Fred Imen

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  • Fred Imen
    Participant

    CR: Anjou Blanc 2017 – Domaine Andrée Les Faraunières

    Bouteille ouverte au débotté, Zalto vin Blanc, robe verte / jaune prise de sang qui tourne mal (palote).

    Je vais pas y aller par quatre chenins, je n’ai pas saisi le travail du vigneron en l’état.

    Au nez c’est clairement pomme / cidre, je perçois quelques agrumes dans le fond (citron / pamplemousse) comme des notes plus fumées / minérales (silex), mais à l’aveugle j’aurais mis un billet sur le Jura tant la trame est oxydative.

    La bouche suit le nez, avec un léger perlant, une matière maigrelette qui conclue sur cette note oxydative sans offrir ni gourmandise ni véritable tension.

    Bref, je me suis ennuyé, à et à J+1 le vin n’avait pas évolué d’un iota. C’est pas mon dada, tralala, à (re)gouter pour écarter tout défaut bouteille.

    Fred Imen
    Participant

    CR: Champagne Jacques Lassaigne, Coteaux Champenois, Chères Vignes (vin rouge) lieu-dit à Montgueux 2019

    Bouteille ouverte au débotté, bouchon champagne SM (ficelé), Zalto Bourgogne (le modèle Zalto Champagne mais pour vin rouge n’ayant pas encore été inventé). 

    Robe rapidement troublée, rubis pale.

    Au nez une légère pointe de réduction s’estompe rapidement. A l’aveugle j’aurais mis un billet sur l’Anglore, un Tavel par exemple ou encore un Nizon. Très fruité (rouges, grenadine, fraise, presque coquelicot), légèrement fumé / minéral, épicé.

    En bouche un léger perlant qui s’estompe lui aussi très rapidement pour laisser s’affirmer une attaque fraîche, franche et nette, avec une belle profondeur sur une matière assez déliée mais pour autant pleine de caractère. Y’a du fond dis donc ! C’est tendu mais pour autant gourmand, avec une conclusion sur une belle longueur et les épices, c’est dangereusement digeste et #torchable. 

    Une superbe découverte pour moi, 17/20. Je ne sais si le vin évoluera positivement à J+1/2, mais en l’état, c’est superbe.

    Fred Imen
    Participant

    Là où vous semblez tous voir une volonté de Mr Reynaud de marger (quand de surcroît tout le monde a sa propre expérience en transport et moi le premier), perso j’y vois un calembour de plus.

    Les raisons peuvent être nombreuses et bien « autres » que celles évoquées, dont marger.

    Ami qui travaille dans le transport ? Fâché qu’une fois on lui ai forcé la main à rembourser une commande de bouteilles arrivées cassées à l’arrivée ? Volonté de voir ses clients s’arrêter au domaine car il estime qu’il n’est pas une adresse postale ? Juger son client sur sa capacité à être bête au point de payer plus de port que de bouteille ? Volonté de ne pas s’occuper du transport et donc de volontairement le rendre hors de prix pour diriger ses clients vers l’enlèvement ? …

    Je n’en sais rien, mais doute vue la finesse d’esprit de « l’animal » que sa volonté soit de marger sur les frais de port (j’ai même plaisir à penser qu’il se joue de nous imaginer présumer de son incapacité à trouver un transporteur moins onéreux ou calculer correctement ses prix de revient…). De facto la raison est pour moi ailleurs et trouve surprenant que personne sur le forum ne s’associe à ma pensée.

    Une chose est certaine en revanche, c’est que je trouve vu le rapport qualité prix du domaine et sa volonté à maintenir un prix correct et une certaine accessibilité aux amateurs que nous sommes, dommage de – pardonnez-moi l’expression – saloper le fil du domaine pour si peu et ne pas se concentrer sur l’essentiel, à savoir le contenu dans le verre…

    Fred Imen
    Participant

    D’éminents scientifiques se penchent encore sur la pertinence du sujet de tread…

    Salut les coupainchs, salut les coupinéouchs, ça fait bien longtemps que j’ai pas pris [s]la plume[/s] le clavier tiens !

    Si Pins la sort – vu qu’il ne l’a sort que très rarement – (je parle bien entendu de la plume…) y faire honneur est la moindre des délicatesses.

    Aussi concis que précis et [s]circoncis[/s] efficace, me voila une nouvelle fois aux manettes d’un [s]dîner[/s] déjeuner presque parfait.

    Dimanche matin, aux aurores, quelque part dans le Sud-Ouest… Nino Ferrer chante « On dirait le SuDdDDdDD », tandis que mon téléphone sonne pour m’entendre écrier « T’AS OUVERT MON BLANC NABOT ? ». NDLR ; le nabot dans l’histoire c’est moi, celui qui gueule c’est Pins.

    Je dors pas beaucoup depuis quelque temps, et ce matin comme tous les autres j’étais réveillé à 6h45. A la petite différence avec celui-ci, c’est que le premier truc qui m’a sauté à l’esprit, c’est d’ouvrir le blanc de pins pour être sûr de ne pas me faire pourrir.

    Bref, je chausse mes plus belles charentaises, enfile mon peignoir siglé des bronzés (dédicacé par Vincent Piano (le cousin de Vincent Clavier)) et file vers la cave.

    J’ouvre donc le blanc de Schrek, puis mes 3 rouges. J’ose pas goûter les rouges tiens, je me dis d’une qu’il est 8h, de deux que nous les épaulerons tranquillement ensemble, quand la lumière du soleil aura atteint les plus hautes cimes du Mont Siriata (vers midi / midi moins le quart).

