Hubert Dilliers

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  • Hubert Dilliers
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    CR:
    Bue lors d’une récente soirée LPV Vaucluse.

    Nez assez discret, notes de brioche, amande, petite pointe de citron mûr.

    Bouche élégante, qui tapisse bien le palais, d’une puissance toute contenue (mais qui s’est très correctement accordée à des tapenades et à de la poutargue) – j’aurais tout de même bien aimé un poil de gnaque (vinosité) en plus… Aucune trace d’évolution.
    La bulle est très caressante.
    Finale de longueur moyenne.

    A la lecture des posts précédents, je me demande si un petit carafage n’aurait pas apporté la tension et la richesse aromatique supplémentaires pour en faire un grand vin.

    Hubert

    Hubert Dilliers
    Participant

    peb35 écrivait:
    ——————————————————-
    > Bonjour,
    > J’ai fait une brouillade aux truffes (Melano) il y
    > a quelques jours et nous avons bu du vin Jaune du
    > Jura.
    > C’était tres bien!

    Lequel ?

    Hubert

    Hubert Dilliers
    Participant

    Vinophile écrivait:
    ——————————————————-
    > Je confirme que la cuvée aurait due être
    > carafée…48h avant de le déguster.
    > Les tanins étaient excessivement serrés et la
    > bouteille particulièrement difficile à aborder.
    > Dommage de ne avoir pris suffisamment de
    > précautions.
    > Peut être maintenant un avis d’Hubert le lendemain
    > de la dégustatrion pourrait relancer le débat sur
    > cette bouteille?
    >
    > François

    Me sacrifiant pour le progrès de la science, j’ai (aujourd’hui, soit 40-48 heures après la dégustation) consciencieusement goûté les 4 vins… 😀 Ceci dit, n’étant ni connaisseur des bandols, ni amateur forcené du style, mon avis a une valeur relative.. Bref :
    – Barthès Prestige 2007 : ne s’est pas amélioré, plat, boisé – sans réel intérêt ni plaisir
    – domaine des Saugères 2006 : dans un registre relativement discret, s’est plutôt mieux goûté, dans un registre de fruits noirs
    – Costes Galline 2007 : le plus convaincant ou le moins décevant de la série, et le mieux accordé avec le plat – un ragoût d’agneau (selle, collier) aux carottes et épices. Un peu court tout de même.
    – La Bégude La Brulade 2004, donc : malheureusement le boisé est resté bien présent, mais ce qui m’a le plus gêné c’est cette pointe confiturée/sucrée (cerise). Toutefois le vin m’a plus « parlé » que vendredi soir, on sent une certaine classe, les tanins se sont quelque peu adoucis et le fruit arrive à émerger. Mais il y a trop de matière (extraction ?) et trop peu de charme. Dommage !

    Hubert

    Hubert Dilliers
    Participant

    [size=small](Eguilles Arnaud, pas Eygalières – même si ces noms sont quasi homonymes !)[/size]:D

    Merci Arnaud pour ce CR 😉
    Précision : Les vins ont été ouverts une petite heure avant la dégustation.

    On a probablement voté un peu tôt, au vu de la discussion animée qui s’est ensuivie, et du fait que chacun a regoûté au moins une fois chacun des trois vins ! Ils ont évolué et en ce qui me concerne, après m’être laissé « avoir » par La Monardière (et voté pour ce vin en premier), son côté flatteur, Le sang des cailloux m’a paru beaucoup plus fin, frais, élégant, et LM trop boisé et manquant d’équilibre et de fraîcheur. Roucas Toumba n’est pas prêt, mais j’aimerais bien renouveler ce truel dans 18 mois ; je ne serais pas étonné qu’il (RT) se présente beaucoup mieux.

    Hubert

    Hubert Dilliers
    Participant

    Afin de compléter le tableau, je citerai la fourme de Montbrison (qui subit pré-égouttage, broyage et salage dans la masse du caillé, tandis que la fourme d’Ambert est salée par saumure ou en surface seulement), plus sèche d’apparence et asséchante au goût que sa grande soeur. Je l’apprécie plutôt avec des moëlleux ayant conservé une belle trame acide, ou éventuellement des liquoreux évolués ayant mangé leur sucre et plus sur l’orange amère et le safran.

    Je ne connais pas la fourme de Valcivières – Maître Capelo me souffle à l’oreille que les habitants de cette cité se nomment …les Cheveyrands !

    Hubert

    Hubert Dilliers
    Participant

    CR: Sociando-Mallet 2002
    J’ai sournoisement profité de la présence de nombreux non-connaisseurs lors d’un récent repas de fête, pour ouvrir un 2002, année décriée s’il en fut, y compris par Jean Gautreau lui-même.
    Je l’ai simplement remonté de cave la veille au soir, et ouvert 24 heures plus tard, 1h30 avant le repas.

