Médéric

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  • Médéric
    Participant

    CR: Domaine Leflaive, Bourgogne, 2004 :

    Bonjour Oliv,

    J’ai bu la même bouteille il y a quelques semaines sur un risotto aux légumes et mon expérience fut, semble-t-il, bien plus concluante que la tienne…

    Médéric
    Participant

    Bonjour à tous,

    Le titre un brin provocateur de mon message est pourtant sincère… Comme beaucoup de LPViens, j’ai eu de nombreux déboires avec cette société pour la livraison de vins commandés en primeur. J’ai reçu mes trois dernières bouteilles de 2008 hier et je suis donc libéré de ce lourd fardeau. En ce qui me concerne : 1855, plus jamais !!!

    Toutefois, je retire un vrai point positif de cette mésaventure : la découverte de LPV ! Si mes vins m’avaient été livrés à temps, je n’aurais peut-être jamais découvert ce forum ! Grâce à LPV, je nourris chaque jour ma passion pour le vin et j’ai fait de formidables rencontres, notamment au sein de LPV Lyon. A ce titre, je remercie donc chaleureusement 1855 😉

    Bon, pour le reste, ce fut fastidieux, laborieux et chronophage ! Si je puis me permettre d’ajouter un conseil pour ceux qui attendent encore du vin : rendez-vous dans leurs locaux ! Dans mon cas, ce fut à chaque fois un accélérateur non négligeable de la livraison. Et n’hésitez pas à demander qu’ils vous envoient des bouteilles gratuites pour compenser la gêne occasionnée. Ils envoient paradoxalement plus vite les bouteilles gratuites que celles qu’on a payées 😎

    Bonne chance et bon courage à tous,

    Cordialement.

    Médéric
    Participant

    Bonjour,

    Enzo,
    Considérons que j’a mal interprété ton message… Les smileys semblent parfois sujet à confusion. Au temps pour moi.
    Je ne recherche pas les comliments sur le CR (d’autres sont d’ailleurs bien plus doués que moi dans cet exercice) mais bien les réactions sur le vin ! C’est pourquoi, comme indiqué précédemment, je ne mettais pas en cause le fond de ton message (constructif). Enfin, pour les 5 CR de la cuvée longue garde 2001 du Château Jean-Pierre Gaussen, je ne comprendrais pas qu’ils saoulent tout le monde : au contraire ! Un lien direct vers ces derniers permettrait au lecteur de comparer les impressions de chacun et pourquoi pas de suivre l’évolution de ce vin…

    Arnaud,
    Merci pour les impressions rapportées ici qui me permettent de rebondir sur un point : « La bouche est énorme, quasi violente ». C’est précisément ce que j’ai ressenti en buvant ce vin seul mais l’accord avec la grouse lui a vraiment rendu service. C’est une viande très forte, que je goûtais pour la première fois mais qui a eu le mérite non négligeable de tenir tête aux vins et paradoxalement d’atténuer leur puissance…

    Oliv,
    Merci pour ce lien. la bouteille bue avec LPV Lyon à quelques mois d’intervalle seulement nous a semblée bien plus ouverte en effet ! Peut-être pouvons-nous trouver une explication dans les conditions d’ouverture ? Les vins nous ont été servis en bouteille mais avaient-ils été carafés au préalable ? Pierre et Philippe pourront sans doute nous apporter des précisions sur les conditions de préparation de la dégustation.

    Cordialement,

    Médéric
    Participant

    Bonjour Enzo,

    Rédiger un CR de dégustation implique de retranscrire par écrit des sensations visuelles, olfactives et gustatives qui, par essence, représentent des ressentis parfaitement subjectifs à un instant donné.

    Peut-être me suis-je trompé en décrivant un boisé marqué pour qualifier le nez de la cuvée longue garde 2001 du Château Jean-Pierre Gaussen, peut-être pas… Les CR à suivre des autres membres de LPV Lyon nous permettront d’entrevoir une réponse.

    En tous cas, je ne comprends pas le ton narquois de ton intervention (cf. ironie + smiley). Le même message de fond (intéressant au demeurant) aurait pu être exprimé de toute autre manière en évitant ce caractère désobligeant envers quelqu’un qui a consacré un certain temps à soigner la rédaction et la mise en forme d’un CR complet d’une dégustation de 12 vins. Je rebondis sur ton message car tu avais déjà procédé de la sorte pour notre dégustation du mois de mai 2011 (ici).