    Le blanc quant à lui goûte pas mal. J’ai vu le millésime (2014), et ne suis pas surpris que même à 17 degrés ça goûte bien, ça sent le millésime tendu.

    Je monte le blanc non pas en neige mais au frigo, et m’affaire dès lors en cuisine, pour préparer de délicieuses paupiettes de veau carotte / pommes grenailles / fond volaille toussa toussa. Lorsque la sonnette sonne, je suis aussi excité que ravi de retrouver Pins en compagnie de sa charmante – mais surtout téméraire – épouse et sa fille, ainsi que Clément et toute sa petite famille.

    Il est agréable de pouvoir aussi partager autre chose que du vin (notamment les insultes, au départ c’est compliqué mais après 4/5 séances de psy on fini par s’y habituer et puis pour être honnête ma mutuelle rembourse plutôt bien ces actes).

    L’épouse de Pins nous fait l’honneur d’ouvrir les huîtres (Pins me souffle dans l’oreillette que c’est d’ailleurs pour ça qu’elle a été invitée, je n’ose pas le contredire), nous en profitons pour goûter le blanc.

    Domaine Jean-Claude Ramonet – Puligny-Montrachet Les Enseignères 2014 :

    L’aveugle a toujours l’avantage de remettre les compétences de chacun au niveau ou elles devraient véritablement être, c’est à dire proche de 0. Fruits blancs et fleurs blanches au nez, ça sent le chardo pour moi et connaissant la cave de l’ami je me dis qu’il ne peut en être autrement, pas de réduction pour moi, ce qui m’amène à me diriger naturellement vers des vignerons autres que ceux à qui j’avais pensé. Pendant un instant me passent Bouzereau ou Germain à l’esprit, et je crois que je finis par citer Ramonet en passant devant ma cheminée (celle-ci les gars, elle est subtile). Je trouve également le village (« Hey, y’a Montrachet non dans le nom du village ? »), mais pas le climat, apparentant ce que je goute à un premier sans sourciller.

    Superbe volume en bouche et profil tout de même tendu plus je pense lié au millésime qu’à la patte du vigneron, l’ensemble tombe légèrement court c’est à mon sens la seule chose qui lui fait défaut. Une légère rétro caramel me fait penser que le bois n’a pas encore été parfaitement digéré, et m’amène à penser que quelques années de garde lui seront salutaire.

    16,5/20.

    Domaine Dagueneau – Silex 2018 :

    Alors là niveau localisation, je pense qu’on a passé la France entière. Au départ je trouve plus de pomme que d’agrumes ce qui m’a fait partir bien loin de la Loire, ce n’est qu’au fur et à mesure de l’aération que le vin va se « placer » là où il devrait être mais pour être tout à fait honnête, après Nourrissons 2018 et là Silex 2018, j’ai l’impression – peut-être que les puristes de la Loire pourront m’en dire plus – que le millésime 2018 dans cette région est un purulent étron. Incomparable avec le Silex 2006 que j’ai pu déguster du domaine, je trouve que ça manque de tension, de matière, le vin n’est pas en place c’est assez désordonné, même si après 30 minutes d’aération ce dernier prendra une dimension différente je me permets de ne pas noter en l’état, au risque d’être trop incisif mais disons qu’entre ça et un Jacky du même millésime pour le cinquième au bas mot du prix, je choisis sans sourciller le Jacky en l’état (je dis bien en l’état).

    Domaine Méo Camuzet – Vosne-Romanée 1er Cru Aux Brulées 2009 :

    Comme d’habitude avec ce domaine, toucher de bouche et délicatesse sont au rendez-vous. Ce brûlée est d’une grande finesse, avec sincèrement pour moi une incapacité TOTALE si cette bouteille n’étais pas venue de ma cave à replacer le millésime.

    Nous avions ici presque affaire à un millésime tendu, avec une belle pointe d’acidité au centre d’une matière presque fluette mais extrêmement profonde et volumineuse. La magie opère au nez comme en bouche, la longueur est exceptionnelle. 18,5/20, à garder je trouve.

    Domaine Bernard Dugat Py – Mazis-Chambertin 2009 :

    Chez Dugat-Py ce que j’aime par dessus tout c’est le nez. Ces effluves de cendre, de léger fumée, ces fruits noirs et rouges murs, c’est incroyable. A date je trouve beaucoup de similitudes au nez avec Thibault Liger-Belair, peut-être que les puristes pourraient affirmer si cela vient de la vinif, de la conduite de la vigne ou des deux. Je trouve néanmoins plus de finesse chez TLB.

    Quoi qu’il en soit pour revenir sur ce Mazis, petite déception comme sur le 2005 que j’ai pu goûter du domaine. Le nez est tout simplement énormissisme, mais la bouche est en décalage avec une presque petite lourdeur à l’ouverture / pointe sucrailleuse qui personnellement me fait trouver le vin légèrement pataud et ne me donne pas outre mesure envie de me resservir. Comme le soulignait Pins ça tombe un peu court de surcroît, mais un vin de terroir à mon sens.

    On crache un peu dans la soupe quand même on va pas se mentir, 17/20. Plutôt à boire j’ai trouvé.

    Domaine de la Romanée-Conti – Romanée Saint Vivant 2010 :

    Je retrouve tout ce que j’ai pu apprécier de l’Echézeaux 2014 du domaine que nous avions pu goûter tous trois ensembles, mais en mieux avec plus de tout. De nez, de profondeur, de volume, de tout.

