Forum Replies Created
- Replies
-
- 18 octobre 2022 à 21h13
- in reply to: Domaine Guillemot-Michel à Clessé
Bonjour Laurent,
N’hésite pas à garder un fond de retour à la terre dans le frigo durant plusieurs jours, avec juste un bouchon classique, cela te donnera une idée de l’évolution probable. Sa tenue à l’air est assez dingue (servi samedi 15/10 un tiers de bouteille entamé le 9/9…).
Intéressé par ton ressenti 18 vs. 19, car à priori 19 devrait être plus tendu que 18, c’est peut-être une phase (nous sommes sur les 20 en ce moment donc pas gouté 19 depuis presque un an).- 21 novembre 2020 à 13h35
- in reply to: Domaine Guillemot-Michel à Clessé
Bonjour à tous, on me fait signe de venir faire un tour par ici, et effectivement, je pense qu’il y a des choses à dire.
Je vais donc essayer de répondre de façon informative et factuelle en évitant tout ce qui pourrait être assimilé à de la promotion, si soucis avec la charte, merci de me le signaler.Tout d’abord merci pour les messages de félicitations, et LPViens depuis… houla ca nous rajeunit pas… je suis aussi sensible à un beau commentaire de dégustation sur LPV que sur la RVF.
Laurent: 2016 est un millésime très frais climatiquement (vendanges terminées le 12 Octobre, un mois plus tard que 2017), en revanche c’est un millésime humide et donc botrytisé! C’est une caractéristique de Quintaine, on a du grain noble les années humide, il nous est arrivé de faire des SGN mais on a arrêté et aujourd’hui les années comme 2016 il y a du grain noble dans notre cuvée « Quintaine ». Le profil des millésimes à Botrytis est très particulier, on pense parfois à l’aveugle au Chenin car c’est un des rares cépages sur lequel on est habitué à ce genre de perception. 2017 n’est clairement pas un millésime frais, début de vendanges en aout. En revanche acidité équivalente à 2016 (AT et pH identiques à 0,01 près : 4,2 et 3,2).
2017 : Pour ce qui est des perceptions mitigés sur 2017, à titre personnel je trouve qu’il se referme depuis quelques mois. C’est un millésime de grande garde pour moi, proche du 2015, et je n’en suis pas surpris, le timing est également normal. Si on cherche un vin sur la jeunesse, le 2018 en revanche se goute au top en ce moment (attention millésime riche, un vrai de vrai, personnellement je le préfère en ce moment mais sur les dégustation au domaine c’est +/- 50/50 selon les préférences personnelles) et si on cherche quelque chose de plus posé il faut aller sur 2016 (si on aime le botrytis), 2014 (millésime vraiment frais pour le coup) ou antérieur (oui je garde mes 15 pour plus tard).
En revanche, clairement, le vin ne devrait pas être oxydé, j’en ouvre toutes les semaines donc si c’est le cas c’est un problème de bouchon. Ramenez la bouteille au domaine (avec son bouchon svp!), je vous l’échange (même x mois après ouverture) et si je n’ai plus le millésime identique, contre le millésime en cours.Mâconnais et garde: Question de préférence personnelle mais on peut garder des vins du Mâconnais, comme tous les vins. Si le COVID le permet nous organiserons les 30 ans de Biodynamie du domaine l’an prochain et nous ouvrons tous les millésimes comme nous l’avions déjà fait en 2015 (30ans du domaine). Les LPViens sont bien entendu les bienvenus. J’ajoute que mon épouse est de 1988 et que nous ouvrons régulièrement des magnums de son année de naissance.
Vuitton c’est dépassé, nous on est très « Quechua ».
Sur le thème de la transmission il faut tout de même rappeler qu’il existe nombre de dispositifs fiscaux (pacte Dutreil, nue propriété, etc.) qui limitent grandement le coût de la transmission et les conseillers sur le sujet ne manquent pas.
De mon côté ce qui m’amuse et m’horipile à la fois est que l’inflation des tarif est quasi systématiquement inversement proportionnelle au temps passé par le vigneron dans ses vignes (pas pour des story Instagram hein… pour bosser).
Pour faka/Davy, quelqu’un parlait de coin à morilles, voici quelques chanterelles: pour dormir litdevin à quelques km de là (certains vont avoir une crise cardiaque en voyant la carte des vins de la chambre d’hôte…). À Hurigny même il y a le château des Poccards dont la table est au top (je ne connais pas les chambres)
(Rien à voir avec le sujet mais là tout suite il pleut, je suis content et je partage ma joie)
- 10 mai 2020 à 22h32
- in reply to: LPViens d’avant
Pour répondre à un question posée plus haut Julien75 va bien, il a reporté sa monomanie sur son travail mais continue de déguster du Champagne régulièrement!
