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- 13 janvier 2025 à 21h57
- in reply to: Domaine E. Guigal
Il me semble avoir lu que les Hospices 10 étaient prêtes

Il n’y a pas forcément de risque à garder le lieu-dit 10 voire même 15 ans. L’élevage long de la maison permet vraiment une grande garde sur chacun des « Trésors ».
J’en avais discuté avec le maître de chai, Jacques Desvernois, qui me disait que le lieu dit était une cuvée qui pouvait très bien se déguster en jeunesse. Pour moi tout dépend de ton goût, est-ce que tu souhaites du boisé ou non, si tu aimes la syrah quand elle porte sur le tertiaire ou non. Dans mon expérience, à 5-6 ans le boisé commence progressivement à se fondre sur le lieu-dit, les 2016 sont bien en ce moment par exemple pour ceux qui veulent plus de fondu. Pour les vignes de l’hospices, compter davantage 10 ans voire 15 ans sur les grands millésimes.
Pour donner des repères : j’ai bu lieu-dit 2006 l’an passé, et vignes de l’hospice 07 il y a deux semaines : plus aucune trace de boisé et définitivement dans le tertiaire.
- 13 janvier 2025 à 20h51
- in reply to: Domaine E. Guigal
Tu as raison d’hésiter pour 2021. Perso, je n’ai rien acheté sur 2021 dans le secteur, à part 2 Lieu-Dit pour patienter. Puis à 30€, ça me paraissait raisonnable, mais pour les Hospices, vu le prix demandé, je n’ai pas sauté le pas.
Il reste des Hospices 2019 en cherchant sur internet, elles sont splendides.
Et les 2022 vont pas tarder à sortir, tant le Lieu Dit que les Hospices, et à mon avis ça va être du très très haut niveau. A titre personnel, je préfère faire les courses sur ces millésimes, mais c’est mon propre goût.- 11 janvier 2025 à 14h34
- in reply to: Bouchard Père et Fils
CR: Bouchard Père et Fils – Santenay Premier Cru, 2015
Une des bouteilles que j’ai souhaité ramener pour le réveillon dans la belle famille, en Bresse, pour accompagner une poularde de la même origine et quelques crêpes vonnassiennes.
Le nez reste encore juvénile mais plaisant, quoiqu’un peu simple, sur les fruits rouges fins, groseille en tête, la ronce, quelques notes florales. Un nez qui offre une belle gourmandise, dans un registre délicat.
La bouche reste fruitée, légère mais sans maigreur, les fruits rouges s’expriment, la matière est en demi corps. Elle offre de la souplesse.
Sans être d’une grande complexité, c’est un vin bien fait, et l’accord évident avec la poularde de Bresse.
Garde : à boire.
- 9 janvier 2025 à 22h54
- in reply to: Domaine Jean-Louis Chave
CR: Domaine Jean-Louis Chave – Saint-Joseph, 2020
Pour faire équipe avec un vieux Bordeaux, ma première passion, je convoque un Rhône jeune, ma seconde, pour le réveillon du 31.
Bouteille épaulée 4h avant.
Splendide nez, tellement intense et expressif que cela en jaillit du verre. Complexe et jeune, on est sûr un fruit noir bien mûr, l’olive noire, des notes florales, l’ensemble dégageant une belle douceur. Un nez qui évoque également l’élevage, rien de plus logique à ce stade, et l’ensemble reste très digeste et équilibré.
La bouche suit et propose une matière de grande densité, généreuse, enveloppante avec la même maturité de fruits devinée au nez, du soyeux. La longueur est kilométrique.
Garde : une top bouteille, à revoir tranquille en 2030.
- 9 janvier 2025 à 15h01
- in reply to: Vin et Cinéma
Non. La remarque sur le petit pinard de 71 concerne le repas l’après-midi, et là c’est le repas du soir, ce n’est pas le même vin qui est servi. Même s’il s’agit également d’un Saint-Emilion.
- 9 janvier 2025 à 2h49
- in reply to: Vin et Cinéma
Mes meilleurs amis (1989)
Le château Pavie, aperçu furtivement, est convié à la table de Lanvin, Bacri Clavier… Millésime indiscernable, mais probablement des années 70’s.

- 7 janvier 2025 à 23h09
- in reply to: Domaine E. Guigal
CR: Domaine E. Guigal – Saint-Joseph – Vignes de l’Hospices, 2007
Voilà une syrah évoluée, avec des notes florales et minérales.
