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- 9 février 2012 à 1h39
- in reply to: LPV Suisse Romande : La cabane est-elle tombée sur le chien ?
le CR de cet événement est ici https://lapassionduvin.com/phorum/read.php?9,645752
Seconde manche, le 24 mars 2012, à Genève, pour les bourgognes blancs. Il y a encore des places à prendre. A bon entendeur salut…
Cordialement
Hervé
- 29 janvier 2012 à 20h20
- in reply to: Abadia Retuerta
Abadia Retuerta, Sardon de Duero, Cuvée El Campanario, 1998
Il s’agit d’une cuvée 100 % tempranillo.
Aspect : rouge grenat, peu évolué, très gras, dense. Nez : assez épanoui, fin et élégant, un fin boisé, des notes de cerise, de pruneau et une agréable nuance animale, avec un côté presque toscan, évoquant le sangiovese. Bouche : attaque ample, beau volume, des tanins denses mais fondus, une fine acidité, une belle concentration, la finale est longue, dense, mais peine encore un peu à se livrer dû à un élevage encore bien perceptible. Conclusion : un vin plutôt corsé, mais élégant et bien équilibré, hormi la finale encore un peu marquée par le bois, il est déjà bien épanoui et présente une bonne digestibilité. Pourrait encore évoluer avec bonheur sur cinq ans. Trés bon. A boire avec des viandes rouges rôties ou mijotées ou avec une belle volaille rôtie.
Hervé
- 25 janvier 2012 à 17h20
- in reply to: Samuel Tinon, Tokaj
Bonjour Frédéric,
Jamais dégusté ces vins. Je constate toutefois qu’ici sur la côte lémanique en Suisse, le CAVE SA (Club des amateurs de vins exquis, la société de Jacques Perrin), plutôt connu pour la grande rigueur de ses sélections, proposent deux vins de 2004 de ce producteur, soit un Szamorodni et un Aszu 5 puttonyos.
Voici le commentaire associé à ce dernier vin https://www.cavesa.ch/achat/tokaj-aszu-5-puttonyos-samuel-tinon,2004,5922,0,1.html.
[Par ailleurs voici le lien sur le site du domaine :
https://samueltinon.com/ledomaine/Si tu passes à l’achat, n’hésite pas à nous faire part de ton avis … 😉
bonne journée
Hervé
- 8 janvier 2012 à 20h30
- in reply to: Re: Patricia et Gérald Besse
VALAIS Gérald Besse Merlot 2006 Les Serpentines
Premier retour sur ce vin acheté fin 2007.
Aspect : grenat intense, presque violacé, jeune, limpide et brillant, très gras. Nez : ample, encore marqué par la barrique, boisé noble, fruité en deuxième plan, mures, myrtilles, cerise, une nuance épicée, une autre de lierre, le tout est propre, frais, assez typé du cépage, mais encore retenu. Bouche : attaque très ample, sèche, un gras très volupteux, mais bien contrebalancé par une agréable et fine acidité et une trame tannique très dense, mais sans apérité, grosse matière, finale volumineuse, longue et racée, un petit rien sur l’alcool (14.6 ° au compteur…) . L’ensemble constitue un très beau merlot, dense, racé, qui conserve un bel équilibre malgré une grande densité. Très bien. Le nez et la finale, encore sur la retenue, laisse présager d’une très bel avenir pour ce vin, qui survivrera manifestement bien au-delà de sa dixième année de bouteille. Un merlot un rien sudiste (et même rhodanien…) qui a su conservé malgré tout une certaine fraîcheur.
- 8 janvier 2012 à 20h13
- in reply to: Et si vous deviez choisir UNE région (en France)?
Tous critères confondus (principalement pour la diversité des cépages, des climats et des terroirs, le rapport qualité-prix, la digestibilité), sans aucune hésitation la Loire tant en blanc sec, qu’en plus ou moins doux, mais également en rouge pour les meilleurs producteurs.
