Stanislas Korst

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  • Stanislas Korst
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    CR: Domaine Vincent Dureuil-Janthial – Bourgogne (rouge), 2020

    Bouteille ouverte et épaulée 1h avant dégustation, laquelle s’est montrée tout de suite ouverte. Nez ouvert, plutôt fin, moderne, sur la cerise noire et le moka d’élevage bien intégré mais présent. L’ensemble est fondu et plaisant.

    La bouche est souple, presque tonique, on y retrouve de fines notes de torréfaction, et les notes de cerise devinées au nez.

    Au final, c’est un pinot qui se veut moderne et bien fait.

    Garde : à boire

    Stanislas Korst
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    CR: Domaine Samuel Billaud – Chablis Premier Cru – Mont de Millieu, 2019

    A l’ouverture, un nez qui laisse d’intenses embruns marins, de la fraîcheur, de l’iode. 
    Une bouche fidèle à son climat, plutôt riche et ronde. L’équilibre est bon.

    Après plusieurs jours d’ouverture, le vin semble se retendre à nouveau, adoptant ainsi le profil d’un millésime type 2017, la coquille d’huître, discrète, semble poindre le bout de son nez.

    Beau Chablis, il ne manquait qu’un petit surcroît de complexité pour me faire définitivement vibrer et justifier le prix : 45€ au domaine tout de même.

    Garde : à boire (selon ce que m’a dit Samuel Billaud lors de l’achat au domaine), ou à revoir d’ici 4-5 ans.

    Stanislas Korst
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    CR: Domaine François Raveneau – Chablis Premier Cru – Butteaux, 2021

    J’ai eu le plaisir de goûter à cette bouteille, un petit verre, lors d’une dégustation organisée par un professionnel.
    La bouteille a été ouverte la veille m’a-t-on dit. 

    Le nez est un peu fuyant, il faut aller le chercher, mais plus je le fais tourner dans le verre et plus les notes beurrées tendent à ressortir. Il me semble y voir aussi des notes de pomme.

    La bouche porte en elle les traces du millésime, le milieu de bouche touché par une acidité haut placée et un léger creux, secourue par une fin de bouche en queue de paon, presque acidulée. Grande longueur.
    Fond de verre très beurré et très plaisant. 

    Stanislas Korst
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    CR: Domaine E. Guigal – Saint-Joseph, 2019

    Bouteille dégustée hier soir, en accompagnement d’un poulet rôti et d’un gratin dauphinois. Débouchée et simplement épaulée 30 min avant dégustation.

    Rien de révolutionnaire, mais en dégustant cette cuvée sur ce millésime, je me suis fait la réflexion, une nouvelle fois, que 2019 dans le secteur est pour moi le plus beau des millésimes récents, et que cette cuvée, pour le prix payé (18€) est un très beau rapport QP de l’appellation.

    Un beau nez, vraiment, celui d’une syrah qui entame une belle transition vers le tertiaire, sanguin, avec de belles notes de poivre, encore du fruit, et finalement une belle combinaison puissance/finesse. Aucune trace de boisé, ce qui n’était pas le cas dans sa jeunesse. C’est un vin épanoui. 

    Belle bouche également, avec de la puissance, toujours équilibrée, harmonieuse, on retrouve les notes de poivre et une jolie longueur. 

    Très joli St Joseph générique, d’ailleurs, à 3, la bouteille n’a pas fait un pli.

    Garde : à boire

     

    Stanislas Korst
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    CR: Château Chasse-Spleen – Moulis-en-Médoc, 2015

    Goûté rapidement au Grand Tasting, ce 2015 ne m’avait pas du tout laissé un bon souvenir.

    Dégusté à table ce week-end, ce vin aura confirmé son statut de vin très austère, pas funky pour un sous, marqué par des notes très sombres, des fruits noirs, quelques notes de graphite. 
    La bouche est du même calibre, marquée par une austérité certaine, peu de gourmandise, et une fin de bouche quelconque.
    La tablée n’est pas enchantée non plus.

    Vraiment pas l’éclate que ce CS à presque 10 ans d’âge, et je n’arrive pas à me projeter sur une potentielle amélioration (aucun soucis pour le 2016 par contre).

