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- 26 mars 2024 à 22h38
- in reply to: Domaine Jean-Paul & Benoît Droin, Chablis
CR: Domaine Jean Paul et Benoît Droin – Chablis Grand Cru – Valmur – 2020
Dégusté au verre, au Chablis Wine Not.
Très content d’avoir pu goûter à cette cuvée en jeunesse pour en prendre la température, sans prendre le risque d’ouvrir une bouteille et de la gâcher.
Le nez est bien défini, un peu caillouteux, calcaire et citronné. Un Chablis qui se profile dans un registre puissant, et somme toute expressif, mais il est clair qu’à ce stade, il paraît tout de même un peu renfrogné (sans être fermé pour autant).La bouche est dans la même veine : beaucoup de volume ; un vin qui en impose, belle matière riche, légèrement caillouteuse et citronnée. Longueur plutôt bonne.
Garde : très sympa à déguster à ce stade, mais à attendre, bien sûr. Le vin se montrant d’un bloc. Je me suis noté 10 ans pour les GC que j’ai en cave sur ce (beau) millésime.
- 23 mars 2024 à 1h52
- in reply to: Domaine du Monteillet
[quote= »Manas post=1205862 userid=23933″]CR: Domaine du Monteillet – Condrieu – Chanson, 2018
Bu sur 3 jours, et principalement sur des noix de St Jacques sauce au beurre blanc, asperges, et plateau de fromages. Bonne entente (cette fois-ci) avec mon reblochon, et particulièrement bonne avec mon St Nectaire.
Un nez riche et expressif tout de suite, ça explose sur la pêche, l’abricot ; l’ensemble est porté un élevage vanillé luxueux.
Un fond minéral granitique complète ce panorama olfactif.La bouche se montre à l’unisson du nez : bien entendu expressive, riche et gourmande.
Mais, et c’est salutaire en cette période de chaleur, ça reste bien équilibré, sans lourdeur et surtout parfaitement contrebalancé par une belle persistance minérale.Garde : je boirai ma dernière d’ici maximum 2 ans
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A peu près un an plus tard, ma dernière bouteille sur ce millésime est tombée comme prévu au combat. Elle n’a pas résisté à l’appel du beau foie gras qui était alors convié à ma table.Je reprendrai le CR ci-dessous, en ajoutant que j’ai trouvé ce Condrieu toujours aussi délicieux, et désormais bien évolué. Bu sur 3 jours, il a commencé à décliner un petit peu à J+2 avec un surcroît d’acidité moins agréable ; conjugué à la robe présentant une certaine évolution, j’en conclus qu’il est désormais bien à boire.
Un nez toujours aussi causant et riche, sur les arômes pré-cités, et auquel je crois pouvoir ajouter de fines notes de mandarine. Toujours cette sensation minérale qui équilibre parfaitement l’ensemble.
Belle tension en bouche qui, à l’instar du nez, rend l’ensemble digeste et harmonieux.Très belle bouteille, hâte d’attaquer les 2019, maintenant.
- 20 mars 2024 à 15h00
- in reply to: Domaine E. Guigal
CR: Domaine E. Guigal – Gigondas, 2020
Dégusté hier soir chez des amis pour une soirée pizza.
Le nez est moyennement expressif, fait de fruits noirs, de garrigue, et une pointe d’alcool qui déséquilibre le nez.
La bouche se montre plutôt appréciable au premier abord, y a de la matière, le fruité ressort un peu, mais la fin de bouche laisse poindre un déséquilibre, total pour le coup, sur l’alcool qui a rendu la dégustation difficile pour toute la tablée, laquelle est pourtant friande des vins costauds.
Très très moyen, et parfaitement dispensable.
- 17 mars 2024 à 19h44
- in reply to: Domaine Louis Claude Desvignes, Morgon
CR: Domaine Louis et Claude Desvignes – Morgon – Javernières, « Aux Pierres », 2022
Le hasard a voulu que je boive exactement la même bouteille qu’Olivier le week end dernier, à l’occasion d’un repas dans la belle famille, et pour accompagner un poulet de Bresse récupéré le matin même chez une productrice locale. Poulet qui a ensuite été farci au persil, et massé au beurre d’Etrez.
Bouteille épaulée la veille au soir pour le déjeuner du lendemain.