Nombreux seraient ceux à se disputer la deuxième place, l’Alsace pour les blancs (même si quelques vignerons ont bcp progressé en pinot noir), la Corse pour les trois couleurs chez les meilleurs vignerons, quelques crus du Beaujolais (dont les meilleurs peuvent être consistants tout en étant des modèles de digestibilité…), le Roussillon pour les VDN, le Valais (Suisse) principalement pour les blancs (mais aussi pour quelques gamays et humagnes remarquables), les meilleurs vignobles allemands et autrichiens, là aussi principalement pour les blancs, quelques grands italiens en rouge, principalement dans le Piémont et la Toscane.
Bon début de millésime 2012 à tous.
RV
- 13 décembre 2011 à 17h25
- in reply to: LPV Suisse Romande : La cabane est-elle tombée sur le chien ?
Salut Christophe,
J’ignore si ta boîte électronique chauffe plus que le présent post, ce que l’on peut espérer, car ici c’est le désert des Tatars…. (td)
Pas de problème pour relancer LVP SR dans les limites des disponibilités de l’agenda. J’y mets juste un bémol, je me rends compte (avec l’âge.:S ?! ….) que je suis de moins partant pour les gros marathons avec plusieurs thèmes et des bouteilles à foison, au-delà de 30, voire de 40…. En effet, les lendemains de ces gros raouts, je suis le plus souvent hors service….
Cordialement
RV
- 13 décembre 2011 à 17h21
- in reply to: Cave Christophe Abbet
CR: Christophe Abbet – Fully, Gamay Vieille vigne 2006
Rouge rubis, encore jeune, brillant et limpide. Nez très primesautier, frais et densément fruité, fraise, framboise, une note réglissée, une petite évolution au caractère presque viandé; un nez fin, direct et très nature. Bouche : attaque moyennement ample, beau gras, densité moyenne, agréable fraîcheur, des tanins totalement fondus; la finale fruitée,sans être d’une ampleur considérable, est de fort belle longueur. Une très jolie expression du gamay, un vin très fruité, nature (mais pas négligé), digeste, à l’élégance filigranée. Trés épanoui, il pourra encore vieillir sur deux ou trois ans. Ce n’est pas d’une très grande concentration, ni d’une forte complexité, mais c’est très gouteux néanmoins, très long et avec une très « dangereuse » buvabilité :)-D… Très bien.
- 27 novembre 2011 à 22h16
- in reply to: Domaine René-Noël Legrand, Saumur-Champigny
Bonjour à tous,
Qui aurait goûté la cuvée Les Rogelins dans les derniers millésimes 2007, 2008 et 2009 ? Cas échéant, quel est votre avis ?
Cordialement
RV
- 3 novembre 2011 à 18h17
- in reply to: Domaine Gigou, Jasnières
Une douzaine d’années après un premier passage dans ce domaine, je l’ai revisité le 18 octobre dernier, à la faveur d’un déplacement dans l’ouest de la France, en route pour la Mayenne et la Manche. J’ai été chaleureusement accueilli avec beaucoup de patience par Mme Gigou. M. Joël Gigou fondateur du domaine en 1974, qui travaillait depuis quelques années avec son fils, a désormais formellement passé la main, tout en restant à proximité. L’arrivée progressive du fils aux commandes a déjà pris la forme d’étiquettes nouvelles pour certaines cuvées, l’ensemble de la gamme devant bénéficier d’un nouvel habillage dès 2010, ce qui donnera un coup de frais à la présentation très conservatrice des flacons. La famille Gigou travaille 13 hectares de vigne, dont 9 en Jasnières, «grand cru » des coteaux du Loir, à cheval sur les communes de Lhomme et de Ruillé sur Loir, et 4 en coteaux du Loir, en l’occurrence avec des vignes sur Marçon et Chahaignes. La cave est située dans la petite bourgade de la Chartre sur le Loir.
