité de robe. Les fruits exotiques et le coing sont les principaux marqueurs identifiés au nez. On ressent d’abord une légère sucrosité en attaque puis dans l’ensemble d’une bouche concentrée et construite sur le gras et les amers. Je perçois l’abricot confit dans ce vin assez riche, porté en finale par l’amertume. Très Bien
Grange des Pères blanc 2009A ce stade de la dégustation, la tablée est divisée sur cette première série. Je fais partie de la minorité qui a apprécié ces blancs au caractère sudiste et assez exubérant. Plusieurs sont surpris, voire déçus.
[hr]
Le top départ de notre longue série de rouges est donné par l’arrivée sur la table d’un remarquable feuilleté aux champignons ! Ou peut-être était-ce des champignons au feuilleté ? Accord très réussi avec les premiers rouges.
Je n’ai pas noté les rouges car il m’a semblé difficile de les départager, d’une part car le niveau général était élevé et d’autre part car j’ai apprécié chaque millésime pour sa singularité.
Vin rouge N°1 :
La robe est d’un grenat soutenu et présente un disque à peine tuilé. Le nez est évolué comme en attestent les arômes de sous-bois. Je ne suis pas le seul à trouver un caractère bordelais à ce bouquet. La bouche est beaucoup plus sudiste avec des arômes de garrigue et d’olive noire. L’acidité confère au vin une certaine fraîcheur qui n’enlève rien à sa gourmandise. Il y a du volume et de la complexité. C’est beau !
Grange des Pères rouge 2000Vin rouge N°2 :
La robe est plus sombre et le disque très légèrement tuilé. Le nez est complexe et développe des notes de zan et de hareng. Ce millésime joue plus en finesse, bien qu’il tapisse la bouche, tout en équilibre. La finale fait surgir le thé et le pamplemousse. Différent mais toujours très bon.
Grange des Pères rouge 2001Vin rouge N°3 :
La robe est brique sombre. Il y a au nez de légères notes de musc et de figue. L’équilibre est remarquable dans ce vin plus évolué mais qui semble pourtant plus concentré que les précédents. A l’aveugle, jamais je n’aurais imaginé qu’il s’agisse du difficile millésime 2002 qui est mon préféré à ce stade de la dégustation.
Grange des Pères rouge 2002Vin rouge N°4 :
La robe est plus soutenue que celle du vin précédent. Discret, le nez reste néanmoins marqué par une légère volatile. Je trouve la bouche monolithique, marquée par l’acidité et l’astringence. La finale est correcte, sans plus. Je trouve que c’est le moins bon vin à ce stade.
Grange des Pères rouge 2003Malgré un deuxième service pour certains, les assiettes sont désormais vides. Arrivent donc les joues de porc, carottes et la polenta au jus de cèpes. Encore un vrai régal… et je me suis encore resservi ! 😎
Vin rouge N°5 :
La robe est carmin sombre. Le nez fait cette fois-ci plus jeune : fruit, réglisse, garrigue. C’est peut-être le vin le plus puissant à ce stade mais il offre un remarquable équilibre et une très belle longueur. Il me semble parfaitement à point, du moins il est au niveau de maturité auquel j’apprécie les vins. C’est aussi le plus digeste de la série. Un vin bien tout sous tout rapport, qui n’a pas une personnalité incroyable mais que j’aime beaucoup !
Grange des Pères rouge 2004Vin rouge N°6 :
La robe est plus sombre. Le nez offre des arômes de cacao, de garrigue, de bâton de réglisse. L’équilibre est parfait, les tanins sont soyeux malgré une puissance imposante qui n’empêche pas le vin d’être digeste. La finale est vraiment longue… bref, un grand vin ! Ceci étant, si j’en avais en cave, je pense que j’attendrais peut-être encore un peu.
Grange des Pères rouge 2005Vin rouge N°7 :
La robe est très sombre, presque noire et le disque à peine plus clair. Le nez, bien que peu expressif, m’évoque le grenache (rien à voir, je sais…). La bouche est très concentrée, très compacte. Les tanins sèchent un peu, le vin est austère, sans charme. Correct, sans plus. Cette bouteille a fait l’unanimité en dernière position su classement ! C’est mon deuxième essai avec ce millésime et je suis toujours aussi circonspect !