    Stanislas Korst
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    CR: Domaine E. Guigal – Côte-Rôtie – Brune et Blonde, 2013

    Simplement ouverte 1h avant dégustation.

    Dès l’ouverture, le nez nous envoie sur une terre de Syrah, et plus précisément d’une syrah évoluée, en place et épanouie. Le nez se fait intense et présent d’emblée, posé, propose de très belles notes de poivre, quelques notes florales, quelques très fines notes de torréfaction.

    La bouche propose une belle acidité, elle est fine, sans tomber dans la maigreur que le millésime aurait pu engendrer, soyeuse.
    Fin de bouche honorable.

    Une jolie côte-rôtie générique, que je n’attendais pas à ce niveau.

    Garde : à boire

    Stanislas Korst
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    CR: Domaine Vincent Dauvissat – Chablis Premier Cru – La Forest, 2009 

     

    Déjà ouverte il y a quelques mois, j’avais déjà pu constater la belle fenêtre d’ouverture des 2009 du domaine. Entre temps, les Preuses avait confirmé : elle s’était également montrée succulente, alors je n’attends pas davantage l’ouverture de cette nouvelle Forest 09.

    Laquelle se présente toujours aussi bien mais dans un autre registre. Comme si cette fois-ci l’univers austère que propose cette cuvée était moins prégnant, pour laisser sa place à un univers marin, iodé, plus pur et citronné. La bouche est moins large d’épaule, et fait montre de plus de tension. 

    Garde : à revoir dans 2-3 ans.

    Stanislas Korst
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    CR: Château Haut-Marbuzet – Saint-Estèphe, 2003 

    Le nez est plutôt expressif à l’ouverture, très merlot, ce qui contraste avec le Sociando bu la veille qui, lui se montrait sous un profil plus cabernet. Un nez dans son adolescence, plutôt équilibré, qui ne semble pas du tout impacté par la canicule du millésime.
    Néanmoins, c’est un nez assez basique qui ne transporte pas le dégustateur.

    De même que la bouche, certes ample, fondue, mais qui reste moyennement complexe et monotone.
    Un Haut-Marbuzet correct et agréable à boire mais je ne crois pas, à l’aune de cette dégustation, que l’on puisse compter 2003 comme l’une des plus belles réussites du château.

    Garde : à boire

    Stanislas Korst
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    CR: Domaine E. Guigal – Saint-Joseph « Lieu Dit », 2018

     

    J’avais raconté mes mésaventures avec ce vin pas vraiment en place il y a 1 an. Je suis un peu joueur et décide malgré tout de de tenter le diable – tant les 2018 du secteur en général peuvent être fermés encore à ce stade – en portant mon choix sur ce millésime pour en reprendre la température.

    Et bien cette fois-ci c’était le jackpot :  ce Lieu-Dit s’est très bien présenté. Nez ouvert, jeune, et généreux d’emblée, le cassis et la crème de cassis, enrobé de l’élevage caractéristique de cette cuvée, signent un nez riche, opulent, et in fine une belle bouteille. La bouche est pleine, charpentée, douce et puissante, beaucoup de matière généreuse, fruitée et justement boisée. 

    La bouteille est vite torchée ; les 2018 du secteur seraient-ils en train de s’ouvrir, pour notre plus grand bonheur ? 

    Garde : on peut les ouvrir, et à regoûter dans 2 ans pour ce qui me concerne

    Stanislas Korst
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    CR: Château Sociando-Mallet – Haut-Médoc, 1991

    En magnum

    Epaulée une petite heure avant dégustation, en accompagnement de magrets de canard cuits à la plancha.

    À l’ouverture, un nez présent, qui se pare de ses plus beaux atouts de finesse, de délicatesse. Le nez est tertiaire mais pas trop. C’est une essence de cabernet, me dis-je à table. Les notes de graphite se mêlent aux notes de sous bois, un très léger côté vieux meuble, dans une intensité moyenne.

    La bouche est délicate, soyeuse, fondue, la longueur est correcte.
    On y retrouve les notes de graphite et de vieux meuble.

    Terminé le soir, le vin m’est apparu un peu déstructuré, toutefois.