Globalement le climat de la vallée du Loir est nettement tourangeau et le sous-sol est essentiellement constitué de tuffeau. Comme en Touraine, les caves sont creusées dans cette même roche, la cave des Gigou n’échappe pas à la règle, avec un petit dédale de compartiments, bien sympathique. Dans les blancs, le chenin règne en maître absolu, tant en Jasnières qu’en coteaux du Loir. En rouge des coteaux du Loir, le cépage principal est le pineau d’Aunis, mais le gamay, le cabernet franc, le côt et le grolleau sont également présents. Le domaine Gigou ne travaille que le pineau et le gamay.
La dégustation a pour l’essentiel porté sur les 2008 et 2009, le 2010 n’étant pas encore à la vente. Curnonsky aurait dit que le Jasnières est le meilleur vin du monde trois fois pas siècle. Le réchauffement climatique montre toutefois de plus en plus ses effets, même dans ses régions « septentrionales » et le raisin arrive à maturité presque systématiquement, ce qui n’était pas le cas dans un passé pas si lointain, avec comme conséquence, une rondeur et parfois des sucres résiduels (SR), que j’avais peu ou moins perçus lors de mon premier passage.
Le coteaux du Loir 2008 blanc est un vin au nez frais, typé du cépage, propre, sec, avec un bel équilibre en bouche, de la structure et de la longueur. Très belle entrée en matière. Bien +.
Le coteaux du Loir 2009 blanc, est plus riche, moins expressif, avec une opulence en bouche qui se traduit pas un moins bon équilibre et un petit sucre résiduel (SR). Moyen.
Le Jus de Terre, Paradis, 2009, n’a pas obtenu l’agrément pour l’AOC, pour des raisons difficilement compréhensibles, il est donc vendu en vin de table. Le nez est très typé chenin, encore un peu sur la réserve, la bouche est grasse, ample, avec un petit SR, mais de bon équilibre et une touche saline. Bien +.
Le Jasnières, clos St-Jacques 2005, présente un joli nez à la fois floral, fruité et quelque chose de minéral, la bouche est ample, solidement structurée, presque sèche, l’équilibre est très bon. Il est déjà très avenant, mais pourra vieillir au moins un dizaine d’années. Très bien +.
Le Jasnières, clos St-Jacques 2008 est au nez dans une phase de fermeture et en bouche, s’il y a de la matière, l’alcool est un peu trop présent à mon goût. Un vin quelque peu dissocié en l’état et à revoir.
Le Jasnières, clos St-Jacques 2009, est fin, propre et net, expressif, la bouche est très ample, grasse, joliment structurée et l’équilibre est là malgré un SR sensible. Il paraît tailler pour une longue garde. Très bien.
Le Jasnières Duo Majeur 2008 est vinifié dans un autre esprit, soit deux ans en barrique, sans ouillage. Il en résulte un style très différent, presque jurassien…, avec un nez très expressif présentant un boisé noble, des notes de coing, une nuance de vin jaune, c’est complexe et intense. La bouche est ample, concentrée, un petit SR, mais contrebalancé par une acidité racée digne de certains rieslings ou savagnins, la finale est d’une grande longueur. Un vin un peu hors norme et ma foi fort convaincant, qui devrait aller loin dans le temps. Très bien ++. (tu)
Le Jasnières 2009, sélection de raisins nobles a un nez complexe, typé, bien marqué par le cépage et le botrytis. La bouche est très ample, grasse, finement structurée et équilibrée par une belle acidité, la liqueur glycérinée est très goûteuse, sans être lourde et la finale est d’une grande longueur. Voici un vin taillé pour une longue garde. Très bien ++. Ça tombe bien ma cadette est de ce millésime…>:D< L’extrait de Jasnières 2005, une sorte de super sélection de grains nobles, est encore réservé au nez, très gras, onctueux, il est soutenu par une belle acidité et il y a en filigrane une belle minéralité. Encore un rien brut de fût, il devrait encore évoluer longuement pour s’exprimer davantage et manifestement il pourra aller très loin. Bien +, à revoir. A ce stade la sélection de raisins nobles est plus épanouie et plus digeste.