Grange des Pères rouge 2006Vin rouge N°8 :
La robe est très sombre. Le nez est sudiste, charmeur avec du raisin de Corinthe… et du Saint-Môret ! Mince ! Moi qui croyais que l’arôme de Saint-Môret était l’apanage de la Grange des Pères 2008… La bouche est dense, riche, gourmande, concentrée, mains néanmoins facile. Peut-être pourrait-on lui reprocher un tout petit manque de digestibilité ? La finale est très longue et m’évoque le thym. Extra !
Grange des Pères rouge 2007Vin rouge N°9 :
La robe est très sombre et le disque rouge sang. Ah, revoilà le Saint-Môret au nez : je suis rassuré ! La bouche est fraîche, digeste, équilibrée, concentrée mais pas trop riche, avec une belle longueur. Superbe !
Grange des Pères rouge 2008Vin rouge N°10 :
La robe est à nouveau très sombre et le nez m’évoque la garrigue. La bouche est riche, gourmande, puissante avec des arômes de résine de pain. Très beau !
Grange des Pères rouge 2009Vin rouge N°11 :
La robe est toujours aussi sombre et le nez est moins expressif, à nouveau sur la garrigue avec également de l’olive noire. La bouche est fraîche, dense, compacte et affiche une très belle longueur. C’est déjà très bon mais cela me semble encore un peu fermé. A attendre sereinement.
Grange des Pères rouge 2010Vin rouge N°12 :
La robe est noire et le nez est le plus fruité de toute la série, sur le cassis notamment. Il y a également des arômes de thym. La bouche est digeste mais néanmoins dense, concentrée, légèrement fumée. Très très beau !
Grange des Pères rouge 2011Alors que nous achevons cette belle série de rouges de très haut niveau, deux constats s’imposent. D’une part, la qualité globale fut très homogène, en plus d’être élevée (hormis 2006 et dans une moindre mesure 2003) et d’autre part, mon palais n’est pas aussi fatigué que j’aurais pu le craindre après cette longue série, malgré le caractère sudiste des vins.
Autant les blancs ont divisé, autant les rouges ont fait l’unanimité, démontrant, si besoin était, la grandeur de ce domaine. Il est toutefois très intéressant de constater qu’il fut difficile d’établir un consensus sur les millésimes préférés des uns et des autres. En effet, certains préféraient les millésimes plus évolués, certains les millésimes plus frais et d’autres les millésimes plus gourmands… Nous avons cependant fait une tentative de podium avec l’attribution de 3 points pour la première place, 2 points pour la deuxième et 1 point pour la troisième. Sur 8 votes exprimés, soit 48 points attribués, le podium est le suivant :
[center]2001 avec 16 points
2002 avec 12 points
2007 avec 9 points[center]

[hr]
Vouvray moelleux « Clos du Bourg, 1ère Trie » 1995 du Domaine Huet. La robe est dorée foncée aux reflets orangés. Le nez est très complexe et évoque le miel, l’ananas, la mangue et les fruits de la passion. La bouche était magnifique d’équilibre et de longueur. Impeccable pour clôturer cette belle soirée !
[center]

Les plus vaillants ont poursuivi avec le rhum philippin et la Chartreuse verte…
Un immense merci à nos hôtes, Catherine et Christophe pour leur accueil et ce superbe repas (j’ai rarement autant mangé !) et un grand merci à LPV Lyon pour ce superbe moment partagé tous ensemble !
- 12 janvier 2015 à 18h27
- in reply to: Domaine du Comte Liger-Belair, Vosne-Romanée
Vosne-Romanée « La Colombière » 2010 du Domaine du Comte Liger-Belair : La bouteilles est épaulée presque deux heures avant le service. La est robe brillante, de couleur rubis clair. Le nez, exubérant à l’ouverture, s’est assagi après les deux heures d’aération mais présente de magnifiques arômes de fruits rouges mais surtout de fruits des bois. On distingue quelques notes florales ainsi que la ronce. Le tout forme un ensemble éminemment élégant, raffiné et enivrant qui évoque immanquablement le pinot de noble origine. C’est l’archétype du bouquet bourguignon que j’adore. Le vin tapisse la bouche tel un voile de soie : malgré sa jeunesse et le caractère du millésime, il n’y a pas un tanin qui dépasse. Tout n’est que velours et délicatesse malgré une grosse présence en bouche (il y a du vin !) et une longueur interminable, absolument étonnante pour un « simple village » ! Ce vin incarne tout ce que j’aime dans la Bourgogne. SUPERBE
Bien cordialement.
