Fred Imen

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  • Fred Imen
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    CR: Domaine Les Poëte – Odyssée 2018

    Dégustation en Zalto [s]Reuilly[/s] Bourgogne.

    Bouteille ouverte au débotté, épaulée 1 heure avant dégustation.

    Magnifique robe grenat limpide et brillante, intensité assez soutenue pour un pinot noir de « là-bas ».

    Magnifique promesse du nez avec un côté ronce / noyau, cerise, à l’ouverture des épices (poivre) ainsi qu’un boisé parfaitement intégré. C’est frais, on sent le pinot, j’aime beaucoup.

    En bouche l’attaque est bien vive, le milieu de bouche en demi teinte sans être creux pour autant, c’est fin, les tannins le sont aussi même si légèrement asséchants en fin de bouche sans être gênants cependant. Finale sur un trait végétal assez bien intégré mais qui pour la peine je trouve est en désaccord avec la magnifique promesse du nez. 

    A l’ouverture / réchauffement le vin se montrera plus gourmand, cette austérité (trait végétal / poivron vert) basculant en pointe fraîcheur et amenant plus de glou glou à l’ensemble.

    Si je devais comparer à la bourgogne ; je dirais un Marsannay très bien exécuté ou un parcellaire / voir petit village 2018 au nez et quasi en bouche, et conclusion de 2017.

    Moins de plaisir que sur les blancs pour ma part en proportion (Orphée / Argos notamment Argos 17 goûté récemment qui envoi velu) mais c’est très bien exécuté, avec en bémol cet espèce d’écart nez / bouche qui me laisse sur ma faim.

    14,5/20.

    Fred Imen
    Participant

    CR: Domaine Fumey-Chatelain, Ploussard 2019

    Le 2019 est tout aussi glouglou ! Léger perlant qui s’estompe très vite.

    Mon vin passe partout du moment (dernière ouverte pas plus tard que ce dimanche), super Q/P à servir légèrement frais qui s’accorde avec à peu près tout.

    Léger (comme sa robe) et consistant à la fois en bouche, épicé, petit côté sous bois / canneberge ou cerise presque acidulée c’est selon, c’est équilibré de l’arôme à l’attaque comme en conclusion, aucune fausse note, un super compagnon je trouve pour dompter les palais récalcitrants au vin rouge (en respectant néanmoins une température de service plutôt fraîche) sans pour autant léser ceux qui l’aiment !

    J’ai failli à ma tache a vous le commenter, à mettre pour moi au panthéon des vins de soifs, qui glissent sans qu’on s’en rende compte.

    A noter que c’est ma 3 ou 4ème bouteille, aucune n’a présenté de défaut et se tient parfaitement sur 2/3 jours (n’ont jamais survécu au-delà).

    14/20, plus encore pour le Q/P (11 à 13€ environ caviste).

    [Edit] : encore meilleur après 4 jours, un boisé superbe en fond de verre et une matière qui se densifie légèrement.

    Fred Imen
    Participant

    CR: Domaine Anne Boisson – Bourgogne Aligoté 2017

    Zalto vin blanc.

    Belle robe or pale / paille.

    Au nez je suis sur Meursault, jamais je mets un billet sur un Aligoté.

    Superbes arômes de citron, minéralité avec un léger fumé typé silex, beurre, pointe noisette et un boisé parfaitement intégré. C’est frais.

    En bouche l’attaque est salivante, elle propulse un vin en tension / ciselé à la matière suffisamment dense / enrobante pour arrondir / contenir cette fougue.

    La finale est pétillante d’énergie / persistante, sur ces beaux amers / arômes de noisette et agrumes.

    C’est ultra frais, plein de vigueur, tendu comme une arbalète en offrant tout de même une belle rondeur / gourmandise, magnifique.

    16,5/20, une bien belle découverte. 

    Fred Imen
    Participant

    J’avoue celle-là est belle

    Faut dire que les CRs sur téléphone avec le T9 c’est pas pratique.

