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- 2 décembre 2021 à 0h49
- in reply to: Château Grand Corbin-Despagne, Saint-Émilion
Je partage cette frustration. Mais bon, c’est la loi impitoyable du vin et il faut s’y plier sans broncher.
Ceci dit, et y compris sur 2015, il y a quelques beaux châteaux bordelais qui proposent de très belles cuvées accessibles dès leur jeunesse, je pense notamment à Haut-Marbuzet (je me suis régalé sur 2016 et sur 2017), Issan à Margaux ou même Pédesclaux.
Pour ce dernier j’ai un 2017 en soute que je compte goûter prochainement pour la science, et valider ou non mon hypothèse – j’espère me régaler au passage -, et il paraît que Gloria 2019 est là aussi très accessible, dans le même niveau de prix que ce St Emilion que tu as chroniqué.
En bref, bien entendu, rien ne vaut d’attendre minimum 10 ans pour un beau Bordeaux (y compris ceux que j’ai cités) mais il y a tout de même des choses d’ores et déjà abordables.
- 30 novembre 2021 à 23h35
- in reply to: Mon deuxième séjour en Bourgogne
Génial ! On s’y croirait presque.
Une descente qui n’a d’égal que le niveau d’énergie qui transpire de ce CR, merci

- 21 novembre 2021 à 23h45
- in reply to: Domaine Delaporte, Chavignol
CR: Domaine Delaporte – Sancerre – Cul de Beaujeu 2018
Eh oui, y a pas de raison que ce soit toujours les mêmes LPViens qui en profitent !
Séduit par les derniers CR, je me décide d’ouvrir cette bouteille achetée au domaine il y a un peu plus d’un an. Domaine que j’avais visité au cours d’une escapade sancerroise, séduit par les nombreux témoignages positifs sur LPV et qui ne m’a pas déçu. Un super moment chez Matthieu, qui avait alors son bébé dans les mains et qui nous avait partagé sa vision du terroir et du vin. Un vrai chouette moment.
Epaulée la veille pour le lendemain, non pas parce que ça le nécessitait, mais parce que j’avoue, j’ai succombé, j’avais vraiment envie de retrouver les saveurs d’un beau Sancerre, qui avaient peu a peu disparues de mon répertoire olfactif.
Un bien joli vin, tout en délicatesse qui a parfaitement fait son office avec une belle entrecôte maturée. Délicat donc, mais également très gourmand avec un beau panier de fruits qui ravit les papilles et un côté acidulé tout à fait irrésistible.
En bouche aussi c’est très bon, avec un élevage très discret qui apporte un côté gourmand au vin. Très belle finale également.Seule ombre au tableau : ce côté un peu perlant ressenti au cours de la dégustation, je me suis remémoré un lointain message sur LPV (https://lapassionduvin.kinsta.cloud/loire/18130-domaine-delaporte-chavignol?start=390#1135622) qui en apportait les explications.
Je n’ai pas retrouvé le côté fumé déploré par Nicoco, et abonde dans le sens de Kiravi : c’est déjà très bon et peut être bu.
Garde : On peut le boire donc selon moi, mais par curiosité tout de même, je garderai ma dernière bt pour 2024.
- 20 novembre 2021 à 16h39
- in reply to: Clos Canarelli
CR: Clos Canarelli – Corse Figari Rouge, 2019
Mis à l’épaule une demie heure avant dégustation.
Un nez tout de suite très ouvert, et surtout relativement complexe, c’est beau. Fruits noirs, épices, réglisse constituent le bouquet principal d’un nez avenant, solaire et animal. Un trait végétal aussi, qui me fait un instant demander s’il ne s’agirait pas de très fines notes de thym.
La bouche en revanche n’est pas à la hauteur du nez ; à tout le moins elle n’est pas aussi complexe. Est-ce trop jeune ? C’est fort probable, ça n’en reste pas moins mauvais : on retrouve les fruits noirs et les épices, mais la longueur n’est pas phénoménale et j’ai trouvé que le vin manquait d’équilibre : la puissance solaire du vin prenant le pas sur le reste.
Garde : un petit peu déçu à ce stade, mais je re goûterai bien volontiers d’ici 5 ans pour voir l’évolution : le temps domptera très probablement la fougue de ce vin.
- 18 novembre 2021 à 0h41
- in reply to: Domaine Laurent Combier, Crozes-Hermitage
CR: Domaine Laurent Combier — Crozes-Hermitage – Cuvée L, 2019
Ah ça, oui, la Syrah s’exprime à donf pour paraphraser Jean-Loup.
Première rencontre avec le domaine, épaulé une demie-heure avant dégustation.
Premier nez avec un côté fumé très agréable, avec les arômes traditionnels de la Syrah. En bouche c’est très gourmand, bien que légèrement astringent en fin de bouche. A J+1 cette astringence se dissipe, en même temps que le côté fumé pourtant appréciable, pour laisser place à un vin plus tendre, avec une gourmandise encore plus avenante, et avec un profil plus équilibré.
Un sacré beau vin pour un tel niveau de tarif (13€ en fav) et un moment simple et convivial avec des bruschettas maison, fromage de brebis et ventrèche ramenée d’un producteur béarnais.