PS : Merci au LPVien qui m’a permis d’obtenir cette bouteille (tu)
- 8 janvier 2015 à 21h24
- in reply to: Domaine Leflaive, Puligny-Montrachet
Bonjour Patovin,
En ce qui me concerne, j’ai bu plusieurs fois Clavoillon 2004 entre 2012 et 2014 : après de nombreux exemplaires oxydés, j’en ai bu deux (dont un magnum conservé dans la cave d’un professionnel depuis sa sortie) qui ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable… mais tant mieux si je me trompe ! J’ai en revanche toujours adoré les Bourgogne et les Puligny, goûtés sur plusieurs millésimes.
Bien cordialement.
- 8 janvier 2015 à 15h45
- in reply to: [Echange] Grange des Pères rouge et blanc 2011
Bonjour,
Je refais un petit up sur ce message car la soirée verticale GDP organisée par LPV Lyon approche à grands pas et il nous manque toujours les millésimes 2005, 2002, 2000 et antérieurs. Si certains LPViens charitables avaient la gentillesse de bien vouloir se séparer de l’une ou l’autre de ces bouteilles, ce la nous permettrait de compléter notre série.
En échange, je peux sans problème vous proposer les millésimes 2011, 2010 et 2009. Il semble que les millésimes 2001, 2006, 2007 et 2008 sont également disponibles à l’échange avec certains LPViens lyonnais.Merci d’avance !
Bien cordialement,- 8 janvier 2015 à 0h04
- in reply to: Domaine Leflaive, Puligny-Montrachet
Bonjour Paul,
C’est un CR qui ne respire pas l’enthousiasme, en effet… Je finis par me demander si Clavoillon n’est pas le « mauvais choix » de la gamme chez Leflaive. Il n’est apparemment pas bien meilleur (mais plus cher) que le village et tout même bien en-dessous (même au niveau tarifaire il faut le reconnaître) des autres premiers crus…
Bien cordialement.
- 22 décembre 2014 à 4h40
- in reply to: Clos des Lambrays
Bonjour,
J’ai goûté 2011 début octobre, à coté de 2010 et 2012. J’ai beaucoup aimé 2011 même si les deux autres étaient aussi très grands ! A mettre en cave sereinement selon moi.
Bien cordialement,
- 4 décembre 2014 à 16h47
- in reply to: Beaujoloire : nouveau caviste en ligne par un LPVien !
[quote=Med]
Médéric (qui n’a aucun lien particulier avec Laurent à part l’amour du Beaujolais smiling smiley)
[/quote]Et qui n’a d’ailleurs aucun lien avec moi non plus à part un prénom oh combien fabuleux B);)
Bien cordialement
- 4 décembre 2014 à 2h22
- in reply to: Domaine Robert Groffier Père & Fils, Morey-Saint-Denis
Bonsoir Michel,
Je rejoins totalement ton avis sur cette bouteille, dégustée au mois d’Août. Un sacré canon !
Bien cordialement.
- 14 novembre 2014 à 18h37
- in reply to: Vente de vins.
Bouteilles bien reçues. Transaction rapide et efficace.
Merci !
- 27 octobre 2014 à 18h17
- in reply to: Cherche Bordeaux rouges 1974 et 1977
Salut Guillaume,
J’ai goûté Latour 1974 en 2006 et j’en garde un très grand souvenir… Deux précisions cependant : d’une part mon palais était bien moins affûté à l’époque et d’autre part, j’ignore totalement comment ce vin (qui m’avait semblé à maturité à l’époque) a pu évoluer huit ans plus tard.
Bonnes recherches !
Amicalement,
- 3 septembre 2014 à 16h50
- in reply to: [Echange] Grange des Pères rouge et blanc 2011
Bonjour à tous,
Un petit up pour signaler que 3 x Grange des Pères rouges 2011 sont toujours disponibles à l’échange.
Bien cordialement,
- 22 août 2014 à 22h16
- in reply to: Chave rouge à maturité
Bonjour Gael,
J’ai dégusté le 2004 deux fois l’an dernier et il m’a semblé déjà prêt (malgré un potentiel de vieillissement supplémentaire évident). Comme il s’agit d’un millésime peu spéculatif, cela peut également constituer une piste à explorer.