    Fred Imen
    Participant

    CR: Pierre Jean Villa, Gamine Syrah 2019

    Un régal.

    Bouteille ouverte au débotté, Zalto Bourgogne sur un tournedos (bon ok, deux tournedos) de Black Angus.

    La robe est rubis impénétrable. En clair tu vois pas un kopeck à travers.

    Le nez est étonnamment ouvert sur les fruits noirs (la mure), rouges (cerise), un joli cuir frais, et les épices (poivre). C’est lisible, et frais.

    L’attaque est salivante, le milieu de bouche légèrement lacté tout en restant frais et digeste, les tanins sont fondus, ça glisse, la longueur superbe et la conclusion épicée.

    Un superbe jus qui glisse sans lourdeur, offrant une grande digestibilité / dangereuse torchabilité.

    16/20, excellent Q/P. 

    Fred Imen
    Participant

    CR: Domaine François Gaunoux, Meursault 1er Cru La Goutte d’Or 2010

    Jamais été convaincu des rouges, mais là expérience en blanc intéressante.

    Belle robe or dorée.

    Nez ouvert sur les fruits presque acidulés (le bouchon sentait le malabar j’ai trouvé à l’ouverture), le beurre, les fruits exotiques (ananas / passion), la pêche, une pointe de miel, c’est rond tout en restant frais, très engageant.

    L’attaque en bouche est vive, la matière enveloppante, limite crémeuse, en finale une pointe acide (qui flirte avec le défaut) vient donner du peps et allonger le vin.

    15,5/20, à boire.

    Fred Imen
    Participant

    CR: Champagne Bollinger – La côte aux enfants 2014

    Première avec cette cuvée.

    La robe est rubis à l’intensité moyennement soutenue.

    Le nez pétille de fruits rouges croquants, et beaucoup, beaucoup d’épices.

    J’aime la vivacité de l’attaque, l’équilibre légèreté / consistance de la bouche et cette conclusion sur des notes épicées, c’est subtil, je dois le reconnaître.

    Mais sincèrement je trouve le Q/P désastreux. Souvenir d’un Orchis Mascula de chez Claire Naudin, une véritable bombe d’épices qui m’a fait le même effet pour le quart du prix.

    Bref, peut-être pas dégusté dans des conditions optimales (chaleur, aération etc…), mais pour moi pas à la hauteur (tout du moins celle attendue).

    A revoir.

    Fred Imen
    Participant

    CR: Domaine Julien Vedel – Vouvray – Le Compte Marc – 2019

    On remercie l’ami @didierv pour cette magnifique découverte.

    Dégustation Zalto vin blanc.

    Robe pale / paille, cristalline, extrêmement fluide.

    Au nez on sent la fraîcheur, beaucoup, de fraîcheur. Des agrumes, des fleurs blanches, une légère pointe de fruits tropicaux type ananas, un zeste de miel, des notes beurrés, une légère minéralité (craie ?) ou salinité ? Je ne sais que dire mais c’est frais, vous l’aurez compris.

    En bouche l’attaque est vive, et de toutes évidences y’a pas que l’attaque, ce vin est aussi tendu qu’une arbalète. Le milieu de bouche est gras de « ce qu’il faut » pour contrebalancer cette vivacité, l’ensemble offre un équilibre parfait vers une finale extrêmement longue ou l’acidité se fond plus en amers intégrés qu’en défaut. Une chose est sûr ; c’est vif, très vif, équilibré et terriblement frais. 

    16,5/20, excellent Q/P, à attendre comme déguster dès à présent mais avec une légère aération.

     

    Fred Imen
    Participant

    CR: Domaine Olivier Leflaive, Saint-Romain 2009

    J’avais mis un billet sur le fait que le Meursault Louis Latour 2003 serait fumé, et que l’Olivier Leflaive grâce à son bouchon #antipremox serait à son apogée.

    Dans le verre un vin orange ne me laisse présager rien de bon.