    Pourquoi ne pas plutôt nous faire part des tes impressions personnelles sur les vins dégustés ici ?

    Cordialement,

    Médéric
    Participant

    Il me semble avoir lu quelque part que le coefficient moyen appliqué par les cavistes était compris entre 1,8 et 2. Ici, le coefficient semble inférieur…

    Cordialement.

    Médéric
    Participant

    Bonjour Aladin,

    J’ai dégusté ce même vin fin août avec des amis et tu en trouveras le compte-rendu ICI
    Il semble que le vin se soit présenté sous un meilleur jour.

    Bien cordialement.

    Médéric
    Participant

    C’est une chance Benoit !

    Ma venue au domaine il y a six mois m’a vraiment refroidi alors que j’apprécie beaucoup les vins qui y sont produits. Je pourrai te faire part de cette expérience par ailleurs mais ne polluons pas plus cette discussion consacrée à Dugat-Py…

    Bien cordialement.

    Médéric
    Participant

    [quote= »jean-luc javaux »]
    Le coeur de Roy à 100 euros,c’est quand même pas rien… 😎
    Et sans avoir goûté,moi,je prends autre chose mais libre ,évidemment,à chacun de faire ce qui lui plaît plaît plaît…
    [/quote]

    Parfaitement d’accord ! A ce prix-là, on doit pouvoir trouver les grands crus de chez Trapet (hors Chambertin) sur le même millésime [size=small](Là-bas pour le coup, l’accueil fut vraiment déporable, même si on a goûté toute la gamme ! :()[/size]

    Bien cordialement.

    Médéric
    Participant

    Bonjour Eric,

    Comme je n’ai pas pu goûter, je m’en suis référé aux critiques spécialisées pour acheter. On trouve très facilement sur Internet les notes ET les commentaires de dégustation de Burghound, IWC et Wine Advocate pour les Dugat-Py 2009. Ce n’est certainement pas aussi bien que de goûter soi-même, mais c’est un début.

    Bonjour Guillaume,

    Je ne connais que les tarifs des vins qui m’ont été proposés et je ne peux donc te répondre que partiellement : Coeur de Roy 2009 est à 65€ TTC départ cave. Evocelles doit être proposé à un prix similaire. Je ne connais pas le prix de Petite Chapelle mais Champeaux est à 100 € TTC départ cave.
    Les recommandations de Madame Dugat-Py sont effectivement de laisser le temps à ces vins de se faire (elle avait d’ailleurs insisté sur le caractère de garde de Petite Chapelle) mais elle m’a indiqué que le Gevrey VV pourrait probablement commencer à s’ouvrir dans 3-4 ans. C’est sans doute une autre histoire pour le Coeur de Roy…

    Bien cordialement.

    Médéric
    Participant

    Rachid,

    J’ai eu le plaisir d’êtrre reçu au domaine Claude Dugat il y a 6 mois et j’ai pu goûter les 2010 sur fûts et les 2009 en bouteilles (mais pas la Griotte :(). Je vous rejoins sur un point : la qualité incroyable des vins qui y sont produits ! (dans un style vraiment différent de ceux de Dugat-Py par contre). Toutefois, exception faite de la dégustation, l’accueil m’a semblé similaire : chaleureux, passionné et généreux… mais je n’ai malheureusement rien pu acheter (à part un peu de Gybriotte, excellent par ailleurs…)
    S’agissant des vieilles vignes de Bernard Dugat-Py, je ne connais personnellement pas ou peu de domaines bourguignons où l’âge moyen des vignes est aussi élevé, mais je ne demande qu’à découvrir ! Car, comme vous le soulignez, il me reste encore quelques kilomètres à parcourir dans cette magnifique région :)o

    Bien cordialement.