    Le nez est magnifique, floral, sur les fruits rouges presque acidulés, les épices, un tout léger cendré, c’est net, la robe est somptueuse. C’est simple entre le nez et la robe, ce qui me vient à l’esprit c’est une panière de fruits étincelante, comme si on avait soigneusement sélectionné et lavé les plus beaux fruits rouges du verger. A noter un nez superbement évolutif.

    En bouche tout est précision, délicat, fin, fondu. Le toucher de bouche, l’attaque, le volume remarquable une fois la gorgée en bouche qui vient tapisser les joues, l’effet enrobant et la longueur une fois cette dernière avalée, ce vin a tout. A rajouter une impression de pureté / minéralité en bouche, l’impression pour moi sur ma deuxième DRC de toucher à la perfection, à quelque chose de céleste, pureté du fruit, de la matière, profondeur, délicatesse, finesse, classe.

    Le Graal, tout simplement.  20/20. A garder comme à boire car semble parti pour offrir du plaisir sur deux décennies sans broncher.

    Intègre mon top 3 sans sourciller, au milieu de styles différents mais tout aussi mémorables et chirurgicalement exécutés à savoir Rayas 03 et Hermitage Rouge 1996 du domaine JL Chave.

    Domaine Les Jardins de Babylone Jurançon 2012 :

    Je garde en tête des fruits rôtis (comme Clément et Pins, qui le sont aussi), exotiques, une superbe fraîcheur de la matière en bouche avec comme le disait Pins un magnifique équilibre. Excellent, 18/20. Se conservera mais pour ma part qui aime bien les moelleux / liquoreux un peu tendus superbe en l’état.

    Qui ne figura pas sur la photo un malheureux Roederer Vintage 2012, employé pour je cite « rincer le palais ».

    Un beau moment comme toujours partagé en compagnie de l’ami Clément et Pins, des bouteilles que je ne regrette pas le moins du monde d’avoir ouvertes que je suis ravi de partager avec toi, public.

    Des bécots.
     

    Fred Imen
    Participant

    J’ai ouvert un Boudots 2016 il y a de cela une quinzaine de jours. J’ai noté une certaine rusticité, épices, belle profondeur, bâton de réglisse, végétal sans être asséchant.

    Fred Imen
    Participant

    Je souhaitais sortir la même cuvée sur 17, mais mon comparse m’a signalé pouvoir en porter une (je ne savais pas que c’était 15).

    Quoi qu’il en soit frère Vaudésir, tu es droit (traduit littéralement de l’Anglais « You AreUH RiGht »), un vin plus populaire eut été meilleur compagnon (et c’est pas ta connaissance sur Chablis (ton pseudo en témoigne (pas ma meilleure)) qui dira le contraire).

    Fred Imen
    Participant

    Bonjour,

    Dubecq il y a 1 mois environ, Châteauprimeur la semaine dernière si je ne m’abuse.

    Bon chance.

    Fred Imen
    Participant

    (en rouge)

    Je n’ai que peu de recul par rapport à Dom ou Agitateur, mais à date à Bordeaux le millésime qui m’a le plus séduit après 10 ans d’âge est 2012, et dans la même logique avec légèrement plus de peps je trouve 2014 (que je trouve absolument somptueux en ce moment).

    En Bourgogne 17 me séduit en ce moment en tous points également, 12 et 13 m’ont plusieurs fois transcendés, 14 semble bien parti pour également et 11 dans une légère moindre mesure, quand aussi bien à Bordeaux qu’en Bourgogne les supposés « gros » millésimes ne m’ont jamais mis la larme à l’oeil (si ce n’est après 30 ans de bouteille…).

    De facto sur ces 2021 j’ai contre toute attente (et TAVOCïte aiguë) décidé de ne pas faire l’impasse, peut-être gouteront-ils plus vite ?

    J’ai pas cassé la tirelire, mais me suis laissé séduire par Pontet-Canet, Rauzan-Ségla, Canon, Carmes Haut-Brion, Talbot (j’avais envie d’un Saint-Julien, aucun lien avec la rareté et . ou le jeux des primeurs) et Calon Ségur (après avoir fortement hésité avec Malescot sur Margaux, Grand-Puy Lacoste en Pauillac, Larcis Ducasse sur ST-Emilion).

    Comme dirait Forrest GUMP, « J’avais juste envie d’aller courir ».

    Fred Imen
    Participant

    Je remercie avant tout mes deux compères d’avoir rédigé leurs avis respectifs en premier, comme d’avoir vaillamment fait le déplacement jusqu’en mes terres.

    Cela me permet deux choses ;

    1 – De dire « Tout a été dit » assez régulièrement, m’évitant ainsi de chercher un florilège de marqueurs descriptifs disgracieux.
    2 – Bah en fait avec le #1 y’en a assez.

    A noter également que je fû[s]t[/s]s le seul à ne prendre aucune note et rédiger sur le moment, préférant de loin me concentrer sur le moment et non l’analytique.

    Sans plus attendre donc jour 1 :

    Pavillon Blanc de château Margaux 2012

    Pas mon premier CR de mémoire sur cette bouteille, de facto je laisse la parole à Alex et Val (bim d’entrée ! vous l’aviez pas vu venir celle-là). Un sauvignon de grande qualité avec de magnifiques notes de bourgeon de cassis, une superbe matière en bouche aussi gourmande que fraîche et tapissante avec une superbe rétro sur des amers maîtrisés qui amènent beaucoup de peps en fin de bouche. 18/20.