    Tiens d’ailleurs ni le nez ni la bouche diront le contraire : #premox.

    Fin du CR, malheureusement…

    Fred Imen
    Participant

    CR: Maison Louis Latour – Meursault 2003

    Une bien belle surprise !

    Le bouchon s’extrait parfaitement, il présente une coulure sur l’entière longueur, il est temps de le boire je pense !

    La robe est somptueuse, or vert / pale, magnifique.

    Le nez dégage dégage de superbes arômes de beurre, poire, crème et miel, une petite note de foie comme je les aimes sur des Chardo comprimés après plus d’une décennie passée en bouteille.

    La promesse du nez laisse présager une belle rondeur en bouche est c’est le cas. La matière est pleine, enveloppante, pas nécessairement tapissante mais extrêmement gourmande et crémeuse. Lui manque un poil d’acidité / tension pour lui conférer la note maximale.

    Son seul véritable défaut ; la longueur. Tombe très court, mais eu égard de la garde et de l’évolution sur 18 ans de ce simple village sans compter son nez / la bouche, on peut pas non plus lui en tenir rigueur.

    16,5/20, à boire. 

    Fred Imen
    Participant

    CR: Domaine Romain Le Bars – Pousse Cailloux 2020

    Bu sur 3 jours, Zaltos Bourgogne.

    Belle robe rubis, d’intensité soutenue.

    Malgré une ouverture 6 heures à l’avance avec une grosse réduction, ce n’est qu’une heure après avoir épaulé le premier verre que cette cuvée délivrera ses secrets, en passant tout de même encore un peu outre le côté « nature » / macération carbo (pas de perlant néanmoins).

    Nez frais, sur la framboise, presque groseille, de subtiles notes florales, des épices (plutôt poivre de timut), des timides mais élégantes et fraîches notes sirupeuses type grenadine.

    L’attaque est vive, le milieu de bouche est élancée, c’est fin, frais, la matière légère mais la présence en bouche rapidement comblée par les épices.

    La longueur d’honorable facture, énergique, gourmand tout en restant frais et très digeste, 13/20.

    A attendre.

    Fred Imen
    Participant

    CR: Domaine de l’Anglore – Nizon 2018

    Après avoir donné tout ce que j’avais sur notre séjour en Bourgogne (https://lapassionduvin.com/bourgognebeaujolais/51217-mon-premier-sejour-en-bourgogne-le-betisier?start=0#1153598), j’ai levé la plume cet été malgré de belles quilles ouvertes sans prise ET de tête, ET de notes…

    Comme ça de mémoire ;

    o Romain le Bars (Tavel (un bonbon à la grenadine) / Lirac Rosé (plus « traditionnel » sur les épices douces) / Le Clau (assez cidré / mandarine j’ai trouvé, pas inintéressant mais pas non plus fifou)),
    o Clos des fées VV en blanc 2018 que j’ai beaucoup aimé (bel aliage tension / vin du sud (pomme & melon),
    o Ampélopsis Pouilly-Fuissé du domaine Saumaize Michelin 2017 (énorme de tension, cristallin, ciselé),
    o Armailhac 2003 (prêt à boire, dans la lignée de la patte du château, toujours un bon moment je trouve),
    o Les Roses Blanches de Valmy 2018 (j’en ai acheté du coup, la surprise de l’été je reviendrai dessus sur une dégustation à la maison en bon et due forme),
    o Domaine Gardiès Clos des Vignes 2018 Blanc (légèrement déçu, des notes de noix, quasi d’oxydation qui ne semblent pas relever d’un défaut je n’ai pas été séduit),
    o Bernard Millot PN 2017 (ça glisse, un bonbon) et Meursault Les Vireuils 2018 (à consommer dès à présent, très bien),
    o Domaine Des Tours 2017 (attendez-les, malgré 2 jours d’ouverture le vin n’a pas bougé d’un iota),
    o Dureuil Janthial Le meix Cadot 1er Cru 2014 (au top, comme toujours, mais j’ai l’impression à attendre encore un peu à l’image du Morey 2014 Dent de Chien que nous avions fait en Bourgogne),
    o du Ricard et des bières non millésimés,
    o La journée LPV B.A.C (https://lapassionduvin.com/degustations-eclectiques/51402-lpv-b-a-c-fait-son-sanatorium#1158195)
    o un retour en pays Cathare chez l’ami Pins (vous voyez avec lui directement pour le CR, Vaudésir 2017 Droin (superbe), Corton Charlemagne Ardhuy 2017 (superbe mais qui manque d’un petit Twist pour laisser une marque indélébile au dégustateur), Tavel Anglore 2020 (plus de consistance que Romain le Bars j’ai trouvé, plus sérieux), Chambertin Clos de Beze Damoy 1996 (on frôle le grand vin, tout est en place, insolent de jeunesse, magnifique, épices, cuir, profondeur, persistance, consistance, tout est en place), RIchebourg 2014 du domaine Gros F&S (somptueux, à attendre), conclusion sur un superbe Chambolle-Musigny 2015 du domaine Amiot Servielle, accessible, frais et gourmand comme consistant).