    Médéric
    Participant

    [quote= »HERBEY 99″]
    J’ai cessé la fréquentation du domaine à ce moment là. les prix étaient élevés (déjà!) et impossible de goûter la moindre goutte au domaine. De plus l’accueil laissait franchement à désirer.
    [/quote]

    Bonjour Rachid,

    Je ne peux pas laisser écrire cela sans réagir ! J’ai eu le privilège de devenir client avec le millésime 2009 et je suis passé lundi 31 octobre au domaine récupérer mes bouteilles. Madame Dugat-Py nous a accueillis très chaleureusement et n’a pas compté sont temps pour nous faire visiter l’Aumônerie et nous initier à la philosophie si partticulière du domaine. Nous avons passé 1h30 en sa compagnie (nous n’étions pourtant que deux) et j’ai beaucoup appris !

    Il est vrai que le fait de ne pas goûter est frustrant mais lorsque l’on observe les quantités disponibles sur certaines cuvées (moins de deux pièces pour certaines, le Chambertin ayant par exemple un fût à sa mesure tant la quantité produite est faible), on peut comprendre ce choix…

    Pour ce qui est des tarifs, c’est effectivement très élevé, c’est incontestable… mais c’est aussi à mettre en perspective avec le très vieil âge des vignes, leur faible rendement, le travail méticuleux et la rigueur extrême qui est aplliquée au coeur des parcelles. Mais soyons honnêtes : si je n’avais pas pu acheter directement au domaine, je n’aurais certainement pas pu me permettre d’acquérir ces flacons après qu’un caviste ait appliqué son coefficient…

    Bien cordialement.

    Médéric
    Participant

    Bonjour,

    Moi aussi je suis à la bourre ! J-2 avant notre prochaine session et j’avais complètement oublié ce CR… Voici donc mes impressions.

    Le premier vin est bu seul, en guise d’apéritif et nous est offert par Monsieur Franck Jabouley

    Vin blanc N°1 :
    Carafé 1h avant la dégustation
    La robe est limpide, de couleur jaune claire et présente des reflets verts. Le premier nez est très fruité, mais aussi beurré et brioché. Apparaissent ensuite à l’aération des arômes de noisette et de grillé, mais seulement après quelques minutes dans le verre. La bouche est assez fondue et d’une très bonne longueur. Bien ++
    Bourgogne 2003, Jean-François Coche-Dury

    Nous poursuivons la soirée par l’analyse de 5 flacons odorants issus de la collection « Le Nez du Vin » de Jean Lenoir : 2/5 pour moi… Pas brillant ! Quelques informations générales sur la région bourguignonne nous sont ensuite rappelées. La production de la région représente 3% de la production française et se répartit à 61% en blancs, à 31% en rouges et à 8% en rosés. Il existe 34 Grands Crus et 562 climats classés en Premiers Crus.

    Vin blanc N°2 :
    Carafé
    La robe est parfaitement limpide, de couleur jaune soutenue, voire dorée, mais présente néanmoins de légers reflets verts. Le premier nez est explosif sur des arômes plutôt floraux. Le second nez se présente ensuite légèrement réduit. L’attaque est tout de suite volumineuse et grasse. La bouche est très fondue et marquée par des notes vanillées et boisées. La matière est là, le vin se tient bien et on pourrait seulement lui reprocher un léger manque de tension. Très Bien –
    Vougeot 1er Cru « La Clos Blanc » 2006, Domaine de la Vougeraie
    Domaine en biodynamie depuis 1992

    Vin blanc N°3 :
    Carafé
    La robe est jaune paille avec de légers reflets verts. Le premier nez est très puissant, très expressif : des arômes grillés et miellés se reconnaissent immédiatement. On nous annonce la mangue et les fruits jaunes, que je suis en effet parvenu à distinguer à l’aération, mais que je n’aurais peut-être pas identifié seul. En bouche, le vin est très racé mais très souple. Il présente une belle trame aromatique en lien avec son bouquet. C’est un vin parfaitement construit sur une magnifique tension mais qui mêle également gras et minéralité. L’amertume porte la finale. Grosse claque ! Excellent
    Meursault 2002, Jean-François Coche-Dury

    Vin blanc N°4 :
    Carafé
    La robe est de couleur or, parfaitement uniforme, limpide et brillante. Le nez est bien plus évolué que celui de ses prédécesseurs : miel, pêche bien mûre, mirabelle, pâte de fruits… La bouche confirme cette sensation d’évolution et se caractérise par une attaque très milellée, et s’étoffe sur les mêmes arômes fruités qu’au nez. On nous annonce « champignons » mais je ne parviens pas à les distinguer. Malgré l’âge présumé de ce vin, l’acidité porte bien la finale. Déstabilisant de prime abord, c’est incontestablement un grand vin qui m’encourage (si besoin était) d’attendre les grands vins blancs bourguignons. Très Bien +
    Chablis 1er Cru « Monts Mains » 1997, domaine Raveneau

    Conclusion sur les blancs :
    Que la Bourgogne est belle lorsqu’elle se présente comme cela !

