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- 6 avril 2009 à 18h22
- in reply to: Château La Gaffelière, Saint-Émilion
Arnaud,
Il me parait normal que beaucoup de 2004 soient fermés.
Ce sont des vins jeunes et ils passent immanquablement par des phases plus ou moins austère, mais de là à ce qu’ils soient totalement muet…
J’ai cependant remarqué que les grands bordeaux de ma cave prennent l’habitude de se fermer pour se protéger lorsque les conditions météo à l’extérieur changent trop souvent.
Bien que les échanges avec l’extérieur ne semblent pas être importants, et que les variations de température ne se produisent que très lentement, cela semble suffire pour influencer les Bordeaux dans un sens ou dans l’autre.
Sur un vin jeune, c’est le double effet « Kiss-Kool », le vin ne se livrera pas dans ces conditions, il vaut mieux attendre une période plus clémente.Curieusement, ce sont mes Bourgognes qui semblent le mieux tolérer les changements de météo.
Dans ces périodes, je préfères aller sur les Bourgogne et les blancs.
Pape Clément 2004, Pontet-Canet 2004, Olivier 2004 se goûtaient très bien avant Noël. Avec l’arrivée d’un froid assez persistant et puis d’une période Février-mars impliquant des variations de température fortes en journée, ces vins se sont fermés, ils se rouvriront d’ici peu.Le vin étant un produit vivant, je ne suis pas étonné de ces phases de fermeture… Mais il faut se garder de mettre en avant trop souvent la jeunesse. C’est, je penses méconnaitre d’autres paramètres qui jouent et contribuent largement à ces états de stases.
Les vins peuvent aujourd’hui se boire jeune à quelques exceptions sans qu’ils ne soient totalement insipide, nous ne sommes plus dans les années 60-70 où beaucoup de vins étaient des monstres de matière taillés pour affronter le temps mais malheureusement souvent vendangés un peu trop tôt.Il est vrai cependant que plus le vin évolue et moins il semble être touché par ces périodes de fermeture.
Je ne suis pas chimiste, mais il y doit y avoir des explications physiologique à ces constats.J’ai dégusté il y a peu La Gaffelière 2004 (Novembre 2008) et bien qu’il n’ait pas sû s’attirer mes faveurs(il lui faudra du temps), il était tout sauf fermé, je l’avais trouvé très « Rive droite », très classique, très(trop) droit… comme quoi… les avis dépendent en grande partie de l’interprétation de nos papilles aux uns et aux autres. Le vigneron qui aura sût le mieux tirer partie de la grande diversité des avis sans tomber dans le piège du linéaire, pourra s’enorgueillir d’avoir touché au sublime. Mais peut-être certains sont-ils déjà sur la bonne voie ?;)
Cordialement,
jean-Aubert
- 6 avril 2009 à 3h56
- in reply to: Château Carbonnieux, Pessac-Léognan
CR: Château Carbonnieux rouge 1996
Samedi soir, dégusté sur une côte à l’os après 3 heures de carafe.
Superbe robe rubis foncé aux reflets violets. Le nez est intense, herbacé, ennivrant sur le Cassis, l’élevage n’est pas vraiment perceptible déjà fondu, au nez et à l’aveugle, je n’aurais pas placé ce vin dans les Graves.
En bouche, c’est très frais, encore jeune sur le fruit, la présence tannique se fait sentir sur une finale qui est très persistante associée à une belle acidité.Au finale, un Pessac qui m’a rappeler un certain Calon-Ségur de la même année. Le côté fumé que l’on retrouve sur beaucoup de Pessac n’y est pas. Mais il reste un bien beau vin tout de même, très « Médocain », de grande, voir très grande garde. Je lui mettrais bien encore entre 10 et 20 ans. En sommes, une fois de plus Carbonnieux réussit remarquablement bien les grandes années.
Ma note : 16/20
Cdlt,
Jean-Aubert
- 6 avril 2009 à 3h56
- in reply to: Château Carbonnieux, Pessac-Léognan
CR: Château Carbonnieux rouge 1996
Samedi soir, dégusté sur une côte à l’os après 3 heures de carafe.
Superbe robe rubis foncé aux reflets violets. Le nez est intense, herbacé, ennivrant sur le Cassis, l’élevage n’est pas vraiment perceptible déjà fondu, au nez et à l’aveugle, je n’aurais pas placé ce vin dans les Graves.
