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- 7 octobre 2016 à 19h39
- in reply to: De l’effet de la lune…
Donc deux publications qui ne disent pas la même chose. Je me demande quel est le facteur d’impact de « the lancet » contre le FI de « prescrire » 😀
L’intérêt de l’analyse de données agrégées c’est qu’une somme d’études non significatives peuvent donner un résultat significatif car plus on étudie de cas plus les signaux faibles apparaissent comme statistiquement significatifs.Gautier
- 7 octobre 2016 à 19h22
- in reply to: De l’effet de la lune…
Comme globalement ca m’en touche une sans faire bouger l’autre je n’ai pas franchement fouillé le sujet au delà de 5min mais au pif une étude qui me semble sérieuse (publiée dans the Lancet) et qui a très probablement déjà été publiée ici:
Are the clinical effects of homoeopathy placebo effects?Conclusion:
« The results of our meta-analysis are not compatible with the hypothesis that the clinical effects of homoeopathy are completely due to placebo. However, we found insufficient evidence from these studies that homoeopathy is clearly efficacious for any single clinical condition. Further research on homoeopathy is warranted provided it is rigorous and systematic. »
Pour les non-anglophone: En conclusion, nos résultats sont incompatibles avec l’hypothèse que les effets clinique de l’homéopathie soient dus au seul effet placebo. Cependant nous ne pouvons pas conclure que l’homéopathie est efficace pour une affection donnée. Des recherches supplémentaires, rigoureuses et systématiques sont nécessaires.J’ai vu des résultats surprenants au pendule. Un ami chercheur s’en est étonné et aimerait bien faire des tests randomisés en double aveugle étonnamment les organismes publiques ou privés n’ont pas vraiment envie de financer ces études là. Pas de complot, non c’est juste que tout le monde s’en tape et qu’ils manquent déjà de budget pour financer leurs recherches « sérieuses ».
Gautier
- 7 octobre 2016 à 14h58
- in reply to: De l’effet de la lune…
Luc Javaux écrivait:
——————————————————-
> [i]quel est le chiffre d’affaire des autres labos,
> Luc ?[/i]
>
> Hors sujet. Quand les labos allopathiques mettent
> un médicament sur le marché, ils doivent venir
> avec de solides études.
>
>
> LucComme pour le médiator ou la dépakine? J’en cite deux pour faire court hein…
Luc,
Ton argument « certains produit homéopathique sont de l’arnaque (oscillococcinum) donc l’homéopathie c’est de l’arnaque » ne me semble pas d’une rigueur absolue…
C’est bien le pb de la biodynamie aujourd’hui. Parce que tout le monde y met ce qu’il veut et raconte ce qu’il veut, et principalement du blabla mystico-marketing, cela décrédibilise la bioD en général.
Faire le tri entre les démarches de chacun c’est plus compliqué mais c’est plus intéressant que les querelles de chapelle.
On en revient encore et toujours à la biodynamie mais quand un vigneron vous dit qu’il taille d’une façon ou d’une autre, qu’il désherbe d’une façon ou d’une autre, qu’il soufre, qu’il décuve…etc. je peux vous dire que la littérature scientifique sur le sujet est tout aussi inexistante. On entend pourtant moins de voix se lever pour remettre en questions ces pratiques.Gautier
Oui Michel, c’est du boulot de vendre aux particuliers… Des heures et des bouteilles ouvertes pour parfois en vendre une… heureusement de temps en temps c’est un LPVien qui passe 😀
Anthony, tu crois vraiment que tu peux gérer 5ha seul sans employés… et sans tracteurs??? Les traitements par hélico c’est interdit et un cheval (ou même plusieurs) pour 5ha… bonne chance!
D’ailleurs puisque tout cela est très simple et très rentable, je t’invite à le faire :)-D
Gautier- 6 octobre 2016 à 20h51
- in reply to: De l’effet de la lune…
Tiens pour rire, une dilution à 5CH c’est 0.0000000001 soit 0.1ppb (partie par milliard)
à 32ppt soit 0.032ppb 99% d’une population donnée détecte le TCA dans un vin.
Une détection significative dans le groupe(vs controle) apparaît en fonction du vin autour de 1-2ppt soit 0.001ppb soit 6CH.Si nous sommes capable de reconnaître une molécule dans un verre de vin à cette concentration ne pouvons nous pas accepter le fait qu’elle puisse avoir une influence sur notre corps…
Non? C’est marrant la LD50 (dose à laquelle 50% de la population touchée meurt) de la toxine botulique est de 1ng/kg soit justement 5CH 😛A tous ceux qui considèrent que les doses faibles ne peuvent pas avoir d’impact je vous laisse, sachant cela, deviser sur la dose max de toxine botulique que vous seriez prêt à prendre pour rigoler.