    Vin rouge N°1 :
    La robe arbore une couleur rubis brillant, « pétant » et un disque légèrement évolué. Le nez pinote admirablement et nous remplit les narines telle une corbeille de fruits rouges dont se dégagent aussi quelques notes poivrées. L’attaque est mordante sur un fruité croquant. Ce vin frappe fort mais parait un peu éphémère car la finale tombe un peu. L’acidité qui caractérise ce vin me fait pencher pour une jeune bouteille… Bien +
    Volnay 2001, domaine des Comtes Lafon
    Je dois reconnaître que je suis un peu déçu au regard du pédigrée (et du prix) de ce vin qui est tout de même d’une jeunesse insolente après 10 ans en cave.

    Vin rouge N°2 :
    La robe est d’un rubis plus sombre. Le nez est cette fois plus discret mais toujours sur les fruits rouges et notamment la griotte. Il s’ouvre véritablement à l’aération toujours sur les fruits rouges. L’attaque est gourmande et conforme à ce que le nez nous laissait présager. Ce vin est soyeux en bouche, peu dense même si les tannins sont présents. La finale est marquée par des arômes de tabac et de fumée. Très Bien –
    Beaune 1er Cru « Les Clos des Mouches » 1998, Domaine Joseph Drouhin
    Encore un vin qui cache bien son âge !

    Vin rouge N°3 :
    La robe est d’un rouge rubis très pur. Le nez m’évoque la rose fânée et les fruits rouges. L’attaque est explosive puis vient une matière veloutée, harmonieuse, subtile et qui dure… La puissance est maîtrisée dans ce vin tout en dentelle : magnifique ! Excellent
    Bonnes-Mares 2006, domaine de la Vougeraie

    Conclusion sur les rouges :
    Ce fut une belle série qui s’est achevée en beauté avec le Bonnes-Mares. Heureusement d’ailleurs car la comparaison avec la série des blancs aurait fait mal… Si les rouges étaient indéniablement de qualité, je m’attendais à ce que l’on nous présente des bouteilles d’un petit cran au-dessus.

    Vin de dessert :
    La robe est orangée et le nez s’ouvre sur la pomme et la noix. La bouche est moelleuse sans être écœurante : digeste, élégante et au bon goût d’abricot. Une belle découverte Très Bien
    Vin de Table « Pressurage de Novembre » 2006, Patrick Charlin (22€ les 37,5 cl)
    Assemblage : 70% Chardonnay et 30% Altesse

    Conclusion générale :
    Encore une très belle soirée tous ensemble, dans un cadre magnifique. Les commentaires et les informations des responsables de cave durant la dégustation sont un vrai plus. Expérience à renouveler sur une thématique ou une région aussi pointue que la Bourgogne.

    Bien cordialement.

    Médéric
    Participant

    Bonjour,

    Dans la série « je rattrape mon retard en matière de CR de LPV Lyon », voici l’opus du mois de juin 2011 :

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    [size=large]1ère partie : les Sauvignon de Centre-Loire (1/2)[/size]
    à l’aveugle

    [hr]

    Le premier vin est bu seul, en guise d’apéritif :

    Vin blanc N°1 :
    La robe est d’un joli jaune, brillante et limpide. Des arômes de mirabelle se dégagent du verre. La bouche est marquée par une légère sucrosité et fait preuve d’un beau volume. C’est gourmand et agréable et tout à fait adapté à l’apéritif. Bien
    Ménetou-Salon – Morogues « Clos des Blanchais » 2006, domaine Henry Pellé

    [URL=https://imageshack.us/photo/my-images/851/1menetou.jpg/][IMG=https://img851.imageshack.us/img851/2180/1menetou.jpg][/URL]

    Les deux vins suivants sont servis en parallèle, en attendant l’entrée :

