Fred Imen

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  • Fred Imen
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    CR: Domaine des Tours Vaucluse Blanc Clairette 2017

    Mon conseil ; ne pas ouvrir, fuyez ! Fin du CR !

    Bon, mais c’est parce que c’est vous hein.

    Sur des paupiettes de poulet sauce vin blanc / fond de veau, cétipa que je m’ouvrirais pas (ma première sur cette cuvée) un Domaine des Tours (Clairette) blanc 2017, sur les commentaires dithyrambiques de VVigne.

    Belle robe or pale, dépôt en fond de bouteille.

    Jour 1 ; Gandalf se dresse devant toi et s’écrie « VOUS NE PASSEREZ PAS §§§ ». Aromatique mutée, matière capiteuse au possible, vous voyez le verre servi ? Bah j’ai eu du mal à le finir. J’ai tenté de transvaser dans un Zalto bourgogne pour lui offrir plus de champs, inapprochable. Bobo. Snif.

    Jour 2 ; Zalto Bourgogne, c’est mieux. Arômes de pêche, litchi, la glycérine dont parle VVigne je l’associe personnellement à des arômes de plante, la passiflore pour ne pas la nommer. En bouche le volume est immense, la matière ET huileuse je trouve, ET légèrement crémeuse. Elle est enrobante et tapisse divinement bien le palais, mais l’aromatique reste serrée sans exprimer son potentiel. Le vin reste capiteux, deux verres un gant sur le front et au lit, je m’assure par 3 fois d’avoir bien fermé la porte par crainte que des renards puissent rentrer. 

    Jour 3 ; C’est encore mieux (toujours ZB), l’aromatique n’a pas beaucoup évolué, la matière s’apaise en largeur pour s’étirer en longueur. A y est, on commence à ressentir un peu de fraîcheur en fin de bouche.

    Jour 4 ; Bah y’en aura pas vous avez pas été sages.

    Pas_deu_noteu, à revoir. A enterrer au fond de sa cave une dizaine d’années.

    Note ; @VVigne, je pense que tu as du sang Viking dans les veines (les débroussailleuses, pas les gros gaillards).

    Des bécots.

    Fred Imen
    Participant

    CR: Jean-Luc Jamet – Côte-Rotie Terrasses 2016

    Bouteille doublement épaulée 3 heures avant dégustation, Zalto Bourgogne. Robe rubis impénétrable.

    Le nez est une évidence, une ode à la syrah. De belles notes lardées, du poivre, de la violette, des fruits (beaucoup) assez croquants (mûre voir myrtille), incroyablement frais.

    En bouche l’attaque est vive, on sent un millésime frais, la matière est en place, elle n’est pas onctueuse, mais d’une superbe finesse et profondeur, y’a du jus. Légère mâche qui donne un peu de largeur au vin, tanins velours, superbe longueur sur ces notes fruitées / poivrées, mais on sent (trop pour moi) définitivement non pas une phase austère, mais un millésime très frais (pour la peine mon palais aurait préféré légèrement plus de corps pour tenir le tournedos).

    A titre d’exemple, me rappelle un peu certains Cornas (Brise Cailloux notamment), une syrah plus axée fruits que complexité en l’état (au nez également, aucun signe d’évolution type cuir), à attendre pour peut-être gagner un peu en gourmandise et complexité.

    Quoi qu’il en soit, c’est une magnifique réussite, plus axée PDF à mon sens. 17/20.

    Fred Imen
    Participant

    CR: Domaine Pattes Loup, Chablis 1er Cru Beauregard 2017

    1ère rencontre avec le domaine, Zalto vin blanc, bouteille ouverte au débotté.

    La robe me semble légèrement évoluée, d’un jaune or assez prononcé.

    Bouteille à deux phases, phase numéro 1 :

    Dès l’ouverture le nez est en place, superbement frais. Citron, beurre, minéralité (plutôt calcaire), la poire, les fleurs blanches (chèvrefeuille). On sent un léger côté « nature » (me rappelle un peu Vincent Dancer, peut-être que des convertis au domaine me confirmeront si c’est une marque de fabrique ou non), sur l’allumette, le grillé / fumé.

    En bouche le vin est superbe. L’attaque est vive, léger perlant, la matière huileuse, tapissante, puis le vin s’allonge sur des amers parfaitement intégrés, et une superbe longueur.