    Angélus Saint Émilion Grand Cru Classé 1990

    Un Angélus à maturité, enfin ! Bah écoute, c’est très poivron au nez (à l’aveugle j’aurais presque pu parler de Rougeard, mais bon dès que je sens du franc et que c’est grand j’ai tendance à le citer…) mais néanmoins très profond, en bouche vif à l’attaque avec une profondeur exceptionnelle, grande longueur avec à noter tout de même un léger trait végétal en fin de bouche bien gommé par le velouté / patin de la matière. Une bouteille au sommet qui le restera je pense pour quelques années encore. Mon premier 90, je m’attendais à quelque chose de plus rond en définitive (je parle du millésime, pas du château, ni même de moi, qui commence à l’être à 16h30 après deux bouteilles en plein milieu d’après-midi). 18,5/20.

    Vin de France – Anjou –  « Les Nourrissons » Stéphane Bernaudeau 2018

    Je vais pas être objectif, et vous claquer qu’un Chidaine eut été – à mes yeux tout du moins – aussi bon. A revoir sur un millésime différent, en l’état je ne comprends pas la hype autour du domaine, si ce n’est peut-être en Loire de proposer avec un réchauffement climatique de plus en plus présent des profils tendu / salin / minéral / frais. Très pomme au nez, traçant en bouche sans véritable distinction autre que l’austérité, profil non évolutif qui m’a comme dirait pins « touché l’une sans faire bouger l’autre ». 14/20.

    Hermitage Blanc JL. Chave 2014

    C’est excellent, aromatique au nez avec une belle complexité caramel / pêche, en bouche très velouté / gras tout en restant frais, long, ça reste tout de même très jeune et très boisé. Futur grand, à attendre. 18,5/20.

    Riesling Grand Cru « Clos Windsbühl » Zind Humbrecht 2008

    Pointe pétrole, fruits exotiques, j’aime beaucoup en bouche l’équilibre SR/Tension. 18/20.

    Hermitage  Rouge Jean-Louis Chave 1996

    Pointe d’austérité laissant entrevoir un problème de conservation. C’est un raté malheureusement pour l’avoir gouté récemment au sommet de ce que j’ai eu la chance de goûter chez JL Chave, nous passons à côté de ce qui avait été un mythe (2002) lors de notre première rencontre.

    Côte Rôtie domaine Jamet Jean-Luc 2010

    Les heures en carafe ne lui auront pas fait de mal, du tout. Au nez de belles notes lardées, violette, presque olive noire à ce stade, si j’évoque rapidement la syrah j’ai beaucoup de mal à trouver le domaine ne l’ayant jamais gouté. En l’état un jus croquant qui ne demande qu’à vieillir pour offrir un grand vin dans une dizaine d’années je dirais. Merci à Alex pour cette belle découverte. 17/20.

    Hermitage « La Chapelle » Jaboulet 2001

    Un Hermitage à parfaite maturité, une superbe expression de la syrah, bien nette, lardée, épicée, profonde, un jus assagis, serein, posé. 18/20.

    Côtes du Jura Vin de Macération – les Varrons- Chardonnay Labet 2018

    Bah écoute, là encore une fois, si on te les vole c’est pas moi. Très belle expression d’un vin de macération j’ai trouvé, parfaitement exécuté, avec pour la peine des tanins en finale qui viennent à amener une sorte de mâche bénéfique à l’ensemble, mais ça reste tout de même cidre, monolithique et peu profond je trouve. A manger avec des crèpes me souffle Kévin, apprenti sommelier chez « Gégé et Simone », le Routier de Chivres-Val. 14/20.

    Jour 2 :

    Vin de France chenin Anjou Boudignon 2019

    C’est tout ce que j’aime en ce moment par ces fortes chaleurs. Salin, minéral, mais tout de même légèrement beurré et gourmand au nez comme en bouche, c’est extrêmement frais tout en restant rond, au top. 16,5/20.

    Vin de France – Anjou « Les Noëls de Montbenault » Domaine Richard Leroy 2017

    Je rejoins Alex, c’est effectivement bien mieux que Nourrissons. Aromatique comprimée toutefois, vif et traçant avec un beau volume en bouche, longueur honorable mais je ne tombe toujours pas de ma chaise. 17/20.

    Hermitage Blanc « De l’Orée » Chapoutier 2005

    Un blanc qui m’a séduit. Généreux, avec un beau gras tapissant et volume en bouche mais sans jamais tomber dans l’ostentatoire. Dans un style différent du Chave peut-être moins précis, mais parfaitement équilibré. 17,5/20.

    Riesling Brand VT Zind Humbrecht – 2004

    Léger pétrole, belle acidité, superbe équilibre, un vin à son apogée et chirurgicalement exécuté. 17,5/20.

    Arbois Pupillin Poulsard – Pierre Overnoy 2015

    Robe orange en versant dans le verre du dessus, grenadine une fois versée du dessous. Nez mentholé, floral (pointe de rose), de magnifiques épices (poivre floral type Sichuan et blanc), en bouche une grande profondeur, c’est fin, délicat, de la dentelle, et c’est persistant au possible tout en étant probablement le vin le plus digeste alliant ces qualités qui m’ait été donné de déguster.

    40/20 pour la découverte et le RQP, 19/20 pour son appréciation globale. En diagonale, je veux bien m’épiler le torse (pour pas citer une autre région plus au sud) une fois le mois pendant 12 mois pour croiser une deuxième fois cette bouteille dans ma vie.