Gautier
Désolé de casser ton beau rêve mais il y a aussi un peu de coûts fixes… bâtiments, cuves, tracteur ou cheval… et la TVA n’est pas le seul impôt!! et je ne te parle pas de la MSA… et toi tu ne te paye pas? Enfin, tu peux te dire que ton investissement sera payé au bout d’une bonne trentaine d’années… si tu ne prends pas la grêle, ou le gel, si les prix ne baissent pas d’ici là, si tu as les compétences pour tout faire seul et que tu ne tombe pas malade… Ha oui et tiens dans la trentaine d’année…. tu pensera à remplacer tes vignes? trois ans sans production si tu ne fais pas de vide sanitaire mais comme tu es en BioD on va dire 5-6 ans sans prod…
Crois moi, si tu as 3 millions à investir, achètes des appart ou place les à la banque…
GautierJérôme,
Loi n° 95-2 du 2 janvier 1995 relative au prix des fermages:
« Lorsque le loyer demeure évalué en denrées, le prix des denrées choisies dans le bail, tel que constaté par l’autorité administrative avant la date de publication de la présente loi, est actualisé chaque année selon les modalités définies à l’article L. 411-11 du code rural pour l’actualisation du loyer des terres nues et des bâtiments d’exploitation. »sur cette base:
Le fermage viticole pour le département de Cote d’or est fixé entre un maxima de 9, 12 hectolitres par hectare ( 4 pièces) et un minima de 5,13 hectolitres par hectare (2,25 pièces)
Le prix de la pièce par appellation est fixé annuellement par la Commission consultative paritaire départementale des baux ruraux.Cette commission est constituée des représentants de toutes la profession ( syndicats paysans: JA, CONF, FNSEA…, représentants de propriétaires, représentants des locataires…) ainsi que politiques, notaires etc.
Une des raisons de l’augmentation des prix (outre la demande internationale et l’enrichissement des plus riches) réside dans le fait que depuis quelques années et en raison des faibles récoltes en côte de Beaune tout le monde à lancé son micro négoce (sans forcement le dire). Contrairement aux grands négociants, ceux ci sont capables de payer très cher pour une ou deux pièces de vin car ils en ont besoin pour compenser leurs baisses de volume et ils ont des marchés prêt à payer plein tarif. On m’a parlé par exemple de 5000€ la pièce de Meursault Village pour 2 pièce… d’autres achètent à de petits producteurs leurs grands crus en moûts au prix ou ceux ci auraient vendus la bouteilles (par exemple le BBM dont nous parlions plus haut). Bien sur les voisins qui entendent parler de ca ne voient pas pourquoi ils devraient vendre moins cher. Par ailleurs ces prix s’entendent quelque soient les méthodes de culture donc quelqu’un qui travaille « bien » se dit que ses raisins valent quand même mieux que ceux de son voisin et demande 10% de plus… et ca n’en finit pas.
Gautier
(Merci à tous pour vos commentaires)Quel que soit le vigneron on peut parier que ledit restaurant est raisonnable dans ses coefficients (le vigneron l’est peut-être aussi?).
GautierEnzo (et les autres),
J’ai l’impression que tu n’as pas tout à fait saisit l’explication de Vaudésir.
Un bail en bourgogne c’est un nombre de pièce fixe multiplié par un valeur à la pièce fixé par arrêté préfectoral. Ce loyer est versé quasi-systématiquement en argent (sinon c’est du métayage) donc même si le bail est ancien, une augmentation forte en quelques années est tout à fait possible.
Si je prend la comparaison 2011 à 2014 sur la base d’un loyer à 6 pièces/hectare par exempleEn Chassagne village on passe de 12240€ à 19260€ soit +57,35% en 4 ans
En Puligny 1er cru on passe de 17880€ à 27630€ soit soit +54.53% en 4 ansJe vous laisse faire le même calcul avec n’importe quelle appellation sur la base des arrêtés préfectoraux dont le lien à déjà été partagé plus haut et que je remet ICI
Notons que le prix des vins pour 2015 va encore prendre un bon 10% et que les rendements en 2014 sont largement inférieurs à ceux de 2011. Donc si vous prenez une augmentation de loyer de plus de 50% avec une baisse de chiffre d’affaire de 20% (et je suis gentil), c’est clair que ca commence à piquer très sérieusement.Maintenant reprenons ce calcul. Si je suis négociant et que j’achète ma pièce de Puligny 1er Cru (sans indication, Cailleret, Combettes ou Folatières sont nettement plus cher) à 4605€, j’ai un peu de frais de vinif, de structure et de commercialisation, je mets une belle bouteille, etiquette et bouchon. Les frais d’élevage/mise etc. facturés aux clients des hospices tournent autour de 3000€ la pièce soit 10€/bt. Disons que je suis économe et que je fais les choses à moitié prix soit 5€ ce qui me donne au mieux une bouteille chargé à un peu plus de 20€ HT que je vais vendre en me faisant 20% de marge 25€ HT à un caviste qui la revendra à son tour au mieux 25*1,8=45€ TTC à un particulier là on est au minimum.
