Stanislas Korst

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  • Stanislas Korst
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    CR: Château Poujeaux – Moulis-en-Médoc, 2000

    Dégustée en parallèle du Sociando 1998 chroniqué ici, même préparation. 

    Une analyse comparative très intéressante, ce Poujeaux est très expressif aussi, et il paraît prêt. Tertiaire et complexe, le nez présente quelques notes restantes de fruits noirs, mais surtout de cuir, et des notes d’épices. L’ensemble est sous-tendu par plus de fraîcheur que le Sociando, et présente plus de finesse. 

    La bouche est tout aussi expressive, les notes de fruits noirs cohabitent avec les notes de cuir, on retrouve cette fraîcheur devinée au nez. Belle et longue finale. La bouche se montre plus fondue que le Sociando.

    Un très beau Poujeaux, épanoui, fondu et sur un beau plateau. Et au bilan, deux très beaux ambassadeurs du Médoc, chacun dans leur style différent (rusticité & opulence pour le Sociando ; finesse et fraîcheur pour le Poujeaux) rappelant s’il en était besoin le plaisir pris avec les vins du secteur et leur capacité de vieillissement, le tout pour un tarif démocratique.

    Garde : à boire ou à revoir sans problème pour ses 30 ans

    Stanislas Korst
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    CR: Château Sociando-Mallet – Haut-Médoc, 1998

    Une bouteille achetée sur internet à peine 30€, « pour voir » : j’avais vu dans une vidéo la RVF qui l’avait particulièrement encensée, au même titre que le 2000.

    Ouverte et épaulée 1h avant. Le bouchon est exceptionnel, comme neuf et tout juste imbibé sur le disque.

    Nez très expressif dès l’ouverture, un bouquet de fruits noirs presque compotés, de cuir et de boîte à cigare signent un nez riche, rustique, sombre, et somme toute assez jeune. Le côté graphite apporte de la fraîcheur à l’ensemble. 

    La bouche reprend les éléments du nez : un bloc assez massif, rustique, velouté, grosse amplitude, très belle longueur.

    Garde : un très très beau Sociando, à regoûter en fin de décennie sereinement.

    Stanislas Korst
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    CR: Château Pédesclaux – Pauillac, 2017

     

    Pour escorter une bavette XXL et une jardinière de légumes, furibarde envie d’un beau Pauillac ce dimanche.

    Bouteille ouverte le matin pour le déjeuner, épaulée une petite heure avant dégustation.

    D’emblée, un nez de cassis pur, des notes de graphite, de la fraîcheur, et finalement beaucoup finesse. La Taulière discerne des notes de violette et je lui concède bien volontiers.
    Un nez qui possède une certaine classe, qui semble prêt et déjà fondu.

    La bouche est du même niveau : de la finesse, beaucoup de fruit et de belle amplitude, les notes de graphite sont bien présentes. Comme le nez, c’est une bouche fondue, aucune astringence, c’est harmonieux et équilibré.

    Très au-dessus du Fonbadet du même millésime dégusté récemment. Je n’avais à ce stade dégusté ce vin qu’en salon, mais jamais tranquillement à table, et je suis heureux de le trouver à très bon niveau : j’avais encavé quelques bouteilles « pour voir », celles que j’ai bénéficieront d’un séjour prolongé en cave et c’est les yeux fermés que j’encaverai les beaux millésimes récents, et pourquoi pas en magnum.

    Garde : accessible dès maintenant, on peut le revoir avec plaisir d’ici 4-5 ans.

    Stanislas Korst
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    CR: Domaine Jean-Paul & Benoît Droin – Chablis, 2022

     

    Ouverte 1h avant et dégustée sur 4 jours, sans évolution. 

    Le nez est à l’ouverture plus « Droinesque » que Chablis, avec sa richesse beaunoise déjà constatée sur la Montée et le Vaillons dégustés à intervalle rapproché, les fruits blancs, et une minéralité à mes yeux plus pierre mouillée que coquille d’huîtres. 

    La bouche propose un joli alliage entre cette richesse pré-citée et une minéralité rafraîchissante. Le vin propose une jolie longueur. Ce village me rappelle quelque peu la dégustation du 2020, peut-être un cran au-dessus d’ailleurs, dans le sens où j’ai le sentiment que cette minéralité ne s’exprime pas tout à fait, et que l’ensemble reste assez compacte à ce stade.

