Bebert

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  • Bebert
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    Cher Las,

    Je n’ai pas pris de notes sur les vins. Le moment était peut-être un peu trop magique. Toute leur gamme m’a plu, et j’ai été surpris que ces vins se goûtent déjà aussi bien. J’ai ensuite tout oublié en tombant en extase devant le Chambertin 🙂
    Je ne saurais vraiment pas garantir qu’il plairait à d’autres que moi, d’autant que je n’ai aucune expérience dans le « goûter » de vins si jeunes. Je suis simplement « tombé en amour » comme ils disent au québec.

    Bebert
    Participant

    François, je vous ai répondu en privé, mais comme c’est pas évident de s’en apercevoir, je vous fais un petit signe ici (:D

    Bebert
    Participant

    Je n’ai eut aucune difficulté à poster; je crois même que j’ai posté le soir même de ma découverte de LPV.

    L’aspect famille à mon avis n’est pas génant. On voit bien que des gens se connaissent, mais il y en a des tas, qui, comme moi, ne connaissent personne, et se sentent bien.

    L’aspect « flingage » est peut-être plus ennuyeux, mais pas dans le coté humour, plus dans la manière dont quelques rares éléments s’imaginent qu’LPV est le centre mondial de l’élite de la dégustation et s’émeuvent à n’en plus pouvoir lorsque des participants ouvrent un sujet simple et amusant, à prendre avec légèreté. Le sujet « les déceptions 2006 » par exemple aurait pu être amusant et aurait du rester un endroit où partager ses déboires sur ton de plaisanterie… Mais des empêcheurs de tourner en rond débarquent en criant : « vous n’avez pas honte de juger un vin que vous n’avez bu qu’une fois! »… Mais personne n’a prétendu les juger! On veut juste se raconter nos petits moments de solitude…
    Juger les vins est très prétentieux, si vous voulez faire de LPV une tribune rigoureuse, plus personne ne voudra poster. D’ailleurs les CR qui se veulent trop objectifs sont inutiles pour les lecteurs qui ont besoin qu’on fasse passer de l’émotion, et qui peuvent ainsi savoir si c’est leur style de vin. Savoir qu’un vin est charnu, avec du fruit rouge, et qu’il a 15/20 ne donne absolument aucune indication utile à quiconque.

    Le problème du vocabulaire est plus délicat car il dépend des gens. Je suis personnellement très peu expérimenté, et je n’ai pas hésité à poster dès le premier jour. Pourquoi? Parce que j’aime écrire, j’apprécie le challenge d’exprimer avec des mots mes émotions. J’ai toujours aimé faire cela. Ce n’est pas au goût de tous et on ne pourra jamais forcer les gens. Néamoins pour les aider à se décider je tiens à leur dire ceci :

    Bebert
    Participant

    Voilà c’est pour commencer un Furmint 85 que je voudrais goûter.
    Qui peut me conseiller sur le genre de mets que je devrais associer?

    – Si il est oxydatif un repas complet s’impose avec des vieux fromages à la fin. Si il l’est beaucoup, peut-être l’ouvrir la veille… Autant de questions qui restent sans réponses. Je peux toujours ouvrir la bouteille et aviser ensuite :O

    Bebert
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    François Audouze écrivait:
    > A noter que c’est 36 ans d’achats qui ont permis
    > d’y arriver.

    François, nous savons tous que c’est le temps et le soin que l’on y passe, qui fait une bonne cave, plus que tout autre chose. Lorsque je parlais de jalousie, elle n’est pas liée à la possession matérielle ou au prix, ce serait indigne, mais au bonheur que tu dois avoir lorsque tu descend dans ta cave et que tu ouvres un de ces flacons qui ont plus d’un siècle.