Maintenant je suis un petit vigneron, outre mon calcul de coût vu plus haut qu’est ce que je fais? Je vends moins cher qu’un négociant? Voir moins cher à la bouteille après tout ce boulot que je n’aurais vendu à un négociant ma pièce de jus de raisin? Oui… pourquoi pas… mais dans un contexte ou les prix explosent, ou mes coûts augmentent, ou mes rendements baissent (pour la côte de Beaune tout du moins), ou le risque climatique est là… j’augmente mes prix pour éviter de me sentir come le dindon de la farce. Ce faisant j’alimente la dynamique mais que voulez vous? Le flocon de neige ne se sent pas vraiment responsable de l’avalanche. Et puis j’ai une famille à nourrir, j’ai envie d’un beau tracteur et puis pourquoi pas d’une belle voiture? Je me casse bien assez le cul à tailler à la vigne tout l’hiver pour pas mériter un petit pécule.
Alors oui, il y à aussi des vignerons qui jugent froidement de l’opportunité et jouent à plein leurs cartes. Augmentent leurs prix autant qu’ils peuvent et s’enrichissent.Ce sont des entrepreneurs qui s’intègrent dans une économie de marché. Et alors? Vous n’êtes pas obligés d’acheter leurs vins.
On parlait plus haut du BBM à 130€ la bouteille, il faut savoir que le prix préfectoral de la pièce 2014 est de 27390€ soit 90€ HT la bouteille de jus de raisin pressé (ou même vendangé par le négociant!) Alors oui, 130€ TTC prix particulier la bouteille dans ce contexte ce n’est pas très cher même si ca fait une augmentation faramineuse.
Tout cela est une bulle, qui pétera à la gueule de quelqu’un un jour, et même ceux qui n’y auront pas participé en subiront les conséquences alors pourquoi ne pas gagner quand tout le monde gagne si on sait qu’on va perdre quand tout le monde perdra?
Pour un peu de contexte historique, les vins de Mercurey se vendaient au négoce en 1978 au même prix qu’en 2015. Je ne vous parle pas d’un niveau de prix actualisé mais bien d’un montant directement converti en euros! Depuis le prix des tracteurs à plus que quadruplé (90k€ pour 2 tracteurs à l’époque, 115k€ pour 1 seul aujourd’hui), le SMIC à été multiplié par 5… et je ne vous parle pas des vignes. Après cela on s’est tapé une bonne crise… elle reviendra.
Gautier,
(Oui je suis Bourguignon)- 3 octobre 2016 à 22h16
- in reply to: vente bordeaux (pontet canet, calon segur, la mondotte)
A tout hasard, as-tu goutté Calon 08 avant de le mettre en vente (je compte en ouvrir une bientôt)?
Merci,- 29 septembre 2016 à 19h15
- in reply to: urgent bouchon presque tombé dans vieux jaune
Si tu veux conserver le vin plus que quelques semaines avant de l’ouvrir, personnellement je le scellerai à la cire. En plus, ca retiendra le bouchon.
Gautier- 8 septembre 2016 à 14h37
- in reply to: Au sujet du saké
L’objectif du soufre en vinif est double: antioxidant et antiseptique.
Dans le saké, la pasteurisation supprime l’inoculum bactérien, et le degré alcoolique (15-16%) limite très fortement les risques de développement de micro-organismes (sauf Hiochi-kin). Dans le cas des saké non pasteurisé, la conservation au froid peut suffire mais de nos jours il sont également souvent filtré de façon stérile ou quasi-stérile (assaku-ki, micro ou ultrafiltration, centrifugation…).
Par ailleurs, le saké est moins susceptible* à l’oxidation que le vin (il continent moins de molécules susceptibles de s’oxyder), il est consommé rapidement et conservé au froid donc le risque d’oxidation est très limité.Je retourne à la mise en page de mon bouquin, si vous voulez en savoir plus, vous savez ce qu’il vous reste à faire, il sort en Octobre 😀
Gautier*La plupart des sakés tiennent un bon mois ouvert dans la porte du frigo, certaines catégories y sont toutefois plus sensibles, par exemple les ginjo aromatiques. Paradoxalement les modifications dues au vieillissement peuvent toutefois être plus radicales (mais pas nécessairement négative) que dans le vin, notamment en raisons des réactions de maillard (qui ne peuvent généralement pas se tenir dans le vin).
