Fred Imen

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  • Fred Imen
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    @Oliv tu peux ajouter cire grise = Chardonnay de macération.

    J’en discutais justement avec Alex en off.

    Sinon de mémoire cire bleue = Assemblage Trousseau / Ploussard (ou Poulsard pour les puristes).

    Fred Imen
    Participant

    Perso j’utilise Vivino dans deux cas de figures ;

    – La gestion de cave.
    – Les avis (récents) de consommation d’une bouteille que je m’apprêterais à dégoupiller, couplés / croisés à ceux de cellar tracker et de LPV pour être sûr de moi sur le moment opportun / la pertinence de jouer du tire bouchon sur un domaine / millésime en particulier (si rien, je contacte le domaine).

    Je n’achète jamais sur Vivino (allez, j’ai peut-être acheté 6 Ben Ryé en 5 ans), mais me sers néanmoins de cet outil, comme un autre.

    D’autres outils également, comme le fait de scanner une bouteille, ou de suivre certains Vivin »eurs » influents dans lesquels j’ai confiance sur la crédibilité de l’avis. Mais bref, c’est la gestion de cave qui m’attire avant tout.

    Côté LPV, je ne recherche pas la même chose, le partage, le lien social… ce sont deux outils diamétralement opposés qui se recoupent néanmoins sur le taux de buvabilité d’une bouteille / domaine / millésime à un instant T par l’avis des rédacteurs. 

    Du reste côté référencement parce que je vois des parallèles, google a toujours privilégié le content.

    En clair, pas plus grande bibliothèque à ciel ouvert que LPV pour parler d’un domaine, d’une bouteille, d’un millésime, d’une région, le tout plusieurs fois par jour, bref, la richesse du texte va au-delà du référencement google adwords, et ce quel que soit le niveau de « technologie » proposé par le site.

    Pour faire clair ; un site responsive 4.0 sans contenu qui pratique le google adwords pour se mettre en avant ne passera jamais devant le référencement naturel d’un site de 10 ans aussi « vieillot » soit il s’il est enrichi de textes différents, de webrings et j’en passe.

    Bref, la mine d’or d’LPV c’est pas la carrosserie, c’est sous le capot que ça se passe.

    Vivino est un outil commercial avant tout, LPV une bibliothèque. Si demain une bibliothèque intègre un macdo au RDC, bien sûr que des gens iront y manger.

    Ceci étant ça veut pas dire que celui qui mange un Mc Chicken en bas ira choisir / lire un livre à l’étage…

    • in reply to: Inflation
    Fred Imen
    Participant

    Référence au fait que les grands crus représentent un investissement qualité / prix défavorable > Oui et non.

    Le contexte de millésime, du vigneron, du climat est naturellement prépondérant.

    Vous n’allez pas gouter pareil un 2018 d’un domaine égrappant à 100% que le même (même climat / millésime) en vendange entière en jeunesse (et je parle même pas de la patte du vigneron qui extraira beaucoup ou pas, de pré-fermentation, choix lors de la vendange sur la maturité du raison et j’en passe).

    Pour le contexte de dire que les grands crus déçoivent souvent, je comprends le commentaire. La frustration est bien souvent plus grande sur un grand cru que sur un village ou un 1er.

    Souvenir pas plus tard de cela il y a un mois, chez Thibault Liger Belair.

    Deux bouteilles, même température, épaulées à la même heure etc… sur millésime 2017 en Zalto Bourgogne ;

    Bouteille 1 : Aloxe Corton Premier Cru La toppe au vert > Une tuerie. Bouteille à point, épices et complexité au nez, superbe équilibre de la matière, de la relance, de l’énergie, bref, une bouteille parfaite en tous points.
    Bouteille 2 : Corton Grand Cru Clos du Roi > J’irai pas jusqu’à dire que la bouteille était intouchable, mais pas loin.

    Ma main à couper qu’avec 5 ans de plus, le Clos du Roi aurait fait grand vu comment la bouteille se présentait déjà en 2023.

    Naturellement plus de tout (profondeur / longueur / puissance), mais pas ouverte au bon moment.

    Tout ça pour dire que tu ouvres un Cheval Blanc 2020 je pense que tu ferais mieux de lécher une douelle.

    Tu ouvres un Cheval blanc 2020 dans 30 ans, tu regrettes pas ton investissement.

    Tout est donc question d’accessibilité, maturité, de moment etc… (sans parler des conditions, température, repas, circonstanciel et j’en passe).

    Bref, le vin c’est pas fastoche. Il est clair que tu seras statistiquement moins déçu je pense par des 1er et des villages, de par la mise de base. Pour autant, quand un grand est grand, il dépasse en tous points le reste, et y’a franchement pas débat.