Difficile de passer après Olivier, je me contenterai simplement de confirmer qu’on a là affaire à un sacré vin. Une première pour moi avec le domaine. Le nez est réellement causant, en effet profond, fruité, avec les notes de cerise et de myrtille dejà évoquées. Belle pureté de fruit. Je perçois aussi beaucoup de soyeux et de douceur dans ce nez plein de distinction.
La bouche est complexe, le jus est dense, caressant, on perçoit une tension en fin de bouche et une belle longueur. Madame perçoit un léger perlant, il y a peut-être du vrai, je l’assimile pour ma part à cette tension pré-citée. En tout cas, il y a vraiment quelque chose d’assez unique, voire de déroutant, dans la texture même du vin qui oscille entre l’aérien, la tension, la gourmandise.
Très très beau Morgon.
- 17 mars 2024 à 16h13
- in reply to: Domaine E. Guigal
CR: Domaine E. Guigal – Côte-Rôtie – Château d’Ampuis, 2003
Une première pour moi sur un si vieux Château d’Ampuis, j’avais donc grand hâte d’en prendre le température, tant pour ma culture, que pour mes papilles. Un vin qui aura accompagné à merveille un faux-filet de bœuf d’une grande tendreté, acheté chez un petit boucher ardéchois chez qui je fais mes provisions lorsque je suis dans le secteur. Les bêtes sont élevées en Haute-Loire et offrent un rapport qualité prix tout simplement exceptionnel. Une viande rehaussée au sel du Béarn, et au poivre noir du moulin de Kampot.
J’avoue avoir eu un doute sur la préparation, j’ai opté pour une ouverture à 9h, puis épaulée à 11h pour vérifier quand même que la bouteille n’a pas de pet. Bouchon royal au bar.
A l’ouverture, le vin rassure, pas très complexe mais ça sent la Syrah d’âge vénérable intacte. J’escompte toutefois une évolution dans le verre… Au fil de la dégustation, le nez se développe, s’étoffe. Il se montre très expressif, volumineux et en place, propose des notes tertiaires, de cuir, de tabac, de terre, de poivre, et de fruit encore un peu présent. Plus d’élevage à signaler, seulement quelques belles notes de moka qui complexifient l’ensemble.
La bouche se fait velours, l’ensemble est complètement fondu, et pourtant le vin reste ample, puissant, belles notes de poivre. Il donne le change à mon faux-filet à merveille. En tout cas, si j’imagine que les Ampuisiens n’ont pas dû avoir froid en cette année caniculaire, cela ne se ressent absolument pas à la dégustation, l’ensemble reste « frais », harmonieux et équilibré.
Voilà pour la descriptions la plus objective possible du vin. Maintenant, plus subjective, notre ressenti. J’ai demandé innocemment à la Taulière à la mi-dégustation ce qu’elle pensait du vin. Sa réponse était que c’était très bon mais sans doute un peu trop évolué. Je pense exactement pareil, et je disais à table justement qu’autant il manquait 10 ans à mon Léoville Barton 2001 d’il y a 2 semaines, autant là je pense qu’il y avait 10 ans de trop à notre goût.
Je me note à moi-même 10-15 ans de garde pour celles que j’ai en cave sur de beaux millésimes.
Garde : très belle bouteille, à boire, mais sans urgence.
- 13 mars 2024 à 16h22
- in reply to: Domaine Vincent Dauvissat, Chablis
CR: Domaine Vincent Dauvissat – Chablis, 2015
Bouteille dégustée au restaurant Oh Vin Dieu ! Elle est servie carafée.
Le nez est expressif, on est littéralement au-dessus d’une bourriche d’huîtres, c’est très marin, rocheux, et salin dans une moindre mesure. Je suis assez fan de ce profil minéral dans le Chablis, mais c’est un nez d’un bloc, assez monolithique et qui n’évoluera d’ailleurs pas nonobstant le carafage d’1h.
La bouche fait preuve d’une belle tension saline et d’une belle longueur. On y retrouve cette fraîcheur marine bienvenue et cette sensation rocheuse.
C’est une belle bouteille. Par contre, je garde un meilleur souvenir de cette même bouteille dégustée il y a 2 ans au Maufoux, elle avait d’ailleurs largement surclassé un Butteaux Raveneau 2016. On avait alors une grande évolution en bouche, et une complexité supérieure à celle trouvée hier soir, qui se montrait vraiment d’un bloc.