    Pour ma part, ce sont presque toujours les plus anciennes bouteilles qui m’ont offert le plus d’émotion ; mais pour autant je n’ai jamais eut l’occasion de goûter des vins plus vieux que 1949. Du coup les réceptions de la Maison Bouchard lorsqu’elle ouvre des millésimes 1855 pour de petits groupes d’invités dont tu fais partie, me laissent vraiment rêveur, cela me m’apparait comme une consécration 😉

    Bebert
    Participant

    Il n’y avait pas d’odeur de savon.
    Comme je l’ai indiqué, au bouquet, on avait une belle fraise des bois très appétissante. Le savon n’est apparu qu’en rétro-olfaction, après l’attaque très bourguignone en bouche.

    Les flûtes n’étaient pas des flûtes, mais des verres de dégustation lavés à l’eau pure et sans détergent ni savon.

    Bebert
    Participant

    Et euh… Bravo surtout pour ta collection, j’avoue que lors du reportage j’avais ressenti comme un brin de jalousie 😉

    Bebert
    Participant

    Boire ce genre de bouteille est toujours un moment d’émotion (enfin j’espère pour bob), mais lorsqu’on fait un C.R., on se doit d’être objectif 😉

    Bebert
    Participant

    Cher JU,

    Oui ces notes peuvent parraître contradictoires.
    Je suis forcé de constater que ce goût « savonneux » ne domine pas au point de rendre la bouteille défectueuse. Par exemple il ne rend pas du tout le vin écoeurant. Il se contente de laisser une petite odeur de savon d’alep en rétro (ce n’est pas désagréable du tout) et de laisser une sensation grasse, sur le palais, qui comme je l’ai noté étouffe un peu les saveurs, surtout sur l’avant de la bouche. Cela n’est pas choquant et je pense que beaucoup auraient bu ce champagne sans s’en appercevoir.

    Il se boit très bien : très conventionnel, il n’est jamais écoeurant ni acide ni capiteux. Mais il n’est pas « très bien » pour autant, loin de là. Indépendemment de cette affaire de savon, il manquait cruellement de caractère pour justifier son prix à mon goût. Reste que beaucoup de monde aimant la finesse et la fraise des bois auraient pu l’apprécier plus que moi-même.

    Merci pour ces précisions à propos de l’odeur de savon, ne connaissant pas l’étape de la vinification concernée, je ne saurais pas en déduire si mon flacon était défectueux, il faudra que j’attende l’occasion de le regoûter, mais ce ne sera plus, en tous les cas, avec mes deniers, que je ferais sans doutes mieux d’investir dans une bouteille de Salon 96.

    De toutes façons pour les blancs de blanc je dois être difficile, je suis souvent déçu, seuls quelques haut de gamme m’ont vraiment emballé. J’ai le B de B de Veuve Maurice Lepitre au frais, je vous en donnerai des nouvelles.

    Bebert
    Participant

    > Quel producteur ?

    Cher Laurent, je ne sais pas comment cela fonctionne en hongrie, mais un vin de négoce probablement, je n’ai pas précisé parce que je n’ai trouvé aucune information à par « mis en bouteille par » suivi d’informations qui m’ont semblées superflues car indépendantes de tout nom de domaine 🙂
    Cette bouteille j’en ai hérité sans connaître son lieu d’achat, probablement FAV.

    Je pense que la méthode « communiste » d’avant 90 donnait de bons vins et que simplement ce 88 n’était pas dans le haut du panier, j’avais préféré le 87 bu l’an dernier mais je n’ai gardé aucune note. Enfin je connais bien mal les tokaji de hongrie, il me reste un autre 88, un 89, ainsi que des bouteilles plus grandes (pas de puttonyos, peut être furmint, mais je dois vérifier) qui sont sans doutes du vin sec, des années 80 elles aussi, et je ne sais ni quand les ouvrir ni avec quoi les boire. Ce sont des vins rances ou résineux?

    Bebert
    Participant

    C’est vrai qu’avec de telles bouteilles, on aurait envie de voir une cave voutée avec de la poussière qui cache les flacons et leurs étiquettes!