Je n’ai pas perdu de temps et me suis pressé de commander le Clos des Grives chez mon caviste préféré qui en a quelques unes en soute (le TAVCO, tout ça… enfin, vous savez quoi !)
Garde : rien ne presse mais pourquoi se priver ?
- 16 novembre 2021 à 0h06
- in reply to: Déambulations Chablisiennes
Oui Stéphane, il a répondu à mon mail en m’indiquant qu’il aurait pu me recevoir mais que ce week-là était compliqué, compte tenu des vendanges.
- 15 novembre 2021 à 23h25
- in reply to: Déambulations Chablisiennes
Chablis Grand CruDimanche, le réveil sonne un peu trop tôt à mon goût mais nous avons à faire. Le dimanche, c’est jour de marché à Chablis et, bien que celui-ci ne soit pas très grand, on
peut y trouver de beaux produits, cela tombe bien, nous avions prévu la glacière.D’abord, il nous fallait absolument aller chez le fromager, de la Maison Thomas, dont Fabien Espana nous a dit qu’il était sur le marché le dimanche. De fait, nous avons constitué un beau stock de fromage top qualité à des prix justes. Le reblochon, le saint nectaire et le pont l’évêque valent particulièrement le détour, le tout bien sûr au lait cru. Avec le Chablis, il nous fallait également prendre le Tonnerre, fromage crémeux et goutu et un superbe Epoisses de la maison Challencey. Bien qu’au lait pasteurisé, ce fromage, après un peu de maturation, s’est révélé très caractériel et puissant.
Une adresse essentielle.
Pour ceux qui chercheraient un bon boucher, en face du Chablis Wine Not, la boucherie Eric Porte est gérée par un MOF et propose là aussi une viande délicieuse, même pour un viandard exigeant comme moi.
Ces petites courses matinales n’ont pas manqué de nous ouvrir l’appétit et cela tombe bien, parce qu’il est l’heure de nous mettre en route vers Irancy : direction le Soufflot. Nous filons à travers vignes, dévoilant cette fois-ci l’autre coté du vignoble de Chablis, du côté de Préhy. Quelques kilomètres plus tard, c’est le vignoble d’Irancy qui se dévoile, petit village cerné par un très beau vignoble.
Comme au Maufoux, une carte des vins aux tarifs imbattables, bien que moins fournie que celle du CWN. Ici comme dans les autres restaurants, les GC Raveneau sur table sont légion (nos voisins dégustaient le Raveneau Blanchot 2015). A signaler, un Valmur Droin sur le millésime 2012, 2 vieux Séchet de chez Dauvissat, mais aussi quelques Samuel Billaud que j’avais aussi grandement envie de gouter et chez qui d’ailleurs j’avais sollicité un rendez-vous. Notable également : un Saint-Jo Gonon sur le millésime 2017.
Bien qu’on ait (encore !) envie de tout goûter, mon choix était déjà à peu près fait : je voulais déguster un Chablis villages « à coeur » de Raveneau. Une dernière petite hésitation lorsque le serveur me dit que le Butteaux 2015 également proposé à la carte se boit très bien, mais je me contenterai de ce Chablis.
CR : Domaine François Raveneau, Chablis, 2014Servi très frais dans un verre Zalto [s]Bourgogne [/s][edit :universel]
Il y a des caractéristiques, sans doute l’élevage ?, commune avec le Valmur bu vendredi, je ne me risquerai pas à affirmer péremptoirement qu’il s’agit de la « patte Raveneau » mais il me semble bien qu’il y a une parenté.
En bouche, en revanche le vin affiche beaucoup moins de volume, et se présente sous un registre bien plus minéral. Ce qui se voit à la robe, plus cristalline.
Comme je l’espérais, ce chablis est vraiment à cœur. Très minéral, porté par une belle acidité en fin de bouche, avec de beaux amers et une fin de bouche tout en évolution (agrumes, cailloux). La coquille d’huitres arrive au réchauffement et se fait plus forte au fil de la de la dégustation.
Un côté léger beurré toasté semble également poindre dans le verre.Bien que peu familier des vins de Raveneau, tout me semble parfaitement en place, en parfait équilibre, au fil de la dégustation et je n’ai aucun doute sur sa capacité à évoluer encore très favorablement.
C’est incontestablement un village qui boxe en catégorie supérieure, il affiche une complexité en effet peu commune pour son appellation. A bien ouvrir en amont, car c’est vraiment au réchauffement et à l’aération que le vin s’est révélé pleinement.
Coté table : eh bien encore une belle table !
Au menu, des escargot de la maison Helix, tout maison, avec poudre d’amandes au dessus qui leur apportait un côté doux et crémeux. La palme de la plus belle douzaine du week-end, et pourtant la barre était haute !
La purée était onctueuse et vraiment savoureuse, goutu, et elle était maison. Quant au poulet, rien à dire aussi. La seule chose qu’on pourrait à la rigueur reprocher ce sont les quantités mais comme nous avions (très) bien mangé ces deux derniers jours, ça n’était pas dérangeant ce jour.
Pour une dernière fois, je suis pris d’une irrésistible envie de me refaire une assiette de fromage de la Maison Thomas.