- 7 mars 2024 à 0h20
- in reply to: Domaine Vincent Pinard, Sancerre
CR: Domaine Vincent Pinard – Sancerre – Pinot Noir, 2022
Epaulée 2h avant dégustation, et dégustée sur 2 jours. Sans grande évolution. Des petits toasts de chèvre chaud au lait cru viendront accompagner ce vin.
Nez fruité et délicat. On est sur les petits fruits rouges, cerise en tête, la ronce (léger), sur un fond minéral assez marqué (après recherches, sols argilo-calcaire et sous-sol calcaire). Très fines notes de torréfaction à J+1.
Bouche sapide, souple, tonique, qui conserve cependant une belle gourmandise. On y retrouve les notes de cerise.
La Taulière (qui se plaint de ne pas boire de Pinot assez souvent) a beaucoup aimé, il va donc falloir (encore une fois), pousser les murs de la cave…Garde : accessible d’ores et déjà, à revoir dans 5 ans
- 6 mars 2024 à 23h08
- in reply to: Marché aux vins d’Ampuis
Marché aux vins d’Ampuis 2024Comme toujours, un excellent moment à Ampuis, malgré le millésime majoritairement proposé : 2021. Ce marché aura confirmé plus que jamais 1) que tous les goûts sont dans la nature et que 2) le 2021 divise, clive.
J’ai échangé avec de nombreuses personnes très satisfaites de revenir à un millésime dit « classique » M. Semaska me disait qu’on revenait « à la normale », il a raison, peut être nos goûts ont-ils été trop biaisés depuis 2015, correspondant aux bientôt 10 ans de mon intérêt pour les vins du secteur. En attendant les prix auraient eux aussi du revenir « à la normale ». De la même façon qu’il ne nous viendrait pas à l’esprit dans un restaurant 2* d’accepter que la nourriture soit « correcte », on ne peut pas plus accepter qu’une cote rôtie facturée 70-100€ ne soit que « correcte », ou « normale », nous devons atteindre l’excellence, le coup de cœur.
En attendant, le seul juge dans l’histoire, c’est son propre palais, qui constitue la seule vérité. L’avantage de ce type de salon c’est qu’en goûtant de très nombreux vins, on peut commencer à se faire une idée. Et pour mon propre goût, je suis obligé d’avouer que le millésime 2021 est catastrophique pour les rouges en Rhône Nord. Certains nez s’en sortent très bien, mais les bouches sont toutes maigres, peu de volume/matière, tant et si bien que j’ai tout simplement, à la fin, arrêté de goûter les 2021.
Et ce n’est pas ce caviste du coin, paradant avec son Crozes-Hermitage Graillot 2021 et que j’ai entendu se moquer au loin de ceux qui critiquaient le millésime, qui me fera penser le contraire. Mais comme cela a été si justement dit dans d’autres topics, le discours de ceux qui vendent le vin n’est assurément pas le même que celui qui le boit.Quant aux 2022, mais aussi les quelques 2020, ils ont constitué la bouée de sauvetage de mon plaisir de cette année. Les cuvées dégustées présentaient toutes un bon niveau, une structure, et tout ce qu’il faut pour grandir en bouteille. Cependant, et il faut bien le reconnaître, elles méritent toutes un séjour en cave : elles goûtaient toutes très jeunes bien sûr, avec des nez parfois fougueux et partant dans tous les sens, engendrant ainsi moins de coup de coeur immédiat, d’harmonie, que 2020 par exemple. C’est un millésime que j’ai acheté et que je continuerai d’acheter, car il s’agit d’un grand millésime à mon goût.
Allez, en piste…
Coursodon
Je dois avouer que je m’y suis précipité goûter les 2022 avec l’excitation d’un enfant déballant ses cadeaux de Noël. Le coup de coeur absolu du salon est décerné sans conteste à cette somptueuse Sensonne (45€) qui fait montre d’une grande densité, soulignée d’un élevage classe au possible, précis et à sa place, qui, lorsqu’il se fondra (8-10 ans selon M. Coursodon), donnera là une splendide bouteille. Cette Sensonne a un peu servi de « bouteille étalon » : qu’à-t-on de mieux à ce prix ? Ma réponse, toute personnelle, après 2 jours de dégustation est « pas grand-chose », et c’est pour cela que je suis reparti du marché avec beaucoup de Sensonne, et finalement aucune côtie-rôtie 2021.
Je n’ai en revanche pas compris l’envolée tarifaire du Paradis Saint Pierre (67€) dont un échantillon mis en bouteille à l’occasion m’a laissé une impression très mitigée.