    Garde : à revoir dans 6-8 ans.

    Stanislas Korst
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    CR: Château Thivin – Côte de Brouilly – Godefroy – 2022

    Bouteille achetée à la suite du commentaire très favorable de Sideway, moi qui m’étais principalement fourni en Chapelle pour une première commande sur ce millésime. 

    Ouverte 1h avant dégustation et bue sur 3 jours, avec bénéfice à mes yeux : le vin gagnant en densité après aération.

    Nez ouvert et de bonne densité sur les fruits rouges bien mûrs et juteux, cerise en particulier, mais aussi un côté un peu plus sombre, que j’associe à des fruits plutôt noirs. Quelques notes florales complètent le panorama.

    Bouche pleine d’un fruit tendre et enveloppant, fruitée, gourmande, affichant une concentration satisfaisante. 

    Garde : à revoir dans 3-4 ans

    Stanislas Korst
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    Je pense qu’il a été acheté à bon tarif, et qu’on peut le boire dès à présent.

    Stanislas Korst
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    Plutôt d’accord avec ce qui vient d’être dit. Je trouve que la cuvée Brune et Blonde de Guigal par exemple, peut servir de bon indicateur pour prendre la température du millésime en Rhône Nord. Et même constat que ci-dessus : lors d’une dégustation à intervalle rapproché récemment, la BB 2006 surclasse nettement la BB 2005, même en magnum, et à ce titre, ça a contribué à mon sentiment, également, que 2005 reste surfait dans le secteur. 

    En revanche, pour rendre à César ce qui lui appartient, si la RVF précise bien que 2000 est un millésime de grande qualité à Bordeaux, elle précise bien, à l’inverse, que ce millésime n’est pas forcément tip-top dans le Rhône nord. Comme quoi, la RVF parvient bien, par moment, à ne pas s’enflammer et à généraliser.

    Stanislas Korst
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    CR: Domaine E. Guigal – Saint-Joseph – Lieu-Dit, 2015

    Bouteille ouverte tôt le matin, et épaulée 2h avant dégustation à l’occasion du déjeuner dominical.

    Nez profond, encore jeune mais fondu, pas si complexe mais bien dompté, délicat et en même temps puissant, de cassis, de chêne et de moka typiques de la cuvée qui, du fait du vieillissement, se révèlent bien intégrés et sans exubérance.

    Bouche pleine, ample, charpentée, en puissance mais très digeste, on y retrouve les notes devinées au nez. Bel équilibre général. Ce millésime 2015, qui reste encore relativement fermé en côte-rôtie et qui m’avait fait douter un peu à l’ouverture de cette bouteille, s’est ici montré totalement abordable, et a procuré beaucoup de plaisir. 

    Garde : à boire dès à présent si on l’aime sur ce profil jeune, pour plus de notes tertiaires, rendez-vous en fin de décennie.

    Stanislas Korst
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    CR: Domaine Laurent Combier – Crozes-Hermitage – Clos des Grives, 2017

     

    Bouteille dégustée au restaurant Drouant, à Paris, et choisie pour accompagner un très beau vol-au-vent volailles, ris de veau, asperges et foie gras poêlé. L’envie de prendre le 2019 que j’ai acheté en magnum sur ce millésime, était grande. Néanmoins, je privilégie le millésime 2017 également disponible à la carte, parce que c’est un millésime que j’affectionne beaucoup aussi et dont je pense qu’il apportera la finesse nécessaire pour accompagner le vol-au-vent.

    Le premier est nez est top, et déjà bien évolué. Que ces 2017 vieillissent bien, me dis-je ! Le nez est très expressif, bien dessiné, puissant voire corsé, animal, sur le cassis, les épices et un élevage fondu. Quelques notes moka, sombres, qui complexifient l’ensemble apparaissent au fil de la dégustation, surtout vers la fin de la bouteille.

    La bouche est au même niveau : ce soyeux que l’on devine à la robe se retrouve à la dégustation, l’ensemble est patiné, à la fois puissant voire à nouveau corsé, et en même temps d’une très belle finesse. C’est expressif et doté d’une certaine classe. Très belle longueur.