Un menu simple mais bien exécuté, que le Raveneau a très bien accompagné.
***En synthèse : de très beaux déjeuners. Très sophistiqué le Fil n’a rien perdu de sa superbe et est toujours hautement recommandable, voire immanquable. En bistrot sympa avec belle carte des vins le Soufflot. Entre les deux le Maufoux avec une très belle cuisine simple et des vins à prix doux. Le Chablis wine not est bien aussi, mais attention aux tarifs, en particulier les vins. C’est peut-être ce dernier que je ne recommanderai pas forcément au lecteur qui aurait envie un court week end d’oenotourisme et dont le nombre de tables à faire serait limité.
50 nuances de Chardonnay
Tandis que sur les chemin du retour, les paysages icaunnais laissent peu à peu place aux ternes paysages franciliens, je mesure à quel point le chablisien est un terroir complexe, à l’histoire fascinante, (https://www.degustateurs.pro/article-les-grands-crus-de-chablis-125185640.html – merci Eric B pour la découverte de ce blog) qui appellera de nombreuses années, et de nombreuses dégustations pour se l’approprier. J’ai le sentiment tout de même d’être ressorti plus riche de ce week end.
Sur le plan de la dégustation évidemment, avec de belles découvertes : Vaillons reste une très belle découverte, il est vrai que ce n’est pas forcément vers ces climats que je me tournais initialement. J’ai beaucoup aimé le profil de Montmains aussi. Mais, comme souvent avec le progrès de la connaissance, on prend encore plus conscience de l’étendue de ce qu’il reste à savoir, et donc, finalement, on prend conscience de sa parfaite inculture.
Je repense à tout ce que je n’ai pas pu faire ce week end-là, visiter JC Bessin, Samuel Billaud, goûter sur table d’autres belles bouteilles qui m’ont fait de l’oeil, mais aussi le vignoble d’Irancy. Il reste donc tant à découvrir, et je ne peux donc pas me départir d’une ferme conviction :
Chablis, nous reviendrons.
- 27 octobre 2021 à 23h51
- in reply to: Domaine E. Guigal
CR: Domaine E. Guigal – Saint Joseph 2018
Bon et bien voilà, après une belle expérience sur le 2017, j’avais hâte de découvrir cette cuvée sur ce millésime comme je le relatais plus haut. Un groupe d’amis pas intéressé par le vin outre mesure, une belle planche de charcuterie de qualité, et fromage et hop, je dégaine le 2018. Malheureusement ça n’a pas pas tenu ses promesses.
Pourtant, le vin ne manque pas de matière, au contraire même, celle-ci est très satisfaisante pour un générique, peut-être même supérieure au 2017. Cependant, ce dernier affichait plus d’équilibre, et paraissait plus harmonieux, fondu. Là on a faire un St Jo clairement à attendre, il apparait encore comprimé. Le nez est explosif, alcooleux. A la dégustation, on constate une forte astringence en fin de bouche.
Aucun changement à J+1, j’avais gardé un fond de bouteille pour voir l’évolution.
D’une façon générale, à ce stade de mes dégustations nord-rhônadiennes, et je ne sais pas ce qu’en pensent les LPViens, j’ai le sentiment que 2017 est un millésime vraiment remarquable, très équilibré, et qu’il se met assez rapidement en place. 2018, année chaude propose des vins très concentrés, et demandera d’être plus patient.
Garde : ils ne me permettront pas de patienter en attendant mes St Jo Lieu-dit du même millésime, à attendre au moins 2-3 ans.
- 24 octobre 2021 à 18h48
- in reply to: Soirée Beaujolais
Il y a de la ressource aussi sur LPV, avec le CR de Frisette qui m’est revenu à l’esprit par exemple, en ce qui concerne le château Thivin :
https://lapassionduvin.kinsta.cloud/bourgognebeaujolais/15103-chateau-thivin?start=360#1088001
- 23 octobre 2021 à 21h05
- in reply to: Déambulations Chablisiennes
@Vaudésir Je m’en rappelle, j’avais vu passer ton CR justement quand nous sommes rentrés de Chablis… et m’avait fait regretter de ne pas avoir pu en choper une ou deux sur ce millésime !

- 23 octobre 2021 à 14h56
- in reply to: Déambulations Chablisiennes
Chablis Premier CruNous arrivons à la Chablisienne, depuis notre dernière visite il y a 3 ans, le domaine a pris 1 étoile à la RVF. J’étais très content de retrouver ce caveau qui proposait en plus à la vente des 2017 dont j’avais entendu de superbe retours.
Dégustation à la Chablisienne :
On nous annonce que désormais, la politique de la maison est que les dégustations ne peuvent excéder 4 cuvées au libre-choix du client, faute de quoi, il faut s’acquitter de la 6,50€ par personne quelque soient les achats effectués par ailleurs. Je suis venu pour goûter et me déleste donc de la somme demandée.
Selon notre sommelière, 2017 est typique chablisien tout en tension ; 2018 proposera plus de rondeur et sera un peu moins risqué à la garde. 2021 proposera sans surprise une faible récolte, mais ils auront un profil avec beaucoup d’acidité et marqués par des arômes végétaux. Cela sera par ailleurs un millésime de garde. Quant à 2019, c’est un millésime à forte et belle concentration.