    Cos d’Estournel 1986

    Bouchon.

    Richebourg Gros Frère et Soeur 1982

    Bouchon².

    Côte Rôtie « Sereine Noire » Gangloff 2009

    Un vin profond, du jus qui ne demande qu’à s’affiner et qui n’a pour le moment pas atteint son plateau de maturité avec une aromatique un peu bridée, mais qui annonce pour sûr un vin d’une grande finesse et tout ce qu’on est en droit d’attendre d’une CR. 18/20 en l’état, probable grand vin à venir.

    Pinot Fin 2019 Arnoux-Lachaux

    Mwais. Mwé Mwé Mwé. C’est bon, mais un PN 19 de Duband à 13 balles fait tout aussi bien le job. Ou alors faut peut-être l’attendre 10 ans (c’est long pour un générique quand même). Y’a pas à tortiller pour chier droit ça reste bon, mais est-ce que ça mérite autant de batage médiatique je sais pas. 15/20.

    Champagne Cristal Roederer 2012

    Déjà commenté plusieurs fois, il ne s’est pas présenté différemment. Encore assez fougueux avec une bulle bien présente qui commence à s’affiner légèrement. C’est gourmand tout en étant vif et traçant, 18/20.

    Jour 3 :

    Puligny Montrachet – les Enseignères J.F Coche Dury 2017

    Très citronné à l’ouverture et traçant en bouche avec cette patte de pétard grillé si caractéristique que je parviens à trouver à l’aveugle. Le vin ne va cesser de gagner en volume pour offrir une magnifique partition alliant précision, dynamisme, fraîcheur et volume. 19,5/20.

    Montrachet – Domaine Jacques Prieur 2013

    Magnifique robe verte fluo qui me semble être caractéristique du terroir (trois Montrachet dégustés à ce stade, les 3 (96 et 2013 Prieur + 1999 Bouchard) présentaient cette robe). Le nez est somptueux, frais, gourmand, et la bouche du même acabit. La longueur quant à elle ne trompe pas, nous sommes sur un grand climat Bourguignon, si ce n’est le plus grand. En s’ouvrant je trouve néanmoins que l’élevage prendra le pas sur la tension, atténuant sa note à 19/20. A attendre, futur grand vin.

    Château Grillet – (Monopole) – 1992

    Un ovni que je suis ravi d’avoir croisé dans ma vie. Robe d’une insolente jeunesse (2017), arômes d’amende, toasté, de fruits jaunes. En bouche un profil tendu qui ne tombe jamais dans l’austérité, c’est long, très long. Exceptionnel ; 19,5/20.

    Château Yquem – 1er Grand Cru Supérieur – Sauternes 1998

    Commenté plusieurs fois déjà, pour moi une bouteille qui ne s’est pas présentée sous sa fraîcheur théorique, et qui m’amène à vouloir encaver du Sauternes en primeur uniquement pour éviter que la bouteille ne fasse le tour du monde. Malgré cette lacune, une longueur exceptionnelle, et un véritable moment de plaisir. 19/20.

    Château Lafite Rotschild – 1er Grand Cru Classé – Pauillac 2002

    Tiens, ça faisait longtemps, « je crois que tout a été dit ». Nez typique de Pauillac a maturité mais encore parfaitement sur le fruit quasi croquant, en bouche la profondeur est d’une insondable, de deux la longueur incroyable. Grand vin qui me réconcilie avec ma déception sur 2001. 19,5/20.

    Château Rayas – Chateauneuf du Pape 2006

    La patte est trouvée, j’évoque 08 dans un premier temps, puis 06 dans un second. Un Rayas qui comme à l’accoutumée me coupe le souffle avec un léger bémol à mon sens c’est cette pointe de sucre type canneberge dont je ne raffole pas. Je suis dans le détail là, car ce vin me touche comme tous les autres millésimes du domaine croisés. 19/20.

    Vieilles Vignes Reserve Le Clos de Monsieur Noly Pouilly-Fuissé

    A l’aveugle j’évoque Clos La néore d’Edmond Vatan que j’avais gouté comme ça au nez, avec toutefois une bouche différente. Poil oxydatif au nez, vif et traçant (à la limite de l’acide et austère) en bouche, grande longueur, c’est une exceptionnelle découverte. 17,5/20.

    Domaine Confuron Cotetidot Vosne Romanée Les Suchots 2010

    J’évoque Confuron rapidement comme 2010, ça sent la vendange entière non digérée à plein nez, avec un gros climat sur Vosne. Assez terreux à ce stade, à revoir dans une dizaine d’années même si « approchable » en l’état. 16,5/20.

    Comme Val mon top 5 blanc / rouge du week-end (aucun lien profondeur / longueur, simple « appréciation » générale fonction du moment, de l’envie de goûter sucré ou non etc…) ;

    o Blancs ; Coche / Grillet & Montrachet ex-aequo / Pavillon de Margaux / Yquem.
    o Rouges ; Overnoy / Lafite / Rayas / Jaboulet / Angélus.

    Un grand moment de partage comme à l’accoutumée qui sera compliqué d’égaler, difficile à retranscrire et pour lequel je remercie une nouvelle fois LPV d’en être le moteur.

    Cheers les amis, au plaisir de partager de nouveaux moments en votre compagnie.
     

    Fred Imen
    Participant

    Merci à tous pour vos retours.