En bouche, c’est très frais, encore jeune sur le fruit, la présence tannique se fait sentir sur une finale qui est très persistante associée à une belle acidité.Au finale, un Pessac qui m’a rappeler un certain Calon-Ségur de la même année. Le côté fumé que l’on retrouve sur beaucoup de Pessac n’y est pas. Mais il reste un bien beau vin tout de même, très « Médocain », de grande, voir très grande garde. Je lui mettrais bien encore entre 10 et 20 ans. En sommes, une fois de plus Carbonnieux réussit remarquablement bien les grandes années.
Ma note : 16/20
Cdlt,
Jean-Aubert
- 6 avril 2009 à 3h56
- in reply to: Château Carbonnieux, Pessac-Léognan
CR: Château Carbonnieux rouge 1996
Samedi soir, dégusté sur une côte à l’os après 3 heures de carafe.
Superbe robe rubis foncé aux reflets violets. Le nez est intense, herbacé, ennivrant sur le Cassis, l’élevage n’est pas vraiment perceptible déjà fondu, au nez et à l’aveugle, je n’aurais pas placé ce vin dans les Graves.
En bouche, c’est très frais, encore jeune sur le fruit, la présence tannique se fait sentir sur une finale qui est très persistante associée à une belle acidité.Au finale, un Pessac qui m’a rappeler un certain Calon-Ségur de la même année. Le côté fumé que l’on retrouve sur beaucoup de Pessac n’y est pas. Mais il reste un bien beau vin tout de même, très « Médocain », de grande, voir très grande garde. Je lui mettrais bien encore entre 10 et 20 ans. En sommes, une fois de plus Carbonnieux réussit remarquablement bien les grandes années.
Ma note : 16/20
Cdlt,
Jean-Aubert
- 24 mars 2009 à 17h20
- in reply to: resto/Bar à vins dans la drome
Sur Grignan : L’eau à la Bouche dans un cadre très sympathique propose une cuisine terroir bien agrémenté de vins de la région.
J’en ai un assez bon souvenir, à découvrir le soir à deux.Je pourrais pas mal disserter sur une région que je connais un petit peu, pour m’y rendre chaque année (belle-famille oblige).
Une de mes adresses préférées dans la région, mais surfant sur une tranche de prix élevés est : le Moulin à Huile. à Vaison la RomaineJ’adore la cuisine de Robert Bardot, une cuisine de soleil, inventive aux accents de Provence servit dans un cadre très agréable au bord de l’Ouveze.
Il arrive à mêler de façon subtile Provence et exotisme… La carte des vins est également de bonne facture, de très beaux vins blancs si mes souvenirs sont bons.
Les poissons sont un délices, les gibiers et la viande ne sont pas non plus en reste je me souviens entre autre y avoir dégusté un pigeonneau remarquablement agrémenté, un bien beau moment de gastronomie et surtout d’intimité : La terrasse surplombant l’Ouveze est très agréable lorsque le Mistral n’est pas de la partie.Cordialement,
Jean-Aubert
- 18 mars 2009 à 0h57
- in reply to: SAINT JULIEN 2004
Julien,
Je ne comparais pas Cos à Beychevelle, je prenais juste l’exemple d’un vin dont le côté soyeux, fin et raffiné n’empêchait pas la garde.
En dehors de cela ce sont 2 vins qui n’ont pas beaucoup de points commun je te l’accorde.
Par contre, il convient de dire que Beychevelle n’a pas toujours été inférieur à Lagrange ou St Pierre. Cela ne concerne pour moi que les années 90.
Aujourd’hui, j’ai trouvé que Beychevelle 2006 (ma dernière dégustation) me semble par exemple d’une garde supérieure à Lagrange ou Léoville Barton, et ce même si Beychevelle ne m’avait pas encore semblé en place au moment où je l’avais dégusté.Je tiens à préciser que je ne suis pas un amateur inconditionnel de Beychevelle, je suis plutôt Lagrange ou Gruaud…
Cordialement,
Jean-Aubert
- 17 mars 2009 à 23h37
- in reply to: SAINT JULIEN 2004
JU écrivait:
——————————————————-> Il est un vin qui comptait parmi les plus fins des
> grands crus, parmi les plus accessibles dans sa
> jeunesse, mais aussi parmi ceux qui vieillissent
> le moins bien en raison de cette charpente plus
> frêle.