Dame nature 2019 : salin et concentré, du peps, tonique, ça titille les papilles, idéal pour apéro
Chablis 17 : nez assez discret, très minéral, pur et cristallin, coquille d’huitre en fin de bouche
La Sereine 2017 : plus exotique, plus de rondeur en bouche mais toujours sur un registre minéral
[color=#f1c40f »>Montmain 18 : plus de rondeur et de volume en bouche, avec touche iodée. Le vin est minéral, toujours, mais cette minéralité s’exprime différemment.
Côte de Léchet 2017 : profil avec agrumes, arômes de léger noisette, et léger fumée
Vaulorent 17 : plus de gras et de corpulence, sur un registre toujours très minéral. Très beau PC
Mont de Milieu 18 : un profil beurré toasté, voire briochée, absolument plaisant. Du gras et beaucoup de plaisir en bouche.
Vaudésir 2017 : assez ouvert, corpulent et minéral. Fin de bouche beurrée toastée très gourmande.
Grenouilles 2016: touche fumée, très minéral, encore très timide au nez, touche noisette
Grenouilles 2011 : sous-bois bien intégré. Ce qui surprend avec le nez c’est son caractère quasi champenois ! du gras et du volume en bouche. Belle bouteille à point.
Savigny 2017 : un vin d’apéro, léger, sur le fruit et floral.
***
A 13h00, nous avons rendez-vous au Fil du zinc. J’avais déjà eu envie d’y retourner pour faire découvrir à madame il y a 3 ans mais le restaurant était fermé pour vacances annuelles.
Ma dernière expérience il y a 5 ans avait été vraiment satisfaisante, et j’avais hâte de redécouvrir la cuisine de ce restaurant, bien que l’équipe qui y officiait à l’époque soit maintenant au Chablis Wine not.
Concernant les vins, sur internet on ne voit pas les tarifs et je m’étais donc laissé la liberté de choisir sur place.
Finalement – et exceptionnellement – ce n’est pas moi qui ai choisi puisque ma compagne propose un Dauvissat, et il en faut peu pour me laisser convaincre. Il faut dire que nous avons eu ensemble de superbes souvenirs de dégustations, tant au restaurant que lors de beaux repas de famille, grâce à la cave du paternel. En plus, c’est un climat plus confidentiel, que je n’ai pas beaucoup eu l’occasion de goûter.
Alors, allons-y !
CR: Domaine Vincent Dauvissat – Montée de Tonnerre 2015
La robe est or, plutôt pale.
Le nez est tout de suite assez ouvert et surtout caractérisé par beaucoup de pureté. Prédomine également ce côté très crayeux, qui saute immédiatement au nez.
Bouche : le vin déploie une superbe matière, ciselée, longue et qui commence à se révéler complexe.
Très floral, un léger côté fumé et des notes de coquille d’huitre apparaissent en fin de bouche. Une bouche tonique, avec du peps qui évolue vers le cailloux, même si cette évolution est encore timide .Le vin va gagner en équilibre, en harmonie au fil de la dégustation. Très belle matière en bouche, sur un registre minéral, très pur, parfaitement bien construit.
Poulpe de la baie de Quiberon grillé à la marjolaine, pomelo, radis noir et faisselle de chèvreJe n’aurais instinctivement pas marié l’agneau avec le Chablis, mais le raffinement du vin conjugué à la délicatesse de l’agneau ont permis un accord joyeux. Superbe !
Agneau de la ferme de Clavisy à la cacahuète, pois chiche de Paisson, sudachi et basilicNous avons eu de la chance, c’était la dernière du restaurant selon le serveur. De fait, encore un grand moment de dégustation avec un vin de chez Vincent Dauvissat, que les derniers CR récents, salivants d’Olivier Mottard et de Gérard (pléonasme ?) n’ont pas pas manqué de me rappeler.
Un PC en pleine forme qui vieillira avec grâce encore longtemps.
Le beau plateau de fromage de la maison ThomasPrix sur table : 90€, soit le même prix que le GC Raveneau bu la veille.
Véritable festival à table, le Fil a tenu toutes ses promesses. Une cuisine très raffinée, inventive et d’une très grande qualité. Un moment magique à table avec ma compagne, un voyage pour les papilles ; presque un moment hors du temps.
***Pourtant, du temps il sera question puisqu’après environ 2 heures de bonheur à table, nous devons vite filer puisque nous avons rendez-vous non loin du Fil, à quelques centaines de mètres, au domaine Gérard Dupplessis.
Dégustation au domaine Gérard DupplessisVendange 2021 de qualité, mais petite récolte. Millésime standard. 18-19-20, trilogie exceptionnelle selon Lilian Dupplessis qui nous accueille ce jour, avec un 2018 particulièrement prometteur et qui a sa préférence.
Chablis 2019 : nez assez discret, très agrumes, avec une belle rondeur et une belle buvabilité.
Vaillons 2018 : nez coquille d’huître, floral, simple et facile. Gras et belle évolution. Finale coquille d’huitre, avec une fin de bouche est typique Chablis selon Dupplessis. A boire en 2024.