    Ce léger perlant ajoute à cette belle acidité, les amers ponctuent la fraîcheur, l’ensemble est tendu, superbe.

    Phase numéro 2 :

    Pas de réchauffement (la bouteille est maintenue au frais), le nez se décomplexifie, conserve cet aspect « nature », mais s’ouvre plus sur la pomme, point final.

    En bouche l’attaque s’alourdit, elle devient pataude, la matière reste en place sur cet aspect huileux, les amers se font la malle et la finale tombe court de chez court.

    Défaut de bouteille ? Je ne sais pas, en l’état je dirais 14/20, à revoir.

    PS : Je veux bien votre avis sur cet aspect « nature » ressenti ou non. Est-ce une marque de fabrique du domaine ? Merci.

     

    Fred Imen
    Participant

    CR: Domaine Paul Pillot – Saint-Aubin 1er Cru les Charmois 2018

    Bouteille ouverte au débotté, Zalto vin blanc.

    Méchante coulure des deux côtés du bouchon pour un vin si jeune, qui n’aura pas altéré la qualité de ce dernier.

    La robe est or paille, magnifique brillance et limpidité (et je vous parle pas de mes verres, non mais vous avez vu cet éclat sérieux ? impressionnant n’est-ce pas ?).

    Le nez est assez élevé, mais « très » acceptable en l’état. C’est beurré, citronné, de jolis arômes de pomme (peut-être quasiment plus poire à ce stade), minéral (plutôt craie), pointe fleur blanche type chèvrefeuille. Disons qu’avant de goûter, tu te dis que t’as déjà sonné à la bonne adresse. Chêne vanillé en fond de verre, plus de « vanille » que de « bois » toutefois, tralala.

    En bouche l’équilibre est diabolique. Belle attaque en tension juste ce qu’il faut, puis une matière délicate, onctueuse, gourmande (presque des notes pâtissières, crème, levure) sans compromettre la finesse, tapissante et enrobante, et des amers, mon dieu ces amers, très bonne longueur, voir excellente, avec cette allonge sur ces amers parfaitement intégrés qui ramènent beaucoup de fraîcheur et d’allonge au vin.

    Alors on va pas se mentir on sent la patte du millésime, mais c’est tout de même diablement frais je trouve, extrêmement bien exécuté / équilibré.

    Toute référence au prix mise à part, 17/20. A ticket de caisse découvert, j’émets un bémol toutefois sur le fait qu’à ce niveau de prix, Guffens notamment pour ne pas le citer fais tout aussi bien si ce n’est mieux.

     

    Fred Imen
    Participant

    Bonjour Damien,

    Avant toute chose nous parlons ici d’une seule bouteille, pas d’une série noire.

    Nous étions 3 à table, 3 à l’aveugle, 3 nez différents. Seul Alex savait ce qu’il s’apprêtait à servir.

    Dans un dictionnaire, tu peux aisément mettre la photo de cette Cordeloux 2016 pour illustrer le mot « réduction ».

    Je laisse Alex te répondre pour savoir s’il a conservé une ou plusieurs bouteilles c’était son apport, mais je peux t’assurer que le 14/20 dont Val et moi le gratifions est partiellement du à la renommée du domaine, et à notre volonté de ne pas juger trop hâtivement (d’autant que c’était une première pour moi) ce dernier eu égard de sa réputation. 

    Je mettrais pas ma main à couper mais pas loin que d’autres dégustateurs à l’aveugle auraient été beaucoup plus incisifs, compte tenu de ce que nous avions dans le verre…

    Amitiés.

    Fred Imen
    Participant

    CR: Domaine Fourrier, Bourgogne Pinot Noir, 2018

    Pas vraiment un CR, mais un retour d’expérience sur une bouteille bouchonnée (le vrai, le liège, celui qui pique au nez).

    Dommage je trouve, surtout sur un bouchon parfait et une bouteille cirée.

    Fred Imen
    Participant

    CR: Charles Heidsieck – Blanc des Millénaires Millésimé Brut 2006

    Première avec le domaine.

    Robe quasi or paille, belle brillance, bulle assez fine et en grand nombre.

    Si cette bouteille se montre – trop – vive à l’ouverture (aussi bien sur la finesse de la bulle qu’en bouche avec beaucoup de tension / assez ciselé), 3 heures après c’est un profil plus civilisé et gourmand qui s’offre à nous. 