    Un beau moment de gastronomie.
    Et un très beau vin, que l’on classe régulièrement en côte-rôtie (moi le premier) mais qui sur cette dégustation, m’a davantage évoqué un Cornas d’une dizaine d’années.

    Garde : on peut les dégoupiller à mon goût, ou les revoir dans 2-3 ans.

    Stanislas Korst
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    CR: Château Fonbadet – Pauillac, 2017

    Bouteille épaulée le midi pour le soir.

    Nez ouvert et expressif, accessible, sur les fruits noirs plutôt denses, la mine de crayon, de la fraîcheur. C’est assez simple mais pas mal fait.

    La bouche est corpulente, charpentée, la matière fait montre d’un certain soyeux, toujours sur cette sensation fruits noirs, mêlés aux notes de mine de crayon. La longueur est convenable. 

    Un vin sympathique qui a bien fait le job sur un onglet de boeuf.

    Stanislas Korst
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    CR: Domaine du Monteillet – Saint-Joseph – Cuvée du Papy, 2019

     

    Bouteille épaulée 2 heures à l’avance.

    Très beau nez, expressif d’emblée, faisant montre d’une belle densité et d’une jeunesse agréable. On est sur les fruits noirs dans un registre confituré, des épices et une touche mentholée. Elevage typique du domaine et à sa place, enveloppant bien l’ensemble. 

    La bouche s’exprime aussi, beaucoup d’amplitude, de matière, et de gourmandise. Petite sécheresse constatée en fin de bouche, mais d’ici 2 à 3 ans, nul doute que l’ensemble sera fondu et donnera un très beau St Jo, comme souvent avec le domaine. 

    Stanislas Korst
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    CR: Château Giscours – Margaux, 2000

    Voilà une bouteille que j’avais hâte de dégoupiller. Il s’agit de mon premier Giscours : cet achat a été motivé il y a quelques temps lorsque j’ai vu les témoignages dithyrambiques de Claude et de Sylvain. 

    Bouteille ouverte 2 heures avant, puis passée en carafe 1 petite heure dans cet intervalle. Une bouteille que j’ai souhaité pour accompagner une côte de boeuf à la plancha, avec toute la famille réunie.

    Bouchon royal au bar. 

    Le nez est ouvert, de bonne intensité, puissant et bien définit sur les fruits noirs profonds et soyeux, le cuir, et une sensation épicée. C’est un Margaux qui me paraît être arrivé à maturité, sans avoir totalement basculé dans le tertiaire si j’essaye de me projeter : il est vrai que je bois très peu de Margaux, et encore moins à cet âge, mes dégustations se portant davantage vers Pauillac, Saint-Estèphe voire même Saint-Julien. C’est objectivement très beau, et élégant.

    La bouche fait montre d’un fruit encore juteux, beaucoup de classe encore, de justesse, de la longueur. C’est très bon.

    L’unanimité est générale, y compris pour la Taulière, parfois grincheuse quand j’ouvre des Bordeaux, mais aussi pour le père qui n’était pas forcément Giscourphile. Quant à moi, j’ai également beaucoup aimé, mais je n’ai pas eu le coup de coeur absolu, la petite émotion supplémentaire, qui m’aurait définitivement fait chavirer. 

    Stanislas Korst
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    Il faut bien goûter, pour se faire une idée, et savoir précisément ce qu’on met en cave.

    Stanislas Korst
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    CR: Domaine Charvin – Châteauneuf du Pape, 2019

    Une première pour moi avec ce domaine. J’ai souhaité découvrir, et faire découvrir à un ami qui aime bien le C9P, ce domaine.

    Bouteille simplement ouverte le matin pour le soir.

    Le premier nez n’est pas vraiment sympa et à vrai dire, décevant d’emblée. Certes, on constate au loin une certaine finesse, et des notes de petits fruits rouges, de garrigue. Mais l’ensemble est souligné d’une grande sensation alcooleuse qui empêche le plaisir.

    En bouche, c’est pareil. Le vin se comporte assez mal, gros déséquilibre sur l’alcool masquant les éléments constatés au nez. 

    Déception assez importante je dois dire.

    Stanislas Korst
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    CR: Domaine Bart – Marsannay – La Montagne, 2019

    Ouvert 2h avant, puis carafée une petite heure.