Montmain 2018 : registre plus salin, du gras en bouche, finale coquille d’huître. Supplément de matière. Du volume. Un bien joli PC, bien structuré, à boire en 2025. Je suis séduit.On n’a pas pu déguster beaucoup de choses mais c’était un moment agréable et les vins proposent un super rapport qualité prix. J’avais vu sur son site en préparant ce périple que de vieux millésimes étaient ouverts à la vente, mais il m’indique avoir été dévalisé. Idem sur les grands crus ; cependant, coup de chance pour moi, Il lui reste un Clos 2017, cela tombe bien, j’avoue que j’avais envie de ramener un GC à faire grandir en cave, celui-ci est proposé à 50€ la bouteille. Je repars également avec 2 Montée de Tonnerre, sans possibilité de gouter là aussi, sur le millésime 2018. Pour à peine plus de 20€ la Montée je me dis que là-aussi, c’est un beau pari sur l’avenir (2023 suffira pour Dupplessis), et j’ai de toute façon envie de faire confiance. Je repars aussi avec le très joli Montmains.
Un beau moment de partage, et, surtout cela fait du bien de retrouver un petit domaine familial, presque à la bonne franquette. J’ai de plus en plus j’ai le sentiment que les dégustations dans les grandes maisons deviennent soumises à de lourds process : pas plus de 2cl dans le verre, service via machine, dégustations parfois payantes. Je crois que ce qui m’irrite le plus ce sont les fonds de verre servis, qui ne permettent parfois pas de bien appréhender le vin.
Nous partons ensuite faire une promenade digestive bien méritée en haut des Clos. Un banc, le calme et ce panorama spectaculaire sur le vignoble chablisien depuis la colline des grands crus, voilà qui marque l’apothéose d’un week end tant attendu.
***Les aventures de ce samedi ne sont pas finies, puisque le soir nous avons rendez-vous au Chablis Wine not, là-aussi un immanquable que j’avais grand hâte de découvrir.
Mon choix se porte sur une Bourgogne rouge de Bart dont Matlebat dresse régulièrement les louanges, et qui est proposé à 28€ sur table.
CR: Domaine Bart, Bourogne Côte d’or, 2018
Le vin est servi frais, on le laisse réchauffer.
Très belle robe scintillante qui laisse présager une belle friandise/gourmandise. Très fruité, au nez, fruit a noyaux même, avec un fond végétal. Une bouche pleine de fruits, gourmande, friande, avec cependant une astringence un peu persistante en fin de bouche.
Au fil de la dégustation l’astringence se fait plus discrète, et le vin s’accomplit. Sans être d’une immense complexité, il propose un incontestable beau rapport prix plaisir, surtout en prix caviste (16€), et il donne vraiment envie d’aller voir ce que donnent les cuvées du dessus, en particulier les Marsannay.
Très bon avec l’onglet que j’ai trouvé également très qualitatif.
Plateau de fromage de la maison Thomas. le même qu’à midi, et encore convaincu ! Belle découverte avec le Tonnerre, fromage que je ne connaissais pasEn fin de repas, j’arrive à réquisitionner (un petit peu) Fabien Espana pour parler un peu vin avec lui, et lui demande les bouteilles que j’avais identifiées pour la partie caviste.
Il y a de très belles bouteilles à bon prix, dont certaines difficilement trouvables. Encore une fois je fais un pari sur l’avenir, mais je ne pense pas me tromper : je pars sur un Vaillons 2017 et 2018 de chez Droin (30€) ; un Chablis village 2015 de Laurent Tribut (25€).En demandant à Fabien s’il peut me recommander un village autour d’une vingtaine d’euros, sans hésiter une seule seconde, il me désigne Gilbert Picq, Chablis 2017, par ailleurs prêt à boire.
Au final, un lieu sympa pour manger une cuisine simple sans être flamboyante, avec des produits de qualité.
Attention cependant, les prix des vins sur table sont plus chers qu’ailleurs, certains grands crus comme le Preuses 2017 Dauvissat, est vendu 40€ plus cher qu’au Maufoux. Au niveau caviste cependant, il y a de belles références chablisiennes parfois à peine plus chères qu’au domaine.
Il est temps de rentrer, quelle journée ! Demain, la journée sera plus calme, mais encore marquée par les plaisirs de la table et de la dégustation. En m’endormant le soir, j’y pense déjà.
A suivre…
- 15 octobre 2021 à 19h11
- in reply to: Déambulations Chablisiennes
Il fait grand beau sur Chablis ce vendredi-là. Nous quittons notre gîte de situé à Beine et filons à travers les vignes vers le centre de Chablis. A un moment donné une parcelle semble se distinguer particulièrement : une sorte de cuvette très resserrée et tout en longueur, c’est très beau. Après recherche il s’avère qu’au milieu de toutes ces vignes de Chablis Village, c’est le climat de Vau de Vey qui était sous nos yeux. En continuant vers Chablis, un peu plus loin, sur la gauche, un coteau très pentu attise là aussi ma curiosité : il s’agit de Troesme, un climat que par ailleurs je ne connaissais pas.