La Silice et l’Olivaie affichaient un bon niveau, à attendre sereinement.Guigal
Une Brune et Blonde 2020 qui semble commencer à avoir digéré son élevage depuis mes précédentes dégustations, toujours sur un fruits rouges gourmands, notes d’élevage. Le Château d’Ampuis 2020 (110€) était extra, sombre, intense ; je n’ai pas constaté d’énorme différence avec le non moins superbe 2019 que j’ai encavé en magnum. Pour moi, c’est toujours une superbe bouteille promise à un grand avenir, je trouve ça juste dommage une telle envolée tarifaire : presque 20€ de plus. Et pourtant elle reste la moins chère des plus belles côtes rôties du salon…
Cette année encore, les LaLaLa 2019 goûtaient toutes très bien. Une Mouline avec des notes de pot-pourri assez surprenantes, j’ai beaucoup aimé la Landonne également mais la palme d’or, revient à la Turque, quelle classe et quelle définition, dans un registre puissant, sombre et soyeux : on aurait presque envie de l’ouvrir maintenant.Montez
Pas de surprise. Les rouges n’ont pas le fond des précédents millésimes. Comme si je regoûtais les mêmes vins que l’an passé mais en version moins bien, en tout. Un papy moins flatteur, une Fortis méconnaissable. Le plaisir est arrivé par les blancs, avec notamment un très beau Condrieu Chanson 2022 (39€) que j’ai acheté, belle richesse au nez alliant fruité expressif (pêche), minéralité granitique apportant fraîcheur, et élevage bien dosé. Comme d’hab, toujours très belle cuvée, à tarif encore pas trop élevé pour le secteur.
Gerin
Le Saint Jo 2022 se présentait très bien, beaucoup de matière et de richesse, il faudra patienter au moins 5 à mes yeux car, à l’image de pas mal de 2022, ça part un peu dans tous les sens ! Bel élevage dans le Champin (49€), et quelques notes de fruits rouges au nez. La bouche est rêche et termine court, grrrr… La Viallière (68€) proposait pour moi l’un des plus beau nez de tous les 2021 présentés : intense, sauvage, sombre et minéral. La bouche malheureusement s’étiole rapidement. Même constat pour les Grandes Places (coup de coeur absolu des 2 dernières années) et la Landonne (190€) avez des nez ravissants, mais des bouches présentant maigreur et moindre intensité. Gerin n’avait pas (ou peu) augmenté ses prix ces dernières années, notamment sur les 2 grandes, elles arrivent au plus mauvais moment, tant la qualité n’est ici pas au rendez-vous.
Mouton
Pas de côte-rôtie Maison Rouge cette année, elle est reversée dans l’Enomis. Il n’y a donc qu’un rouge à la dégustation, lequel propose un nez assez atone et une bouche à la matière maigre.
Effet millésime : cela reste un domaine qui travaille bien, produit des côte rôtie très abordables (38€) et chez qui je serai très heureux de faire le plein l’année prochaine.Tunnel
Cela fait plaisir de retrouver le domaine en pleine forme ! Tunnel ayant présenté les 2021 l’an passé (faibles, sans surprise…) j’étais enjoué à l’idée de goûter les 2022. Une gamme de Cornas cohérente avec des matières très riches que le temps devra dompter. Contrairement à 2020, j’ai eu l’impression que les vins goûtaient un peu moins bien jeunes et je ne me risquerai pas même à ouvrir le St Jo dès maintenant. A noter que ce St Jo, à 28€, constitue un rapport QP de tout premier ordre, constat partagé par plusieurs amateurs avec qui j’ai pu échanger. A garder 4-5 ans minimum.
Beaucoup aimé la trilogie de Cornas, et mon choix s’est porté sur le vin noir, à la structure ample. Beau rapport QP.
Enfin, le Saint-Joseph Peygros, cuvée qui avait fait l’objet du coup de coeur salon de l’an passé sur 2020, s’en est très bien sorti sur 2021. Peut-être même le plus beau 2021 dégusté à ce stade en Rhône Nord. Une sacrée bouteille !Semaska
Une de mes cuvées fétiches en cote rôtie, Château de Montlys 2021 décevant, pas de surprise. En revanche, somptueux Lancement et fleur de Montlys 2020 (120€), quelle matière séduisante, sensuelle ! Un de mes coups de coeur aussi.
Gangloff
Très joli Condrieu 2022 (60€), beaucoup de finesse dans l’expression de la minéralité qui atténue la richesse du fruité résultant de la fougue du Viognier. Une Barbarine (58€) aux notes précises de poivre blanc, en finesse, mais bien maigre ; tout comme le St Joseph (38€).
Même Gangloff ne m’a pas fait rêver sur 2021…
Chapoutier
Fâché avec le domaine, j’y ai tout de même passé une tête cette année. Et comme j’essaye toujours d’être le plus objectif possible, l’honnêteté me pousse à dire qu’il s’agissait là d’un beau moment de dégustation. Contrairement aux autres années, et que j’avais déjà déploré l’an passé, le domaine a ENFIN diversifié la gamme ouverte à la dégustation. On a pu goûter un Hermitage Sizeranne 18 très cohérente et presque prête. Le domaine proposait également (et enfin !) des côtes rôtie. D’abord la côte rôtie les Bécasses 2020 conforme à ce qu’on peut attendre du CR d’entrée de gamme. Et surtout, une très très jolie cote rôtie Quatuor 2019.
Prix salon attractifs.Durand
Le fait est que Confidences 2020 (57€) m’a plu, et comme c’est un « petit » domaine qui travaille bien, je me suis dit que ça valait le coup d’en encaver une petite cette année « pour voir » dans 10 ans. Les Cornas Empreintes et Prémices étaient sur 2021, ils étaient moins appréciables que sur 2020, néanmoins, pour rendre à César ce qui lui appartient, elle goûtaient plutôt pas trop mal et ne présentaient pas cette maigreur/dilution d’autres domaines.
Le Saint-Jo blanc du domaine, sur 2022, offre un bel équilibre entre richesse et tension minérale. La tension minérale assez intense par ailleurs, elle aurait presque pu m’envoyer à Chablis. Sur ce millésime solaire, c’est une bouteille rafraîchissante pour le secteur.Cuilleron
Peu de plaisir à la dégustation (rapide) chez Cuilleron, sur toute la gamme de 2021 présentée.
Ah si, à la fin, tout de même un peu de plaisir, il s’agissait de la Vialilière, et on était au-delà de 100€.- 4 mars 2024 à 0h27
- in reply to: Domaine Stéphane Ogier, Ampuis
CR: Domaine Stéphane Ogier – Collines rhodaniennes – La Rosine, 2021
Une cuvée que j’aime énormément et pour laquelle je me suis dit qu’il convenait pour une fois de faire l’impasse sur la réputation millésime.
Le nez est frais, et s’exprime sur de très belles notes de poivre fraîchement moulu. C’est délicat et à vrai dire sympa.
La bouche s’exprime également, et en fraîcheur, pas énormément de matière mais ça reste vraiment agréable. La syrah s’exprime, et en délicatesse, toujours sur ces notes de poivre blanc.
Je reste un pourfendeur du millésime 2021 mais là, pour à peine 20€ la bouteille, je salue le travail du vigneron, toujours très bon sur ses cuvées d’entrée de gamme.
Bravo !- 1 mars 2024 à 0h29
- in reply to: Château Léoville-Barton, Saint-Julien
CR: Château Léoville Barton – Saint-Julien – 2001
Bouteille achetée sur internet à tarif intéressant après négociation (55€).
Epaulée 2h avant dégustation, elle accompagnera à merveille une entrecôte XXL ramenée d’une coopérative du pays d’Auge, et quelques haricots verts cuits au beurre et à l’ail.
Le premier nez est vraiment rassurant : aucun soucis de bouchon ou de déviance quelconque. Il s’ouvre progressivement sur du cassis gourmand, la mine de crayon, le tabac. Fonds de verre très porté sur les épices.
L’ensemble est sous-tendu par une grande fraîcheur, induite sans doute par le côté mine de crayon. En bref, un nez aristocratique et classe qu’on prend plaisir à humer.La bouche est à l’image du nez : jeune, elle offre un fruit encore généreux et prédominant, elle est volumineuse, classe et longue. On retrouve encore cette fraîcheur / côté mine de crayon qui équilibre bien l’ensemble.
Garde : un beau vin, très agréable à boire, à revoir en fin de décennie pour plus de profondeur au nez, il y a encore du potentiel, le vin n’a clairement pas dit son dernier mot.
- 28 février 2024 à 0h35
- in reply to: Clos du Mont-Olivet, Châteauneuf-du-Pape
CR: Clos du Mont-Olivet – Châteauneuf-du-Pape (rouge), 2021
Ouvert 30 min avant puis bu sur 2 jours, principalement pour accompagner un filet mignon.
A l’ouverture, un nez juvénile, plutôt expressif, très délicat, floral avec des notes de rose, et sur des notes très fruitées, voire même sur le coulis de fruit rouge. Quelques notes d’épices, de la fraîcheur.
La bouche est généreuse, portée par une belle matière ample. Ce n’est pas immensément complexe à ce stade, mais ça se laisse boire de façon très appréciable. Bel équilibre fraîcheur/puissance. A J+1, le vin se montre un peu plus en place, il gagne en expressivité au nez et en amplitude en bouche.
Contrairement au Rhône Nord sur ce millésime, je trouve, à la lumière de cette dégustation, que le Rhône Sud s’en sort pas trop mal, pour ne pas dire « bien ». La fraîcheur confère une certaine délicatesse et une certaine distinction à ce vin ; et pourtant à aucun moment le vin n’a confiné à la maigreur comme c’est le cas au Nord. Le vin titre quand même 15°, sans pour autant qu’on ne les ressente un seul instant.
- 26 février 2024 à 0h43
- in reply to: Cave Yves Cuilleron
Moi qui étais à la bourre dans mon CR du marché aux vins d’Ampuis 2024, voilà qui va me me pousser à le terminer.
Soutien Oliv ![b]CR: Beronia – Rioja Crianza, 2020
[/b]
Nez plutôt expressif, et sympa, s’offrant sous un profil indéniablement parkérisé sur le chêne, les fruits noirs mûrs, et quelques notes de moka. Boisé certes, mais pas putassier (comme beaucoup de vins standards dégustés aux Etats-Unis par exemple), la matière reste agréable, et l’ensemble semble doux et soyeux. Belle fraîcheur également, qui permet au nez de ne pas sombrer dans l’excès, dans la lourdeur.
La bouche confirme l’intuition du nez : le chêne est présent, les tanins sont soyeux et la matière bien mûre. Le vin offre un bel équilibre, les 14° ne se sentent pas trop. Longueur très correcte.
Pour 7€ en GMS locale, on en a pour son argent, et on passe un bon moment, surtout en admirant les montagnes de l’arrière-pays Andalous.
Quelques jours passés en Andalousie, et l’occasion de tester de nombreux bars à tapas. Nous avons pu faire à nouveau certaines établissements qui nus avait plu il y a 3 ans, d’autres découverts grâce à LPV et divers guides.
Un mot sur les vins tout de même : j’ai trouvé les vins espagnols choisis dans les restaurants de belle facture pour le prix demandé. Là-bas, le vin est toujours très bien servi, bien au-delà des 12cl à la limite du trait que nous avons en France. Le vin est servi à la bonne franquette, avec de la générosité, à bon prix, et le prix au verre n’est pas bien supérieur au prix de la bouteille. En France c’est l’inverse, l’écart est bien plus élevé si bien qu’il est souvent pénalisant de prendre le vin au verre.
Les vins goûtés la-bas, principalement issus des appellations Ribera Del Duero et Rioja m’ont procuré du plaisir. Ce sont des vins satisfaisants pour quiconque n’est pas trop allergique au chêne et à la maturité de fruit. Les vins espagnols sont des vins incontestablement parkerisés, si bien qu’il m’a été difficile d’en déceler les personnalités ; mais ils étaient bien faits et ont accompagnés plus que correctement nos divers tapas. Et puis, à 3€ en moyenne pour des vins servis très généreusement, l’heure n’est ni à la philosophie ni à l’analyse sensorielle !
Dès le premier jour, on a fait fort, puisqu’on est tombés sur l’un de mes meilleurs bar à tapas que nous avons pu faire : du choix (tant en vins qu’en plats), de la qualité, des tarifs sages. Idéal après la visite de la Casa de Pilatos.
Bar Alfala
Ma photo est mal prise, mais il s’agit là d’un wok de cochon ibérique fameux.Casa Moreno
L’une des adresses que je voulais impérativement faire. Et j’avoue que j’ai été un peu décu. Bon tapas de jambon ibérique (12€) et verres de vins pour le moins économique (2,80€) mais choix restreint. Le payoyo servit était assez insipide. L’endroit est petit. Service rapide et agréable néanmoins.
La Brunilda
Le hasard a fait que ce bar à tapas était situé juste à côté de notre logement. Et je le recommande particulièrement. J’ai pris un mini hamburger très bien cuisiné, avec un boeuf au goût authentique et de qualité. L’endroit est dans un style moderne et agréable.
A la suite d’une promenade sur le puente Isabel II qui nous fait admirer le Guadalquivir et qui mène tout droit vers Triana, nous nous sommes arrêtés à la Anitgua Abaceria. L’endroit est pour le moins rustique et typique, c’est une atmosphère sympa !
Belle entrecôte (23€) et belles tartines, on s’est régalés.
Un seul point qui a un peu gâché l’expérience : le serveur nous a gentiment ramené une grosse tomate, qu’il nous a proposé en guise d’accompagnement. Toujours curieux et à l’écoute des recommandations, surtout dans de tels endroits, on a acquiescé. A la caisse, avec une addition à la mano, on m’a demandé 14€ pour cette simple tomate, que je n’ai d’ailleurs pas retrouvé sur la carte…Enfin, pas pris de photos, mais je recommande particulièrement la Casa Morales. Très bonne ambiance, il y a du monde, les tapas de qualité et le choix de vins au verre est très bien. J’avais déjà été satisfait il y a 3 ans. J’y ai dégusté un bon verre de Beronia qui est un vin que j’apprécie pour son rapport qualité-prix.
- 22 février 2024 à 13h08
- in reply to: Château Thivin
CR: Château Thivin – Côte de Brouilly – Clos Bertrand – 2020
Hier soir c’était menu Beaujolais Lyonnais à la maison, avec un merveilleux saucisson brioché ramené de chez mon paysan de Bresse. Il me fallait donc un vin du secteur, et pense assez rapidement à ce côte de Brouilly.
Par curiosité, j’ai tout de même fait des petites recherches sur internet, se peut-il que d’autres accords fonctionnent ? De nombreux articles, et notamment celui d’Olivier Poussier ont douché mes espoirs d’innovation : du gamay rien que du Gamay.
Allez Manas, remballe donc ton St Jo ou ton Crozes, nous resterons donc sur le Mont Brouilly comme prévu.A l’ouverture, le nez est sur les petits rouges, cerise en tête soulignés d’une jolie fraîcheur. Le nez est bien fruité, plutôt jeune et délicat. Mais semble un peu fouillis, voire pas tout à fait en place, j’ai d’ailleurs parfois eu l’impression d’avoir à faire à un vin nature.
Le lendemain, avec mon saucisson donc, le nez est posé et harmonieux, de belles notes de fraise apparaissent, subtiles, soulignées d’un très léger moka. La bouche offre un fruit subtil et soyeux, entre le demi corps et l’amplitude, toujours en finesse : joli équilibre !
Garde : beau vin, à revoir dans 2 – 3 ans.
- 8 février 2024 à 0h14
- in reply to: Château Thivin
CR: Château Thivin – Côte de Brouilly – La Chapelle – 2022
Ouverte au débottée, puis bue sur 2 jours. Le vin s’exprimant davantage à J+1 : une évolution favorable, donc.
Un nez ma foi plutôt expressif, avec une aromatique tournant autour de la cerise et de quelques notes très légères de moka. C’est un nez très doux, en finesse, qui réussit néanmoins à proposer une belle gourmandise. Ce qui me plaît !
Une bouche à l’unisson : le soyeux et la douceur que l’on devine au nez se retrouve à la dégustation. La texture est douce et bien arrondie ; l’aromatique, toujours sur la cerise acidulée est expressive et savoureuse. La bouche propose enfin une belle densité / maturité de fruit, ce qui rend l’ensemble gourmand à souhaits.
Un vrai plaisir de retrouver cette cuvée au top niveau, après un très faible 2021.
Garde : j’aime beaucoup (et j’ai toujours aimé) cette cuvée sur ce profil-là, donc à boire pour moi. Mais aucun doute bien sûr quant à sa capacité de vieillissement. J’en ai pris plusieurs sur ce millésime (car sur le papier, il me plaisait beaucoup, ce que cette dégustation confirme), nous aurons donc le temps de voir l’évolution.