    Eh bien mes invités ont beaucoup apprécié ! ils m’ont demandé si j’en avais d’autre et ils souhaitaient s’associer à moi si j’en commande à nouveau !
    Pour ma part je l’ai assez bien goûté le lendemain midi (il restait environ la moitié d’une bouteille). Belle robe sombre, sans trace d’évolution. Certes l’élevage est bien présent (cuir, café froid) et la longueur est moyenne mais le nez est flatteur sur des fruits noirs légèrement confiturés et le vin a très honorablement accompagné un ragoût de boeuf. Les tanins sont correctement intégrés et je n’ai pas ressenti la verdeur végétale (poivron) dont on parle souvent. On est plutôt sur des nuances mentholées / réglissées en fin de bouche.
    Je retenterai prochainement…

    Hubert

    Hubert Dilliers
    Participant

    Cela remonte déjà au repas de Noël, mes impressions sont devenues un peu floues mais je souhaitais souligner le très grand plaisir de dégustation que j’ai eu à découvrir deux vins apportés par mon frère :
    – le Brut nature Grand cru dégorgé en 2009 (90% pinot noir)
    – le Prestige Tradition Brut nature dégorgé en 2008

    Servis à 11° environ, ils n’ont guère eu le temps de se réchauffer tant nous les avons appréciés, aussi bien en apéritif qu’à table où le pinot noir leur a procuré l’assise vineuse (si j’ose dire) nécessaire. Expressifs tout de suite au nez, sur des fleurs blanches puis fruits jaunes et un peu de miel liquide. La bouche est multicolore (j’ose encore), ce sont des circonvolutions de saveurs soulignées par une bulle fine mais bien présente, crémeuse, et une acidité présente mais élégante. Belle longueur, sapidité. J’ai vraiment adoré !

    Hubert

    edit : titre

    Hubert Dilliers
    Participant

    1) intérêt dès l’adolescence puis constitution (avec des camarades du service militaire) d’un petit groupe de voyages oenologiques vers 1987/90. Depuis quelques années, de retour de pas mal de bourlingue, je rattrape le temps perdu !

    2) Jura (et Bourgogne à un moindre degré) dans ma jeunesse. A la faveur de nos petits séjours : la Loire (Montlouis, Chinon), la Bourgogne (Irancy, Chablis, Gevrey, Volnay). Quelques achats en primeur furent judicieux : Rayne-Vigneau 88, Brane 88 (a mis du temps à causer !), et LaLa 91 (pas encore touchées).

    3) aujourd’hui je reste éclectique. Je privilégie les coups de coeur chez les producteurs ou les cavistes, avec une attention éternelle et croissante pour le Jura bien sûr, mais aussi pour la Champagne, les liquoreux étrangers, et depuis mon installation dans le midi le Rhône (sud), et plus discrètement le LR et la Provence. Eclectisme aussi sur les années car j’achète régulièrement des vins anciens.

    Hubert

    Hubert Dilliers
    Participant

    Dîner assez improvisé, avec 7 amis peu connaisseurs.

    Sur plusieurs en-cas apéritifs (foie gras / pain d’épice, gambas au sirop de clementine, noix de saint-jacques au caviar malossol), un joyeux Champagne Jacquart Brut de Nominée (50% chardo / 50% pinot noir) : bulle élégante et fine, en bouche c’est enveloppant, crémeux, pointes de viennoiserie et de fruits jaunes, équilibrées par une légère acidité. Délicieux et digeste, mais ne supporte pas bien de se réchauffer. Bien en apéritif, sans doute un peu léger à table.
    [size=small]Joseph, petit clin d’oeil en retour, le domaine (et les propriétaires) du château de Miéry m’ont été familiers naguère ! 🙂[/size]

    Après un velouté carotte/orange/gingembre/coriandre fraîche, un poulet jaune au savagnin (le 2004 de la FVV) et aux morilles est accompagné d’un Arbois Puffeney Cuvée Sacha 2007 que j’ai trouvé un peu en retrait, manquant de peps et de personnalité. Servi un peu froid sans doute, il est peu bavard au nez et en bouche. Pas mieux le lendemain 🙁 : même si la trame est fine et agréable, il n’ouvrira une paupière qu’accompagné d’un comté 28 mois de Juramonts.

    Meilleurs voeux à tous

    Hubert

    Hubert Dilliers
    Participant

    Excellente surprise. Merci à tous les administrateurs et autres soutiers de ce forum totalement indispensable !

    Hubert

    Hubert Dilliers
    Participant

    Ce matin dans la matinale de France Culture :

    Philippe Meyer

    Bonum vinum laetificat cor hominum ! 😀

    ‘Le ciel vous tienne en joie’

    Hubert

    Hubert Dilliers
    Participant

    N’oublie pas, non loin de chez toi, Savoie et Jura, où les vignerons sont souvent plus accueillants que dans les régions plus connues. Une bonne visite chez un bon vigneron t’en apprendra autant que tous les livres.