Nous avons rendez-vous chez William Fèvre dans un caveau agréable. Pour être tout à fait honnête, initialement, j’avais sollicité Jean-Claude Bessin pour une dégustation, mais son agenda n’était pas compatible avec le nôtre. Quant à Nathalie et Gilles Fèvre, également sollicités ceux-ci étaient en vendanges et n’ont pas pu nous recevoir.
Dégustation chez William Fèvre
Je demande quelques infos sur les millésimes : 17 gros potentiel de garde, 18 est un millésime plus solaire, qui a produit des vins plus ronds. Quant à 19, c’est un millésime qui affiche un très beau niveau de concentration.
Petit chablis 2018 : Léger, simple et accessible, grosses notes iodées. Parfait avec un plateau de fruits de mer.
Chablis 19 : un peu plus de volume et de rondeur, notes de fleur blanches et d’agrumes.
Montmain 18 : millésime déjà agréable déjà accessible : léger gras et confort en bouche, coquille d’huître en finale. On m’indique que ce terroir est très argileux ce qui lui donne un profil très minéral. Ce vin me plait.
Vaillons 2018 : plus solaire, plus de rondeur et de volume mais très beau nez.
Mont de millieu 2018 : retour sur de la minéralité ; belle bouche, coquille d’huître en milieu de bouche ; notes de citron.
Montée de Tonnerre 2018 : là je dois admettre ma parfaite incapacité à décrypter : très réservé à ce stade ; le nez est très discret malgré une grosse masse en bouche. Demande à être attendu, peut-être même le moins accessible en jeunesse selon notre sommelier.
Vaulorent 2018 : plus persuasif que le Tonnerre à ce stade. Le nez est plus causant, avec une touche d’anis j’ai trouvé. Superbe bouche, déjà bien ouverte et belle finale.
Les Preuses 18 : très bel équilibre, déjà accessible mais demande bien sûr à vieillir. Belle minéralité, du volume en bouche sans lourdeur.
Cote de Bougros 2018 : Exclusivité de la maison : c’est la bande sud de Bougros, parcelle extrêmement pentue. Beaucoup de concentration et volume en bouche. Le côté est proche du Serein ce qui lui apporte un supplément de fraîcheur selon notre sommelier.
Les Clos 18 : Fèvre produit 25 000 bouteilles sur ce climat, ce qui en fait le premier producteur et de loin en quantité. Le vin est peu évolué à ce stade, il semble jouer sur un registre de pureté cristalline. Le profil est très minéral, avec un léger coquille d’huître en fin de bouche. Evidemment, c’est jeune, mais je suis pour le coup assez déçu par la matière proposée, peut-être même le moins beau GC dégusté.
Vaillons 17 : déjà bien évolué, léger gras, coquille huître en fin de bouche et final ; nez très minéral. Se détendra niveau tension avec l’âge selon notre sommelier, avec une dégustation en 2024. Beau rapport qualité prix pour un PC de cette qualité.
Chez Fèvre, la dégustation était vraiment agréable, les vins sont incontestablement de bonne facture. Cependant, je n’ai pas non plus eu de coup de cœur, et les tarifs proposés commencent à prendre des proportions assez importantes : compter entre 31€ et 44€ pour un PC 2018, avec 1€ de plus en moyenne pour 2019. Il y avait en revanche quelques affaires à faire avec des PC 2017 ouverts à la vente à 25€. Nous sommes repartis avec le très beaux Vaillons 2017, et un mont de Millieu 2018 dont la dégustation avait été vraiment convaincante.
Juste en face, nous avons rendez-vous au Maufoux, qui propose une cuisine diablement simple, une carte courte (sauf celle des vins !) ce qui est souvent bon signe. Avant de venir j’avais récupéré les différentes cartes de vins des restaurants pour comparer et faire un mon choix un peu avance. Au Maufoux, je souhaitais découvrir le Valmur 2015 de Raveneau. Le serveur m’indique qu’il se boit très bien ce moment.
CR: Domaine Francois Raveneau – Chablis Grand Cru – Valmur 2015
Servi dans un verre Zalto. Très belle bouteille avec bouchon en cire, bouchon de qualité.
La robe est dorée et laisse présager, de par sa concentration, une énorme matière en bouche. De fait le vin propose un volume vraiment peu commun.
Le nez d’abord un peu discret, on y trouve une touche de boisé, peu commun pour un Chablis, comme si on retrouvait un peu d’élevage en fûts. Ce qui sera confirmé après recherches sur le domaine. En bouche c’est beau, voire exceptionnel, avec une longueur hors norme, et une finale un peu agrume et coquille d’huitres.
Le deuxième verre est marqué par plus de minéralité, du miel, toujours sur fond léger coquille d’huître. A l’aération une touche très discrète d’anis semble également se dévoiler.
Superbe mariage avec les escargots. J’appréhendais l’alliance des deux, avec un ail un peu trop destructeur du palais, mais non, l’un faisait parfaitement écho à l’autre, une belle harmonie.