    PS : J’ai ouvert un Pinot gris du domaine Zind Humbrecht 2012, RDT clos Saint-Urbain y’a 10 jours. J’ai failli tomber de ma chaise je confirme. Néanmoins c’est un style très différent d’un Corton Charlemagne par exemple, un d’un Leroy en Loire.

    • in reply to: Clos Manou
    Fred Imen
    Participant

    Sur 2016 d’une accessibilité déroutante, et ce depuis 3 ou 4 ans déjà.

    [Edit] : D’ailleurs j’avais laissé traîner une bouteille chez mon beau-père, dégustée pas plus tard que la semaine dernière, dangereusement glouglou. A servir à 18 degrés, au débotté ça glisse tout seul.

    • in reply to: Clos Manou
    Fred Imen
    Participant

    Jamais gouté 2020, mais 16 est une bombe.

    J’en avais 24, il m’en reste 0.

    Fred Imen
    Participant

    CR: Domaine Etienne SAUZET – Bourgogne Hautes-Côtes de Beaune Jardin du Calvaire 2020 

    La plus grande malice du diable est de faire croire qu’il n’existe pas. Copyright Verbal Kint dans Usual Suspects pour les puristes, Vladoncquilperdlespédales pour ceux qui n’ont pas la référence à Kaiser Sauze.

    Caisse panachée 2020 fraîchement reçue, j’ouvre le lendemain un HCDB Jardin du calvaire 2020 du domaine.

    La robe est or vert, un bébé bien né, passons au nez.

    Han ! De prima bord ça réduit velu, mais ça se dissipe très rapidement (je parle du vin, pas de Jean-Luc dans le fond de la salle près du radiateur qui fabrique des avions en papier). 

    Donc disais-je, réduction à l’ouverture, nous sommes dans le fumé et le soufre. On est clairement dans le thème, vu que le parcellaire est un Jardin du Calvaire. Souffre… Calvaire… Souffrir… Calvaire… Vous l’avez toujours pas sérieux ? Faut vraiment tout vous souff[s]r[/s]ler.

    Bref.  En bouche un léger perlant handicape la lecture initiale. J’ajoute le fumé, je regarde à deux fois l’appellation pour vérifier que je ne suis pas dans le jura.  Mais non. Téh ! D’ailleurs, ça s’ouvre ! 

    Magnifiques notes de pêche des vignes, les agrumes (citron / kumquat), un beurré vanillé léger bien intégré, ainsi qu’une belle minéralité (craie). 

    En bouche un vin vif, salin à l’attaque, avec une matière à la densité moyenne sans pour autant manquer de profondeur. La finale est tendue et droite, un vin donc accélérant / débordant d’énergie mais plutôt bien canalisée.

    Parti pour durer des années.

    Fred Imen
    Participant

    CR: Kutch Wines, Mindego Ridge Vineyard, Santa Cruz Moutains Pinot Noir, 2021

    Comme tous j’imagine il m’arrive de faire confiance à mon caviste. De temps en temps à ma femme également, mais pas pour les mêmes raisons.

    Ma première board était une Santa Cruz, je me laisse donc séduire par cette bouteille présentée comme exceptionnelle par mon caviste local.

    Bouteille ouverte au débotté, bue sur 2 jours, servie à 16 degrés dans un Zalto [s]nouveau monde[/s] Bourgogne.

    Robe grenat, intensité modérée à soutenue.

    Au premier nez je peste, car suis ravi de voir des Bourgognes 21 entrer avec une fraîcheur proche de 17 pour tromper l’ennui comme les robes des 18 / 19 (dans une moindre mesure) / 20, et j’achète un 21 nouveau monde qui ressemble à un 18 Bourguignon. GnGnngNGnngNGnGNnngNGngn.

    A ma surprise toutefois un nez très ouvert sur les fruits plutôt noirs (la cerise noire tiens, comme ça c’est ni fruit rouge ni fruit noir, et ça vous permet de situer un peu le bignou), une pointe sucrailleuse, et une jolie trame épicée plutôt poivrée. Subtiles notes d’élevage sur le chocolat, mais parfaitement intégrées voir très en retrait des épices et du fruit.

    En bouche vindiou y’a du jus (comme un 18 hein), mais je dois confesser être très agréablement et surtout positivement séduit. Tantôt juteux, tantôt frais sur des notes mentholées, le vin offre un déroulé sans fausse note et d’une lisibilité aromatique reposante. Pas de déficit en fond comme j’ai pu le percevoir parfois sur ma piètre expérience des vins Italiens avec une matière gourmande mais sans poids, clairement pas la découverte du siècle, mais un vin plaisir. Bue sur deux jours, la bouteille n’a pas pris une ride.