Le rosé 2010, coteaux du Loir, a un nez encore un rien retenu, voire un poil chiffonné, mais la bouche est très expressive, juteuse, dans un registre bien sec, il y a de l’ampleur, de la concentration, de l’équilibre, avec une touche saline et une très belle longueur. Très bien. Assemblage de gamay et de pineau, voici un rosé à envisager plutôt à table qu’à l’apéritif.
Le pineau d’Aunis 2008 est expressif, épicé, voire un rien sauvage, en bouche, on perçoit une certaine rusticité, des tanins très fermes, une trame acide sensible, une finale très marquée sur le poivre. Si le nez présente une belle typicité, la bouche est un peu plus à la peine et on aurait souhaité un poil de maturité en plus. Moyen.
Le Pineau d’Aunis 2009 présente des caractéristiques inverses, le nez est relativement muet, la bouche est ample, les tanins sont denses, on retrouve le poivre en final, mais l’ensemble manque singulièrement de niaque, de tension. Moyen.
Le pineau d’Aunis, l’ancêtre, 2009, est d’un tout autre calibre, issu de vieilles vignes de 100 ans, malheureusement produit à la hauteur que d’un petit millier de bouteilles. Le nez est typé et complexe, fruits noirs et rouges, une nuance épicée, poivre, quelque chose de sauvage, bien qu’encore réservé, il y a de la complexité et de l’élégance. La bouche additionne un peu les qualités des deux cuvées précédentes, typicité et maturité, mais sans les défauts, attaque ample, concentration, trame tannique serrée, mais sans rugosité, il y a de la fraîcheur, une grande longueur. Un vin assez hors norme, sans artifice, à la fois savoureusement rustique et racé, mais sans mauvaise astringence, d’une belle buvabilité. Il faudra l’associer avec des plats plutôt roboratifs. Il devrait aller loin dans le temps. J’ai beaucoup aimé, probablement LA découverte de cette visite et le vin qui m’a le plus marqué pas son authenticité et sa belle facture. Comme quoi ce cépage à la réputation modeste peut donner parfois de très bons vins. Très bien +++.X(
Le Gamay 2008, Cuvée Gigou’t, un beau gamay issu d’un terroir forcément très calcaire, au nez encore un rien réservé, mais complexe, fruité, un rien épicé, avec quelque chose de minéral, un peu sur le graphite. La bouche est ample, structurée, concentrée, un joli grain de tanins, avec une belle tension et une très bonne longueur. Un gamay sans concession, de haute expression et plein de personnalité, à boire ou à laisser évoluer sur 5-7 ans. Très bien +.(tu)
La bulle sarthoise, mousseux rouge de méthode traditionnelle, issu du millésime 2008, mais non indiqué. Quelqu’un l’a décrit dans un autre post sur LPV comme une sorte de kir royal prêt à l’emploi, ce qui me semble à la fois inexact et réducteur, il est vrai qu’il ne s’agissait probablement pas du même millésime. La robe est rubis assez intense, la bulle est moyennement fine, mais persistante, le nez est assez percutant, avec ces notes fruitées et épicées caractéristique du pineau d’Aunis. La bouche est assez sèche, malgré la vingtaine de grammes de SR, il y a une certaine vinosité, de la vivacité, un rien de rusticité (on perçoit un peu les tanins), une effervescence traçante tout au long de la bouche et la finale est à la fois tonique, épicée et de bonne longueur. Le tout donne un mousseux à la fois primesautier, frais et un tantinet rustique, dont les saveurs et la densité peuvent dérouter. Il ne correspond ni à un lambrusco italien, ni même à d’autres mousseux rouges voisins, bus ailleurs dans la Loire ou en provenance d’Europe orientale. Vu sa forte personnalité et son côté un rien sauvage, il me paraît davantage construit pour accompagner le repas que l’apéro et, de fait, il a été très adéquat ultérieurement sur un poulet rôti au four. Bien, une curiosité à découvrir.