- 10 mai 2020 à 21h26
- in reply to: Le millésime 2018 en Bourgogne
Hop, bon j’ai lu ce thread hier soir avant de me coucher, je me suis dis il faut que je dise quelque chose sur 2018 et paf 3 pages de plus. J’étais intervenu au tout début (voir page 1), je confirme mes dires et je complète car nous avons maintenant (forcement) un meilleur recul sur le millésime.
Pour ce qui est de mon cas (toujours difficile de parles pour les autres), 2018 présente des degrés supérieurs à tous les précédents millésimes du domaine. Je pense que cela est pour partie dû au fait que nous avons eu des degrés très raisonnables sur 2015 et 2017 (<13,5%), et en second lieu à des rendements 2018 élevés sur nos standards mais très raisonnables par rapport aux rendements "champenois" que j'ai pu voir chez beaucoup de collègues (beaucoup de fleurs en 2018 mais chez nous vieilles vignes + pas d'engrais depuis 40 ans ça limite les excès). En revanche, en dégustation, personne n'à détecté ces degrés supérieurs (et toujours surpris quand je donne les chiffres) car comme l'a dit Patrick raisins non corrigé, récoltés à maturité => équilibre naturel (belle acidité avec comme toujours ici des pH entre 3,1 et 3,2 Malo faite).
Par ailleurs comme l’a signalé Beaujoloire les 2018 présentent une jolie tannicité/structure (encore soulignée au domaine jeudi par un dégustateur plus que chevronné) qui soutient elle aussi le millésime dans le sens de la fraîcheur. Et là je suis en désaccord avec Agitateur:
[quote= »agitateur » post=1106166]
L’amertume, c’est une maturité un peu juste. Ca peut être bénéfique en blanc, mais en // ça le ferait nettement moins sur les rouges. [/quote]
Cela peut être vrai pour certains, mais je ne pense pas que ce soit de cette amertume là dont parle Beaujoloire en Mâconnais 2018 (clairement pas de sous-maturité ici). En revanche les conditions climatiques de 2018 ont donné des peaux plus épaisses ici, qui donc ont donné plus de matière tannique et beaucoup de précurseurs aromatique au vin pour peu qu’on soit aller la chercher dans le pressurage.
Avec le travail sur les Marc au domaine, nous sommes extrêmement attentif à la texture des peaux et les différences entre millésimes sur ce point ainsi que la corrélation épaisseur de peau/structure conférée au vin (je préfère ne pas parler d’amertume qui peut être considérée comme négative mais je pense que nous parlons de la même chose).Gautier
- 3 avril 2020 à 15h55
- in reply to: Vitrine des domaines
Je n’ai pas le pavé orange à droite qui propose la mise à niveau :/
- 3 avril 2020 à 13h25
- in reply to: Vitrine des domaines
Idem pour ceux qui sont déjà membres?
Merci OLIV pour ces chiffres que je n’avais pas encore vu, ça sent pas bon ce petit retournement de tendance, ça va péter…
Je viens me chauffer ici avant les salons pro de ce début d’année ou je sens que je vais encore en prendre plein la mouille sur le thème « la Bourgogne a pété les plombs » alors que je m’en tiens à du 2-3%/an :unsure:- 7 novembre 2019 à 12h13
- in reply to: Le millésime 2019 en Bourgogne
Pour faire un petit point, fermentations en cours, ça sent très bon.
Petits rendements dus au gel + fleur compliquée qui donnent peu de grappes et beaucoup de millerands.
Personnellement ça me fait penser à 2012, un beau millésime de concentration.- 13 août 2019 à 16h08
- in reply to: Les animaux des vignerons
Je m’insurge contre ce sectarisme à poils doux envers nos fidèles compagnons.
Voici Minouche et O-Kame au Domaine Guillemot-Michel:Je vous épargne les photos exhaustives de la (prolifique) descendance de Minouche.
GautierPS: Hubert et son chien ne sont plus.
- 27 juin 2019 à 12h52
- in reply to: LPV Lyon – 1 homme 1 vin
Marc, à l’occasion n’hésite pas à me mettre dans la boucle d’une soirée Lyonnaise, on est qu’à une heure de route 🙂
Gautier- 20 avril 2019 à 23h36
- in reply to: 21ème Printemps du Viré-Clessé 20-21/04/2019
Ici on se ballade de cave en cave un verre à la main.
Quatre domaines en commun avec les AVBS: Thevenet, Gandines, Sainte-Barbe et Guillemot-Michel (j’espère que je n’oublie personne).