    Un nez modeste, léger, jouant la finesse et peut-être trop à mon goût. L’aromatique tourne autour des petits fruit rouges, cerise en tête, groseille. De la fraîcheur. Notes très légèrement moka. 

    Une bouche qui se montre fluide, toujours fine, avec une aromatique moyennement expressive et peu gourmande. Un vin qui n’aura malheureusement remporté aucun suffrage autour de la tablée…

    Garde : à boire

    Stanislas Korst
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    CR: Clos de la Roilette – Fleurie, 2022

     

    Bu au restaurant la Maison Blanche à Romanèche-Thorins. Carte des vins sympa, très orientée Beaujolais bien sûr. J’étais prêt, pour une fois, à céder à un 2021 en prenant la cuvée tardive (32€ sur table) parce que j’aime cette cuvée. Il n’y en aura finalement plus, elle vient d’être remplacée par la cuvée générique sur 2022, ce qui me convient aussi très bien.

    Nez qui s’ouvre sur un côté cerise, cerise pommadée, crémeuse du plus bel effet. C’est plutôt ample et sur un fruité jovial.

    Pas de surprise en bouche, elle reprend les éléments du nez. La bouche est gourmande, fruitée et ample, on y retrouve la cerise au premier chef.
    Petite pointe d’acidité en fin de bouche si on veut chipoter. 

    J’avais adoré la cuvée tardive, j’ai bien aimé le générique. 

    Stanislas Korst
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    CR: Domaine Vincent Dauvissat – Chablis Grand Cru – Les Preuses, 2009

     

    Bu pour lui-même, à l’apéritif, puis sur de belles tranches de saumon fumé.

    A l’ouverture, le nez ne trahit pas son climat : on est sur une grande sensation minérale, ciselée, incisive, mêlée à des notes de citron et de noisettes. C’est très beau. Bien plus étonnant, et surprenant pour le dégustateur en revanche, c’est de voir que nous sommes sur 2009 et qu’à aucun moment on ne ressent quelconque chaleur du millésime, ce que j’ai pu notamment ressentir dans les Clos. Millésime solaire admirablement dompté donc sur cette Preuses. Un autre point encore étonnant, c’est la jeunesse de ce vin. S’il m’avait été présenté à l’aveugle j’aurais pu partir sur un 2017, cette bouteille m’a sincèrement évoqué les nombreux 2017 dégustés récemment car le vin reste frais et sur un côté jus de roche indéniable ; au surplus, l’ensemble ne présente pas une once de notes tertiaires. 

    La bouche est tendue, ciselée, le côté jus de roche constaté au nez se retrouve dans cette bouche vive, et à la grande finale.

    Garde : J’ai énormément aimé ce vin, qu’on peut revoir sans le moindre problème d’ici 5 voire même 10 ans au vu de cet échantillon.

    Stanislas Korst
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    CR: Domaine Gérard Courbis – Saint-Joseph – Vieilles vignes – 2018
    Dégusté en toute simplicité sans recherche d’accord particulier, sur une fabuleuse tartiflette maison.

    Nez très moyennement expressif, malgré un carafage d’1 bonne heure. Néanmoins, beau nez malgré tout, qui se révèle appétent, gourmand, sur un côté confiture de fruits noirs, léger poivre.

    Bouche agréable, belle matière tapissante, toujours sur cette gourmandise du fruit.
    Fin de bouche un peu légère cependant.

    Garde : beau vin, à regoûter tranquillement dans 2-3 ans, et qui propose un rapport QP redoutable (16€ prix domaine)

    2 ans plus tard, je suis heureux de retrouver ce vin avec un profil bien plus intéressant que celui proposé dans le CR ci-dessus. Le vieillissement lui a fait du bien. De fait, le nez était cette fois tout à fait expressif et sans carafe : c’est un nez riche, corsé, viandé, toujours sur le côté confiture de fruits noirs, avec une belle profondeur. 

    La bouche était très ample, la matière tapisse toujours autant ; c’est un vin charpenté et puissant. Belle longueur, légèrement moka.
    Ce St Jo authentique, un rien rustique, a procuré beaucoup de plaisir à table et a accompagné à merveille une belle côte de boeuf. 