    Hubert

    Hubert Dilliers
    Participant

    Beau compte-rendu, très évocateur dans un style analytique 😀

    J’ai également mieux goûté La Mouline 96 relativement récemment, malgré des conditions peu idéales (déjeuner en extérieur, en juin).
    Le boisé ne m’a pas marqué, encore moins le côté sucrailleux et fatigant que tu évoques. Certes la matière n’était pas énorme, mais c’est très bon, élégamment épicé, avec le soutien d’une belle finale mentholée.

    Hubert

    Hubert Dilliers
    Participant

    Merci et bravo François pour ce CR ! :)-D
    Je n’ai ni ton talent ni ton expertise de dégustateur (a fortiori sur des GCC bordelais), juste quelques remarques complémentaires :

    Le bien :
    – Carbonnieux 2008 : m’a paru un peu « rond » pour son âge, surtout sur des huîtres crues, qui en outre en assèchent un peu la finale. Goûté seul un peu plus tard, son élégance et sa longueur se sont révélées. Et quelle robe !
    – Chevalier de Lascombes 2002 : en place, non dénué de charme.
    – Léoville Poyferré 1995 : d’un abord encore très jeune, un peu (trop) strict, peut-être qu’un carafage lui aurait fait du bien ; néanmoins à l’aération je suis frappé par sa classe virile et sa matière. Un peu intimidant !
    – Arche 1996 (débouché environ 6 heures avant) : François a tout dit ; à l’orange amère et aux zestes confits, effectivement très présents, j’ajouterais le safran. Avec un poil de fraîcheur en plus, on avait un vraiment beau vin, selon moi plus adapté à des plats salés / légèrement épicés ou crémés (ou à la méditation) qu’à une fin de repas. J’adore ces liquoreux évolués.

    Moins convaincant :
    – La Mission Haut Brion 1993 : même attente, même déception. Nez plat, bouche bizarre, sucrée (crème de cassis), sans caractère, fuyante.

    Entre deux, le Pichon Baron 1999, fluctuant entre une jeunesse certaine (alcool) et des notes d’évolution. Je suis un peu passé à côté.

    Une belle soirée, à tous points de vue.

    Hubert

    Hubert Dilliers
    Participant

    Oui, c’est le cas. Pardon pour ce clin d’oeil hors-sujet 🙂

    Hubert

    Hubert Dilliers
    Participant

    The consensus from the hall was that that Conseillante, Leoville Las Cases, Palmer and Pontet Canet were showing particularly well. And although Parker tried to be equally enthusiastic about each of the 20, his personal preference for Cos d’Estournel and Angelus shone through. Both were described as “thrilling” and “stunning” multiple times – expect big scores for these big wines. Those with a nose for value should also take note of Brane Cantenac, which met with wide acclaim despite its affordability.

    Cet extrait du deuxième lien indique le le top du top de la salle puis de RP.
    Je ne suis personnellement pas mécontent de voir Brane cité, mais je ne peux m’empêcher de relever la fin de la phrase (which met with wide acclaim despite its affordability) – j’aurais pensé que c’est justement parce que ce vin est encore abordable qu’il a rencontré un certain succès ! faut-il que le vin soit cher pour qu’il soit acclaimed ?!!

    PS Robert, si tu lis ces lignes – ils s’ouvrent quand, mes Brane 88 ?? 😀

    Hubert

    Hubert Dilliers
    Participant

    Je me suis offert les LaLaLa 2004 pour une bonne vingtaine d’euros de moins, port compris, il y a quinze jours.

    Cordialement

    Hubert

    Hubert Dilliers
    Participant

    Bon, je file réviser ma géo, d’après la RVF (en une, et aussi dans le sommaire), Arbois est en Savoie !! (SAVOIE : Jacques Puffeney, quel style !) 😕

    La RVF, quelle honte…

    Hubert

    Hubert Dilliers
    Participant

    Je n’ai pas bu ce chablis mais a priori, sur ce plat bien difficile à accorder (l’oeuf, la chaleur de service que je suppose élevée), j’aurais probablement testé un côte de beaune d’âge moyen qui aurait cherché la truffe du plat. Mais si l’accord a bien fonctionné de votre point de vue, tant mieux, à essayer donc 🙂

    Hubert

    Hubert Dilliers
    Participant

    Bravo pour le CR, le repas et l’esprit de cette rencontre, et joyeux anniversaire !

    Suis-je le seul à m’interroger sur l’accord du chablis (tout grand cru et Dauvissat qu’il soit) avec l’oeuf en cocotte au foie gras ? 😎

    Hubert

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