    J’en étais où moi ? Ah oui, coup de coeur de l’été. Entre un album complet de Magic System à 20 balles et un Nizon 2018, y’a pas photo et ça fait moins saigner les oreilles.

    Sans prise de notes, souvenir d’un vin très floral qui m’a fait penser à un PN du Jura. Fruité (fraise), floral (rose / pot pourri), poivré (poivre rose dans l’esprit), épices en fond de verre (cannelle), c’est précis, subtil, digeste, profond, enivrant.

    Aussi complexe et précis que facile à lire, ça en est déconcertant.

    Mon plus gros coup de cœur de l’année, excellent et excellent ++ pour le Q/P.
     

    Fred Imen
    Participant

    Meix Cadot VV 13 ; J’en garde un gros coup de chez Pins l’année dernière (à l’époque ou ce dernier écrivait encore des comptes rendus…).

    Fred Imen
    Participant

    Fred Imen
    Participant

    Je resitue la scène, nous sommes au gîte le 2ème soir, après une dégustation mythique et un moment de partage comme on en fait peu (voir https://lapassionduvin.kinsta.cloud/bourgognebeaujolais/51217-mon-premier-sejour-en-bourgogne-les-offs?start=0#1153913).

    Nous sommes le 12 Juin 2021, 1h48 du matin.

    L[s]e samuraï[/s]’ami Bra après nous avoir conté avoir fait ses classes [s]à 3 grammes au mariage d’un pote[/s] au Tibet dans l’art et le maniement du sabre, nous informe qu’il peut sabrer une bouteille par la pensée, mais qu’accessoirement un couteau à beurre fera tout aussi bien affaire.

    Mettez du son, la scène se passe de commentaires mais surtout vous permettra de mieux situer l’ambiance qui régnait lors de cette soirée inoubliable.

    [video]https://www.youtube.com/watch?v=HjJ6vG9oUHg[/video]

    Comment sabrer une bouteille de champagne pour les Nuls, les deux essais filmés ci-dessus correspondent respectivement aux tentatives numéro 32 et 33. Il en faudra 49 pour venir à bout de cette bouteille qui n’en demandait pas tant.

    Fred Imen
    Participant

    J’avoue que c’était un peu ça

    Non là clairement en conclusion et bilan de l’avis de tous, à l’avenir ce sera le midi OU le soir, mais pas les deux.

    J’ai pris une sacrée claque quand en démarrant la machine à café à 8 heures j’ai eu un blanc sur savoir si j’avais fait cuire les magrets ou pas (forcément ça me revenait pas c’est Pins qui avait géré).

    Bref, temporiser c’est un vrai métier.