    Un champagne gourmand donc disais-je, avec de belles notes de pomme, de brioche, de beurre, et presque un côté minéral (craie), zeste de citron. En bouche la bulle s’affine en taille et en nombre pour laisser place à la matière et offrir un « équilibre » entre un champagne vineux et un champagne tout court (plus crémeux, « levurien »).

    La longueur est de bonne facture, la persistance aromatique excellente. Je trouve l’ensemble légèrement monolithique avec un bémol de profondeur, et peut-être un léger manque de finesse à la bulle, MAIS, pour moi ce champagne est loin d’être à son plateau de maturité, quelques années supplémentaires en cave devraient lui permettre d’exprimer pleinement son grand potentiel. 

    En l’état 16,75/20, mais pour moi promu à un très bel avenir.

    Fred Imen
    Participant

    CR: Domaine Pinson Frères – Chablis Premier Cru Vaugiraut 2019

    Bouteille ouverte au débotté, Zalto Bordeaux.
    J’adore ce domaine. A ce stade, mes préférés sont en PC Vaillons (talonné de près par La Forêt) et Les Clos cuvée l’Authentique en GC. J’apprécie chez ce domaine le fait d’offrir un profil différent sur Chablis, plus gourmand (parfois fruits jaunes), moins salin.

    Sur ce Vaugiraut ouvert au débotté dégusté en Zalto Bordeaux (je trouve que les Bordeaux / Bourgognes sur des vins blancs jeunes permettent une ouverture du nez plus rapide), nous sommes définitivement recentrés sur Chablis. Un nez très ouvert, iodé (donc salin), minéral (plutôt craie), des arômes de fruits blancs (pomme), beurre à l’aération, fleurs blanches légèrement sucrailleuse type sureau, du citron, chêne / vanille en fond de verre et par moments des zestes de fruits tropicaux. Le nez est très évolutif, et selon la température / quantité de vin dans le verre, remué ou non, sans cesse différent. Tantôt salin, tantôt beurré, tantôt citronné (à presque nous faire quitter Chablis parfois pour finir sur Sancerre).

    En bouche l’attaque est vive, salivante, mais rapidement enrobante, avec une belle acidité en suivant qui lance vers une finale ultra saline, sur des amers magnifiquement bien intégrés et surtout diablement longs.  En l’état on flirte avec le 17/20, 16,99 je dirais.

    A retenir un bel équilibre / fil rouge entre le côté parfois « pataud » du nez au réchauffement (pomme, qui me fait presque partir sur un vin du Mâconnais) et une incroyable salinité / tension en bouche sur une matière ultra ciselée qui tranche en fraîcheur avec ces amers à la limite du saillant. C’est un vin vivant, peu monotone par son côté évolutif et assez différent d’une gorgée à l’autre avec un fil rouge ; la tension. Belle réussite.

    Fred Imen
    Participant

    Nous avons tous été généreux.

    Raretés, vins à maturité, découvertes, nous avons tous je pense pris pareil pied à partager nos bouteilles, comme les découvrir pour nous-mêmes.

    D’ailleurs, je me demande bien mis à part sur ce type d’occasions quand est-ce qu’il est « plus » légitime d’ouvrir les bouteilles qui nous font envie. Le moment était juste parfait et on ne peut plus légitime pour partager, tous autant que nous sommes, les bouteilles qui nous faisait plaisir de partager, toute valeur (rareté / prix / découverte) intrinsèque mise à part.

    Fred Imen
    Participant

    Bonsoir Torpilleur,

    Avant toute chose à défaut de te présenter toi également dans la rubrique prévue à cet effet et pour reprendre tes propres propos ; « lis moins, et poste plus » :).

    « de l’onctuosité tu devrais penser à vendanges bien mûres » > Bertou étaye parfaitement sa vision du 2005, et souligne à ce sujet le degrés de maturité du fruit.

    Last but not least (des bécots Londres), des 13 incroyables j’en ai bu quelques-uns, et des vignerons qui comparent 18 à 03 en toute humilité n’en ai pas croisé beaucoup. J’ajoute que je goûte régulièrement des 18, et que je les trouve certes concentrés, mais aussi extrêmement croquants et gourmands.

    Donc, si tu souhaites vouer un culte à « Laurent » ou en faire la promotion, soit, mais évite de discréditer des membres qui apportent bien plus de consistance (ou de matière tiens pour rester centrés sur le sujet qui nous passionne tous) que tes 7 dernières interventions (je sens venir la 8ème).