Bien cordialement.
- 4 août 2014 à 21h32
- in reply to: [Echange] Grange des Pères rouge et blanc 2011
Salut Laurent,
En effet, cette requête d’échanges n’est pas totalement anodine 😉 Avec un peu de chances, elle me permettra de mettre la main sur les millésimes qui nous manquent : 2005, 2003, 2002, 2000 et antérieurs :)-DBonjour Sylvain,
Je n’ai dégusté ni le blanc 2011 ni le blanc 2008 donc je suis bien incapable de te répondre…Bien cordialement,
Médéric- 31 juillet 2014 à 23h38
- in reply to: Domaine du Comte Liger-Belair, Vosne-Romanée
Bonjour,
Après avoir reçu le feu vert du domaine pour la dégustation de cette bouteille, moyennant un double-carafage, j’ai eu le plaisir de découvrir le Vosne-Romanée « Clos du Château 2005 » du Comte Liger-Belair, à l’occasion d’un repas entre amis, sans prise den notes.
La robe est rubis soutenue, profonde, brillante et sans trace d’évolution notable. Le nez, un peu en retrait de prime abord, s’ouvre progressivement dans le verre pour exhaler de magnifiques arômes de fruits des bois et de fleurs ainsi que quelques discrètes note d’élevage. On y revient régulièrement pour humer ce bouquet guilleret mais classieux et enivrant. La bouche est ample et subtile en même temps. Il y a un beau volume, de la puissance mais beaucoup de finesse. Les tanins sont soyeux, veloutés, le toucher est plus que délicat et la persistance aromatique en finale n’a rien à envier à bien des premiers crus, voire à certains grands crus… Un vin SUPERBE.
Bien cordialement.
- 11 avril 2014 à 19h21
- in reply to: Re: CR: Vougeot LEROY 1994
Bonjour,
J’ai assimilé ces arômes à de la réduction mais je laisse effectivement les spécialistes corriger ou commenter. La présence de souffre me paraît en effet indéniable. Je n’y suis pas hermétique et heureusement, même si j’aurais aimé un peu plus de diversité aromatique.
Bien cordialement.
- 11 avril 2014 à 19h21
- in reply to: Re: CR: Vougeot LEROY 1994
Bonjour,
J’ai assimilé ces arômes à de la réduction mais je laisse effectivement les spécialistes corriger ou commenter. La présence de souffre me paraît en effet indéniable. Je n’y suis pas hermétique et heureusement, même si j’aurais aimé un peu plus de diversité aromatique.
Bien cordialement.
- 9 avril 2014 à 19h59
- in reply to: Re: CR: Vougeot LEROY 1994
Bonjour,
En bonne compagnie, j’ai bu pour la première fois il y a deux semaines mon premier vin du Domaine d’Auvenay, grâce à un LPVien allocataire qui a eu l’extrême gentillesse de me céder une bouteille au prix départ domaine (encore un grand merci à lui !!!).
CR: L’Auxey-Duresses « Les Clous » 2005 a été carafé une petite heure mais dès l’ouverture, le nez était déjà exubérant ! Juste avant de le servir, je hume la carafe et suis parcouru d’un frisson d’horreur en sentant une odeur répugnante mais terriblement identifiable d’égouts :S Après une légère agitation, l’odeur disparait instantanément et revient sur des notes prédominantes de pétard, de poudre à canon. Une fois le vin servi, inutile de s’approcher des verres tant les arômes inondent nos narines. A l’agitation puis à l’aération, le registre aromatique reste parfaitement identique et il est impossible de déceler autre chose que ces arômes de réduction, grillé, pétard que personnellement j’adore mais qui dérangent certains dégustateurs autour de la table.
La bouche, en revanche, fait l’unanimité… La puissance est incroyable et dès l’attaque, le vin tapisse littéralement le palais pour se développer en largeur et en longueur dans une intensité que je n’ai que TRES rarement connue (et plutôt sur des Batard…). Je trouve l’équilibre magistral puisque ce vin réussit le tour de force d’allier parfaitement gras et tension, l’un après l’autre, puis en même temps, le rendant tout simplement irrésistible ! Et que dire de la persistance en bouche ? Et bien tout simplement qu’elle semble ne pas s’arrêter, perpétuant une grosse matière sur la langue, les arômes ressentis au nez ainsi que sensation de minéralité. En bref, la claque ! Ce vin est une sorte de bulldozer délicat qui emporte tout sur son passage mais tout en subtilité et élégance. C’est un vin très très intense mais en aucune manière too much.