Ambiance détendue et très familiale avec des stands fromage, charcut, pain etc. dans les domaines.- 11 mars 2019 à 21h53
- in reply to: Biodynamie – Croyances – Rationalisme
Aller hop, je vais remettre 10 balles dans le nourrain:
Eric, et si on envisage que tout comme elles ont longtemps été utilisées par les navigateurs en tant que carte géographique, les constellations sont utilisées comme carte temporelle dans le calendrier?
Je m’explique: si il existe des cycles du vivant (et je ne pense pas que quiconque contestera cela) et que l’Homme, et notamment les paysans pour qui cela est crucial, les observes depuis fort longtemps, quels repères serait naturellement prit?Malheureusement, trop souvent l’Homme confond corrélation et causalité.
(Bien entendu je ne m’exprime pas ici sur cette vidéo).- 22 janvier 2019 à 15h31
- in reply to: Millésime Bio – Montpellier 2019
Sur mon stand au off Biotop.
Gautier- 27 novembre 2018 à 22h41
- in reply to: Au cœur du Villa d’Este Wine Symposium 2018
Le sujet m’intéresse et je crois l’avoir un peu étudié pour donner mon avis:
-Initialement, une faible quantité de levure suffit, il leur faut seulement le temps de se developer.
-Si la quantité de levure est très faible à la base, d’autre micro-organismes, peuvent se développer, le temps que les levures soient suffisamment nombreuses.
-On constate dans les produits fermentés en « levure indigène » une forte diversité de population en début de fermentation.
-Cette diversité peut être bénéfique par la complexité aromatique qu’elle peut apporter.
-Les levure de type S. cerevisiae prennent généralement le dessus assez rapidement car elles sont beaucoup plus adaptés au milieu fermentaire liquide qui leur est offert.
-Si ce n’est pas le cas, des micro-organismes de contamination peuvent se développer, dans le vin on connaît bien les Brett ou les « piqures » (acétique, lactique…).
-Pour limiter les risques, on peut ensemencer en S. cerevisiae dès le début de la fermentation.Si on n’ensemence pas, on travaille en levures dites « indigènes ».
-Il existe deux types d’origines pour les levures dites « indigènes »: 1/ la matière première 2/ la cave.
-Les DEUX ont leur importance.
-L’importance relative de chaque origine EN DEBUT DE VINIF dépend d’un grand nombre d’éléments: hygiène de cave, utilisation de fongicide à la vigne, macération pédiculaire ou pressurage direct, etc.
-Sauf problème, la levure la plus adapté à la fermentation (S. cerevisiae) prend le dessus et se multiplie dans des proportions affolantes qui n’ont rien à voir avec les quantités de levures initialement présentes.
-Ces levures vont ensemencer les cuves avoisinantes (d’autant plus si vinif en cuve ouverte type rouge) ET la cave.
-Les cuves suivantes de cette années (et des années suivantes, voir plus loin) on donc de forte chance d’être colonisé par le même type de levure.La cave contient donc même sans l’usage de levures sélectionnées du commerces des levures que l’on pourrait appeler « naturellement sélectionnées » (c’est ce qui explique quand quand les chercheurs japonais ont voulu sélectionner des levures de saké pour les commercialiser ils soient d’abord aller les chercher dans les caves des producteurs réputés). Ces levures ont donc de bonnes chance de prendre le dessus l’année suivante (et à minima de jouer un rôle) mais dans les « outsider » présents sur le raisin, il est tout à fait possible que se trouve le futur champion de l’année grâce à la large diversité de levures présentes. Si je devais prendre une métaphore (qui ne parlera peut être qu’à moi), on pourrait dire que les levures du chai jouent le rôle de la reproduction asexuée: efficace, constant, qualitative alors que les levures de la vigne jouent le rôle de la reproduction sexué: diversité, adaptabilité.
(Mêmes remarques valables pour la FML et les bactéries lactiques.)
- 6 novembre 2018 à 18h23
- in reply to: La Cagouille – Paris XIV
Comme je crains d’être à l’origine de la visite de Bassaler à la Cagouille, je me sens obligé de répondre.
Sur la base de deux expériences récentes et d’une autre plus ancienne (les deux premières un dimanche soir, car oui la cagouille est ouverte le dimanche soir, ce qui est assez unique), pour moi la Cagouille c’est:
-Cher, mais c’est un restaurant de poisson, à Paris.
-Des poissons et fruits de mer d’excellente qualité, cuisinés très simplement mais sans fausse note.
-Une belle carte des vins qui contient quelques gros canons à prix plus que raisonnable (avec effectivement beaucoup trop de rouge pour un restaurant de poisson/fruits de mer)
-Une sélection hallucinante de Cognac, servis généreusement, bien tarifés et souvent offerts.Je note que Bruno ne parle pas des Cognac. Je ne sais pas si c’est que tu n’en à pas pris mais pour moi ca fait partie des gros plus du resto et il faut vraiment en profiter. Personnellement je suis toujours reparti (très) tard, voir après la fermeture, le gérant nous laissant gentiment nos verres et un accès pour sortir de la terrasse.