    Fred Imen
    Participant

    Que serait un festival de Jazz sans ses Offs ? La réponse, rien. Après avoir « subi » deux invitations en pays Cathare chez l’ami Pins, temps était venu pour moi de renvoyer la pareille, et inviter Pins et sa charmante épouse en mes terres.

    Et tiens pourquoi ne pas inviter Nathenri et son épouse également ? Date validée 1 mois avant notre départ en Bourgogne, en ce 26 Juin aux alentours de midi j’attends patiemment l’arrivée des [s]bras cassés[/s] lascars.

    Le mot d’ordre de cette journée ; « Tem-po-ri-ser ». La météo annonce 29 degrés, la piscine frôle les mêmes températures et me suis affairé dès le matin à la faire briller, faux filet à midi / magrets de canard le soir, ça sent l’embuscade à plein nez.

    Quinté dans le désordre d’une dégustation magistrale à l’aveugle comme d’habitude ;

    Ceinture noire en barbecue ET temporisation.

    On attaque avec un Cristal Roéderer, millésime 2008. A date ce Cristal est pour moi le plus abouti qui m’ait été donné de goûter. Ce dernier conjugue finesse (et de la bulle), puissance, élégance, tension, sans pour autant perdre ses magnifiques notes pâtissières et briochées.

    On enchaine avec un Smith Haut Lafitte Blanc millésime 2010, pour faire plaisir à Pins qui ne jure que par la Bourgogne. Je le sens légèrement perdu, et y’a un truc de bien avec Pins quand il est perdu c’est qu’il voit du terpé partout. Même si je comprends ce qu’il veut dire, ce SHL remplira allègrement sa part du boulot. La robe est relativement évoluée je trouve pour un 2010, belle tension, la matière est beurrée à souhait, c’est gourmand sans être trop lourd, beaux amers en finale, très bien exécuté.

    Sans transition un Meursault sous la Velle 2017 de Anne Boisson. Superbe, c’est tendu, la matière fraîche, enrobant, beaux amers, les astres semblent s’aligner correctement en cette belle journée.

    On attaque les [s]rouges[/s] rosé, avec un Vin de table Parisy 2017. Au nez le bras de fer commence entre pros Reynaud et Antis, pour la peine c’est les pros qui gagnent. Superbe Parisy avec les marqueurs habituels du domaine. Servi à une température parfaite, un vrai bonbon à la framboise / rhubarbe purulent de fraîcheur. Superbe, encore une fois un rapport qualité prix hors norme, et si je dois comparer à Pialade, légèrement moins d’épices / pot-pourri en retrait mais plus de matière.

    La bouteille suivante nous a été gentiment offerte par Etienne Chaix, un Volnay 1er Cru Les Caillerets 2017 du domaine Joseph Voillot. Superbe finesse au nez comme en bouche, je partage le sentiment de Pins qui se dirige vers la finesse de Chambolle, si c’est pas un c’est l’autre, nous sommes à Volnay sur un millésime sapide et gouleyant à souhait. Ca glisse, what else ?

    Le match des 2002 commence, avec en premier lieu un Chambertin du domaine Pierre Damoy. Rien à signaler, tout est en place, le nez, la fraîcheur, la finesse, les épices, le cuir, la matière, ce racé noble si caractéristique de ce climat magique, un superbe moment sur un millésime d’anthologie.

     

    Mieux serait insupportable…

    On remerciera jamais assez l’ami Pins pour la contribution suivante qui m’a enfin permis de goûter un Sylvie ESMONIN à maturité, avec un Clos Saint Jacques 2002 du domaine. Quelle finesse, quel grand écart entre ses vins en jeunesse et ce plateau de maturité. C’est fin, la matière délicate, beau cuir noble, superbe persistance, pour moi le Chambertin est au-dessus, mais le rapport qualité prix et l’exécution du CSJ stratosphérique. Bravo Sylvie.

    Y’a autant de Zaltos que de bouteilles à moitié vides c’est n’importe quoi.