    Très bien.

    Fred Imen
    Participant

    Droin maintes fois évoqué en blanc, Bart idem en rouge, personne n’a cité en revanche les vins d’Alain GRAS.

    En blanc les derniers Auxey-Duresses (26€) et Saint-Romain (22€) goutés sur le millésime 2020 sont excellents.

    En rouge ça me fait mal de le dire mais les bourgognes de David Duband sont redoutables (15,4€).

    Fred Imen
    Participant

    Un CR qui fait chaud au cœur pour David, un « humain » comme on en fait malheureusement désormais trop peu.

    Fred Imen
    Participant

    Salut Pierre,

    Si d’ordinaire tu souhaitais t’en débarrasser, n’hésite pas à me MP Je suis en train de faire des pieds et des mains pour m’en procurer mais je sens que comme 99% des domaines que je sollicite, je vais finir le bec dans l’eau malgré une lettre à cœur ouvert.

    Blague à part sur quels millésimes ? 2018/2019/2020 (peut-être 2019 dans une moindre mesure) me sembleraient légitimes en ce sens, de par le côté solaire.

    As-tu eu la chance de goûter 21 ? Peut-être différent ?

    Je n’ai pas d’informations sur la vinification mais ce que j’ai goûté ce week-end semblait éraflé (ou tout du moins avec peu de rafle). Est-ce qu’ils n’ont pas changé de fusil d’épaule depuis ?

    Fred Imen
    Participant

    CR: Domaine Fourrier – Latricières-Chambertin Grand Cru 2013

    Ouverte pour une belle occasion, Zalto Bourgogne, 2 heures avant dégustation et servie à 18 degrés environ (17,7 on me souffle dans le parfaitomètre).

    La robe avant tout est somptueuse. Étincelante, sur un rouge vermillon du plus bel effet. Scarlett Johansson qui monterait les marches à Cannes, le tout en vous fixant avec bienveillance, passion et profondeur sans se détourner ne serait-ce qu’une seconde de votre regard. 

    Petit aparté, je n’ai pas bu beaucoup de vins du domaine, mais sur les 3/4 dégustations j’ai pu apprécier ;
    [list]
    [*]Un véritable fil rouge du Bourgogne générique, au village et grands crus. J’ai pu apprécier cet exercice de style en dégustant un Bourgogne 2018, puis un Gevrey Village au Soufflot à Meursault du même millésime. Les vins étaient incroyablement similaires, avec une longueur certaine et plus aboutie pour le Gevrey, gage de la parfaite interprétation et respect / hiérarchie des terroirs dans la vision du domaine.
    [*]Une sensation de « pureté » du fruit (similaire pour moi à ce que j’ai eu la chance quelques fois de déguster chez Armand Rousseau), et des vins aussi profonds et sérieux qu’ils semblent déliés et donc fins.
    [/list]

    Au nez de somptueuses notes de fruits rouges croquants (cerise, fraise), mais également fruits noirs (notamment à J+1, mure, myrtille, pointe prune), une pointe florale (rose / pivoine), des épices (poivre blanc, subtiles pointes de clou de girofle). En cadeau, quelques notes minérales supplémentaires (sous-bois, ronce) et d’élevage (noyau, zeste fumé) viennent conclure un ensemble complexe et incroyablement ouvert. Pas la moindre once de trait végétal j’ai trouvé, ni au nez ni en bouche d’ailleurs, sur un millésime pourtant jugé compliqué.

    En bouche le toucher est d’une souplesse superlative. L’attaque vive, quasi saline, un milieu de bouche d’un confort et d’une finesse diaboliques. Une magnifique relance seconde le milieu et la profondeur du vin, élançant un vin vivant, plein d’énergie, vers une finale pas d’une très grande longueur, mais honorable et parfaitement équilibrée sur les arômes du nez.

    Seul bémol ? De ne pas parvenir à se procurer les vins du domaine.

    Que dire de plus ? A part que ça faisait lurette que je n’avais pas pris mon pied à déguster pareil pinot. Tiens d’ailleurs je vous le partage. Des bécots. 

    Fred Imen
    Participant

    CR: Domaine Maxime Cottenceau – Givry Champ Pourot 2019

    Zalto vin Blanc.

    Magnifique robe paille / or, brillante de milles feux.

    Au nez un élevage à ce stade encore prégnant sur le chêne et la vanille, contrebalancé par de belles notes grillées, la noisette, et quelques agrumes et fruits jaunes à J+2.