    Vin blanc N°2 :
    La robe est très claire, translucide et arbore des reflets verts. Le nez est expressif (poire ?). La bouche est plus vive que celle du premier vin mais moins tranchante que celle du suivant. De bonne longueur, elle m’évoque la pomme verte. L’acidité semble s’estomper au fur et à mesure que le vin s’aère. Bien
    Reuilly « Les Pierres Plates » 2009, Denis Jamain

    Vin blanc N°3 :
    La robe est quasiment identique à celle du vin précédent. Le nez rappelle immanquablement le « pipi de chat ». J’apprends ce soir qu’on le qualifie alors de variétal… Je trouve cela très déplaisant. La bouche joue aussi sur une trame acide, mais bien plus marquée. Si elle est assez longue, je la trouve trop peu charmeuse. C’est un vin très difficile à aborder pour moi, tant au nez qu’en bouche. Assez Bien –
    Quincy « Les Nouzats » 2009, domaine Valéry Renaudat

    Les deux vins suivants accompagnent la brandade de cabillaud au basilic et son émulsion au basilic.

    Vin blanc N°4 :
    La robe est claire mais plus soutenue, avec des reflets jaunes/verts. Le nez est miellé et je perçois une pointe de pierre à fusil. La bouche est d’une bonne amplitude et d’une grande longueur. On retrouve cette touche miellée. J’aime beaucoup. Très Bien
    Sancerre « Les Monts Damnés » 2004, François Cotat

    Vin blanc N°5 :
    La robe est limpide, d’un jaune plus soutenu. Le nez est d’abord fermé puis s’ouvre sur le pamplemousse. Ce vin est bâti sur une belle trame acide mais la vivacité de la finale se relativise au réchauffement. Bien +
    Pouilly-fumé « Pur Sang » 2004, Didier Dagueneau
    Ce vin semble trop jeune et ne se montre assurément pas sous meilleur jour, au regard de sa notoriété, de son prix et surtout de mes expériences passées sur d’autres millésimes…

    [hr]

    [size=large]2ème partie : la Vallée de l’Agly[/size]
    à l’aveugle

    [hr]

    Les deux premiers vins rouges sont bus en parallèle et accompagnent la terrine de caille au serpolet.

    Vin rouge N°1 :
    La robe est noire, très grasse. L’alcool domine largement le premier nez. L’aération fait ressortir un arôme de cendre et une pointe réglissée. La bouche me rappelle volontiers celle d’un Porto. Elle est tannique, rustique, astringente mais néanmoins gourmande. Bien –
    Côtes-du-Roussillon-Village « Le Désir » 2005, domaine de La Coume du Roy
    Assemblage : Grenache, Carignan, Syrah

    Vin rouge N°2 :
    La robe est noire et présente un disque violine. Le principal arôme au nez est le caramel. L’attaque est moins agressive et le reste de la bouche plus ample, plus soyeux mais reste malgré tout très masculin. La longueur est bonne. Bien
    Vin de Pays des Côtes Catalanes « Cuvée Jean Pull » 2007, domaine des Soulanes
    Assemblage : Grenache, Carignan, Syrah

    Les deux vins suivants sont eux aussi bus en parallèle et servent d’intermède avant l’arrivée du prochain plat.

    Vin rouge N°3 :
    Ce vin se démarque d’abord par la présence d’une capsule vissée.
    La robe est légèrement plus claire et affiche un disque rouge sang. Le nez m’évoque tout de suite la cerise griotte. Le premier constat réside dans la température de service : ce vin est servi plus frais que les deux premiers et cela lui rend vraiment service. L’attaque et le milieu de bouche semblent plus moelleux alors que la fin de bouche est plus astringente mais agréable, sur les fruits bien mûrs. La perception de l’alcool est moins forte. Ce vin ne me renverse pas mais il est bon et gourmand. Bien
    Côtes-du-Roussillon-Villages 2006, domaine de la Coume-Majou
    Assemblage : Grenache, Carignan et Syrah

    Vin rouge N°4 :
    La robe est plus sombre avec un disque pourpre et un gras modéré. Je perçois au nez des arômes de cassis et de vanille. Servi plus frais lui aussi, ce vin présente plus de matière mais un peu moins de fruité en bouche. Assez Bien
    Vin de Pays des Côtes Catalanes « L’Enfant Perdu » 2008, domaine des Enfants
    Assemblage : Grenache, Carignan et Syrah

    Les deux vins suivants accompagnent le magret de canard rôti au chorizo.