—————————-Je ne partage pas cet avis trop vite emmené… La finesse de ce vin tient entre autre de son terroir et des superbes merlots qui entrent dans sa composition. Un vin fin ne rime pas avec « frêle charpente »… Simplement que dans certains millésimes le vin sera abordable plus tôt… C’est le cas entre autre avec Cos d’Estournel… De là à dire qu’il ne s’agit pas de vin de grande garde… Il faut plutôt parler de léger déclin dans les années 90, mais tout cela est rentré dans l’ordre aujourd’hui.
Beychevelle 70 est absolument magnifique, 1981 et 1985 aussi.
Début des années 80, j’avais même goûter un 1957 qui était je crois magnifique…dixit les convives à l’époque.
Le millésime 1978 est le seul vieux millésime de Beychevelle que j’ai pu déguster et trouver évolué et en fin d’apogée.Mais je m’égares du sujet… Les grands St Julien 2004 sont selon moi encore à attendre entre 5 et 10 ans voir un peu plus avant de commencer à les ouvrir. Il y a de fortes chances que ce millésime donne bien souvent des vins très raffinés, très agréables, avec beaucoup de rondeur et d’équilibre en bouche.
Cordialement,
Jean-Aubert
- 17 mars 2009 à 16h20
- in reply to: Né en 1981 – Quels vins pour fêter un mariage
Les yeux fermés, j’irais sur Beychevelle 1981 !!!
1981 est un très beau millésime contrairement à beaucoup d’idées reçus !!!
De plus le rapport Q/P est un des meilleurs que l’on puisse aujourd’hui trouvé sur un millésime relativement ancien.Cordialement,
Jean-Aubert
- 16 mars 2009 à 13h49
- in reply to: Château Mouton Rothschild, Pauillac
CR: Mouton-Rothschild 1988
A l’occasion des 5 ans de la plus jeune de mes filles, ce fût pour moi la seconde rencontre en moins d’un an avec Mouton 88.
Alors que j’avais été très critique avec cette bouteille il y a peu que j’avais trouvé bonne mais sans plus manquant pour moi de puissance, avec une finale assez difficile à interpréter (longue à très longue ?), cette fois-ci il en fput tout autrement.
Et bien oui, le vin s’est livré de façon plus franche, plus explosive, après 6 heures d’ouverture tout de même…
Le nez laisse tout d’abord apparaître des notes discrète de fruits rouge, de toast grillé de fumé.
Au verre, la robe rubis est très sombre avec quelques reflets violets.
A l’agitation le nez devient absolument énorme !, tirant sur des notes de fruits rouge confits, de fraise des bois écrasé, de torréfaction, de fumé.
En bouche, le vin est encore sur la réserve et va monter en puissance crescendo… La bouche est délicate, raffinée et fondue je dirais même assez féminine quoique la finale cette fois-ci impressionnante de longueur aura mis tous mes sens en émoi tant celle-ci se révèla persistante et envahissante. L’impression d’avoir fumé un grand havane sans effets secondaires…Définitivement, cette bouteille approche ce qui correspond le mieux à mon approche de la perfection en Pauillac.
N’ayant que rarement l’occasion de déguster Mouton, je l’ai à chaque fois trouvé « sur-évalué »(76, 88, 89), là je dois dire que dans les conditions d’hier midi, bien difficile de trouver une faiblesse à cette magnifique bouteille qui est entrain de s’ouvrir pleinement.Ma note : 18/20
Cordialement,
Jean-Aubert
- 11 mars 2009 à 5h01
- in reply to: Millesimes de 1976
J’ai dégusté récemment d’excellent 1976 :
Rauzan-Gassie malgré une note Parker assez basse si mes souvenirs sont bons est très agréable, Clos Fourtet est magnifique aujourd’hui en St Emilion même si la longueur n’est plus tout à fait ce qu’elle a été il y a 10 ans, cela reste un très beau vin.Non seulement la sécheresse de 76 aura effectivement donné des vins à évolution plutôt rapide, mais leur aura assuré aussi une très longue période d’apogée. Donc encore aujourd’hui nous trouvons de belles choses.