Un petit côté « cave » aussi, entendais-je à table.
Le vin est marqué par une forte minéralité, que j’imagine être liée à son socle granitique, issu de cet illustre coteau qui surplombe la ville de Tournon-sur-Rhône, et qui regarde vers la colline de l’Hermitage.
C’est une syrah assez pure, la bouche portée par une belle acidité, presque tendue.C’est très agréable à boire mais je peux vérifier une nouvelle fois que la tablée apprécie davantage cette cuvée en jeunesse voire à 10 ans.
CR: Domaine E. Guigal – Côte-Rôtie – Château d’Ampuis, 2018
Il faut dire que ces Hospices faiaient équipe, ce soir-là, avec ce Ampuis 2018.
Bouteille simplement épaulée 20 min avant dégustation.
Le nez est encore jeune, mais provoque l’enthousiasme général de la tablée. Après un petit fond de verre d’épaulage un peu quelconque, le nez s’ouvre rapidement et se montre superbe. Sombre, il porte sur les fruits noirs, petites notes de poivre, magnifiques notes toastées / vanillées. La bouche est d’une grande densité, marquée par un toucher velours. Jeune, elle se montre concentrée, puissante et charpentée, tout en se montrant très douce dans sa texture. Les belles notes toastées se retrouvent dans une longueur très importante.
Vraiment superbe !
CR: Domaine E. Guigal – Côte-Rôtie – Brune et Blonde, 2010
Bouteille dégustée quelques jours après, dans un autre contexte.
Ouverte 3h avant et terminée le lendemain. Plaisant le premier jour, le vin semble toutefois s’être pleinement révélé qu’à J+1. On est alors très porté sur les fruits rouges, et surtout des notes de cranberry côtoyant sans complexe de belles notes affirmées de poivre. Le vin est dans son adolescence, cela me plaît beaucoup, et on y retrouve donc logiquement des notes d’élevage vanillées flatteuses, là-aussi agréables.
La bouche est corpulente, bien épicée, poivrée, on est toujours sur le cranberry, le vin est toujours caractérisé par un beau velouté, reste puissant et frais.
Elle peut être attendue encore facilement 10 pour les amateurs de Syrah évoluée.Sans conteste la Brune et Blonde la plus aboutie dégustée depuis un moment. 2019 le dépassera peut-être dans le temps, quant à 2015, il faudrait que je re goûte pour voir où elle en est, peut-être s’est-elle enfin ouverte ?
- 5 janvier 2025 à 22h37
- in reply to: Le Versant (Anciennement Chateau Cadet), Côtes de Castillon
CR: Le Versant – Côtes de Castillon, 2019
Nouvelle bouteille bue, un an plus tard.
Un vin toujours en pleine forme, un beau nez expressif sur un boisé très fin qui semble un peu plus discret, depuis ma dernière dégustation. La bouche se montre équilibrée, plus que le 2020 à mes yeux que j’ai trouvé quelque peu bodybuildé à ce stade, y a de la fraîcheur et toujours ce beau boisé qui s’intègre bien à cette matière qui fait montre d’une certaine finesse.
Bonne finale.Un bon vin, prêt à boire.
- 3 janvier 2025 à 0h03
- in reply to: Château Sociando-Mallet
CR: Château Sociando-Mallet – Haut-Médoc, 2000
Bouteille simplement ouverte une heure avant, pour accompagner une belle côte de boeuf.
Au premier nez c’est un festival offert par ce 2000. Il s’ouvre sur une belle générosité, de la maturité de fruit, le cèdre, sur un fond précieux très agréable, notes d’épices orientales, de boîte à cigare, de la mine de crayon. À table, j’entends également poivron, mais je ne l’ai pas de mon côté. C’est très délicat et en même temps très expressif.
La bouche est fondue, délicate, les notes précieuses se retrouvent, y a de la densité, de la fraîcheur apportée par les notes de mine de crayon, et une superbe longueur.
Terminé le soir, le vin est toujours aussi bon, il n’a pas trop changé, avec les belles notes de bois précieux toujours marquantes.Un magnifique Sociando, probablement le plus grand goûté après le légendaire 1990. Mais qui sait ce qu’il donnera d’ici 5-10 ans ?