    Si la maison Laurent taille des vins pour la très longue garde je le respecte, comme je respecte l’avis étayé et la régularité / le partage des posts de Bertou (pour lesquels je le remercie au passage).

    Ce forum est ouvert à tous, et chacun se doit de respecter l’avis d’un dégustateur, aussi différent soit-il de sa propre pensée.

    Respectueusement…

    Fred Imen
    Participant

    Je n’ai gouté qu’une fois et pas cette cuvée / ni millésime.

    Néanmoins à lire ton CR Oliv et des commentaires à gauche et à droite, je me demande si ce n’est pas une marque de fabrique du domaine.

    Fred Imen
    Participant

    La vidéo est effectivement disponible, mais pour le respect des familles sera gardée sous scellés.

    Fred Imen
    Participant

    [quote= »Benoit Hardy post=1162448″]
    Sinon, étonnant ce Cristal 2002 essoufflé, j’ai gardé toutes mes bouteilles depuis sa sortie, et c’était à l’époque un champagne magnifique! 
     [/quote]

    Pas si « essoufflé » que ça, la partie « vineuse » reste intacte (aromatique / acidité / matière / longueur). La bulle en revanche a tendance à s’effondrer très vite je trouve.

    Fred Imen
    Participant

    [quote= »ysildur post=1156359″]
    C’est un millésime frais (beaucoup de pluie en Septembre). Les 2014, quand ils ont été réussis, se boivent bien pour le moment..et clairement un millésime pour les amateurs de vins plus fins (plusieurs diront minces) et digestes et qui n’a pas la structure habituelle de l’appellation. Perso, j’adore.[/quote]

    Même feeling sur Chaupin du domaine de la Janasse 2014 dégusté en Janvier, tout en finesse.

    Fred Imen
    Participant

    Alors on va y arriver ;

    o En premier lieu mes excuses, j’étais persuadé d’avoir renseigné « 2003 » dans le titre du CR, mais à priori (peut-être en reprenant un CR précédent ?) était mentionné 09. Donc, j’ai bien dégusté un 2003, et je disais en fin de CR que les deux millésimes qui m’avaient donné entière satisfaction chez d’Armailhac était 2003 (ce compte rendu donc) et 2009 dégusté il y a plus longtemps.

    o @François ; s’il m’arrive avoir du mal à décerner le CF en jeunesse (et encore plus à l’aveugle certains se marreront), je ne passe jamais à côté sur des vins de plus de 15 ans, même à 5% d’assemblage. Ce marqueur typique de poivron pas vert, mais au contraire mûr est je trouve facilement décelable, assez typique en Loire (qui ne m’a jamais fait accrocher notamment au clos Rougeard) et Rive Gauche, à contrario d’une sous maturité et / où de l’austérité d’un CF consommé trop jeune (il en va parfois de même sur le CS en jeunesse). 

    Lorsque je parle de CF donc au sens de votre définition, c’est du variétal, pas d’aiguilles de pin ou de sous-maturité, mais bien cet arôme de poivron rouge (au nez).

    Fred Imen
    Participant

    L’étiquette laisse présager 08, mais c’est bien un 3 🙂

    Fred Imen
    Participant

    CR: Château de Valmy – Les Roses Blanches 2018

    Bouteille ouverte au débotté, Zalto E.Leclerc.

    2ème rencontre avec cette cuvée que j’avais apprécié lors d’un déjeuner au resto (en l’an 2 avant COVID), et qui m’avais décidé à sauter le pas avec le château.

    Belle robe légèrement or paille.

    Le nez est ouvert sur les agrumes (citron), le miel, les fleurs blanches, zeste (et je dis bien zeste) de pomme presque cidrée en fond de cale. Il se dégage une certaine sucrosité du nez.

    En bouche l’attaque est vive, la matière très légèrement perlante, crémeuse / beurré, puis viennent de belles notes légèrement citronnées, le miel puis la sucrosité du nez en rétro sur fond de caramel beurre salé que j’adore.

    En conclusion, une superbe alchimie gourmandise / fraîcheur, très inhabituel pour un vin de cette appellation et ces petites notes sucrées dissimulées d’ici de là au milieu de toute cette fraîcheur font de ce vin une belle découverte.

    16/20.