- 6 novembre 2018 à 14h25
- in reply to: Domaine Guillemot-Michel à Clessé
Si je peux expliquer sans faire de pub:
Sur un sol mort, la pluie entraine le sol, révélant les cailloux selon le phénomènes des « cheminées de fée ».
Sur un vivant, le sol est cohérent, ce type de phénomène est quasi inexistant (toujours des exception en cas de fortes pentes et forts orages), par ailleurs les micro-organismes créent du sol en permanence en surface donc les cailloux ont tendance à s’enfoncer. Ce qui n’empêche pas la remontée ponctuelle de cailloux aidés par un petit coup de charrue.Donc dans le premier cas une surface avec des cailloux et un peu de sol, dans le deuxième du sol, avec quelques cailloux. Bien sur, cela dépend également de la concentration de cailloux dans le sol, si vous pensez à Chateauneuf-du-pape ou Plan de dieu, là on parle sol de cailloux de toute façon.
- 22 octobre 2018 à 14h18
- in reply to: Salon des vignerons artisans de Bourgogne sud
Pour info:
Dégustation et Vente de Vin des Artisans Vignerons de Bourgogne du Sud et Invités (liste ci-dessous) Au Chateau d’Hurigny (71)
Samedi 3/11/18 14h-19h
Dimanche 4/11/18 10h-18h
Lundi 5/11/18 10h-17hARTISANS
– Céline et Laurent Tripoz
– Château de Lavernette
– Château des Rontets
– Domaine du Clos des Rocs
– Domaine des Vignes du Maynes
– Denis Jeandeau
– Domaine Daniel et Martine Barraud
– Domaine de Chervin
– Domaine La Soufrandière, Bret Brothers
– Domaine Delphine et Sébastien Boisseau
– Domaine des Gandines
– Domaine des Héritiers du Comte Lafon
– Domaine de la Sarazinière
– Domaine de Thalie – Domaine Dominique Cornin
– Domaine Frantz Chagnoleau – Domaine Sébastien Giroux
– Domaine Guillot-Broux
– Domaine Jacques, Nathalie et Anthony Saumaize
– Domaine Pierre Vessigaud
– Domaine Robert Denogent
– Domaine Sainte Barbe
– Domaine Saumaize-Michelin
– Les Vins Jean et Gautier Thevenet
– Merlin
– Nicolas Maillet
– Domaine Guillemot-Michel
– Nicolas DelfaudINVITES
• Domaine Les Bertrand, Fleurie
• Domaine Ruppert-Leroy, Champagne
• Domaine François Rousset-Martin, Jura
• Domaine Saint-Germain, Savoie
• Mas Llossanes, Roussillon
• Les Larmes du Levant, Saké, Pélussin
• Brasserie Bartonn Ternand, Mâcon
• Librairie Le Cadran Lunaire, MâconRESTAURATION SUR PLACE
-Alambic Jean et François Chapuis, « Les bouilleurs ambulants » saucisson à la gêne
-Marc Grozellier, Fromages de chèvre, Blanot
-Le pain sur la table, boulangerie BioFREDHAMSTER: oui le domaine peut vendre sans étiquette si la contre étiquette contient toutes les infos légales, mais pour la plupart des bouteilles, tu laisse simplement ta bouteille dans l’eau froide un petit moment et l’étiquette devrait se décoller… ça t’évitera une discussion suspicieuse avec le producteur.
Sur le reste, comme ça à déjà été dit, laissez les spéculateurs spéculer, franchement, qu’est ce que ça peut vous f***** de boire les bouteilles des 10 domaines spéculatifs Bourguignons? Y’a bien aussi bon chez d’autres et ailleurs. Mais c’est bien parce que ce sont ces mêmes bouteilles qui font rêver tant de monde (et pourquoi?) que les prix s’envolent. Comme disait Coluche « Quand on pense qu’il suffirait que les gens ne les achète pas pour que ça arrête de se vendre. »
Enfin bon « La Bourgogne », pour moi c’est de Chablis au Beaujolais et y’a de quoi faire.
Gautier
- 28 septembre 2018 à 23h43
- in reply to: Le millésime 2018 en Bourgogne
L’acide qui diminue le plus durant la maturation du raisin c’est le malique. Comme c’est lui qu’on transforme durant la FML, on perdra moins d’acidité sI il y a peu de malique (la fraction de l’acidité due au malique étant faible par rapport aux acides stables, tartrique principalement).
Les malique sont au ras des pâquerettes cette année, d’ailleurs on a vu très peu d’évolution sur les acidités totales des raisins ramassés tout au long du mois de septembre.