    Que c’est intéressant, de suivre l’évolution de si vieux vins. Je l’attendais austère comme lors de ma précédente dégustation.
    Il n’en est rien. C’est un vin qui s’est livré, sans trop d’austérité.
    Mais, quitte à ce que ce vin déjoue à nouveau mes pronostics et me fasse mentir, je l’imagine maintenant sur la pente descendante, car le nez se montrait désormais d’intensité moyenne, et le soir, il semblait avoir décliné.

    Un millésime vraiment intéressant si j’en crois cette dégustation et que je vais commencer à explorer davantage cette année. J’y reviendrai.

    Garde : à boire, sans trop tarder désormais.

    Stanislas Korst
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    25€ c’est cher pour les Sept vignes, en effet, mais c’est plus le fait du caviste que du château. Le vin doit être à 16€ à prix domaine, et, à toutes fins utiles, on peut le trouver à 19€ sur le site des passionnés du vin.

    Stanislas Korst
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    CR: Domaine Guffens-Heynen – Bourgogne – Jeunes Vignes et Derniers Jus, 2022


    Bouteille dégustée sur 4 jours.

    Le nez est moyennement expressif, sur la retenue, mais offre une belle balade olfactive dans le verger, avec des notes de pomme, mais surtout poire, poire fraîche. On a également quelques notes passagères de menthe, et des notes de popcorn tout aussi furtives, en particulier à l’ouverture. Sensation minérale importante.

    Bouche fluide et tendue, fraîche, sur ces mêmes impressions de poire au premier chef, bien équilibrée par cette minéralité impactante.
    Bel équilibre d’ensemble.

    Garde : à boire

    Stanislas Korst
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    CR: Domaine Christophe Curtat – Saint-Joseph – Nomade, 2019 

    Bouteille dégustée sur 3 jours, et principalement pour accompagner une belle échine de cochon.

    Un vin passé par 3 phases. Mutique et alcooleux à l’ouverture, puis sur notes lactées petit suisse à j+1, et enfin sur notes de cassis / barrique très sombres à J+2 maintenu au frais. Quelques notes florales complètent l’ensemble.

    Bouche puissante, peut-être un poil trop si on veut chipoter, engendrant un léger déséquilibre. Elle est charpentée et un rien rustique. Les notes de cassis et de barrique confirment l’impression du nez d’un vin sombre, avec de la densité. Avec tant de matière, on a une logiquement une belle longueur, mais une finale qui chauffe quelque peu néanmoins. 

    Un beau Saint-Jo, avec le sentiment tout de même qu’il y avait peut-être mieux à faire sur ce grand millésime. 

    Garde : à revoir dans 2-3 ans.

    Stanislas Korst
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    CR: Domaine Bart – Marsannay – Es Chezots, 2020

    Ouverte 1h avant puis dégustée sur 3 jours.
    Un vin complexe et multifacettes. A l’ouverture c’est un nez très pinot, sur les fruits rouges, groseille notamment, la ronce et un côté fumé. A J+1 le nez se montre plus robuste, sombre, avec des notes de moka, et m’envoie alors davantage vers une syrah nord rhodanienne.

    La bouche se montre dans tous les cas concentrée, voire robuste à J+1, beaucoup de matière en bouche, ce qui me plaît, les notes fruitées et de torréfaction finissent par porter loin la finale.
    Finalement, un joli vin qui me réconcilie un peu avec le domaine après m’être ennuyé sur Les Grandes Vignes et La Montagne.

    Garde : à revoir dans 2-3 ans.

    Stanislas Korst
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    Quelques bonnes tables dans le secteur, répertoriées dans ce topic 

    Stanislas Korst
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    CR: Domaine Samuel Billaud – Petit Chablis, 2022

    Bouteille ouverte 1h avant puis bue sur 3 jours, avec une petite évolution vers plus de minéralité, de pureté.

    Nez sur les fruits blancs assez gourmand et riches à l’ouverture, bien tempérés par une mineralité légèrement rocheuse et iodée rafraîchissante.