    Fred Imen
    Participant

    CR: Château de Valmy – Secret de Valmy 2017

    Bouteille épaulée une paire d’heure avant dégustation, en Zalto Bourgogne.

    De ce que j’en comprends assemblage Cabernet Sauvignon, Tannat, Petit Verdot, en IGP Côtes Catalanes.  

    La robe est d’intensité soutenue, grenat avec quelques reflets violacés.

    Le nez est ouvert, sur des fruits noirs (mûre, myrtille), voir rouges (cerise, plutôt noire que rouge quand même), des notes de torréfaction, la vanille, des épices (poivre) en fond de verre élégamment associés à un boisé bien intégré.

    C’est certes élevé mais ça reste frais.

    La bouche est souple, légèrement salivante, la matière me dérange un peu avec un côté « huileux » pas très agréable je trouve, qui donne une sensation de « dilution », ça manque de naturel, de mâche, de consistance. Ce n’est pas rédhibitoire, ce n’est pas mauvais, mais ça me dérange.

    Le reste suit la logique du nez je trouve, un vin très classique, sur de beaux arômes torréfiés vanillés avec des tannins bien fondus, une belle acidité qui ne fait jamais tomber le vin dans la lourdeur et une conclusion à la persistance aromatique honorable.

    Mais ; vu / revu, sans marqueur différenciant ou petit twist qui te donnerait envie d’y revenir, un partie pris d’un côté plus que de l’autre.

    14,5/20, j’y trouve un manque de personnalité, nettement plus conquis par le blanc, que je m’apprête à CR en suivant. A boire comme à garder.

    A noter que si le Tannat est bien présent, je n’ai pas ressenti d’aspect terreux à la dégustation, marqueur que je trouve habituellement sur ce cépage.

    Fred Imen
    Participant

    CR: Domaine Maxime Magnon, Rozeta 2019

    Découverte au restaurant que je me tenais de partager.

    Belle robe à l’intensité modérée et reflets joliment violacés. Les larmes visqueuses trahissent éventuellement l’origine.

    Au nez 10 sacs à l’aveugle que je vous donne un Gamay. Une bombe de fruits, rouges légèrement acidulés, une note de chêne bien intégrée, des épices, c’est frais.

    Le perlant de la bouche s’estompe très rapidement, l’attaque est vive mais chaleureuse, réconfortante. La matière prend rapidement le relai, sapide, y’a du jus, aussi fluette qu’enrobante et entêtante on se dirige vers une belle finale toute en longueur sur ces superbes épices et fruits acidulés.

    Les tannins assèchent légèrement en fin de bouche, pas assez pour donner une impression négative, trop pour ne pas se resservir et étancher la soif.

    #GlouGlou, 16/20, la confirmation pour ma part que Mr Magnon maîtrise aussi bien les sujets Blancs que Rouges… un vin plein d’énergie.

    Fred Imen
    Participant

    CR: Château d’Armailhac 2003 Pauillac 5ème Cru Classé

    Bouteille ouverte au débotté, Zalto E.Leclerc.

    Joli nez de Cabernet Franc. Puis un beau nez de Cabernet Franc, avec en rétro un zeste de Cabernet Franc. Le Cabernet Franc pourrait être en retrait du Cabernet Franc, que Né ni ! C’est bien du Cabernet Franc !!

    Vous l’avez compris, ça poivronne à mord. A part ça du Cèdre, du cassis, des épices, des notes boisées, fumées (tabac), un côté champignon également (humus / sous bois).

    La bouche est tendue, presque verdâtre. De prima bord un vin qui pourrait donner impression à manquer cruellement de gourmandise, mais plus on y goutte, plus on y revient. L’attaque est un peu rustique, le milieu de bouche légèrement vert sur une matière en demi-teinte qui manque de densité, mais contre toute attente l’ensemble se conjugue en fraîcheur pour offrir un vin gouleyant, évolué mais fruité, épicé et sapide.

    Tannins légèrement asséchants (et qui mon avis ne se fondront jamais), mais l’ensemble sur cette trame quasi végétale donne une sensation de fraîcheur plus que d’amertume.

    Un vin qui glisse, à maturité, qui ne cessera d’évoluer positivement jusqu’à sa fin, programmée pour l’occasion à J+120 minutes après son ouverture.

    16/20, je trouve personnellement mon compte sur ce château en termes de qualité / prix, et ce sur chaque millésime dégusté (à date 09 et 03).

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