    Enfin, je me garderais bien d’en dire du mal, je suis sur que François a fait le maximum pour une excellente conservation. Ma cave personnelle est infiniment moins prestigieuse et j’avoue un peu bordélique, mais lorsque je la montre à quelqu’un il a intérêt de la trouver belle, sinon me voilà vexé pour au moins une heure ou deux 🙂

    Bebert
    Participant

    CR: deutz B de B 1998

    – Nez de fraise des bois tellement forte que ca en est suspect (très agréable au demerant malgrès la surprise)
    – En bouche l’attaque est fameuse, on croirait quelques instants se trouver en présence de quelque grand bourgogne
    – Puis arrive cette « pomme au four » dont parle Raymond, pour moi c’était plus un gout de savon (savon grand cru de haute origine, je dirais un bon savon d’alep à en croire la distinguée saveur de laurier) qui sature et étouffe le palais

    Il se boit très bien, un peu trop élégant pour être goulayant, mais reste cette saveur un peu étouffante qui sans le rendre désagréable le classe parmi les champagnes très moyens, d’autant qu’après l’attaque encourageante, il s’avère fade.

    Le plus : facile à boire, on tombe la bouteille en un rien de temps.
    Le moins : pour ce prix là on aimerait avoir affaire à un vrai champagne, pas à un jus de pomme-fraise-des-bois savonneux.

    Du coup c’est pas mauvais mais c’est très décevant, en tous les cas pour moi.

    Bebert
    Participant

    J’ai l’impression qu’on me tourne en bourrique.
    Ca m’apprendra à être curieux.

    Bebert
    Participant

    Tiens j’ai presque la certitude d’avoir déjà vu cette cave lors d’un reportage sur les vieux millésimes dans les ventes aux enchères, il y a un an ou deux. Cela se peut-il?

    Bebert
    Participant

    Cher Laurent,

    Il y avait à table une convive qui tenait particulièrement, pour le symbole sans doutes, à ce que les voeux de nouvel an se fassent flute-en-main !

    Je n’allais pas gacher un de mes vieux RD et je n’ai pas de demi-sec (je ne connais rien aux champagnes demi-secs, il y en a de bons?).

    Ce champagne Lemoussu aurait peut-être mérité d’être bu avec plus d’attention, mais je me console en me disant que les podiums de F1 ont gaché plus de bonnes bouteilles que les desserts de nouvel an chez moi 🙂

    Reste en effet qu’avec un nom comme Jean Marc Lemoussu, on se demande si c’est du lard ou du cochon!

    Bebert
    Participant

    Ah Laurent, j’avoue que le carafer me faisait un peu peur. Ce que j’aurais voulu faire, assurément c’est l’ouvrir plus tôt encore pour une oxygénation lente « façon François Andouze » ; ensuite je ne suis pas assez expérimenté ou n’ai pas les repères nécessaires pour savoir décider si un carafage s’impose avec un vin déjà un peu ancien.
    A postériori, je dirais que le carafage aurait probablement été convenable.

    Bebert
    Participant

    Voilà j’ai un ami qui part en voyage au Canada, il souhaite quelques conseils sur les Eiswein sérieux qu’il pourrait ramener.
    Avez-vous des suggestions?

    Bebert
    Participant

    [size=large]Tokaji ASZU 5 puttonyos 1988[/size]

    Robe : Ambrée huileuse aux reflets d’or.
    Nez : Miel de résineux, intense.
    Bouche : Miel riche de forêt et arôme impressionnant de noix, accompagné de douceur à peine rance, un vin qui forme un accord à lui tout seul.

    Quelques heures d’aération plus tard :

    Nez : Plus complexe qu’à l’ouverture, il distille des saveurs de tabacs blonds derrière du miel et de la cire d’abeille. Noix et marc, pollen, safran.
    Bouche : Noix puissante amère avec une grande douceur rendue fondante et sensuelle par un acide tartrique très présent qui stimule le tout.
    Longueur : Douce et fondante, la longueur est en pâte de noix, puis en châtaigne et saveurs d’automne.

    Un triangle très équilibré entre Amertume (noix) Acidité (tartrique et suave) et Sucre (douceur miel).

    Pas l’ampleur ni les vibrations qu’apporte un grand moelleux à mon goût cependant.

    Mis sur le foie gras poêlé, il n’a pas bien sa place, cet accord n’est pas très heureux je crois. