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- 23 février 2025 à 23h28
- in reply to: Domaine Philippe Alliet
CR: Domaine Philippe Alliet – Chinon – Vieilles Vignes, 2022

Bouteille ouverte 1h avant et bue sur 2 jours, sans évolution.
Nez tout de suite ouvert, qui s’ouvre sur une belle pureté de fruits, plutôt noirs, un côté terreux, cohabitant avec ce qu’il faut d’élevage pour épaissir le vin, ainsi qu’un petit trait végétal. L’ensemble fait plutôt classe et bien défini.
Belle bouche, avec de la densité, du fruit, toujours ce côté végétal qui intervient en milieu de bouche. La bouche offre un beau velouté. Acidité titillante en finale.
Belle longueur.J’ai acheté cette bouteille pour sortir un peu de ma zone de confort, sur une appellation et un cépage que je n’ai pas souvent l’occasion de déguster. Ce n’est certes pas ce que je préfère, mais assurément un très joli vin, bien fait, et pour à peine 20€ en caviste, personne n’est volé, bien au contraire.
- 16 février 2025 à 22h45
- in reply to: Château Haut-Marbuzet, Saint Estèphe
CR: Château Haut-Marbuzet – Saint-Estèphe, 2009
Bouteille ouverte à 9h, épaulée à 12h et servie à 13h00.
Les amis avec qui nous avons partagé ce moment au château sont venus déjeuner aujourd’hui. Deux vins non à l’aveugle ont été servis, puis au cours du repas, j’ai récupéré les verres de chaque convive pour y verser secrètement un verre de ce HM 2009, sans rien dire.
Nez terriblement expressif, dans son adolescence et épanoui, puissant, sur le cassis, le tabac, la terre, la torréfaction, et pourquoi pas la truffe.
La bouche est puissante, encore gourmande, du volume ; elle aussi est épanouie.
Belles notes de café en bouche.Garde : un Haut-Marbuzet absolument remarquable dès à présent, il m’en reste qu’une et je ne pense pas lui offrir un séjour prolongé en cave, j’ai peur qu’il se dirige vers un profil type 2003 qui ne m’avait pas tant séduit.
- 16 février 2025 à 1h31
- in reply to: Domaine Bott, Ampuis
« Etonnant d’ailleurs de faire un Crozes en 2022 qui titre 12?5 et qui semble bien mûr. «
Je me suis fait exactement la même réflexion avec ce Crozes-Hermitage Graillot.
- 15 février 2025 à 16h21
- in reply to: L’Izakaya Dassai – Yannick Alleno (Paris)
Merci Eric pour la suggestion, au vu de la réputation du chef et de ce que je vois dans l’assiette, je trouve que les 69 euros demandés sont tout à fait raisonnables, je me le note dans un coin dans la tête.
Par contre, comme souvent, et pour faire le lien avec un autre topic animé du forum, le prix du vin est décourageant comme tu dis. 20€ la coupette de Champagne, quasi 100€ le Chablis de Droin… ça donne juste envie d’oublier le vin, le temps d’un repas.
- 14 février 2025 à 22h47
- in reply to: Domaine E. Guigal
CR: Domaine E. Guigal – Saint-Joseph – « Lieu-Dit », 2022
Sitôt livrée, sitôt dégustée, je n’ai pas eu la force d’attendre plus d’une semaine pour en goûter une du stock

Bouteille ouverte 30 min avant.Très beau nez, tout de suite ouvert, qui affiche d’emblée son identité sans détours. Les fruits noirs s’expriment, un côté sombre aussi, avec un ensemble souligné de notes de chêne/moka caractéristiques de cette cuvée, sans jamais tomber dans le too much. Pas de surprise, je retrouve tout ce que j’aime avec le Lieu-Dit sur ce millésime.
La bouche est du même niveau, elle affiche une belle densité, plus de structure qu’en 2021 bien sûr. La matière emplit la bouche avec un beau velouté, le fruit est gourmand et de belle maturité, le chêne qualitatif, présent. Agréable et longue finale.
Très chouette, comme d’habitude.
Garde : à revoir dans 2-3 ans.
- 13 février 2025 à 23h25
- in reply to: Domaine Vincent Dauvissat, Chablis
CR: Domaine Vincent Dauvissat – Chablis, 2018
Bouteille ouverte 1h avant, et terminée une semaine après : un fond ayant été conservé pour vérifier l’évolution. Le vin est resté le même.
Nez très lisible et ouvert, sur la pomme, l’iode, le miel.
La bouche ne souffre à aucun moment des excès du millésime qui a rendu certains Chablis patauds. Certes, plutôt ample à l’attaque, elle est alors très portée sur le miel. Puis elle très vite rattrapée par une vive acidité, acidité tranchante, relancée par des notes iodées intenses.
Un joli Chablis pour 2018, du plaisir, mais pas le plus impactant bu chez Vincent Dauvissat (ce qui était attendu).
Garde : à boire
- 9 février 2025 à 1h09
- in reply to: Château Pédesclaux, Pauillac
CR: Château Pédesclaux – Pauillac, 2019
Bouteille ouverte 1h avant dégustation et bue sur 2 jours, sans évolution.
Un nez tout de suite expressif et très ouvert (mais les immenses 2019 vont-ils se fermer un jour ?), il s’ouvre donc sur un joli fruité, plutôt cassis et fruits noirs, quelques notes d’élevage très douces, et bien intégrées.
Bouche tout aussi intensément fruitée, juvénile, délicate. Un Pauillac très féminin, sur la finesse et le fruit, très beau toucher de bouche, toujours délicat, belle longueur. Pas d’astringeance, beaucoup de fruit, ça glisse tout seul, même pour un premier verre servi pour l’apéritif.
Joli Pauillac d’une grande buvabilité, et beau rapport qualité-prix.
Garde : déjà abordable, à revoir tranquille à ses 10 ans
- 7 février 2025 à 23h20
- in reply to: Château Thivin
CR: Château Thivin – Côte de Brouilly – La Chapelle, 2022
Bouteille ouverte 1h avant et bue sur 3 jours.
Un nez tout de suite ouvert, plutôt fin et délicat, oscillant entre les petites notes de cerise, des notes florales et minérales. L’ensemble fait preuve de distinction, et de beaucoup de gourmandise.
La bouche se montre d’abord distinguée, fraîche, fruitée, avant que la puissance ne prenne le relais en fin de bouche. On est toujours entre la cerise et quelques notes de moka d’élevage, surtout à J+3 ou le vin s’est alors révélé plus sombre, à mon grand plaisir.
Top cette Chapelle !
Vivement la dégustation du 2023 désormais (goûté rapidement en salon seulement, donc bon, ça compte pas), encore plus impatient et alléché par le CR récent de Sideway.Garde : à revoir dans 2 ans
- 4 février 2025 à 23h16
- in reply to: Domaine du Monteillet
CR: Domaine du Monteillet – Côte-Rôtie – Fortis, 2019

Bouteille ouverte 1h avant et bue sur 3 jours. Pas mal d’évolution dans l’intervalle, de prime abord très « Montez » avec une patte du domaine discernable (surtout quand on n’est pas l’aveugle), avant de finir, après longue aération, plus « côte-rôtie ».
Très beau nez, encore jeune, qui me paraît fidèle à la dégustation qui m’avait tant séduit lors de l’achat au domaine. A ceci près que l’élevage encore présent – et très plaisant – semble s’être fondu quelque peu. Doté d’une belle intensité aromatique, cette côte-rôtie se déploie avec puissance et gourmandise. Notes de cassis, de moka, notes florales. Plutôt élégant et puissant.
A J+3 le fruit semble s’être développé davantage, des notes type fraise des bois apparaissent, beaucoup de douceur et d’intensité de fruits. Un beau vin qui a eu ses charmes dans chacune de ses versions, et qui s’est montré très plaisant. Une très belle réussite que ce millésime chez Montez, contrastant avec les plus ternes 2022 dégustés au marché d’Ampuis.
Garde : à revoir dans 2 ans.
- 2 février 2025 à 13h53
- in reply to: Domaine Coursodon
CR: Domaine Pierre et Jérôme Coursodon – Saint-Joseph – La Sensonne, 2023

Bouteille achetée au marché aux vins d’Ampuis pour déguster le soir même. Pas eu le temps de faire de CR détaillé du salon cette année, mais un mot tout de même sur cette Sensonne qui, comme d’habitude, s’est illustrée et s’est montrée à très bon niveau. C’est l’un des meilleurs rapports qualité-prix du salon. A noter qu’à 45€, les prix n’ont pas augmenté par rapport à l’an passé, et finalement très peu sur les dernières années (ce qui n’est pas le cas du Paradis Saint-Pierre).
Clairement, le vin n’a pas l’opulence ni la concentration des 2020 et 2022. Par contre, il suffit de mettre le nez dessus pour tout de suite être séduit par ce nez éclatant, sombre et puissant, expressif, bien fruité (fruits noirs) souligné d’un bois neuf qui sonne juste. D’ordinaire les vins de Coursodon sont massifs en jeunesse, cette version en 2023 se montre plus light, sans négliger l’identité de cette cuvée.
La bouche dévoile ce que le nez laissait présager : elle offre moins de densité que les millésimes cités, elle se montre plus souple, peut-être plus accessible pour les amateurs de vins plus fondus. Pour autant, superbe longueur.
Garde : à revoir dans 5 ans.
- 1 février 2025 à 14h12
- in reply to: Château Sociando-Mallet
Sociando reste également une de mes valeurs sûres, mais pas sur tous les millésimes. L’avantage de ce type de château c’est qu’on peut acheter les plus grands sans trop se ruiner. De mon point de vue, c’est plus que d’autres un vin qui mérite 25-30 ans de garde parce qu’il a tendance à se montrer très austère en jeunesse.
Le style de vin a évolué aussi, le style du Sociando des 90’s n’est pas le même que celui des années récentes. Je crois me souvenir avoir lu (RVF ?) que l’encépagement avait évolué vers un assemblage faisant plus la part belle au merlot. Je ne sais pas si à terme, en ayant encavé les millésimes des 10 dernières années, je retrouverais le top niveau des années 90’s.
Dans les années 90 précisément, le 1998 était vraiment top, le 1996 dans un registre plus délicat était bien parfumé. 1990 est un grand vin, tout simplement, d’ailleurs à l’aveugle il avait largement égalisé, sinon surclassé Léoville Barton du même millésime, et un Ducru Beaucaillou 1986. Le 2000 est clairement magnifique aussi. Ce sont ces vins-là qui ont contribué à la renommée du château (avec le 1982 aussi bien sûr) et je pense qu’elle est méritée.
Je n’ai pas retrouvé la même magie chez Chasse Spleen par exemple puisque mentionné plus haut, ayant pourtant bu 1990 aussi et qui s’était montré de bon niveau. Pareil, j’aime beaucoup Poujeaux, que je déguste régulièrement, mais aucune dégustation sur des millésimes analogues n’a pu égaliser les Sociando cités.
- 31 janvier 2025 à 0h03
- in reply to: Domaine E. Guigal
CR: Domaine E. Guigal – Côtes du Rhône, 2018
Bouteille ouverte avec des pizzas à l’occasion d’un déménagement et avec des copains assoiffés (mais productifs !)
Nez ouvert d’emblée, très nettement sur la garrigue, les épices, et les fruits noirs, pointe d’alcool et métallique. Le nez est encore jeune, malgré 4 ans avec des conditions de conservation parfois moyennes.
Bouche copie du nez, puissante, large, y a du volume, on a un mix de fruits noirs et de garrigue. On retrouve cette pointe d’alcool qui chauffe un peu, mais l’ensemble reste de belle facture.
Garde : à boire ou à revoir dans 3-4 ans facile.
- 30 janvier 2025 à 23h58
- in reply to: Clos de la Roilette, Fleurie
CR: Clos de la Roilette – Fleurie – Cuvée Tardive, 2022
Bouteille ouverte 1h avant et bue sur 2 jours sans trop d’évolution.
Un nez tout de suite ouvert, puissant, corsé, sur les fruits noirs bien mûrs, un petit peu la cerise, le moka, la réglisse. Un nez de très belle amplitude, qui garde une certaine douceur, sous tendu par une belle force minérale. Je me fais la réflexion qu’on a là un gamay aux accents nord-rhodanien.
La bouche est dans la même veine, une matière puissante, de belle densité, avec belle une maturité, les fruits noirs s’expriment, toujours les notes de réglisse. Tout cela tient tout du long, et offre une longueur importante.
Un Beaujolais costaud, dans une phase qui convient tout à fait à mon palais.
- 26 janvier 2025 à 0h04
- in reply to: Domaine Camille et Laurent Schaller, Chablis
Le genre de vin qu’il faudrait acheter par 6 voire 12.
Et merde, me voilà encore soumis à un potentiel nouveau tavco lors de ma traditionnelle virée chablisienne dans 2 mois…

- 21 janvier 2025 à 23h31
- in reply to: Domaine Vincent Dauvissat, Chablis
CR: Domaine Vincent Dauvissat – Chablis Grand Cru – Les Preuses, 1995
Le nez me semble en fin de course en première analyse. A la décharge du vin, la cave de mon hôte du jour n’est pas toujours au top et apte à un vieillissement de 30 ans d’un vin de Chablis (aucun soucis pour les Bordeaux néanmoins). Cela dit l’amateur que je suis essaye tout de même de disséquer un peu le vin : ce n’est pas tous les jours qu’une Preuses trentenaire de Vincent Dauvissat se présente à table. Et je finis par y trouver des qualités.
Un nez très nettement sur la pomme, pomme oxydée il est vrai, de belles notes de miel, de noix. On est si loin de la minéralité du climat et plus largement, du chablisien, que c’en est déroutant. Finalement, c’est peut-être parce qu’on n’a pas nos marques qu’on finit désarçonné par des notes si tertiaires. La bouche s’est montrée très large, du volume, toujours sur un mix de pomme / miel / noix assez persistant. Belle rémanence minérale qui finit par se révéler subtilement, qui évoque enfin le terroir.
En attendant, un reste de bouteille a été gardé 5 jours au frigo pour la science, mais aussi pour faire goûter à un autre amateur expérimenté, par ailleurs très connaisseur du domaine : son verdict est qu’il s’agit d’un grand Chardonnay. Le vin sera quant à lui resté inchangé au cours de ces 5 jours.
Bref, une belle curiosité. Un vin qui m’aura donné du fil à retordre pour rédiger ce CR et qui aura surpris plus d’un palais.
Garde : aurait sans doute du être bu 10 ans plus tôt à mon palais.
- 20 janvier 2025 à 22h54
- in reply to: Domaine Coche-Dury, Meursault
J’ai eu le plaisir de goûter à ces deux cuvées, un petit verre, lors d’une dégustation organisée par un professionnel
CR: Domaine Coche-Dury – Bourgogne Chardonnay, 2022
Le nez ne trahit pas ses origines bourguignonnes, et derrière l’opulence se cache finalement une certaine sagesse. Ce n’est pas si expressif que ça, et on apprécie les belles notes grillées et beurrées.
Bouche avec un léger gras, restant fraîche, tonique. Une matière qui semble encore comprimée à ce stade.
Très beau Bourgogne blanc.
CR: Domaine Coche-Dury – Monthélie, 2022
Un nez délicat et infusé, ce sont les petits fruits rouges et principalement la cerise et la groseille qui s’expriment.
La bouche est légère, fruitée, souple, petite astringence en fin de bouche et un côté un peu rêche, quelques notes poivrées.
Je suis un petit peu réservé sur cette cuvée… mais satisfait d’avoir pu la goûter.
- 20 janvier 2025 à 22h33
- in reply to: Château Gruaud Larose, Saint-Julien
CR: Château Gruaud Larose, Saint-Julien, 1986
Je suis à l’aveugle sur cette bouteille, mais je connais à peu près la cave de mon hôte du jour, et on peut deviner de toute façon assez facilement Bordeaux. Par contre, il faut maintenant deviner l’appellation, et là ça se corse.
On est sur un nez élégant, porté sur la boîte à cigare, la mine de crayon, encore un reste de fruit, le cèdre. C’est profond et complexe.
La bouche est encore étonnamment fruitée : un convive fait remarquer la griotte, une fois dit, c’est criant, et il me semble que c’est surtout sur la (longue) finale qu’elle se manifeste.
Pour moi, on est à Saint-Julien, car la bouche est élégante, très portée sur le minéral, mais je suis désormais bien incapable de deviner le château. Ce qui est sûr c’est que c’est très noble et abouti.C’est un Gruaud Larose, millésime 1986.
Garde : à boire
- 20 janvier 2025 à 22h29
- in reply to: Domaine de Chevalier, Pessac-Léognan
CR: Domaine de Chevalier, Pessac-Léognan, 1996
Bouteille simplement ouverte 1 heure avant dégustation.
Superbe nez d’un beau Bordeaux à maturité, délicieusement tertiaire, très expressif, qui embaume tout le verre. Notes classiques de tabac, de graphite, et encore un peu de fruits noirs.
Je suis un peu plus réservé sur la bouche, portée par une belle mineralite certes mais au détriment d’une matière tout en finesse, moins expressive. C’est un vin de densité moyenne, très porté sur la mine de crayon, ce que ne laissait pas présager le nez initialement.Un très très beau Bordeaux malgré tout, qui a fait honneur au gigot de 7h préparé à l’occasion du repas du réveillon de Noël.
Garde : à boire
- 16 janvier 2025 à 0h13
- in reply to: Château Haut-Marbuzet, Saint Estèphe
CR: Château Haut-Marbuzet – Saint-Estèphe – Mini verticale 2022/1998/1991
Après la mini verticale 2020/2019/1990 d’il y’a 2 ans, place à une autre mini verticale de 3 nouveaux millésimes.
CR: Château Haut-Marbuzet – Saint-Estèphe, 2022
Réception des primeurs et grandement envie de prendre la température de ce millésime tant encensé à sa sortie (et qui m’a tant fait saliver
). Rien de tel qu’un Haut-Marbuzet pour en prendre le pouls.Superbe nez, d’une très belle densité, sur la cerise griotte, le cassis, et un boisé toasté de grande qualité. Très intense, et envoûtant ! La bouche confirme, beaucoup amplitude, de l’intensité de saveur, de la longueur. La matière est veloutée, gourmande.
Beaucoup, beaucoup de plaisir avec cette bouteille.
Garde : prochaines bouteilles dans 10 ans, pour les nombreux magnums encavés sur ce millésime, 20-25 ans.
CR: Château Haut-Marbuzet – Saint-Estèphe, 1998
En magnum
Joli nez, beaucoup de similitude avec le 1995 dégusté récemment, avec somme toute une jolie profondeur et de la finesse, de jolies notes toastées fondues, un petit peu tabac.
Bouche fondue, en finesse, posée, qui gagne en épaule au fur et mesure de la dégustation. Je m’attendais à un peu plus de charpente en bouche, et de complexité, je l’avoue.
Une très beau moment à table malgré tout, avec une belle côte de boeuf.
CR: Château Haut-Marbuzet – Saint-Estèphe, 1991
Poursuite de mon exploration du millésime 1991.
Bouteille ouverte le soir du 25 décembre pour accompagner un filet de boeuf et un gratin de cardons.
Le vin s’ouvre sur des notes rustiques, un côté cave. Un nez encore présent, mais qui est désormais en fin de course. La matière est en demi corps, et le vin restant assez monolithique.
Le vin n’a pas grand chose à voir avec le Montrose du même millésime, et d’ailleurs je me fais la réflexion que ce dernier lui est largement supérieur.
Pour taquiner madame néanmoins, j’indique qu’il surclasse le 1994 dégusté à l’occasion de ses 30 ans.
Plutôt plaisant mais clairement en fin de vie, sur cet exemplaire.
- 14 janvier 2025 à 1h30
- in reply to: Domaine Alain Graillot
CR: Domaine Alain Graillot – Crozes Hermitage, 2022

Bouteille épaulée 1h avant, et bue sur 2 jours, sans évolution.
A peine saisi le col victime de mon tire-bouchon et une surprise : seulement 12° ! Cela m’arrange précisément de ne pas avoir un vin trop puissant pour le premier soir, car il servira aussi pour un petit verre à l’apéro.
Le nez est tout de suite ouvert et me transporte immédiatement en bord de Rhône. En place, équilibré, fruité, on est sur la mûre, voire confiture de mûre, très léger moka. C’est terriblement Syrah du nord, et ça me plaît beaucoup.
Bouche très intéressante aussi. Jolie matière, richesse et caractère sont au rendez-vous pour une vin encore fois qui ne titre que 12°. Je n’avais pas le poivre au nez mais je le trouve en bouche. Seule la finale, qui se montre un peu accrocheuse, évoquant la peau de raisin, ternit un petit peu le tableau d’un vin offrant d’ores et déjà bien du plaisir.
Garde : très chouette, à revoir dans 4-5 ans.