Stanislas Korst

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  • Stanislas Korst
    Participant
    Dégustation au domaine Pierre & Jean Gonon 

    Après un très beau moment de gastronomie à Vienne, nous avions rendez-vous en toute fin d’après-midi sous une pluie battante à Mauves pour une dégustation au domaine. Nous avions pu convenir d’un rendez-vous, avec une petite équipe d’importateurs autrichiens à laquelle nous avons pu nous greffer.

    Les quelques lignes qui suivront seront quelque peu maigres, verre Zalto dans la main droite, téléphone dans la main gauche pour tenter de mettre quelques petits mots clefs, les conditions étaient assez folklo. C’était, en tout cas, un exercice difficile. D’abord, nous dégustons à température de cave hivernale, sans doute à 10 degrés, les vins  (rouges surtout) sont ainsi froids et peut-être pas toujours au top de leur expressivité. En plus, je connais plutôt mal les vins de Gonon : mon expérience – fort peu concluante – se limitant à 2 Saint-Jo rouges : un 2016 fortement réduit et un 2013 plutôt moyen.

     

    Au domaine, nous commençons par les rouges :

    Îles Feray – 2022

    Un nez de fruits rouges, m’évoquant la framboise au premier chef, puis de poivre blanc. 
    Petite sécheresse en fin de bouche.

    Saint Joseph – 2022

    Un côté plus rude, plus rustique.
    Toujours sur un profil de fruits rouges, mais avec davantage de structure.
    Trait végétal.
    Sensation minérale importante.

    Saint Joseph – 2023

    Un nez au profil (logiquement) jeune.
    Bouche gourmande, on croque dans le fruit.
    Bouche équilibrée, on retrouve cette force minérale.

     Ensuite, direction la Sacristie…

    Manchots de la Croix

    Concentration et fraîcheur.
    Très belle fin de bouche.

    Tournon

    Un nez jeune, m’évoquant la framboise et la cerise, belle fraîcheur.
    Concentration, poivre et en bouche.

    Nous changeons de cave, puis passons à une dégustation en bouteille :

    Îles Feray 2021

    Bouteille qui vient d’être ouverte et qui dégage un beau parfum.
    Un côté rafle + un petit trait vert.
    Notes de poivre.
    Beaucoup de fraîcheur.

    Saint-Joseph – 2021

    De la fraîcheur au nez, du poivre, avec un côté fruits noirs. Rafle.
    Notes de poivre en bouche, belle allonge, profil en fraîcheur, sapidité et austérité noble.

    Saint-Joseph – 2017

    Nous sommes à l’aveugle. Le nez est comme légèrement évolué mais garde une certaine jeunesse.
    Un vin qui semble s’exprimer.
    Le profil du vin me laisse à penser qu’il s’agit d’un 2018 ou 2019. C’est donc 2017.
    Léger cuir au nez, expressif, on a du volume et de la gourmandise. Côté fruits noirs.
    Belle bouche poivrée et qui fait montre d’une belle densité.
    Un beau vin, qui m’est apparu déjà accessible et que j’aurais bien aimé regoûter 

    M. Gonon nous fait ensuite passer aux blancs :

    Saint-Joseph – Les Oliviers – 2023

    Nez timide.
    Belle bouche, huileuse et concentrée.
    On est sur les fruits jaunes : pêche / abricot.

    Saint-Joseph – Les Oliviers – 2021

    Très beau nez : délicatesse et distinction. L’ensemble paraît très floral.
    Et la bouche ne déçoit pas : bouche proposant de la tension, de la fraîcheur, de la longueur et de la gourmandise.

    Décidémment, je suis vraiment séduit par les blancs…

    Saint-Joseph – Les Oliviers – 2015

    Mais c’était sans compter le dernier ovni. Voilà un vin qui a scotché l’assemblée.
    Nez évolué et intense, fruits jaunes.
    Mais ce qui est exceptionnel, c’est cette bouche concentrée, miellée avec une petite sensation caramel. La longueur était immense, évolutive, entre le fruit et la roche.
    Equilibre richesse / minéralité parfait.
    C’était, clairement, somptueux.
    Très grand vin blanc de la vallée du Rhône !

    Un grand merci au domaine pour une dégustation aussi généreuse, c’était un super moment. Et permettre à des passionnés de venir découvrir un Temple sacré de la syrah. Inutile de le préciser, il n’a rien à vendre bien sûr ; il ne laisse pas non plus repartir avec un fond de bouteille, même non étiquetée, un autrichien a essayé mais s’est cassé les dents.