    Vin rouge N°5 :
    La robe est noir/bordeaux avec un disque pourpre. Le premier nez est discret puis viennent les fruits rouges à l’aération. Ce vin est bien fait, fondu, long concentré : c’est très bon malgré une finale alcooleuse. Très Bien –
    Côtes-du-Roussillon-Villages « Ciel Liquide » 2006, Jean-Philippe Padié

    Vin rouge N°6 :
    La robe est ici beaucoup plus noire avec un disque violet foncé. Le premier nez est discret avant de s’ouvrir sur le cassis. En bouche, ce vin est moins soyeux que le précédent mais néanmoins plus concentré et plus riche (cassis toujours). Je prends plus de plaisir avec ce dernier vin. Très Bien
    Côtes-du-Roussillon-Villages « Vieilles Vignes » 2007, domaine du Clos des Fées

    Conclusion sur les rouges :
    Je crois que mes goûts ne se portent pas spécialement sur cette région. Autant j’avais découvert le Languedoc avec réel plaisir, autant le Roussillon ne m’a pas plus emballé que ça. Malgré la puissance, j’avais trouvé une certaine finesse aux vins du Languedoc dégustés avec LPV Lyon alors que je trouve ceux de la Vallée de l’Agly, dégustés ici, dans un registre massif, presque brutal. Je retiendrai surtout les deux derniers vins, qui m’ont bien plu. Les autres rouges ne m’ont pas particulièrement convaincu.

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    [size=large]3ème partie : les Sauvignon de Centre-Loire (2/2)[/size]
    à l’aveugle

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    Retour des blancs sur la bûche de chèvre cendrée (Saint-Maure de Touraine) et son miel au Romarin qui nous ont offert des mariages parfaits.

    Vin blanc N°6 :
    La robe est claire, limpide avec des reflets jaunes. Le nez est frais et un peu calcaire. L’acidité en bouche est très rafraîchissante et ne perturbe pas l’équilibre général de ce vin qui pêche uniquement par sa modeste longueur en bouche. Très Bien –
    Sancerre « Chavignol » 2010 de Gérard Boulay

    Vin blanc N°7 :
    Cette robe est encore plus claire, presque translucide mais présente des reflets jaunes moutarde et un certain gras sur les paroies du verre. Le nez est très floral (lys) et l’aération le porte sur des notes de pierre à fusil. La bouche est tendue mais moins que celle du précédent vin. L’acidité porte bien la finale. Très Bien –
    Sancerre 2010, domaine Vacheron

    Conclusion sur les blancs :
    J’ai vraiment apprécié les blancs de cette soirée, issus d’une région que j’ai un peu délaissée ces dernières années au profit des blancs bourguignons, plus gras et charnus. Je vais essayer de rectifier le tir car il y a là de vraies pépites, pouvant se marier habilement avec certains mets.

    [hr]

    [size=large]Epilogue[/size]
    à l’aveugle

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    Les abricots rôtis au thym et leur glace à la vanille accompagnent le vin de dessert :

    Vin de dessert :
    La robe est noire, impénétrable. Le nez me parait goudronné. La bouche est gourmande, marquée par les fruits noirs confiturés. Le tout est bien équilibré. Bien +
    Maury « La Coume du Roy » 2007

    Conclusion générale :
    Une nouvelle soirée conviviale et animée (notre ami Jean Pull n’y étant pas étranger…) au tableau de chasse de LPV Lyon. Les deux thématiques étaient intéressantes, même si j’ai préféré les blancs. Encore un grand merci aux organisateurs !

    Médéric
    Participant

    CR: Domaine Droin – Chablis 2009 :
    Bonjour,

    Mon compère LPVien lyonnais Laurent C. m’avait vanté les mérites de ce domaine chablisien que je ne connaissais que de réputation. J’ai donc acquis une bouteille de Chablis 2009 de Droin la semaine dernière que j’ai ouverte samedi soir pour accompagner du saumon fumé. La bouteille a été carafée 15 minutes avant le service, pour lui permettre de s’ouvrir un peu et de gagner quelques degrés.