Meney(Prieuré des Couleys), Beychevelle et surtout Figeac(j’en garde un très grand souvenir…) doivent aussi encore largement tenir la distance si ils ont été bien conservés.
En blanc : Carbonnieux doit être en plein apogée, les sauternes sont magnifiques.
Mais 76 reste pour moi la plus grande année que je connaisse pour les Anjou (Quart de Chaume, Côteaux du Layon, Coulée de Serrant).
C’est donc naturellement que j’irais vers un vin de cette région pour choisir un blanc plutôt qu’en Bordelais.Cordialement,
Jean-Aubert
- 9 mars 2009 à 16h28
- in reply to: Château Haut-Marbuzet, Saint Estèphe
Ce dimanche midi, Magnum CR: Haut-Marbuzet 2004.
Le contenant m’inquiétait quelque peu étant donné la jeunesse du breuvage.
Mais ce fût une belle surprise.Le vin quoique ouvert seulement 1 heure avant le repas s’est révélé déjà très intéressant et surtout très ouvert.
Belle robe rubis aux reflets sombres. Le nez est d’intensité moyenne sur le cassis et la mûre accompagné par de bien jolies notes toastés et vanillé.
La bouche est soyeuse et la finale de longueur moyenne mais correcte, est légèrement astringente laissant apparaître un peu d’austérité et des tannins pas encore totalement fondus, rajoutant ainsi un peu plus de complexité à la lecture de l’ensemble. Il faudra quelques années à ce vin afin qu’il bascule d’un côté ou de l’autre.
Lorsque l’on connait la situation géographique du Haut-Marbuzet, on peut effectivement sembler reconnaître quelques traits de caractères emprunté à chacun de ses voisins (Cos et Montrose).
Personnellement, je le vois plutôt pencher d’ici 2 ou 3 ans vers la finesse et la délicatesse plutôt que vers la puissance et la virilité de tannins que je n’ai pas perçu comme désireux de conduire le nectar vers des attribues plus masculin.Vin très agréable tout de même, procurant déjà beaucoup de plaisir, bel accord avec une noix de veau forestière.
Ma note : 15,5/20
Cordialement,
Jean-Aubert
- 27 février 2009 à 14h48
- in reply to: Bordeaux 2006 … le petits points tous frais du matin;)
Je ne me fie qu’à mon instinct et à ce que j’ai pu déguster…
De plus 2006 est très bon, mais de là à en faire un millésime avec autant de notes à 95 et plus ::o…Je ne m’aventurerais pas sur ce terrain glissant… Certes il y a quelque vins remarquables… Dont un 5ème cru… Mais je n’irais pas mettre un 95 à la Comtesse que j’ai dégusté 2 fois : 90-91 me semblerait plus juste… Un très beau vin déjà très agréable à boire mais qui ne me laisse pas un souvenir impérissable… A 95 je suis en mesure d’attendre tout autre chose…
Le Cheval des Andes… Je n’ai malheureusement pas encore eu l’occasion de découvrir ce blockbuster argentin dont Pierre Lurton doit-être fier aujourd’hui…
Trop de tapage médiatique sur ce vin aujourd’hui… Cela me rappel ce qui se disait sur Opus One en son temps… (cela me gêne…, j’ai toujours aimé la discrétion… Un grand vin n’a pas besoin de gros tapage médiatique pour réussir à percer.(Dans ce cas cela s’apparente bien souvent plus à de la pub qu’à de la critique constructive, le Cheval des Andes un vin People ???).
Oui il s’agit d’un produit de luxe dans ce cas, mais luxe ne suffit pas toujours à octroyer une personnalité au breuvage…)
Je demande à déguster pour me faire une idée…A noter que Opus One était qualifié de « Mouton Rothschild » du nouveau monde, le qualificatif lui allait bien…Malheureusement je ne suis pas un grand amateur de Mouton exception faite du design de la bouteille sur certains millésimes…
Tout est question de goûts personnel, et personnellement je préfère Opus One à Mouton, peut-être que ce cheval des Andes me le fera préféré à Cheval Blanc ? Mais vu les différences de climat, je doute que la comparaison dans ce cas soit possible… Mais une note de 96 !!! tout de même, je ne demande qu’à voir…8-)
Sinon trop de vins sur-estimés, mais cela n’engage que mon avis personnel…
Mais peut-être que tout cela est destiné à essayer de maintenir les prix des 2006 à un niveau très élevé ? Qui sait…Cdlt,
Jean-Aubert
- 25 février 2009 à 16h01
- in reply to: Re: Le Chemin des Rêves – Benoit Viot.