    Quant à moi, je suis resté un petit peu sur ma faim concernant les rouges, soyons honnête. J’ai été en revanche épaté par les blancs qui étaient d’un très beau niveau, en particulier le 2015. Du coup, je dois avouer que l’envie est grande d’ouvrir un Saint-Jo rouge du domaine, bien préparé, bichonné, à température, pour m’en faire un avis plus précis. Malheureusement, mon plus vieux millésime est 2018, comme je n’en ai qu’une, je n’ai pas trop envie de l’ouvrir précipitamment, ou de l’ouvrir dans une mauvaise phase (jurisprudence 2016 oblige !).

    Je reste donc à l’affût du 2018 dans cette rubrique pour espérer, je l’avoue, un feu vert par un CR enthousiaste ! 

    Stanislas Korst
    Participant

    CR: Domaine Vincent Dauvissat – Irancy, 2019 

    Epaulée une heure avant dégustation, et dégustée sur 3 jours, sans grand évolution notable. 

    Joli nez à l’ouverture, plutôt gourmand. On est sur un beau panier de fruits rouges, cerise au premier chef, et notes plus subtiles et gourmandes de fraise. Notes très légères de torréfaction enrobant bien l’ensemble. C’est jeune, doux et somme toute bien fait.

    Bouche qui s’exprime avec une certaine finesse, à l’acidité maîtrisée. Elle reste fraîche bien sûr, fruitée sur les notes précitées.
    Longueur honorable. Pour la science, j’ai gardé un petit verre pour faire découvrir à mon invité d’hier soir. Le vin, alors à J+4, prêt à basculer vers l’oxydation mais encore en place, s’est alors paré de notes épicées et de poivre blanc très fines.

    Au bilan, un bon vin, bien fait, mais pas le style de vin qui me fait vibrer. 

    • in reply to: Séville
    Stanislas Korst
    Participant

    Je (re)fais un petit tour d’Andalousie d’ici quelques jours et Séville sera notre première étape. J’y suis déjà allé il y a 3 ans et nous avions déjà déniché quelques adresses sympas, certaines d’ailleurs citées dans l’article posté par Oliv ci-dessus (Casa Morales par exemple, que nous re ferons). 

    Même si ce n’est pas le topic le plus actif, je tente quand même ma chance et reste preneur des bonnes adresses LPViennes actualisées qui pourraient compléter notre liste. Nous y restons suffisamment de temps pour faire une belle quantité de tables !

    Bien noté le payoyo, ca m’avait échappé la dernière fois. 

    Merci par avance, CR à la clef bien entendu 

    Stanislas Korst
    Participant

    CR: Domaine Delaporte – Sancerre Blanc – Les Monts Damnés, 2019

     

    Nez plutôt expressif, et assez agréable, sur l’amande, quelque chose qui m’évoque la banane, et une touche exotique. 

    Bouche plutôt ronde, mais qui reste fraîche et conservant une belle acidité & tension. On retrouve ces notes d’amande et cette touche exotique.
    Belle finale également. 

    Une bouteille sympa, que j’ai épaulée à la suite du Chablis Picq et qui a quand même souffert de la comparaison. 

    Garde : à boire ou à garder

    Stanislas Korst
    Participant

    CR: Domaine Chermette – Saint-Amour – Les Champs Grillés, 2022

    Dégusté hier au verre, au restaurant, pour accompagner un faux-filet maturé. 

    L’occasion pour moi de découvrir le domaine. C’était 2021 qui était annoncé à la carte, j’avoue que je suis plutôt content de voir arriver cette bouteille sur 2022. Le vin est servi un peu chaud, réduisant sans doute le plaisir. En tout cas, le nez est sympa et assez typique du secteur il me semble. On est sur un nez qui s’inscrit dans le registre de la finesse autour d’une aromatique de cerise et très florale (pivoine ? ).

    On retrouve ces notes à la dégustation, avec une bouche fluide, toujours sur la cerise, d’un bon volume et d’une longueur honorable. Le vin reste fin dans sa texture et les tanins sont bien enrobés.