    La bouche propose une matière agréable, une tension citronnée électrise les papilles et se prolonge par une longueur satisfaisante. C’est in fine un vin plutôt simple, qui répond au cahier des charges de l’appellation, mais sans la transcender plus que ça.

    Garde : à revoir dans 2-3 ans.

    Stanislas Korst
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    CR: Domaine Tempier – Bandol rouge – Lulu et Lucien, 2020

    Ouverte le matin pour le déjeuner, choisie pour accompagner aubergines / poivrons farcis.

    Un bien joli nez, expressif ma foi, beaucoup de soyeux, sur les fruits noirs profonds et concentrés, le cuir, les épices et pourquoi pas la figue.

    La bouche fait montre d’une belle concentration et d’un bel équilibre. C’est dense, charpenté, soyeux, le vin conserve une certaine fraîcheur aromatique qui lui permet de ne pas trop chauffer en cette période de chaleur. 

    Déjà séduit sur 2021, je l’ai été encore plus sur 2020.

    Garde : à revoir en fin de décennie

    Stanislas Korst
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    CR: Château Haut-Marbuzet – Saint-Estèphe, 1994

     

    De nombreuses bouteilles bues, au restaurant, pour célébrer le passage dans la trentaine de ma fiancée. Parmi ces nombreuses bouteilles, j’ai envie de dire un mot sur ce Haut-Marbuzet, acheté une trentaine d’euros sur internet spécialement pour cette occasion, dont le niveau était parfait. Lors de mon achat, je n’ai pas d’autre ambition que celle de « marquer le coup », je n’en attends pas des miracles compte tenu de la faiblesse du millésime, peut-être même sera-t-il cuit… Bon, et j’avoue aussi que cuit ou pas, j’aurais également satisfait à ma curiosité, puisque je découvrirais le travail du château sur ce millésime 

    Le bouchon est sec et collé au goulot, on carafe le vin rapidement.

    La robe est objectivement superbe, tuilée, presque madérisée sur les pourtours.

    Après service, le nez confirme qu’il est bien vivant et, mieux, propose un intérêt certain. Un nez délicat, posé, tertiaire sur des notes si typiquement saint-estéphoises de torréfaction intenses, puis de cigare.

    Bouche complètement fondue et soyeuse, fluide, elle propose une fin de bouche « light », rappelant ici les limites du millésime.
    L’ensemble est délicat sur le tabac puis le café à nouveau et se révèle plutôt harmonieux.

    Un vin qui n’a bien sûr pas la profondeur et la plénitude des grands millésimes du château, je pense notamment à l’immense 1990 au premier chef, ou encore au 1995. Mais tout de même, quelle belle surprise que ce 1994, qui certes, ne gagnera plus rien au vieillissement, mais qu’on n’est pas non plus obligé de terminer en urgence.

    Stanislas Korst
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    [b]CR: Domaine Louis-Claude Desvignes – Morgon – Château Gaillard, 2022

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    Un joli nez de gamay, expressif, jovial, et bien défini, paniers de fruits rouges frais, sonnant juste, et dans un registre fin.

    En bouche, le vin ne tient pas ses promesses malheureusement. Si le vin est fin et se boit très facilement, il y a un perlant assez présent et qui me déplait. Madame fait la mou aussi à table. Nette (et logique) préférence pour le « Aux pierres », mais cela se boit avec quand même avec plaisir si l’on fait fi de ce perlant.

    Stanislas Korst
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    CR: Domaine E. Guigal – Saint-Joseph – Vignes de l’Hospices, 2020

    Ouverte 1h avant puis carafée avant de passer à table. L’aération lui a permis de s’harmoniser et de gagner en densité.

    Un nez jeune, primaire mais hautement délectable sur les fruits noirs crémeux et veloutés, la vanille et le moka d’élevage. Un nez finalement assez fin qui n’a pas cette opulence de 2018 par exemple mais qui reste dense, sous-tendu par une fraîcheur bienvenue.

    La bouche fait montre d’un bel équilibre, beaucoup de soyeux, de douceur, de puissance contenue, mêlée à une belle finesse.
    Beaucoup de concentration, associée à une forme de tension minérale granitique.

    Une très très belle bouteille, comme d’habitude.

    Garde : à revoir en fin de décennie

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