- 7 septembre 2016 à 18h28
- in reply to: Au sujet du saké
Pierre-Alain,
Oui, et il y a généralement des produits intéressants chez Kioko. Je ne peux pas en revanche me prononcer sur les produits en vente actuellement car je n’y suis pas retourné en 2016.Concernant la problématique de la région, les petits producteurs sont souvent sous-représentés en dehors de leur région d’origine (un peu comme les vins du jura si tu veux), beaucoup de distributeurs préférant travailler soit avec de grandes marques nationales soit avec des producteurs locaux.
De façon amusante, puisque les importateurs étranger travaillent généralement sous contrat d’exclusivité, ils sont contraints d’aller vers ces petits producteurs afin de trouver des produits non déjà importés. La taille de la kura n’ayant que peu de lien sur son succès hors Japon (hors le budget marketing mais cela ne concerne que les quelques très gros ou très agressifs sur le marché), on se retrouve avec des distorsion amusantes, certaines kura petites ou très locales pouvant être assez présentes sur un marché étranger. Pour autant, cela ne veut pas dire que ces sakés sont rares ou difficiles à trouver, mais plutôt qu’ils ne sont pas nécessairement recherché en dehors de leur région d’origine qui consomme la totalité de la production. Contrairement à la Bourgogne, il suffirait aux cavistes japonais qui le souhaitent d’en faire la demande auprès de la kura pour obtenir ledit saké.
C’est pour cela que je disais que celui qui souhaite trouver un saké en particulier au Japon à intérêt à se trouver dans « la bonne région » i.e. la région d’origine.
Après on trouve un peu tout ce qu’on veut à Tokyo.Gautier
- 6 septembre 2016 à 19h15
- in reply to: Au sujet du saké
Bonjour Pierre-Alain,
Pour info, les bouteilles de saké font 72 cL et les sakés sont toujours produits sans soufre (aucun besoin).
Pour ce qui est de la difficulté de trouver ces bouteilles au Japon, je n’ai pas la liste sous les yeux, kioko ne vendant pas ses sakés en ligne, mais vu les volumes (minimes) exportés, il suffit souvent de chercher dans la bonne région.
Sans remettre en question l’honneteté de quiconque, attention au discours « rare et naturel » souvent développé qui est un peu trop parfaitement adapté à la clientèle cible pour ne pas soulever quelques doutes.
Après, tant qu’ils plaisent,tout va bien :)-D
Gautier- 6 septembre 2016 à 15h28
- in reply to: Au sujet du saké
« Parker » qui note des sakés, ici
Gautier- 4 juillet 2016 à 18h59
- in reply to: Experts de ventes aux enchères
Pour répondre à la question initiale, à ma connaissance, le seul « titre » qui vaille est expert auprès de la cour d’appel de… (insérer Trifouillis-les-oies ou autre).
Pour plus d’info, le dossier de candidature auprès de la cour d’appel de Paris ICIInfo complémentaire ICI, le très faible nombre d’expertises demandées (hors quelques secteurs particuliers) explique pourquoi rares sont les experts qui le restent longtemps. Je pense que la plupart utilise ce titre pour se faire valoir auprès d’une clientèle ignorante de ce que ce qu’il veut vraiment dire…
Gautier
Nihonshu: le saké japonais- 4 juillet 2016 à 18h48
- in reply to: Copain Wines, California
Pour information, Brian Sieve, le « winemaker » du Domaine de Montille, vinifiait chez Copain jusqu’en 2009.
Je lui ai fait suivre ton post, il était ravi :)-DGautier
- 9 juin 2016 à 17h52
- in reply to: Primeurs 2015 à Bordeaux
Juste pour dire que la bouteille de Margaux visible sur la vidéo en lien et soit disant sifflée à la paille n’est visiblement pas ouverte… mise en scène?
Gautier
Nihonshu : le saké japonais- 8 juin 2016 à 14h07
- in reply to: Au sujet du saké
Et hop, il suffisait de le demander, les frais de port pour l’Europe sont passés à 10€ (et je dis ca comme ca mais 10€ de frais de port pour 2 livres également (:P) )
Merci d’avoir porté le problème à mon attention!
Gautier- 8 juin 2016 à 13h52
- in reply to: Vis ma vie de Toji-san, au pays du Nihonshu
Aïe, et dire que dans mon dernier poste je parlais de 2014… enfin le temps passe mais les choses finissent par se faire!
Pour ceux qui ont suivi ce fil le livre dont je vous parlait est sur le point de voir le jour, il sera publié en Octobre 2016!
Oliv plus rapide que le son comme d’habitude à déjà publié le lien vers le site de précommande, ICI
N’hésitez pas si vous avez des questions, :)-D