    On passe aux fromages, avec pour démarrer un Petit Chablis de Vincent Dauvissat millésime 2016. Lui n’a rien à faire sur la photo, c’était un reste que j’ai gentiment invité au fromage. En l’état il est à J+1, a donc perdu sa fougue et ses agrumes d’ouverture, mais la matière est enrobante, beurrée, le chêne vanillé en fond de verre bien intégré, c’est plutôt très bien pour un petit Chablis.

    Conclusion en fanfare sur un Yquem 1998, avec une bouteille légère plus évoluée j’ai trouvé, donc plus « confite », fraîcheur en retrait. Témoignage une fois de plus que sur les liquoreux, la qualité de stockage / vieillissement prévaut pour beaucoup sur la dégustation.

    Comté, morbier, goudat aux truffes, papillon, même si les voyants du diabète sont au rouge, nous sommes fiers d’avoir aussi bien temporisés…

    Sans transition café / bullage dans la piscine. Il est déjà 17h, on fait une grosse croix sur la balade digestion de l’après-midi, et on se prépare psychologiquement à redémarrer les hostilités dans une paire d’heure ou Clément nous rejoindra, dernier chaînon manquant du week-end Bourguignon récemment écoulé.

    Il doit être 19 heures, ça sonne, Apéro ???

    Note ; mes qualités de retranscriptions de la soirée seront inversement proportionnelles à la qualité des vins dégustés.

    Et on repart comme en 40, avec pour démarrer et nous permettre d’apprécier le gap Cristal / entrée de gamme, un Brut Premier de la maison Louis Roéderer servi en Zalto Champagne s’il vous plaît, tout juste baptisés. Quand je vois le potentiel de garde et le rapport qualité prix de cette cuvée avec ses notes pâtissières / pomme, je trouve pas nécessairement l’écart de prix justifié avec le Cristal mais c’est un autre débat.

    Soucieux de faire découvrir à l’ami Pins d’autres sphères que la Bourgogne, je débouche un grain Ermitage Président Troillet 2016 de Marie-Thérèse Chappaz. Personnellement j’adore la personne (MT Chappaz, pas Pins, c’est un âne), comme ses vins. Cette marsanne offre de belles notes de champignon, des notes que je qualifie de « nature » avec un tout léger petit perlant en bouche / un côté un peu oxy, une belle puissance, ses notes d’abricot / fruits secs et une belle minéralité (quasi silex à pierres chaudes).

    Pour suivre un Chablis Grand Cru Blanchots 2015 du domaine Patrick Piuze. Savez quoi ? M’en souviens pas. A ma décharge il fait orage, nous sommes rentrés à l’intérieurs, et je commence sévèrement à caler, voir faire des bulles.

    Sans transition un Chassagne-Montrachet 2014 Les Chenevottes du domaine Philippe Colin. Me souviens avoir beaucoup aimé la tension et l’alchimie fraîcheur de la matière, mais c’est à peu près tout.

    Domaine Jean-Claude BACHELET et Fils, Chassagne-Montrachet Les Encégnières 2017. Un coup de cœur, déjà parce que c’est 2017 et qu’il faut reconnaître qu’en blanc ce millésime est fantasmagorique, et mon premier Bachelet, un régal de tension, fraîcheur, expression de la matière. Souvenir d’un vin ciselé (ou pas, c’était peut-être une autre soirée et mon cerveau pioche au hasard).

    On enchaine avec la Suisse (je vous rappelle comme pour la grosse dégustation jour 2 en Bourgogne que quand je suis amoché j’ai du mal avec ma géographie . Attention hein, gai oui, bourré non ! Bon là faut quand même que je branche tous les capteurs, car je commence à être sévèrement bourré de gaieté (copyright Joe Bar Team). Attention gros vocabulaire à venir emprunté d’une décennie hors taxe de Robert Parker pour résumer ce vin de manière synthétique mais néanmoins explicite ; « c’était pas ouf ».