    @Sylvain
    ; pour le CR je rouspète plus par manque de temps et le « chiader » comme je le souhaiterais vraiment qu’autre chose. Un séjour comme celui-ci en termes de CR, c’est soit concis comme celui que je viens de faire, soit il faut vraiment prendre le temps, au risque de ne voir sortir le compte rendu 2 mois plus tard, avec moins de ressenti (j’aime bien battre le fer tant qu’il est chaud, malheureusement mon emploi du temps du moment ne me permet de rédiger ce dernier comme je le souhaiterais, soit en version longue).

    Du reste pour JJ Confuron la dégustation Rossignol-Trapet du matin a vraiment desservi l’appréciation des 2021 chez eux. J’ai goûté 2020 sur fûts (chez JJC), je n’étais pas « choqué », car nous retrouvions la similitude du millésime d’un vigneron à un autre. Là entre Rossignol-Trapet et JJ Confuron, il y a une marche, en termes de toucher, d’acidité, d’expression du fruit (pur d’un côté, j’ai trouvé « trop mur » de l’autre). A noter notamment chez RT, un écart parfaitement établi entre 2020 (solaire) et 2021 (plus frais). En fait chez JJ Confuron tu as peut-être raison je me méprends à dire que je l’ai trouvé trop mur, peut-être que je n’ai simplement pas suffisamment senti l’écart millésime entre 20 et 21, comme j’ai pu le sentir chez RT. 


    @Leteckel
    ; Correct ! Les tessons c’est le climat que nous avions en panorama du gîte, la cuvée en question était Meursault Les Criots. Enfin, Henri ne se trompe pas, nous avions fait deux groupes, il a dégusté chez Bernard Millot, pas moi, ce pourquoi je n’ai pas retranscris.

    Fred Imen
    Participant

    CR: Domaine Jacques Carillon, Puligny-Montrachet 1er Cru Les Perrières 2018

    Bouteille ouverte au débotté, Zalto vin blanc. Le bouchon présente une coulure mais n’est pas imbibé. La robe est vert pâle / huile de tournesol.

    Le nez est ouvert, sur les agrumes tout d’abord avec du citron type kumquat, en deux viennent de timides notes de pomme, de chèvrefeuille, de beurre et boisées en fond de verre. En cherchant bien on peut trouver de la minéralité avec des notes de pierres mouillées, mais à retenir surtout pour moi ces notes d’agrumes / de plantes et de beurre bien équilibrées. C’est frais, bien dosé, engageant.

    En bouche le vin est bâti sur une trame dynamique. L’attaque est nette, légèrement salivante, la bouche crémeuse, enrobante sur ces notes de beurre et de chèvrefeuille, puis le vin regagne en deuxième temps en allonge pour finir sur une note plus saline / fraîche / agrumes que gourmande.

    La persistance est bonne sans être excellente, j’apprécie surtout d’avoir su conserver cette fraîcheur sur un millésime que je goutte souvent malheureusement comme trop chaleureux.

    La bouteille descend tranquillement sans que ce soit non plus un best seller, disons que j’aurais été ravi de goûter sa sœur sur 2017. 

    16/20, je dirais plus à conserver qu’à boire, cette bouteille étant peut-être sur une phase entre deux avec il est clair un élevage même si présent qu’en fond de verre à finir de digérer.

    PS : un écart mais insuffisant je trouve (ou pas ça dépend dans quel sens on le regarde et le souhaite) entre le village et le premier.
     

    Fred Imen
    Participant

    CR: Stéphane Montez / Domaine du Monteillet – Saint-Joseph Blanc 2018

    Barbecue du dimanche soir !

    Au programme brochettes de poisson marinées (basilic / citron & curry / thym, crevettes, saumon, cabillaud), qu’il est bon d’être en vacances (en vrai demain je bosse, mais ça sent quand même vachement bon l’été, et c’est pas le coup de lune que j’ai sur les omoplates qui me dira le contraire).

    J’ouvre donc au débotté ce Saint-Joseph Blanc 2018, dégustation en Zalto Vin Blanc siyouplé.

    La robe est dorée, or plutôt vif qu’ambré mais d’intensité toutefois assez soutenue.

    Le nez est ouvert sur une pêche présente mais qui ne prend pas tout le lit, l’acacia, une pointe florale (ou fleurs blanches c’est selon) type aubépine mais tel un zeste (j’aime pas quand trop prégnant), les agrumes (citron), le chêne en fond de verre. On sent le sud, mais ça reste extrêmement frais, rehaussé par des notes minérales type pierres mouillées.

    En bouche l’attaque reste salivante, la matière légèrement perlante ce qui amène beaucoup de fraicheur à l’ensemble. La matière est plus « grasse / tapissante » que « huileuse », mais cette pointe perlante permet de délier l’ensemble et proposer un Saint-Joseph frais et digeste, qui ne tombe jamais dans l’excès et la lourdeur / l’alcool. La persistance est là, un verre en appelle un autre, et ces notes d’agrumes permettent de gagner en fraîcheur et d’éviter l’écœurement.

    C’est très bien réalisé, et comme toujours je trouve pour Montez excellent en Q/P.

    15/20, 16/20 pour le Q/P.

    Fred Imen
    Participant

    CR: Domaine Georges Vernay, Côte-Rotie Blonde du Seigneur 2016

    Bouteille ouverte au débotté, Zalto Bourgogne.

    Belle robe rubis à l’intensité soutenue.