    Une attaque plus vive qu’initialement attendue, un gros volume en milieu de bouche, et une finale au premier jour allègrement dominée par l’élevage.

    A J+2 la finale est plus civilisée et recentrée sur des amers fins, le volume légèrement plus délié et fondu mais l’ensemble à perdu je trouve de son potentiel dans l’équilibre général.

    Je sais pas trop sur quel pied danser, à attendre je pense avec un beau potentiel, et glouglou en l’état pour ceux qui cautionnent le bodybuilding.

     

    Fred Imen
    Participant

    Dans un cas comme dans l’autre Zalto vin Blanc, robes vert paille outrageusement insolentes de jeunesse.

    CR: Domaine Bachelet-Monnot, Saint-Aubin 1er Cru en Rémilly 2018

    Rémilly est un climat que j’affectionne particulièrement quel que soit le domaine. Cette bouteille n’a pas déçue ni sur le climat, ni sur le millésime.

    Bue sur plusieurs jours, j’ai eu la chance d’atténuer l’élevage plutôt prégnant à l’ouverture, contrebalancé par une belle minéralité.

    Au nez un beurré présent mais pas outrancier, des zestes d’agrumes, un léger grillé et des notes florales, plutôt acacia ou chèvrefeuille qu’aubépine (je précise car pour moi l’aubépine est « lourdingue », que l’acacia ou le chèvrefeuille plus subtils).  

    En bouche une belle attaque vive et saline, un vin plus large que long en milieu de bouche, mais de beaux amers bien intégrés et une note végétale amènent une finale tonique (appréciable sur 18 ou j’ai toujours l’impression en conclusion de m’enfoncer dans mon canapé).

    CR: Domaine Bachelet-Monnot, Maranges 1er Cru la Fussière 2018

    Très différent du Rémilly. Un vin plus salin, beaucoup plus minéral / citronné. En bouche un vin en tension, avec ce qu’il faut de gourmandise pour donner une finale à la fois gourmande et rafraîchissante.

    Une bouteille percée.

    On peut éventuellement attaquer la complexité, comme la longueur notamment sur Rémilly ou il est à ce stade compliqué de différencier la longueur intrinsèque de l’élevage, mais à 45€ le Maranges et 51€ le Rémilly sur des millésimes légèrement évolués, j’étais personnellement plutôt enchanté.

    Fred Imen
    Participant

    Tu as peut-être une meilleure isolation de ta cave (sol / murs).

    Ma cave est enterrée (semi-enterrée dans le vide sanitaire). L’été lorsqu’il fait chaud il m’arrive de voir de la condensation au sol ou sur les murs.

    De ton côté si l’isolation est meilleure, c’est l’air « sec » de l’été qui doit abaisser ton taux d’hygro, tandis que moi il augmente par condensation.

    Fred Imen
    Participant

    Me semble logique, dans le sud nous dépassons souvent les 35 degrés, la cave est à 20 sur cette période, l’écart de température est donc important et il arrive que le sol condense (de facto plus d’humidité).

    A l’inverse, l’hiver l’humidité diminue car l’écart est moins important.
     

    Fred Imen
    Participant

    Je réitère mais pour moi c’est avant tout un problème de ventilation.

    Mieux que des mots, la courbe d’humidité de ma cave en rouge ci-dessous.

    Grosse majeure partie de l’année au-dessus de 90%, et j’ai pas une étiquette qui pourrit.

    Je filme par mesure de sécurité pour éviter d’abimer les étiquettes dans les racks aciers, mais rien ne bouge.

    Fred Imen
    Participant

    700 longueur 212 largeur 200 hauteur.

    Je pense que pour comparer faudrait que tu m’invites en Corse.

    Je dis ça je dis rien.

    Fred Imen
    Participant

    Perso j’ai une sortie (à quoi est couplée la VMC) en 120 (comme toi vers le vide), mais une entrée en 200 (qui elle passe quasiment sous 10 mètres de terre avant de ressortir dans une cours Anglaise à 50 cm du sol).

    J’ai peur que ça fasse un peu juste, à voir (au pire tu allongeras la durée de fonctionnement de la VMC).

    Fred Imen
    Participant

    @Ptitcoco, on vient quand déguster ?? 🙂

    Sinon un petit commentaire ; je trouve tes bouches d’aérations légèrement petites. C’est du 200 ?

    Fred Imen
    Participant

    A J+1 on ajoute un bouquet de roses fanées au nez. C’est désormais l’Anglore je pense que j’aurais évoqué à l’aveugle.

    La bouche n’a pas bougé d’un iota (peut-être un zeste de moins en fond ?).

    Je réitère, merveilleuse découverte.

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