Garde : à boire ou à revoir dans 5 ans
- 2 janvier 2025 à 23h57
- in reply to: Domaine Vincent Dureuil-Janthial, Rully
CR: Domaine Vincent Dureuil-Janthial – Rully Premier Cru – Margotés, 2019
Bouteille ouverte 2h avant et dégustée sur 2 jours, principalement en accompagnement de quelques belles noix de St Jacques snackées au beurre et à l’ail, pour un accord princier.
Nez expressif, très fin, s’offrant sur de belles notes grillées et citronnées. Quelques notes d’élevage vanillé gourmandes.
Belle présence minérale.Bouche tendue, élevage bien intégré, y a de la tension, de la longueur ; la finesse devinée au nez se retrouve à la dégustation.
Superbe, comme d’habitude.
Garde : à boire
- 2 janvier 2025 à 23h50
- in reply to: Clos Saint-Jean, Châteauneuf du Pape
CR: Clos Saint-Jean – Châteauneuf-du-Pape, 2018
Bouteille ouverte 2 heures avant, épaulée 1h dans cet intervalle.
Un nez avec des qualités certaines : déjà fondu, et sur de jolies notes de fruits rouges, fraise écrasée en tête, quelques notes de garrigue. Nez toutefois ostentisblement sur l’alcool, engendrant un déséquilibre.
Bouche copie du nez, offrant du fondu et du fruit, avec de grosses notes alcooleuses et une fin de bouche hélas anonyme.
La tablée a peu apprécié ce vin, dont l’ouverture sur ce millésime nous a été suggéré par le domaine lui-même.
- 19 décembre 2024 à 20h36
- in reply to: Château Montrose, Saint-Estèphe
CR: Château Montrose – Saint-Estèphe, 1991
La dégustation d’un vin de son année de naissance constitue toujours, pour un passionné, un moment particulier. Et à ce petit jeu, certains ont plus de chance que d’autres.
Je fais partie des malchanceux, le millésime 1991 ayant été (sans doute à juste titre) plutôt décrié. Pour ne rien arranger, il passe après la légendaire trilogie 1988-1989-1990 qui a rempli les caves familiales de façon conséquente. Millésime compliqué, caves pleines, trilogie de légende préalable ayant fait chauffer la carte bleue, difficile donc d’y trouver beaucoup de vins de son année de naissance, à part Sociando-Mallet en magnum, par ailleurs toujours de très bonne tenue.
La lecture de quelques CR de dégustation m’a poussé à investiguer davantage. Et à m’armer, pour poursuivre mon enquête, de la RVF de ce millésime qui ne fera que confirmer la difficulté du millésime.
Je n’étais sans doute pas très préoccupé par les considérations météorologiques à ce moment-là, du haut de mes trois semaines sur Terre, mais la RVF nous fait savoir qu’un gel terrible advient la nuit du 20 avril ; il glace une bonne partie du vignoble bordelais. À la RVF, on ne cache pas la faiblesse du millésime. Il a fallu être très sélectif. Le système de notation, d’ordinaire de 1 à 5* est revu, pour ne laisser qu’une seule étoile aux vins « sûrs d’être réussis », quant à ceux qui n’en ont pas, on indique pudiquement « attendre la sortie du cru pour se prononcer : c’est le cas par exemple du Lafite de l’année, sur lequel on émet des doutes. La seule bonne nouvelle, c’est que les prix primeurs sont pressentis pour être en baisse et de retour au niveau de 1987.
Au milieu de ce marasme trônent quelques réussites selon la RVF : citons un Haut-Marbuzet « absolument délicieux », mais aussi un Mouton « remarquable ». Particulièrement réussi, voire miraculé, le château Montrose qui, pour les raisons déjà rappelées par Éric, n’a pas connu le gel du fait de sa proximité directe avec la Gironde.
La RVF écrit : « Admirable réussite à nouveau, une grande partie du vignoble n’ayant pas gelé. Robe bleu noir, arômes nobles de petits fruits rouges, riche mais sans lourdeur, extrêmement élégant et complexe avec une longue persistance, tous les attributs d’un grand millésime et d’un grand médoc classique »
C’est alléchant, et cela fera une belle bouteille me dis-je.Aléa jacta est, je jette donc mon dévolu sur cette bouteille, achetée une soixantaine d’euros sur internet avec un niveau goulot parfait, qui frôle sans doute le niveau de celui qu’il fut il y a maintenant trente-et-un ans.