    Garde : à boire sur ce profil-là pour moi 

    Stanislas Korst
    Participant

    CR: Domaine Gilbert Picq & Fils – Chablis – Dessus la Carrière, 2018

    Déçu par le précédent exemplaire sur ce millésime, j’ouvre cette bouteille en espérant un petit sursaut.

    Bouteille ouverte sur 3 jours, sans grande évolution, et principalement pour l’apéritif et des pavés de saumon. 

    A l’ouverture, quel plaisir ! Non seulement j’y trouve le Chablis que j’aime, mais, au surplus, j’y retrouve un Picq en pleine forme. Alors oui c’est un poil moins jouissif que le glorieux 2017, mais je peux vous dire que là-aussi on prend son pied.
    Le nez est intense et gourmand, fruits blancs, belle force minérale soutenue par un sensation calcaire.
    C’est à la fois riche et frais.

    Et que dire de la bouche… Pleine d’un fruit mûr qui rend la bouche concentrée, mêlée a une très belle force calcaire et à une belle tension qui équilibre bien l’ensemble. Belle et très longue finale qui se prolonge sur le caillou. Miam miam !

    Superbe Chablis, remarquable de précision et de gourmandise.

    Garde : à boire

    Stanislas Korst
    Participant

    CR: Domaine Eric & Joël Durand – Cornas – Prémices, 2017 

    Epaulée 1h avant dégustation puis dégustée sur 2 jours. Principalement pour accompagner une bavette XXL et un aligot.

    Un nez charmeur à l’ouverture, encore fruité, floral, laissant un petit peu de place à un élevage bien intégré. Un nez qui semble dans son adolescence et cela lui sied plutôt bien.

    Bouche expressive, fondue, plutôt fluide : la matière n’est pas hyper concentrée mais est satisfaisante. Petite pointe d’alcool en fin de bouche : il faut manger avec ce vin (d’ailleurs Madame qui a pris une petite gorgée avant de passer à table a quelque peu grimacé ). A J+1 le vin paraît plus en place, le vin gagne notamment en longueur laquelle finit sur les fruits noirs rehaussés de moka.

    Joli Cornas d’entrée de gamme.

    Garde : à boire

    Stanislas Korst
    Participant

    Oui, et le rouge passe 3 ans en fûts, ce qui fait qu’il lui faut parfois 1 petite année ou 2 après sa sortie pour se mettre en place. Il n’en reste pas moins très bon, d’ailleurs je pense que je vais pas tarder à ouvrir le petit dernier 2020.

    Stanislas Korst
    Participant

    CR: Domaine E. Guigal – Côtes du Rhône (blanc), 2022

    Dégustée en demi-bouteille. Elle est incluse dans le menu du restaurant la Pyramide à Vienne. Elle sera bue à l’apéritif, pour les amuses-bouches puis l’entrée, le saumon gravelax sous un voile de lait au gin et caviar avruga, mimosa de betterave cuite et cru.

     

    Un nez de bonne intensité, on est sur les fruits jaunes bien expressifs, touche florale et jolie minéralité exprimée qui rend l’ensemble plutôt frais.
    Bouche intéressante, dans laquelle on retrouve ces fruits jaunes, une texture proposant un léger gras, conjugué à une tension satisfaisante. C’est frais et gourmand. 

    Toujours très bon et ouvert ce générique en blanc, je le trouve d’ailleurs plus régulier que son jumeau en rouge lequel n’est parfois pas toujours en place. 

    Stanislas Korst
    Participant

    CR: Domaine du Tunnel – Cornas, 2015

     

    Un vin préféré à un Saint-Joseph Gonon du même millésime et au même tarif. Il se comportait mieux à la dégustation en ce moment que le Saint Jo selon le sommelier du restaurant La Pyramide, à Vienne, où nous avons déjeuné. 

    Carafé 45 minutes avant dégustation, ce vin accompagnera à merveille des canettes de challans rôties au sautoir, polenta croustillante. 

     

    La robe du vin est magnifique, un vrai bonheur de l’observer dans cette belle carafe.

    Le nez est jeune, mais fait montre une certaine évolution, il termine sans doute doucement son adolescence. Intense, c’est un nez sombre qui est proposé, on est sur les fruits noirs très expressifs, un peu de poivre, et du moka d’élevage présent mais bien intégré. C’est un très beau nez.

    Belle bouche, on a de la complexité et on retrouve les éléments du nez avec un vin d’une belle structure, ample, en puissance. Puissance maîtrisée et bien adoucie par des tannins soyeux qui confèrent à ce vin une belle buvabilité. 