Afin de mettre certains sur la piste, je me contenterais de donner une petite définition de ce mot dont l’usage courant en a tronqué le sens premier…
Le caviste est chargé de la fabrication des vins. Cette fabrication se déroule en plusieurs étapes : la vinification (transformation du jus de raisin en vin), l’assemblage, la conservation et la mise en bouteilles des vins.
Le caviste assure le suivi et l’élevage du vin sous la responsabilité du maître de chai ou du directeur de la cave. Son autonomie est plus ou moins importante suivant les cas. Il peut être simple exécutant ou chargé d’une partie de la vinification.
——————————–
Dois t’on alors parler de caviste, de négociant en vin ou de tout autre chose ???
Peut-être que ce sujet mériterait un post à lui seul… Oh là… je me demande bien où cela va donc bien pourvoir nous mener….
Jean-Aubert
- 25 février 2009 à 15h39
- in reply to: Re: Le Chemin des Rêves – Benoit Viot.
Luc Javaux écrivait:
——————————————————-
> Depuis quand « Nicolas » fait-il partie des cavistes
> ?—————————————————————————
Luc qu’entends tu par Caviste ??? 😉
Jean-Aubert
- 25 février 2009 à 14h13
- in reply to: Château Larmande, Saint-Émilion
Je sur la même longueur d’onde en ce qui concerne l’acidité. B)-
Par contre, je penses qu’une finale légèrement acide ne veut pas forcément dire que le raisin n’a pas été récolté à maturité optimum.
D’une part ce n’est pas désagréable et d’autre part, cela vient peut-être du fait du pressage de la grappe ou du passage en fût, voir de la terre(composantes). Cette acidité se fond généralement avec le temps (j’aime beaucoup la petite touche d’acidité que l’on trouve souvent sur de grands Pauillac dans leur jeunesse et qui disparaît au bout de quelques années)Un vin qui fait par contre preuve d’une acidité trop prononcé, dénoterait alors d’un défaut de maturité, cela serait peut-être lié au fait d’une récolte survenue trop tôt à cause de mauvaises conditions météo afin d’éviter un vin dilué de part une forte pluviométrie.
Mais il me semble qu’il a existé un post sur ce sujet…Pour revenir au sujet :
Le terroir de Larmande est incontestablement un beau terroir.
Larmande donne souvent des vins équilibrés et de grande garde, et bien que les critiques ne semblent pas toujours percevoir ce potentiel, je ne dirais qu’une chose : ils sont bien bons et bien ronds ces petits larmande…:PCordialement,
Jean-Aubert
- 24 février 2009 à 15h27
- in reply to: Château Larmande, Saint-Émilion
Très belle surprise
Larmande 2002, ouvert hier soir sur une côte de boeuf.
Jolie robe violine intense, pas de trace d’évolution.
Le nez est intense et toasté, il explose d’arômes de cerise à l’eau de vie et de mûre, pour s’achever sur des notes briochées et vanillées persistantes. Le vin est encore dans sa prime jeunesse, je me plais alors à le comparer à un certain Beauséjour-Bécot 2002 qui lui est aujourd’hui beaucoup plus évolué.
En bouche, le vin est souple, très agréable, pas la moindre trace d’austérité, ouvert, puissant, presque soyeux. La finale est de belle facture : plutôt longue et chocolatée en retro-olfaction.
Le vin est tellement agréable à boire aujourd’hui que le breuvage a été englouti à un rythme soutenue.Un vin en sommes qui joue à la fois sur la finesse et la puissance mais dans un cadre très équilibré et assez complexe qui devrait devenir harmonieux d’ici 5 à 10 ans : l’élevage encore présent aux avant-postes sera alors d’ici là presque complètement digéré.
Mais le potentiel de garde réel sur ce millésime me semble beaucoup plus important peut-être encore une bonne vingtaine d’années.
Jusqu’à hier je trouvais Beauséjour-Bécot comme étant une grande réussite en rive-droite sur le millésime, désormais je citerais aussi Larmande, d’autant que Larmande a pour moi un potentiel de garde supérieur à Beauséjour sur 2002.Le millésime 2006 que j’avais dégusté en Octobre dernier, ne m’avait pas laisser un souvenir impérissable, là il en est tout autrement, alors que je m’attendais plutôt à tomber sur un bon vin sans plus, je suis tomber sur un grand Larmande.