Le bouchon éclaté en mille morceau malgré ma minutie. J’en viens à bout in fine sans encombre si ce n’est 2 micro morceaux tombés dans le flacon. Le bout du bouchon, lui, ne semblait imbibé que sur 2 ou 3 mn. Bouteille que je voulais simplement ouvrir 1h avant et qui sera donc épaulée pour éliminer les morceaux tombés. Le vin est alors discret mais ne semble victime d’aucun vice.
Peu à peu le nez commence à se dévoiler et propose une aromatique tertiaire mais pas trop, autour du cassis, de la torréfaction, de notes herbacées. L’aération fait du bien à ce vin qui, au cours d’une heure de dégustation, s’est montré à chaque verre plus intense. Il est doté d’une indéniable classe. D’un profil en finesse très bourguignon à l’ouverture, il termine plus sombre avec des notes intenses de café et de fruits noirs.
C’est un vin posé, avec un petit déficit de profondeur, en ce sens, il est loin de l’opulence et de la générosité de son prédécesseur que j’ai eu la chance de déguster 3 fois. Mais cela reste un vin agréable à boire, et il n’a sans doute pas dit son dernier mot.
Au bilan, je rejoins la RVF 32 ans après l’écriture de ces lignes ; c’est un vin complexe, à la persistance toujours certaine, je dirai même que c’est sa grande qualité. En revanche, je serai plus nuancé sur « l’admirable réussite », sauf si on se réfère à la qualité du millésime en général. Ce qui est certain c’est que cela donne envie de prolonger l’exploration du millésime : l’expérience a été somme toute très concluante.
- 18 décembre 2024 à 1h04
- in reply to: Domaine Stéphane Ogier, Ampuis
CR: Domaine Stéphane Ogier – Côte-Rôtie – Mon Village, 2015
Bouteille ouverte 1h avant.
Nouvelle bouteille bue, à peu près 2 ans depuis ma dernière dégustation laquelle s’était soldée par un échec cuisant… Je l’ouvre donc cette fois-ci avec un a priori négatif, mais bon on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise. Surtout, je souhaitais tout de même faire découvrir cette cuvée à la tablée du soir, à qui j’avais fait découvrir la Rosine et le Passage avec un franc succès.
Nez inoffensif, brouillon, léger et franchement moyennement expressif. Le vin est encore jeune mais n’est pas fermé comme la dernière fois, un peu de fruits noirs, d’olive.
La bouche confirme que nous sommes face à un vin doté d’une matière assez faiblarde, il prend le parti de la finesse mais au détriment d’une certaine maigreur, et d’une faible intensité d’arôme. Un sentiment de dilution touche la bouche. Fin de bouche anonyme. Vraiment curieux pour pour un millésime comme 2015.
Un vin franchement décevant, que la tablée n’a guère apprécié.
- 16 décembre 2024 à 22h20
- in reply to: Caves : Construction, rénovation, isolation etc…
Pour te répondre, je vais te dire DontPanic, précisément. Outre ma cave, j’ai un petit cagibi chez moi dans lequel j’entrepose des bouteilles « de soif ». Ce dernier oscille entre 17-19° en règle générale ce qui est parfait, mais l’été arrivant j’ai des pics jusqu’à… 30° et ça dure environ 3 semaines. Je me suis parfois fait du soucis, mais j’ai pu vérifier au fil du temps que là-aussi, il était inutile de stresser (sous réserve de ne pas jouer avec le feu et d’y encaver la Turque ou Pétrus, bien entendu). J’ai pu déguster par exemple un Gigondas 2016 et un Côtes du Rhône Guigal 2016 qui ont passé 3 années pleines dans ce cagibi sans le moindre problème. Bouchons intacts, et pas de vieillissement prématuré.
- 11 décembre 2024 à 12h33
- in reply to: Domaine Jean-Michel Gerin
Je ne suis pas du tout étonné de ce que je viens de lire
Le Champin le seigneur est vraiment une remarquable cuvée d’entrée de gamme en côte-rôtie, et ce qui me frappe, c’est que j’ai l’impression qu’année après année, elle tire toujours plus vers l’excellence (excepté 2021 à mon sens, mais bon, c’était difficile). Je ne suis donc pas surpris de lire du bien du 2022 que j’ai encore plus hâte de goûter suite à ce CR.Quant à la Viallière, je trouve que c’est la cuvée se goûte le moins bien dans la série, coincée entre le Champin et les Grandes Places qui sont elles aussi magistrales chez Gerin. Même si j’ai eu la même analyse que la tienne lors de ma dégustation, j’ai quand même pris quelques bouteilles sur 2020 sur conseil d’Alexis Gerin, c’est vrai que ce n’est pas la plus accessible en jeunesse. Il faudra bien lui laisser 10 ans je pense.