J’étais venu surtout pour les blancs de Jasnières et au final, je suis aussi reparti avec une belle cargaison de rouges des coteaux du Loir… Bilan de la visite, une belle redécouverte d’un domaine plutôt garant d’une certaine continuité et de la tradition, avec des vins pour la plupart bien typés et de belles réussites. Si l’évolution climatique semble rendre les blancs plus tendres que par le passé (avantage ou inconvénient, cela dépendra du goût de chacun…), il semble très favorable aux rouges, à tout le moins aux deux cuvées particulières (Gigou’t et l’Ancêtre) d’une ampleur et d’une profondeur qui m’ont très positivement surpris. La bulle sarthoise est à l’évidence un vin à découvrir pour ceux qui recherchent des mousseux sortant un peu des canons œnologiquement corrects. En résumé, un domaine à (re)découvrir…
Hervé
- 10 octobre 2011 à 0h04
- in reply to: Domaine André et Lucas Rieffel
retour sur ce vin, presque trois ans après la dégustation commentée en tête de ce sujet.
CR: Domaine Lucas Rieffel, Pinot noir barriques 2005
Aspect : rubis intense, presque pas d’évolution, brillant et limpide, un très léger CO2 à l’ouverture. Nez : fin boisé, fruits rouges, framboise, groseille, cerise, élégant, complexe, bien qu’expressif, il semble encore retenu. Bouche : l’attaque est d’ampleur moyenne, il y a de la fraîcheur, de la rondeur, mais aucune lourdeur, les tanins fins, sont encore bien présents, particulièrement en fin de bouche, la finale est tonique, un rien austère, la matière est bien là mais le vin ne se livre pas complètement et semble devoir encore évoluer pour s’exprimer pleinement. Un bon pinot, élégant, dense, mais un poil strict, avec quelque chose de « calviniste », qu’il serait intéressant de laisser encore évoluer deux ou trois ans.[ b]Bien[/b]. Un pinot alsacien qui supporte l’aération et qu’il faut boire pas trop frais. Il a très agréablement accompagné un rôti de veau.Hervé
- 8 octobre 2011 à 22h50
- in reply to: Vins genevois
Nouvelle bonne surprise au vieillissement des vins de ce domaine, cette fois pour le pinot noir barrique 2003
Aspect : beau rouge grenat, limpide et brillant. Nez : nez typé du cépage, fin, épanoui, assez complexe, fruits rouges, une légère impression d’herbes aromatiques, un boisé noble, un peu toasté et noix de coco, présent, mais pas dominant. Bouche : l’attaque est ample et assez grasse, l’équilibre alcool acidité est étonnamment bon pour le millésime (l’étiquette annonce un très modeste 12,6 ° ce qui semble possible) , les tanins sont assez serrés, mais fondus, il y a de la densité, de la concentration, le tout est assez soyeux, la finale est longue et très consistante. Un pinot noir suisse très solidement campé, élégant, dense et frais. Encore assez jeune, on peut lui donner sans crainte 3 ans de plus. Très bien.
Hervé
- 2 octobre 2011 à 0h08
- in reply to: Domaine Gigou, Jasnières
CR: Joël Gigou, Jasnières, les trois clos, 1996,
Ayant redécouvert cette bouteille, achetée sur place, il y a une bonne dizaine d’années, je l’abordais avec une prudence toute circonspecte vu son âge que j’envisageais comme canonique… Bon point toutefois, le bouchon se présente presque comme au premier jour….(tu)
Aspect : jaune évolué, vieil or, reflets orangés, limpide, brillant, gras. Nez : un rien chiffonné au premier abord, mais diablement complexe, au-delà d’une impression minérale, presque un peu pétrolée, le vin s’anime, pomme, coing, poire, livèche,un rien d’oxydation ou bien est-ce une nuance de botrytis ? le tout est vivifié par un agréable trait citronné. C’est fort complexe et ne manque pas d’une certaine noblesse. Bouche : l’attaque est ample avec un très léger sucre résiduel glycériné, l’évolution est très équilibrée et tout s’ordonne étonnamment bien, le gras voluptueux ( l’étiquette n’annonce pourtant que 12 °), l’acidité racée; si la matière ne semble pas d’une énorme ampleur, il y une tension tout au long de la bouche et la concentration est néanmoins bien là, ce que prouve la finale, très ample, minérale, d’une longueur bluffante, avec de beaux amers et une nuance saline. Le vin se goût comme un sec un poil tendre, dans la grande tradition ligérienne des chenins.>:D< Au final, un vin qui est peut-être assez éloigné des canons oenologiquement corrects, mais très intéressant, à la fois mature surtout au nez, mais pétillant de jeunesse. BIEN +. Il doit encore m'en rester une bouteille, que l'on peut raisonnablement envisager dans les 5 ans. Il a parfaitement donner la réplique à trois commensaux pourtant pas faciles, en l'occurence un fromage d'Appenzell, un vacherin Mt d'Or et à un camembert... Comme je m'apprête à traverser prochainement la France d'est en ouest, en direction de la Mayenne et de la Manche, un arrêt au sud du Mans, sur les bords du Loir, du côté de la Charte sur Loire et Lhomme paraît s'imposer.... RV
Merci à Gildas et Vougeot pour les informations. Je n’ignore pas qu’entre Cherbourg et le Mont, il y a du chemin…. Je suis déjà passé dans la région il y a une dizaine d’années. Je prends note de Granville comme base de départ bien centrée.