    Le nez est ouvert, et dégage de beaux arômes de fruits noirs frais (mûre, myrtille), de poivre et de violette.

    En bouche l’attaque est dynamique, fraîche mais la matière équilibrée en largeur, en longueur et profondeur, les tanins soyeux, vers une finale épicée sur des tanins légèrement poudreux.

    Bouteille offerte donc je ne peux juger du RQP, à noter que sur trois jours le vin n’a pas bougé d’un iota restant aussi pimpant à J+2 que ce qu’il ne l’était à l’ouverture, et que contrairement aux 16 goûtés récemment que j’ai jugé « trop frais » en Rhône Septentrional (avec des matières limite austères), j’ai enfin trouvé dans cette blonde du seigneur moins d’austérité et plus de gourmandise. A boire comme à attendre.

    Aucune émotion particulière mais un vin peu attaquable en défauts. 15/20.

    Fred Imen
    Participant

    Dans mon domaine à moi (je ne parle pas de vin mais je ne vois pas pourquoi l’algo d’un produit A s’il existe ne pourrait pas être décliné à un produit X), le seul contrôle existant = marge mini.

    Prix de vente mini = Prix d’achat + Marge mini.

    Le robot passe, si s’aperçoit qu’il est 10 cts trop cher se met 1 ct moins cher que le numéro 1, etc… jusqu’à ce que le prix mini soit atteint (avec toutefois quelques autre variables, exemple produits restants en stock, rapidité de livraison etc…).

    Et là ça va même plus loin, lorsque le prix mini est atteint et que le robot ne peut donc pas se mettre moins cher que le numéro 1 car prix mini atteint, il retire l’article de la vente sur le net, pour éviter un « bad buzz » (en diagonale, que le site marchand affiche de lui-même qu’il n’est pas le moins cher sur l’article).

    Après je donnais ici un exemple parmi tant d’autres. Il se peut aussi très bien que le domaine vende à l’export (plutôt frontalier zone Europe que grand Export), et souhaite éviter l’affichage « facial » de prix de vente sur le net pour éviter la comparaison d’un site / pays à un autre.

    Si un vigneron vend par exemple une cuvée B aux restaurateurs, peut-être souhaitera-t-il éviter que le consommateur final puisse facilement faire la comparaison sur le net du prix d’achat « direct » (ou indirect) et prix d’achat restaurateurs, pour éviter d’apprécier la marge prélevée par le restaurateur.

    Bref, les raisons peuvent être multiples, de la protection du positionnement prix à la confidentialité de la marge du distributeur.

    Fred Imen
    Participant

    La quasi totalité des produits vendus par le biais d’Internet font l’objet de « tracking ».

    Des robots passent aspirer les prix de ventes de références, et fonction du prix pratiqué ajustent sur les sites marchands leurs prix à la hausse comme à la baisse (amusant d’ailleurs de constater lorsqu’un marchand est seul à vendre un produit que le prix du produit peut s’avérer être 4 à 5 fois plus cher que dans la distribution traditionnelle (vu que le marchand est seul), c’est d’ailleurs la limite du système (très fort pour aligner à la baisser mais incohérent pour le positionnement de manière pertinente et durable dudit produit)).

    Bref, je ne pense pas qu’il y ai un lien avéré de vente sous le manteau, mais de préservation d’image / positionnement prix et / ou volonté d’éviter de tirer les prix vers le bas (ou des accords avec une chaîne de cavistes par exemple et j’en passe).

    Fred Imen
    Participant

    CR: Domaine de Trévallon 2005

    Bouteille largement épaulée 3h (bas épaule), Zalto Bourgogne. Le bouchon est en parfait état, long, imbibé sur 1 mm à peine.

    La robe est grenat, avec un zeste d’évolution et d’intensité assez soutenue.

    Un nez assez fermé je trouve, dans lequel on retrouve en premier lieu un trait végétal (du poivron vert à vrai dire, très typé Pauillac / Saint-Estèphe je trouve), des notes chocolatées légèrement amères, des notes épicées (poivre), de la cerise et de la mûre. C’est frais, « trop » frais à mon goût.

    En bouche la trame est dynamique, mais on flirte surtout avec la limite de l’austérité, pour pas dire la dureté tout court.

    Le corps est en demi-teinte, manque de volume, très rapidement cet aspect amertume / poivron vert prend le dessus. La longueur est honorable mais malheureusement asséchante, c’est trop « frais » / austère à mon goût (me rappelle quelques 2016 en Rhône Septentrional), sans nuances et gourmandise.

    J+1 ; Une pointe de gourmandise en sus, le poivron vert ressort plus encore mais de timides notes mentholées apparaissent, la précision est là, un léger rééquilibrage dureté / gourmandise, mais c’est en l’état pour une première rencontre avec le domaine décevant pour moi.

    Une chose est sûre, c’est insolent de jeunesse, et à attendre je pense, pour voir si cet aspect dureté s’assagit avec le temps pour laisser place à la finesse de la matière uniquement. A l’aveugle par ailleurs, jamais je ne positionne ce vin sur cette appellation, c’est dire la fraîcheur visée / atteinte.

    13/20.

    Fred Imen
    Participant

    CR: Domaine Monier Perréol – St-Joseph rouge Terre Blanche 2018

    Bouteille ouverte 3 heures avant dégustation, open UP chef & sommelier, bouchon en parfait état sans coulure(s).

    La robe est d’intensité très soutenue, opaque, légèrement trouble, de l’encre quasi violine. Mes convives s’attendent à manger en sus de boire. 