En relisant a posteriori le CR que Starbuck en a fait, je me rends compte que je n’en retranche pas une virgule : le volume confirme bien que nous sommes sur un grand cru (j’aurai l’occasion de le vérifier dans une dégustation ultérieure), mais il apparaît clairement aussi que le vin est jeune. Pourtant, je n’ai aucun mal à profiter de très belles cuvées jeunes, mais là, c’est incontestable, cette bouteille est ouverte trop jeune en ce sens que la matière est vraiment imposante, pour des notes qui se dévoilent encore timidement (mais surement). C’est, en tout était de cause, une très belle dégustation, qui ne m’a pas déçu car je savais déjà où je mettais les pieds grâce aux différents CR du domaine.
Cette dégustation me confirme bien aussi, que ce vigneron est à la hauteur de sa réputation. Je songeais à table en dégustant, justement à ce que ce vin pourrait donner d’ici 15 ans à la dégustation, cet ensemble massif avec les arômes décrits plus haut (dont ceux qui m’auraient échappé…) qui commencent à se dévoiler, atteindra vraiment des sommets et provoquera un moment immense à ses heureux propriétaires…
Nous repartons avec un beau quart de la bouteille, que nous dégusterons le lendemain pour voir l’évolution.
Au total, un très bon déjeuner au Maufoux, servi vite et bien, des produits de qualité, le jambon à la chablisienne était vraiment délicieux, bien servi (même pour un bon mangeur comme moi) et bien présenté dans une belle cocotte Staub. Les escargots étaient raffinés, bref un menu en parfaite harmonie avec le vin, et un bon moment passé dans un restaurant que je recommande aux LPViens qui auraient envie de se payer une belle bouteille tout en trouvant une cuisine sans chichis mais de qualité, en face, pour l’accompagner.
Le soir, nous avons envie d’aller prendre un verre au Chablis Wine not pour découvrir les lieux, et réserver pour le lendemain. Mon choix se porte sur un verre de :
CR: Domaine Jean Claude Bessin – Chablis Grand Cru – Valmur 2018
Un profil forcément différent du Valmur bu à midi mais la comparaison est intéressante. Tout de suite très ouvert, une belle matière, moins impressionnante que le Raveneau, un vin bien équilibré et structuré. Contrairement au Raveneau qui proposait un nez boisé, vanillé, cette cuvée propose un léger fumé assez prégnant qui me plaît bien. Belle et longue et finale. C’est jeune mais déjà diaboliquement accessible.
Ma compagne s’est laissée tenter par un verre de Morgon, du domaine Marcel Lapierre sur le millésime 2019. Grosse bombe de fruit, d’une gourmandise folle. Le nez est presque grenadine. Trait végétal, assez marqué. 100% glouglou.
Nous rentrons le soir même, par la route qui longe la colline des grands crus. Nous apercevons la cote de Bougros effectivement très pentue qui nous avait été décrite chez Fèvre, et qui fait face au Serein.C’était une belle journée. Le programme du samedi sera encore plus chargé, et il nous réservera encore de magnifiques découvertes à table, en dégustation, et des rencontres intéressantes aussi.
Le programme est alléchant ; j’ai déjà hâte d’y être.
- 15 octobre 2021 à 16h16
- in reply to: Déambulations Chablisiennes
Il fait grand beau sur Chablis ce vendredi-là. Nous quittons notre gîte de situé à Beine et filons à travers les vignes vers le centre de Chablis. A un moment donné une parcelle semble se distinguer particulièrement : une sorte de cuvette très resserrée et tout en longueur, c’est très beau. Après recherche il s’avère qu’au milieu de toutes ces vignes de Chablis Village, c’est le climat de Vau de Vey qui étaient sous nos yeux. En continuant vers Chablis, un peu plus loin, sur la gauche, un coteau très pentu attise là aussi ma curiosité : il s’agit de Troesme, un climat que par ailleurs je ne connaissais pas.Nous avons rendez-vous chez William Fèvre dans un caveau agréable. Pour être tout à fait honnête, initialement, j’avais sollicité Jean-Claude Bessin pour une dégustation, mais son agenda n’était pas compatible avec le nôtre. Quant à Nathalie et Gilles Fèvre, ceux-ci étaient en vendanges et n’ont pas pu nous recevoir. [color=
- 12 octobre 2021 à 16h33
- in reply to: Château Thivin
CR: Château Thivin – Côte de brouilly – La Chapelle, 2019
Ouvert juste après sortie de cave ; carafé 2 heures.
Nez très ouvert et tout de suite une explosion de fruit (cerise, framboise) qui fait tout le charme de ce domaine.
Très gourmand mais sur un style néanmoins élégant. J’aime cette cuvée qui est vraiment intéressante à la dégustation : elle concilie gourmandise/friandise du fruit en gardant ce côté tout de même raffiné. Au vieillissement cependant le côté fruit presque confituré s’estompe pour laisser un côté plus végétal qui, je trouve, lui fait perdre de son charme de prime jeunesse.
En relisant mes notes je me rends compte que j’avais déjà remarqué ça avec le Godefroy 2017 également. J’aime beaucoup, mais à ce stade de mes différentes expériences de ce domaine, ma préférence va à la dégustation jeune de ces cuvées, sur la gourmandise et l’immédiateté du fruit.