Qu’y a-t-il à dire à propos d’Oenopol ?!… si j’ai bien vu, c’est un des contributeurs très actifs du site. Il est de la région ?
Personne n’a-t-il d’autres adresses que Bordelet pour des bons cidres ? Que ce soit en Mayenne ou en Manche ?
Cordialement
RV
Bonjour,
Voici ma première intervention cidricole sur LPV. Bien que fort éloigné de l’ouest de la France (bords du Léman), j’apprécie aussi les bons cidres et autres poirés. le CAVE SA à Gland (près de Genève) propose déjà les cidres d’Eric Bordelet.
Je serai présent dans les départements de la Mayenne et de la Manche en octobre et j’ai deux questions :
1) Bordelet est dans la Mayenne ; savez-vous s’il reçoit volontiers des visiteurs qui souhaitent découvrir son domaine et déguster ses produits sur place ?
2) Quels sont les (autres) producteurs intéressants dans ces deux départements ?
Je recherche également une solution d’hébergement convivial pour une famille de quatre personnes durant une semaine (préférence à chambre d’hôtes ou auberge rurale sympa), si possible en bord de mer ou à proximité, dans le secteur entre Cherbourg et le Mont-Saint-Michel. Je suis également preneur d’information…
Merci de vos informations et cordiaux messages
RV
- 21 septembre 2011 à 1h18
- in reply to: CR: POMEROL PARTY au PETIT-LANCY
Parfaite organisation de la part de nos hôtes, avec l’appui expert d’Alain. La star de la soirée était censée être Certan de May, mais il faut bien reconnaître que celle-ci a été un peu à la peine.
Cela commençait mal avec le premier duo, 1999, qui pour ma part a nettement penché en faveur du Bon Pasteur, certes un peu rude avec sa trame tanique marquée, mais avec beaucoup de typicité, un joli nez et de la longueur, très bon pour ma part . En face Certan était certes agréable, mais un rien fluide et passablement construit sur l’alcool, très moyen.
Dans la seconde paire de vins servis, 2004, Certan s’en tire mieux avec un beau nez, du gras, de la densité une belle trame tannique. Trés bien. En face, le château de Valois s’en tire bien néanmoins, fruité, vanillé, ample, à l’attaque soyeuse, mais à la finale terminant sur la verdeur. Bien quand même.
Le duo suivant concernait 2007. Bien que Certan s’en tire bien, fruité, gourmand, épicé, mais d’une longueur moyenne et un peu trop flatteur à mon goût, j’ai trouvé le Château du Castel plus intéressant, plus strict, frais, mais plus consistant, bien qu’un peu rude par ses tanins. Bien +
Sur 2001, Certan ne m’a du tout convaincu, certes frais, mais assez végétal et avec des tannins accrocheurs, moyen. En revanche le château Gombaude Gullot m’a bien plu, le nez est frais et fruité, la bouche est concentrée et soyeuse. Très bien.