- 6 février 2024 à 12h56
- in reply to: Température de cave
« Personne n’a donc opté pour la variation artificielle ? »
C’est ce que je fais. Ma cave est réglée sur 13° l’hiver et la fais remonter progressivement sur 15° l’été. Je le fais pour accélérer un peu le vieillissement ou, du moins, ne pas le figer. Pour le 15° l’été, c’est aussi pour éviter de faire trop chauffer/travailler mon armoire pour se maintenir à température : il fait parfois 30° dans la pièce lors des pics de chaleur. Au-delà de tous les aspects cités, il me semble que ça permet aussi de faire quelques économies d’énergie.
Il y avait un bon article le mois dernier dans la RVF du mois à ce sujet : 10 conseils pour conserver son vin
- 5 février 2024 à 23h54
- in reply to: Température de cave
Intéressant ton retour Oliv’, ça militerait presque pour avoir à minima 2 caves !
L’une sarcophage pour stocker les vins qu’on a envie de pousser le plus loin possible (40-50 ans), l’autre pour les vins plus classiques et à boire dans les 10-20 ans.Pour ce qui me concerne, j’ai pu faire une expérience assez instructive sur le sujet puisqu’il y a 1 an environ, un ami m’a appelé à la rescousse suite à un décès pour « expertiser » une cave familiale. Sa cave était dans un garage extérieur ; pour y accéder, il fallait descendre par une échelle dans le noir complet. Il devait faire 10° sans la moindre variation toute l’année je suppose, et en parfaite obscurité. Il n’y avait rien de valeur dans cette cave, quasiment que des vins d’entrée de gamme de supermarché, mais ce qui était étonnant justement, c’était que même de simples Bourgogne aligoté Pierre Chanau (distributeur Auchan) sur le millésime 2002 d’une valeur de 2 ou 3€, ont tenu le choc et se sont montrés parfaitement buvables. 21 ans après ! Idem pour de simples côtes de Blaye au même prix, certes sur un beau millésime puisqu’il s’agissait de 2000.
Un témoignage plus quotidien cette fois-ci : outre ma cave, j’ai un petit cagibi chez moi dans lequel j’entrepose des bouteilles « de soif ». Ce dernier oscille entre 17-19° en règle générale, et jusqu’à des pics à… 30° l’été pendant parfois 3 semaines. Je me suis parfois fait du soucis, mais j’ai pu vérifier au fil du temps que là-aussi, il était inutile de stresser (sous réserve de ne pas jouer avec le feu et d’y encaver la Turque ou Pétrus, bien entendu). J’ai pu déguster par exemple un Gigondas 2016 et un Côtes du Rhône Guigal 2016 qui ont passé 3 années pleines dans ce cagibi sans le moindre problème. Bouchons intacts, et pas de vieillissement prématuré.
- 5 février 2024 à 22h54
- in reply to: Domaine E. Guigal
CR: Domaine E. Guigal – Crozes-Hermitage, 2020
Ouvert 24h à l’avance. Vin de soif amélioré pour accompagner une fondue savoyarde.
Nez plutôt moyennement expressif, sauf vers la toute fin de bouteille où le vin semble s’exprimer un peu plus. Il reste néanmoins agréable. Fruits noirs, petit côté fumé et viandé sympa. Très peu de prise de bois sur ce vin, même jeune.
Une bouche d’intensité moyenne, laquelle s’exprime sur les arômes pré-cités. J’y trouve également une pointe de verdeur.
Fin de bouche parfaitement anonyme et dénuée d’intérêt pour le coup, le vin terminant très court.J’ai l’impression d’avoir connu cette cuvée à un meilleur niveau.
- 4 février 2024 à 14h38
- in reply to: Château Fontis, Médoc
CR: Château Fontis – Médoc, 2016
Reçu hier soir, je suis venu armé de ce Magnum qui, une nouvelle fois, aura procuré bien du plaisir. Simplement ouvert 3h avant, il accompagnera un poulet rôti.
Le nez est irrésistiblement bordelais, bien fait, gourmand, sur le cassis bien mûr, le bois noble bien intégré, tabac. L’ensemble étant souligné d’une fraîcheur qui rend l’ensemble harmonieux. Le nez est complexe et délicat, jeune et accessible. Il aurait mérité un meilleur verre, me dis-je (
)On retrouve les éléments du nez dans cette bouche qui ne déçoit pas. Le vin possède une belle gourmandise de fruit, une texture soyeuse et vraiment une très jolie longueur entre le cassis et le tabac. C’est vraiment bien fait !
Le Mag est vidé à vitesse lumière à 3, chacun se resservant avec plaisir.