Bon, je pinaille, cette bouteille a fait l’unanimité auprès des convives et a parfaitement bien accompagné le délicieux veau marengo préparé par madame.
Garde : je boirai rapidement la suivante et en garderai la dernière « pour voir » avec 5 ans de plus en cave.
- 12 octobre 2021 à 2h28
- in reply to: Domaine E. Guigal
CR: Domaine E. Guigal — Saint-Joseph, 2017
C’est toujours un plaisir de la retrouver cette cuvée, qui propose ici tout ce qu’on veut retrouver dans un St Jo : poivre, violette, avec un côté aussi viandé appréciable.
Le nez est d’emblée très ouvert et de très belle intensité pour un simple générique.
Pas de doute, nous sommes bien sur une syrah nord-rhodanienne !
Il possède une belle fraîcheur, avec une note d’élevage qui apporte un côté encore plus gourmand au vin. Finale très gourmande également.
Un St Jo d’entrée de gamme de belle facture bien exécuté, une valeur sûre, avec un millésime 2017 qui m’a laissé un meilleur souvenir de dégustation que le 2016.
J’ai hâte de découvrir le 2018, fraîchement acquis pour seulement 15€.`
Garde : déjà beaucoup de plaisir, mais peut peut-être monter d’un cran avec une paire d’années de plus en cave
- 20 septembre 2021 à 13h48
- in reply to: Paul Janin & Fils, Moulin-à-Vent
Oui en allant relire les fiches techniques sur le site après dégustation, j’ai vu que l’élevage était en cuve. My mistake.
Je creuserais avec Eric Janin si j’ai la possibilité d’aller au domaine dans les mois à venir, il paraît que les 2019 sont superbes 
- 19 septembre 2021 à 22h52
- in reply to: Paul Janin & Fils, Moulin-à-Vent
CR: Domaine Paul Janin – Moulin-à-Vent – Vignes du Tremblay, 2018
Mis a l’épaule la veille pour le lendemain et carafé 1h avant de passer à table.
Ouvert pour accompagner à merveille un beau poulet fermier des Landes et ses petits légumes.
Accord pas particulièrement saisissant mais un très beau moment à table avec de beaux produits, et avec un vin qui s’est révélé meilleur que ce que j’escomptais.
Un vin en effet avec une matière imposante, concentration exemplaire, beau fruit et belle maturité. Longueur en bouche très satisfaisante également, avec un toucher de bouche tout en délicatesse.
Le nez a fort accent pivoine laisse présager un vin moins raffiné. Et pourtant en bouche le vin est à la fois gourmand mais également très élégant avec une pointe d’élevage qui se fait sentir et qui forme un tout vraiment très harmonieux.
Je n’ai pas pris autant de plaisir lors de la dégustation de la petite soeur il y a 6 mois, et je ne m’attendais pas à en prendre autant aujourd’hui. Manifestement, le vin commence à se patiner et à s’ouvrir encore davantage, il offre un profil plus gourmand et sophistiqué.
Je constate donc avec ravissement que ce vin évolue à merveille et suis rassuré pour les 2 autres qui profiteront en conséquence d’un séjour prolongé en cave.
Un bien joli vin, très beau aujourd’hui, et encore mieux demain.
Garde : à regoûter dans une paire d’années.
- 19 septembre 2021 à 3h52
- in reply to: Domaine François Raveneau, Chablis
Merci beaucoup pour ce CR (alléchant), Starbuck.
En effet, je suis en train de ficeler un week end d’oenotourisme à Chablis justement et j’ai aperçu cette cuvée sur de nombreuses bonnes tables. J’ai crains que cette bouteille soit trop jeune, sinon fermée. Mais finalement je comprends que sans atteindre son optimum (logique, vu l’âge pour un GC) ça permet quand même de pouvoir goûter un vin d’exception sans gâchis du potentiel.
- 18 septembre 2021 à 16h09
- in reply to: Domaine Delaporte, Chavignol
La prochaine fois, on veut voir le « burger Olivier Mottard » qui va avec ! 
- 17 septembre 2021 à 16h01
- in reply to: Bouchard Père et Fils
CR: Bouchard Père et Fils – Mercurey Premier cru, 2013
Bu sur 3 jours.
Malgré une ouverture le matin pour le soir, le vin est peu lisible, avec une pointe alcooleuse qui domine.
La robe ne montre pas une trace d’évolution particulière.
Le lendemain, le nez se fait légèrement plus civilisé, adouci, encore sur le fruit avec des notes de cerise dominante, touche pivoine aussi.
Mais c’est en bouche je trouve que le vin me déçoit : elle n’est pas très complexe, et portée par une acidité que je trouve excessive.
Le magret de canard fermier, viande puissante en goût, aura réussi à dompter un peu la fougue de ce vin qui ne tire pourtant pas à plus de 12,5. Une fin de bouche pas très longue et surtout assez quelconque.
Un peu déçu, je dois reconnaitre que je m’attendais à davantage de finesse et de complexité pour un premier cru, mais peut-être est-ce l’effet millésime ?
Madame a apprécié, sans doute du fait du profil bourguignon, moi beaucoup moins.
Garde : je ne pense pas qu’une garde prolongée lui soit particulièrement bénéfique