Sur 1998, un peu plus difficile de départager les deux concurrents, avec un avantage toutefois à Certan, au nez complexe, à la bouche grasse, ample, structurée et concentrée. Très bien. Le Château l’Enclos aurait pu être aussi bien, en bouche à tout le moins, mais le nez était simple, évolué, évoquant presque le bitume, bien seulement.
Sur 2003, les différences entre les deux vins soient moins marquées. Petit avantage à Gombaude Guillot pour son supplement de vivacité. Bien +. Certan est fruité et mentholé, gras, mais très fort et puissant en bouche, un peu au détriment de la buvabilité. Bien.
En 2006, Certan tire incontestablement son épingle du jeu, sur les mûres, le sureau, gras, concentré, tendu, fin et racé. Très bien.
Le château Cantelauze est très strict, trop boisé, réservé, même si la bouche a certains arguments, notamment du dynamisme, mais le tout reste trop corseté dans un boisé excessif. Moyen.La dégustation se termine avec 2008, Certan se présente frais, gras, concentré, mais un poil rustique. Bien +. J’ai par contre plus apprécié le Château de Valois, frais, gras, concentré, mais plus accessible et digeste. Très bien.
Pour ma part, aux points, Certan ne gagne pas le match, avec seuleument trois buts, les outsiders l’emportant avec 5. Une dégustation intéressante qui m’a permis d’approcher de plus près l’appellation Pomerol, que je connaissais mal.
Ayant reçu aujourd’hui même le guide Quarin des vins de Bordeaux, je me retrouve assez dans son commentaire au sujet de Certan, qui constate de depuis 1989 cette propriété n’a jamais retrouvé son niveau de qualité antérieur, des années 1980, que le cru est passé par des périodes sombres entre 1994 et 1999, que même1998 et 2001 n’ont pas permis d’atteindre le niveau auquel le cru pourrait prétendre par son potentiel et que même le changement d’approche induit par l’arrivée de Michel Rolland dès 2004 n’a pas complètement inversé la tendance, indiquant que la propriété semble encore se chercher….
S’agissant des offs, un mention pour Gazin 1985, superbe. Léoville Barton 1996 ne semble manifestement pas encore prêt.
S’agissant des liquoreux, une fois n’est pas coutume, le vin de paille jurassien m’a davantage plu que le Sauternes. J’ai apprécié sa bouche tout en équilibre, en longueur et en concentration, même si je suis plus que jamais dubatif avec le nez de ces liquoreux jurassiens, indéfinissable…. Le Sauternes étant élégant en bouche, mais avec un nez fortement souffré au premier abord que l’évolution dans le verre n’a pas permis de laisser complétement découvrir sous un jour idéal. Je pense qu’il ne faudra plus trop attendre ce dernier, qui bien qu’encore frais, semble ne plus en avoir beaucoup sous la pédale. Ces deux vins accompagnaient idéalement la tarte aux pommes de Chris….
Belle soirée de convivialité et de retrouvailles du cercle LPV Suisse romande & Co qui a été en effet un peu décimé durant les dernières années.
Bonne soirée.
RV
- 19 septembre 2011 à 15h03
- in reply to: CR:Jérôme Giroud : millésime 2001
il est vrai que ce cépage se déguste généralement mieux à table, a fortiori lorsque vinifié par Giroud…
RV
- 17 septembre 2011 à 21h46
- in reply to: Vins genevois
Domaine des Champs-Lingot, Coteau de Chevrens 1er cru, Chardonnay, 2004, Claude-Alain Chollet à Anières Genève
Il y a quelques années, alors que ma future épouse travaillait à Anières, j’ai eu l’occasion de faire quelques passages à la cave susmentionnée. A la faveur d’une exploration profonde de ma cave, ceux qui la connaissent (la cave…) comprendrons…, j’ai remis la main sur cette relativement ancienne bouteille, âgée de 7 ans.