    Le match des 2009 commence, avec pour démarrer ce Chambolle-Musigny 1er Cru les Chabiots du domaine Serveau. C’est fin, assez frais avec un gros cuir. Tellement d’ailleurs, que cet aspect champignon / cuir / sous-bois peut vite devenir écœurant.

    A suivre un Musigny Grand Cru 2009 du domaine Jacques Prieur. Cette bouteille ne sera pas servie à l’aveugle. Au détour d’un échange avec Nathenri qui n’avait jamais dégusté de Musigny, j’avais mis cette bouteille de côté pour la partager avec lui n’ayant personnellement jamais également dégusté ce climat. Le niveau de « goutance » validé par le domaine himself, cette bouteille était l’attraction du week-end et force est d’admettre qu’elle n’a pas usurpé son rang. Au nez (sur les épices) comme en bouche (finesse de la matière et persistance aromatique), ce 2009 s’est gouté divinement bien et a accompagné parfaitement les magrets de canards que j’avais prévu, et dont je n’aurais pas du confier la responsabilité à l’ami Pins qui m’en a fait des trucs bizarres (magrets roulés sous les aisselles).

    Je vais pas trop le réprimander, me souviens pas de tout et peut-être qu’il a sauvé le plat principal…

    Conclusion sur un Pernand-Vergelesses 1er Cru Les Vergelesses 2018 du domaine Pavelot. Comme tous les 18, c’est top, belle matière, croquant, du fruit, diablement séducteur et gouleyant en l’état.

    Il est Minuit 30, j’avais prévu un Vouvray de Philippe Foreau 1989, vous savez quoi je l’en ai même oublié.

    Les papilles, les cheveux, le coude, tout est rincé, nous avons bien vécu.

    Encore une fois, nous aurons partagé, encore une fois, nous aurons rigolé.

    Manquait pour parfaire ce week-end nos compères Bra et Flo, avec qui nous organiserons plus tard un match retour en Champagne, Bourgogne ou Paris.

    08h, il est l’heure Monsseigneur. Je reconstituerai tranquillement la soirée avec les convives qui m’aideront partiellement à combler les « trous », mais surtout me rassurer sur le fait que non, contre toute attente je me suis plutôt bien tenu et n’ai pas failli à mes qualités d’hôtes.

    Un dîner presque parfait donc, à reprogrammer [s]rapidement[/s] prochainement.

    Un plaisir que d’accueillir des gens avec qui on peut autant partager et déguster du bon vin, que des moments de vie. Merci les amis.

    Fred Imen
    Participant

    CR: Domaine de Montcalmès, Le Geai 2017

    Acheté par erreur (rofl) pensant prendre la cuvée « traditionnelle », je débouche de bon cœur hier soir ce Geai 2017 au débotté.

    La robe est encore assez rubis à ce stade avec un début d’évolution vers le grenat, intensité moyennement soutenue.

    Le nez est fruité (mure, presque pointe cassis, cerise quasi kirschée, presque de tout quoi), vanillé, sucré ? épicé (poivre), on sent moins les notes terreuses je trouve de la cuvée traditionnelle, plus l’élevage, garrigue présente mais en retrait. 

    Belle vivacité à l’attaque, joli jus en milieu de bouche en demi teinte (gage de finesse tout de même) puis cette sucrosité prend le relai pour enrober l’ensemble et conclure en fanfare sur le sucre et les épices.

    Les tanins sont velours, ça glisse, seul bémol je trouve (mais c’est un feeling terriblement personnel) un côté écœurant à la longue sur ces notes de sucre. La dynamique est assez monotone et pour la peine manque de relief. 

    Bien(+), à attendre sagement l’ensemble devrait s’affiner. 

    Fred Imen
    Participant

    À priori même effort à été dupliqué au 2007…

    Fred Imen
    Participant

    Pour la petite histoire Fredimen est l’anagramme d’un pseudo.

    Qu’importe le flacon pourvu qu’on ai l’ivresse.

    J’ai du bien bosser quand même pour que notre Samouraï furtif sorte de l’ombre

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