    Seule la fin de bouche, quelque peu quelconque car s’éteignant un peu vite, nous rappelle que nous ne sommes « que » sur un Cornas d’entrée de gamme. Néanmoins, ça reste un très joli vin, qui s’est montré ouvert et qui a ravit la tablée.

    Stanislas Korst
    Participant

    CR: Domaine Pierre et Jérôme Coursodon – Saint-Joseph – La Sensonne, 2017

     

    Bouteille simplement débouchée 3 heures avant pour accompagner de belles entrecôtes. Terminée le soir, sans évolution notable.

    Un nez très intense, sombre, en place, classe, sur les fruits noirs, le poivre, le cacao, le moka. Quelques notes lactées et un élevage qui enrobe bien l’ensemble complètent le panorama. 
    C’est un superbe nez, qui reste somme toute assez jeune. 

    Une bouche à l’unisson : dense, concentrée, charpentée, racée. La texture du vin est veloutée, elle tapisse le palais tout en proposant un joli soyeux. Grande longueur.
    Contrairement à l’Olivaie 2016 dégustée récemment, et malgré son caractère là-aussi massif, l’ensemble conserve une certaine fraîcheur qui confère à cette Sensonne une grande buvabilité. 
    Clairement, il y a du monde dans le verre. Quelle belle bouteille !

    Garde : on peut les ouvrir mais sans se presser, 4-5 années de plus seront sûrement nécessaires pour ceux qui souhaitent obtenir un profil plus tertiaire. 

    Stanislas Korst
    Participant

    CR: Domaine Vincent Dauvissat – Chablis Grand Cru – Les Clos, 2009

     

    Ouvert et dégusté sur 3 jours, sans grande évolution.

    Un nez quelque peu oxydé je pense, laissant toutefois apparaître des notes de pomme, de citron, combinées à une jolie sensation minérale.

    La bouche est riche et ample, à l’image du climat et du millésime. Peu d’acidité et de tension. Si l’on fait fi de la petite oxydation qui semble donc toucher le vin, on a une bouche qui s’en sort plutôt pas trop mal.
    C’est la fin de bouche, avec une rétro de pomme abimée, qui gâche définitivement le plaisir que le vin peinait encore à proposer.

    Dommage, il y a 1 an et demi, cette même bouteille s’était montrée verrouillée à quintuple tour.
    Celle-là, issue d’une autre cave qui présente pourtant de meilleures conditions de conservation, s’est montrée quelque peu fatiguée et à boire d’urgence.

    Sans doute pas la plus grande réussite du domaine…

    Stanislas Korst
    Participant

    Il y’a fort à parier que Montrose 2016 aurait été sifflée plus rapidement, mon cher Dom ! 

    Stanislas Korst
    Participant

    Tout dépend du budget et du goût, mais ça a déjà été dit.

    Les caveaux en plein centre ne sont pas légion. Tu peux toujours faire un tour chez William Fèvre en plein centre dans ce style minéral tendu, ou même chez Laroche si ton portefeuille le permet. 
    Là-aussi, déjà cité, mais la Chablisienne c’est très bien aussi, au coeur de Chablis. Aucun impératif d’achat, il faut simplement débourser quelques euros (5 de mémoire) pour déguster les vins qu’on souhaite. 

    Sinon, tu peux aller à la cave Duplessis, Lilian, le vigneron reçoit, fait goûter sa gamme laquelle est à très bon prix. C’est bien d’acheter quelques bouteilles à la fin, quand même, faut-il le préciser.

    Manger au Maufoux le midi si tu y es en semaine, et bien sûr faire un tour au Chablis Wine not, ils te conseilleront 2-3 bouteilles.

    Stanislas Korst
    Participant

    CR: Maison des Ardoisières – Vin de France – Silice blanc, 2022

    Bu sur 3 jours.

    Joli nez bien fait, mais très simple, autour de la pêche et peut-être poire, accompagnée d’une sensation minérale crayeuse agréable. 
    Bouche tout à fait fluide, on pourrait en boire des litres d’autant que le vin ne titre qu’à 11°, on retrouve cette trame minérale et une jolie tension qui titille les papilles. 