Aspect : jaune moyen, brillant, limpide et transparent. Nez : riche, épanoui, fin, très chardonnay, sur des notes citronnées bien mûres, une nuance beurrée et quelque chose de plus végétal, mais assez noble, évoquant la fougère, en rétrolfaction on retrouve toutes ces nuances, mais avec quelque chose d’un peu plus lactique, un rien animal, évoquant presque la lanoline, la laine mouillée, prémisse d’un légère oxydation ? Bouche : l’attaque est ample, mais sèche, en milieu de bouche on note un bel équilibre acidité alcool, une très belle concentration, quelque chose de presque légèrement tannique, la finale est dense, longue, aromatique, un rien sur l’alcool. Globalement, c’est une fort belle bouteille, dense, complexe et offrant encore beaucoup de plaisir. TRES BIEN. Il s’agira de boire la seconde bouteille restante dans les 12 mois. Le dernier millésime à la vente est le 2008 sur le site du domaine, proposé à 12 francs. J’ai le souvenir d’avoir payé un prix similaire, c’est donc de surcroît un très bon rapport-qualité-prix. C’est résolument un vin dense et complexe plutôt fait pour la table. Il a parfaitement accompagné une quiche à la truite fumée, mais aussi un plateau de fromages.
RV
PS : bu sur trois jours, il évolue lentement, sans montrer pour l’instant de signe de déclin…
- 17 septembre 2011 à 21h40
- in reply to: Vieux chasselas
complément d’information, la baronnie du Dézaley propose en effet des caisses de 12 vins différents, à partir du millésime 1999 pour le plus ancien. https://www.baronnie.ch/
- 17 septembre 2011 à 21h37
- in reply to: Vieux chasselas
Tu pourrais participer à la dégustation organisée la semaine prochaine par Pierre Thomas à Lausanne… https://www.midi20.ch/newsletter/07septembre2011.html pour se faire une première idée quant à savoir s’ils vieillissent bien….(td)(tu)
J’imagine que quelques vignerons ont conservé quelques vieux millésimes, mais je ne connais aucune adresse.::o Outre les vaudois, certains valaisans tiennent aussi remarquablement bien la route. Et pourquoi, ne pas acheter régulièrement quelques bouteilles surnuméraires pour les laisser vieillir ?… ce que je fais désormais chaque année depuis 2007 avec les Dézaleys de la Ville de Lausanne.
J’avais déjà signalé que l’on trouve parfois des vieux chasselas dans certaines ventes aux enchères, organisée notamment chez Steinfelsweine https://www.steinfelsweine.ch/index.php?page=19, ou encore sur le site de ventes aux enchères Ricardo. C’est bien évidemment un peu une loterie. J’ai récemment mis la main sur deux lots d’yvornes, de plus de 10 ans qui ont plutôt bien tenu le coup. Toutefois si l’on vise quelques grands terroirs, Dézaley, Calamin, Yvorne, Vinzel, clos Mangold en Valais, voire d’autres, les risques de passer complètement à côté sont faibles…. a fortiori dans des millésimes comme 2010, où il y a de la maturité et de l’équilibre….
Paradoxe, comment on trouve de moins de chasselas embouteillés sous bouchon, les capsules à vis amènent des vieillissement assez étonnants… avec des évolutions que je perçois non rarement comme de la réduction….
Voici qui pourrait amener les lpvéiens de Suisse romande à se retrouver autour de ce thème ? Je suis en tout le cas partant et pourrais fournir quelques flacons….>:D< Cordialement RV PS : si tu es intéressé par quelques flacons, contacte-moi par mail privé
- 30 juin 2011 à 16h33
- in reply to: Comment est-ce possible ?
on ne rappelera jamais assez qu’il ne faut en aucun cas mettre des liquides toxiques, à tout le moins non comestible, dans un flacon ayant contenu précédemment un produit alimentaire… C’est la base la plus élémentaire pour des professionnels et même dans la vie de tous les jours…. Le tenancier de l’établissement où a eu lieu cette connerie fondamentale et fatale devrait se voir retiré illico presto sa patente, en plus du procès pénal pour homicide par négligence…:X(td)
RV