    La robe pale annonçait un vin jeune, tout comme les notes citronnées au nez. Malgré mes craintes sur ce millésime 2009, le vin s’est montré tendu en bouche et toujours sur des notes d’agrumes. La finale, d’une longueur honorable était portée par des notes presque iodées. Si je n’ai pas tout à fait éprouvé autant de plaisir qu’avec un Chablis de Dauvissat, je dois toutefois reconnaître que le niveau m’a semblé très bon, surtout au regard des écarts existants entre les prix cavistes de ces deux domaines… Belle découverte qui m’incite à encaver et à découvrir les premiers et grands crus.

    Bien cordialement.

    Médéric
    Participant

    Bonjour Rachid,

    Je ne doute pas non plus du potentiel d’un Crozes sur le fruit, mais je n’avais pas beaucoup d’autres choix sur cette appellation… et il s’agit par ailleurs d’une cuvée que j’apprécie beaucoup !
    Le lendemain, il ne restait plus de Morgon mais nous avons fini le Crozes qui s’était un peu ouvert (au nez surtout, un peu moins en bouche) mais qui ne présentati pas ce fruité que j’avais apprécié sur le millésime 2004, bu il y a deux ans… Il me reste encore deux bouteilles de ce 2007 et je ne suis pas prêt d’y retoucher avant au moisn 3 ans !

    Bien cordialement.

    Médéric
    Participant

    Bonjour,

    Voici mon retour sur mon expérience de vendredi dernier. Prenant en compte les conseils mentionnés plus hauts, j’ai servi en parallèle un Beaujolais et un Crozes-Hermitage :
    – Morgon Côte du Py 2009 de Jean Foillard
    – Crozes-Hermitage cuvée Albéric Bouvet 2007 de Gilles Robin
    Les deux vins ont été ouverts deux heures avant et carafés juste avant le service.

    A cet instant donné, le constat fut pour moi sans appel : le Morgon a remporté la mise et haut la main ! Cela tient notamment au fait que le Crozes s’est montré sous un bien mauvais jour : fermé, amer et peu séducteur… soit tout le contraire du Morgon : expressif, fruité et gourmand mais avec une matière non négligeable.

    Bien cordialement.

    Médéric
    Participant

    Rachid, Mathieu,

    Merci pour vos conseils. Je crois que je vais abandonner l’Hermitage au profit d’un Crozes (Albéric Bouvet 2007 de Gilles Robin)

    Bin cordialement.

    Médéric
    Participant

    Bonjour,

    Je me permets de relancer un peu ce fil qui m’intéresse tout particulièrement puisque je prévois du boudin noir aux pommes pour vendredi soir. J’ai bien noté les idées Beaujolais et Crozes qui me plaisent mais je vous sollicite pour d’autres suggestions 😉

    Par ailleurs, que pensez-vous de l’accord avec un Hermitage ? Je pensais au Monnier de la Sizeranne de Chapoutier en 2003.

    Merci d’avance pour vos avis éclairés.
    Bien cordialement.

    Médéric
    Participant

    Bonjour Enzo,

    Ce qui est marrant c’est que j’ai eu une pensée pour toi en écrivant cette phrase… et je m’attendais fortement à une telle réaction. C’est la raison pour laquelle j’ai pris le soin de mentionner : « Le nez est très sudiste avec notamment des parfums de caramel, de grillé et même de barbe à papa ». Ce n’est donc pas exclusif et met plutôt l’accent sur certains arômes un peu moins classiques. Bon, la barbe à papa n’a rien de sudiste, je te l’accorde !

    Je n’ai rien contre le Sud-Ouest (surtout en liquoreux !) et je n’y serai pas réfractaire à l’avenir. Simplement, il arrive parfois que la dégustation de certains vins précis m’encourage à aller un peu plus loin dans la découverte d’une région donnée (comme ce fut la cas pour le Languedoc par exemple). Ici, ce ne fut pas le cas, du tout. Je n’aurai donc pas de réticence à goûter d’autres vins de cette région à l’avenir, mais je ne me précipiterai pas non plus chez mon caviste pour en acheter…

    Bien cordialement.

    Médéric
    Participant

    Bonjour Manu,

    C’est corrigé !

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