Pour ma part, je suis sous le choc et j’ai adoré. La bouche m’a semblée parfaite et le seul reproche que je pourrais formuler concernerait le caractère monolithique du nez, qui offrait quelques vagues signes de différenciation à J+2 (fleurs et fruits blancs) mais toujours bien accompangé par ces notes de réduction.
Très belle découverte et grand moment de dégustation ! Un vin dans le top 3 des blancs que j’ai bus jusqu’à présent.
Bien cordialement.
- 9 avril 2014 à 19h59
- in reply to: Re: CR: Vougeot LEROY 1994
Bonjour,
En bonne compagnie, j’ai bu pour la première fois il y a deux semaines mon premier vin du Domaine d’Auvenay, grâce à un LPVien allocataire qui a eu l’extrême gentillesse de me céder une bouteille au prix départ domaine (encore un grand merci à lui !!!).
CR: L’Auxey-Duresses « Les Clous » 2005 a été carafé une petite heure mais dès l’ouverture, le nez était déjà exubérant ! Juste avant de le servir, je hume la carafe et suis parcouru d’un frisson d’horreur en sentant une odeur répugnante mais terriblement identifiable d’égouts :S Après une légère agitation, l’odeur disparait instantanément et revient sur des notes prédominantes de pétard, de poudre à canon. Une fois le vin servi, inutile de s’approcher des verres tant les arômes inondent nos narines. A l’agitation puis à l’aération, le registre aromatique reste parfaitement identique et il est impossible de déceler autre chose que ces arômes de réduction, grillé, pétard que personnellement j’adore mais qui dérangent certains dégustateurs autour de la table.
La bouche, en revanche, fait l’unanimité… La puissance est incroyable et dès l’attaque, le vin tapisse littéralement le palais pour se développer en largeur et en longueur dans une intensité que je n’ai que TRES rarement connue (et plutôt sur des Batard…). Je trouve l’équilibre magistral puisque ce vin réussit le tour de force d’allier parfaitement gras et tension, l’un après l’autre, puis en même temps, le rendant tout simplement irrésistible ! Et que dire de la persistance en bouche ? Et bien tout simplement qu’elle semble ne pas s’arrêter, perpétuant une grosse matière sur la langue, les arômes ressentis au nez ainsi que sensation de minéralité. En bref, la claque ! Ce vin est une sorte de bulldozer délicat qui emporte tout sur son passage mais tout en subtilité et élégance. C’est un vin très très intense mais en aucune manière too much.
Pour ma part, je suis sous le choc et j’ai adoré. La bouche m’a semblée parfaite et le seul reproche que je pourrais formuler concernerait le caractère monolithique du nez, qui offrait quelques vagues signes de différenciation à J+2 (fleurs et fruits blancs) mais toujours bien accompangé par ces notes de réduction.
Très belle découverte et grand moment de dégustation ! Un vin dans le top 3 des blancs que j’ai bus jusqu’à présent.
Bien cordialement.
- 7 avril 2014 à 4h43
- in reply to: Quelques bouteilles autour d’une plateau de charcuterie et d’un filet de boeuf
Merci encore Rodolphe pour cette belle soirée. S’agissant de mon état de forme du vendredi midi, il n’y a, jusqu’à preuve du contraire pas la moindre preuve 😀
Je suis dans l’ensemble assez en ligne avec tes commentaires. Cependant, je te trouve un peu sévère avec Les Cras 2008 de Roumier : le vin s’est tout de même un peu ouvert dans le verre et délivrait finalement de beaux arômes floraux. Il n’avait pas l’immédiateté du Ruchottes mais c’était un beau vin, au toucher de bouche à la fois dense et subtil, que j’aimerais avoir en cave. S’agissant de Rayas 1999, même analyse : pas de reproche majeur mais pas de magie. Pignan 1999 bu en février ne m’avait pas paru à des années lumières. Petit coup de coeur pour le Château-Chalon 1990, tout en finesse, parfait sur le sublime Comté de 30 mois. Le reste des vins méritait également le détour.
Vivement que nous planifions tous les projets de soirées/journées/weekends dégustations échafaudés ce soir-là ! (:D
Bien cordialement.