    Honnêtement c’est pas d’une grande complexité, et à ce titre, je trouve que les 16€ prix caviste étaient un peu trop élevés.
    Il me semble que c’est un vin parfait à l’apéritif, beaucoup moins à table. Aucun accord en particulier avec un beau gratin de ravioles et saumon, ni avec le fromage (mont d’or, reblochon).
    Néanmoins, ce vin offre une très belle buvabilité, est techniquement irréprochable, et procure du plaisir. 

    Stanislas Korst
    Participant

    Oui, je viens de lire à l’instant que tu avais rencontré plus de succès par la suite, fort heureusement et tant mieux pour vous 

    Stanislas Korst
    Participant

    « Bu à l’Assiette Champenoise, suggestion de la sommelière sur le menu « truffe », le vin s’est complètement fait écraser par les plats »

    Avec un tel menu et dans un tel établissement, c’est presque une faute professionnelle à ce niveau… 

    Stanislas Korst
    Participant

    CR: Tenuta Delle Terre Nere – Etna Rosso, 2021

    Vin dégusté (péniblement) sur 3 jours.

    Un nez sur les fruits rouges, cerise, groseille, un côté fumé, cendré parfois, très évasif, surtout à J+1.

    La bouche est dissociée du nez. Déséquilibrée, cette dernière n’offre que peu de confort, est touchée par un déséquilibre sur l’alcool qui ne me plaît guère et présentant in fine que peu de gourmandise.

    Au-delà de l’aspect « curiosité », qui ne peut que plaire au dégustateur amateur que je suis (un vin produit dans ce secteur tout de même, ça a de la gueule), je n’ai pas pris de plaisir avec ce vin, même si j’ai bien conscience d’être le seul à râler dans cette rubrique… 

    Stanislas Korst
    Participant

    CR: Domaine Mouton Père et fils – Côte-Rôtie – Enomis, 2020 

    Pour accompagner de belles entrecôtes XXL de mon petit producteur de Haute-Savoie chez qui je fais régulièrement mes provisions, rehaussé avant cuisson au sel et poivre noir du moulin + ail en chemise, mon choix se porte sur une autre côte, rôtie cette fois.

    Simplement ouverte 4h avant dégustation. 

    Nez juvénile, charmeur et complexe, par ailleurs sans cesse évolutif. Très fruits rouges au début, je pense notamment à la framboise, le vin s’assombrit et s’intensifie au fil de la dégustation, se parant alors de notes de fruits noirs type mûres, de réglisse, puis de poivre. Quelques notes très très légerement moka soulignent et complexifient l’ensemble sans jamais prendre le pas sur le fruit. Un nez, enfin, frais, à la fois puissant et délicat, soit la caractéristique attendue des plus belles côtes rôties.

    La bouche n’est pas en reste, une attaque d’abord juvénile et fruitée, puis qui monte en puissance en milieu et fin de bouche, laissant apparaître des notes de poivre et fruitées intenses, avec une finale en queue de paon.

    Madame s’est littéralement régalée, et je ne suis pas en reste. Non seulement c’est très bon, mais surtout, quel festival à table avec la viande, l’ail en chemise cuit avec (ça marche très bien !)  les pommes de terres cuites au four… 100% plaisir et, au risque de me répéter, au prix le plus bas du secteur !

    Garde : doit bien pouvoir se garder 4-5 ans avec bénéfice, mais c’est déjà si bon, et permet de patienter pour d’autres côte-rôtie plus longues à se faire (notamment la superbe Maison Rouge du domaine), pourquoi attendre ? 

    Stanislas Korst
    Participant

    CR: Domaine Jean-Paul & Benoît Droin – Petit Chablis, 2022

    A l’ouverture, un nez chaud et primaire qui ne me plaît pas du tout. J’avais anticipé en l’ouvrant 48h à l’avance, passé ce délai, le vin est devenu conforme à mes attentes et m’a plu.

    Un nez toujours expressif, riche – dans le sens pas cristallin : on a quand même pas mal d’agrumes, et notamment du citron, mais il offre aussi une belle expression du sous-sol chablisien, avec une sensation crayeuse que j’apprécie. Quelques notes iodées également.

    La bouche est pleine de peps et d’allant, tonique et fluide, elle est plutôt satisfaisante et agréable. 
    Bouche s’offrant toujours sur cette sensation crayeuse et fruitée.

    Joli petit Chablis, à aérer copieusement néanmoins pour ce qui me concerne.

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