- 3 décembre 2024 à 23h05
- in reply to: Domaine du Monteillet
CR: Domaine du Monteillet – Saint-Joseph – « Cuvée du Papy », 2017
Nez tout de suite ouvert et désormais bien évolué. On est sur les fruits noirs, des notes épicées, et la réglisse.
La bouche se montre généreuse, plutôt ample, mais avec une belle acidité, presque une tension qui rend la bouche fraîche et forme un équilibre agréable. On retrouve les notes devinées au nez, et une longueur honorable.
Un joli Saint Jo, bien évolué, qui n’a désormais plus grand-chose a voir avec ma dernière dégustée il y a 2 ans.
Garde : à boire
- 21 novembre 2024 à 2h36
- in reply to: Château Sociando-Mallet
Hello Vinozzy,
Oui tout à fait, aucun problème pour le carafage avec un vin solide comme Sociando. En tout cas à mon goût. J’ai goûté plusieurs millésimes, même anciens, que ce soit 1989 notamment, mais aussi 1998 qui m’avaient fait dire qu’une décantation voire un carafage n’auraient pas été inutile tant le vin gagnait en définition au fil de la dégustation.- 20 novembre 2024 à 23h30
- in reply to: Domaine E. Guigal
CR: Domaine E. Guigal – Saint-Joseph – « Lieu-Dit », 2019
Folle envie de déguster l’une de mes cuvées favorites dans le secteur, sur ce millésime que je tiens à ce stade pour le plus grand des dernières années. Ce Lieu-Dit a confirmé tout le bien que je pense du millésime.
Simplement ouverte 1h avant.
Quel beau nez, tout de suite ouvert et très expressif, jeune, sur les fruits noirs et ce délicieux élevage typique de cette cuvée qui apporte des notes de chêne et de vanille. L’ensemble est justement dosé, très belle maturité de fruits, de la richesse, de la gourmandise, c’est très chouette !
La bouche est sans surprise là aussi : très dense, corpulente, charpentée, y a de la puissance, du soyeux, de la gourmandise. Le vin tient tout du long en bouche et propose une très belle longueur.
C’est délicieux.
Garde : à revoir dans 2 ans
- 20 novembre 2024 à 23h16
- in reply to: Château Sociando-Mallet
[b]CR: Château Sociando-Mallet – Haut-Médoc, 1996
[/b]
Bouteille ouverte 1h avant et passée en carafe avant la dégustation. Le bouchon est parfait, légèrement imbibé sur le disque, aucun dépôt dans la bouteille. Elle accompagnera avec bonheur une belle côte de boeuf et quelques frites maison.
Très beau nez tertiaire de fruits noirs profonds, bois de santal, cuir, un peu d’épices. J’aurais aimé avoir un nez encore plus expressif, mais c’est un nez finalement assez posé et doté d’une certaine classe, à rebours du 1998 dégusté récemment qui lui, se montrait massif.
Bouche moyennement expressive, de bonne corpulence mais sans excès, fondue. Une acidité déséquilibre un peu le vin, la finale est quelque peu anonyme, mais on ne boude pas son plaisir.
Une bien belle bouteille à mes yeux, surtout pour le nez ; la tablée s’est quant à elle montrée divisée.
Garde : à revoir dans 2 ans
- 20 novembre 2024 à 19h56
- in reply to: Domaine Coursodon
CR: Domaine Pierre et Jérôme Coursodon – Saint-Joseph – Silice, 2018
Ouverte le matin pour le soir.
Quelque peu comprimée par son élevage, et sans doute trop extrait il y a 2 ans, cette cuvée se laisse désormais approcher en dévoilant de belles notes de fruits noirs, du moka d’élevage et des notes de poivre. Le nez est intense, demeure très riche, et commence à se fondre.
Bouche à l’image du nez : pleine, robuste, le vin est dense et charpenté, texture plutôt veloutée, on retrouve les fruits noirs, le moka au premier chef. Belle longueur.
Garde : à revoir dans 2-3 ans.