    Garde : il m’en reste une, à revoir dans 2 ans.

    Stanislas Korst
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    CR: Domaine des Creisses – Les Creisses – IGP Pays d’Oc, 2020

    Première fois pour moi pour ce vin, dont j’ai toujours entendu le plus grand bien. J’avais en tête que le domaine travaillait près de la commune de Pézenas, et je sais que mon beau-père, de passage ce week end est biterrois de naissance. La contre-étiquette indique que le domaine est sis dans la commune de Valros. Je l’interroge et lui demande si à tout hasard il connaissait cette commune ; ce a quoi il me répondait du tac-o-tac que oui, pour avoir vécu dans le village de l’autre côté de l’A75 à Nézignan-l’Evêque.

    Moi qui cherchais la bonne occasion pour goûter cette bouteille, on ne pouvait donc pas rêver mieux.

    Bu sur 3 jours, avec un léger signe de déclin pour le fond de bouteille restant à J+3.

    Le nez est tout de suite causant. En tout cas, moi il me parle. Tout de suite, un boisé enchanteur apparaît, il me fait penser au boisé moderne et fin de l’Aurage que j’ai, par pur hasard du calendrier de dégustation, dégusté tout récemment, il y a 2 semaines. Et pour cause, c’est Louis Mitjaville apprend-on sur le site internet d’achat, qui aide à la réalisation de cette cuvée. 
    Si j’étais à l’aveugle, je pense que j’aurais aisément repéré la Syrah, mais j’aurais été très loin d’identifier le Languedoc, et encore moins le Cabernet sauvignon. En plus de me plaire et de me parler, c’est un vin très intéressant à analyser.

    On retrouve en bouche ce boisé/toasté prédominant, côté épicé et fruits noirs dans une texture soyeuse, parfois minérale. L’ensemble est riche mais sans aucune lourdeur, jamais putassier ; par ailleurs une fraîcheur tend l’ensemble tout du long et le rend très équilibré.

    Petit coup de coeur pour ce vin, très belle découverte, je ne vais pas tarder à explorer le reste de la gamme et encaver cette cuvée en magnum. Pour à peine 20€, le rapport prix-plaisir est très très favorable.

    Stanislas Korst
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    CR: Domaine Tempier – Bandol – Lulu & Lucien, 2021

     

    Bouteille dégustée au Barav, bar à vin toujours très sympa que j’apprécie fréquenter. Lorsque je vois cette bouteille à ce niveau de tarif (à peine coefficient 2), je me dis que c’est une opportunité sympa, d’autant que c’est un domaine que madame apprécie beaucoup, et que j’ai aussi envie de faire plaisir à mon beau-père présent ce soir.

    Je demande un carafage dès l’achat, environ 30 min avant dégustation.

    Madame et le beau-père sont à l’aveugle. J’annonce un vin que nous n’avons pas l’habitude de boire, mais qui plaît beaucoup à madame. Un nez bien ouvert, bien qu’il soit un poil renfrogné, mais nous sommes en extérieur. On est sur les fruits noirs au nez, la réglisse, mais aussi la framboise et un léger boisé. Beaucoup de soyeux au nez, matérialisé par beaucoup de douceur. Mon beau-père part sur un Bordeaux jeune, et il n’y a là aucune honte car on n’est pas du tout à mes yeux dans la typicité de l’appellation. Parce que je ne suis pas à l’aveugle, je crois discerner des notes salines.

    La bouche est fruitée, soyeuse, ample, concentrée et très douce. J’apprécie beaucoup l’expression aromatique et le soyeux proposé. Madame finit par trouver l’appellation à l’aveugle, bien aidée par ma présentation de la bouteille. Belle longueur. Finalement la bouche s’exprime sans complexe, sans dureté ; c’est un vin déjà accessible. 

    J’ai beaucoup aimé ce vin, qui a surclassé mes attentes. Par contre, rien à voir avec les Tempier que j’ai l’habitude de boire, souvenir d’un 2015 d’un bloc tannique et porté sur la garrigue que j’aurais sans doute pu identifier à l’aveugle, au moins pour le secteur. Ici, nous étions davantage dans un registre international, c’était délicieux, mais j’aurais sûrement pu faire le tour de l’Hexagone sans deviner l’appellation.

    Très joli vin.

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