J’avais déjà noté ce 2002 il y a un temps, mais là il a encore gagné en harmonie.Ma note : 16,5-17/20 « un vin à suivre dans les 10 prochaines années ».
Cordialement,
Jean-Aubert
- 22 février 2009 à 5h33
- in reply to: Château Brane-Cantenac, Margaux
Notton est un vin issu à l’origine d’une propriété et d’une parcelle différente de Brane-Cantenac et du Baron de Brane qui est bien le second vin.
J’ai quelques très beau souvenirs de Notton, les millésimes 95, 96 étaient superbement réussit, mais il ne faut par rechercher en Notton un petit frère de Brane-Cantenac.
Les vins sont très différents, en tout cas étaient à l’époque, car aujourd’hui la composition de Notton semble être identique aux 2 autres principaux vins du domaine.
Si il en devenait un Margaux générique cela serait dommage car il s’agissait en son temps d’un bien beau Margaux.2000 était également très intéressant, complexe, avec une finale longue et chocolaté, un vin de pur plaisir. J’en ai souvent acheté, car le rapport Q/P était à l’époque excellent.
A noter que 95 et 96 étaient de beaux millésimes de garde, je n’en n’ai plus en cave et cela est dommage car aujourd’hui ils doivent être très agréables à boire toute en finesse et fraicheur pour le 96 et plus viril pour le 95 qui était un peu plus austère.Cdlt,
Jean-Aubert
- 20 février 2009 à 14h13
- in reply to: Château Beau-Séjour Bécot, Saint-Émilion
yr.93 écrivait:
——————————————————-
> Bonjour à tous,
>
> Bu ce Week-End un merveilleux flacon de Beausejour
> bécot 1995.
>
——————————————————————————1995 est un très grand millésime pour les St-Emilion.
Je pourrais également citer : La Gaffelière, Angelus, Trottevieille et Dassault comme étant superbes et plein de promesses à venir.
Attention, si Beauséjour est plutôt régulier, il s’agit d’un vin dont le potentiel de garde n’est pas toujours important même dans de grands millésimes, 85 et 99 atteignent(ou ont atteint) depuis le bout de l’apogée, alors que curieusement 1976 et 1988 sont remarquables avec encore un réel potentiel.
1976 est d’ailleurs pour moi la plus grande bouteille de Beauséjour que j’ai eu l’occasion de déguster, on se rend compte lorsque l’on déguste un 76 pourquoi Beauséjour est classé Premier cru.Mais en règle général, les vins du château peuvent être bû assez jeunes et sont rarement fermés.
Cdlt,
Jean-Aubert
- 19 février 2009 à 20h09
- in reply to: Château Beau-Séjour Bécot, Saint-Émilion
Arnaud,
28 € est un bon prix, pour ma part j’en achèterais quelques bouteilles à consommer dès maintenant si j’en avait l’occasion. Le vin est mature dès aujourd’hui.
Il a évolué depuis mon premier post, la dernière bouteille ouverte récemment m’a procuré beaucoup de plaisir, je penses que le vin a atteint dans ce millésime son apogée.
Beauséjour-Bécot fait parti des quelques belles réussites en St-Emilion sur 2002, surtout qu’elles ne sont pas légion.Cdlt,
Jean-Aubert
- 6 février 2009 à 1h29
- in reply to: Millésime 2002 – tour d’horizon
cédric76 écrivait:
——————————————————-
> Jad, merci pour toutes ces précisions. Tu dis que
> Cantemerle doit être bu rapidement, peux-tu
> préciser ce que tu entends par « rapidement »?
>
> Merci par avance.—————————————————————————
Cantemerle 2002 qui est un vin très agréable évolue beaucoup plus vite que je ne l’avais initialement prévu. Le vin est pour moi en plein apogée et ne devrait pas tarder à prendre la pente descendante.
Il faut les boire dans les 5 ans, pas après… mais ce n’est que mon humble avis et beaucoup de vins de 2002 me semblent évoluer de façon peu orthodoxe, alors il se peut que certains me prennent encore à revers…Amicalement,
Jean-Aubert