    Le nez est ouvert, puissant, sur de beaux arômes de mûre, de chocolat, de poivre, de terre et de violette.

    La bouche contraste la puissance du nez. La trame est dynamique dès l’attaque, avec une matière légèrement huileuse aux grains fins d’une étonnante fraîcheur et dont la longueur sur ces belles notes chocolatées / poivrées est honorable.

    15,5/20. La matière gagnera à s’affiner avec le temps je pense mais l’accord sur une saucisse au barbecue en l’état était parfait.
     

    Fred Imen
    Participant

    CR: Château Fonroque, Saint-Émilion 2012

    Bouteille ouverte au débotté, Zalto Bordeaux. Bouchon en parfait état légèrement imbibé sur 2mm.

    Belle robe grenat à l’intensité soutenue. A noter que j’avais ouvert cette cuvée il y a 2 ans et demi, et que j’avais trouvé le vin assez mutique et dur.

    2ème tentative donc. Le nez n’est pas très expressif, mais dégage tout de même de beaux arômes de boisé fin (plutôt cèdre), de cerise et de mure quasi croquantes, une pointe terreuse, des épices et de la vanille (plutôt en fond de verre et chocolat à l’aération) avec un trait végétal. Si les arômes sont équilibrés (notamment l’élevage qui ne l’emporte pas sur la fraîcheur), je trouve vraiment que le vin n’est pas ouvert, tous arômes en retrait, comme en transparence.

    En bouche l’attaque est démonstrative, pleine d’énergie, une belle acidité propulse les papilles vers une matières fine aux grains fins, une finale en revanche que je ne qualifierai ni d’austère ni végétale ni tannique, mais qui manque de gourmandise et plus spécifiquement sur un millésime ou je prends habituellement beaucoup de plaisir.

    On est typiquement loin je trouve du classique bordeaux, avec beaucoup de fraîcheur et de finesse (l’équivalent d’un 17 en Bourgogne si vous préférez), un parti pris assez déroutant pour la peine je trouve, mais qui a le mérite d’exister.

    Garde ; parti pour durer 5 ans de plus sans sourciller.

    14/20.

    [Edit] A J+1 l’aromatique et la matière sont en place, l’austérité fait place à l’onctuosité avec de belles notes cacaotées sans perdre ces notes de fraîcheur. Le nez offre plus de fruits noirs et un joli fumé, c’est class, épicé et délicat. 15/20. Un vin qui a besoin d’ouverture pour pleinement s’exprimer, ce qui m’amène à confirmer que son apogée est loin d’être atteint.

    Fred Imen
    Participant

    CR: Domaine Thibaud Boudignon – Anjou blanc 2019

    Sur table à midi un magnifique Anjou blanc du domaine Thibaud Boudignon 2019.

    Magnifique robe grisâtre, ultra cristalline.

    Au nez une magnifique évolution tantôt saline / minérale (crayeuse), gourmande (beurrée), fruitée (pomme verte), agrumes (citron, citron vert) plus un arôme étrange non identifié (j’ai lu banane ou guimauve dans les comptes rendus précédents, pourquoi pas !).

    En bouche superbe attaque bien salivante, en milieu de bouche une matière aussi fine, saline et crayeuse que légèrement huileuse ; magnifique persistance sur ces notes salines et légèrement beurrées avec une pointe de caramel (digestion des sucres ?) qui amène une pointe gourmande à un vin tendu comme une arbalète.

    Beaucoup de similitudes avec des chablis bien nés sur des millésimes tendus j’ai trouvé, un vin dynamique et élancé, c’est excellent.

    Une formidable découverte, un régal pour les papilles. 16,5/20.

    Fred Imen
    Participant

    CR: Domaine Pierre Damoy, Chambertin Clos de Beze 1996

    Bouteille ouverte 2h avant dégustation (il en manquait je pense le quadruple pour aller bien), bouchon en parfait état imbibé sur 2mm environ sans coulures sorti par mesure de précaution au bilame, Zalto Bourgogne.

    La robe commence à peine à briquer, intensité moyenne et plutôt grenat à ce stade, plutôt mat que brillante.

    Le nez assez évolutif exhale de beaux arômes de cuir plutôt frais, de cerise légèrement griotte, d’épices (poivre), d’humus / sous bois, de ronce, avec un trait végétal / herbacé qui amène un zeste de fraîcheur.

    En bouche l’attaque est tonique (presque verte), le milieu de bouche ne cessera de gagner en volume au fur et à mesure du réchauffement / de l’aération, laissant apparaître une matière aussi longue que large, sans être extrêmement profonde. On retrouve en persistance les notes du nez (majoritairement cuir et végétal), avec un tanin tout de même encore légèrement austère je trouve (encore une fois qui s’assagira au réchauffement) laissant apparaître un millésime pas nécessairement je présume extrêmement solaire.

    Ce millésime d’ailleurs me rappelle 2017 ou un peu 13, j’aime beaucoup d’une part et je me dis que le vin est encore d’une insolente jeunesse car à l’aveugle (je parle de la robe), j’aurais probablement donné 15 ans de moins à ce dernier, c’est dire ! Seul le cuir et ces arômes d’humus trahissent (et encore de manière très légère) un début d’évolution vers le tertiaire.

    Pour moi à boire en l’état bien aéré ou conservé encore 3 à 5 ans, ce clos de Bèze étant loin d’avoir attaqué sa phase de déclin.

    17/20, un beau moment.

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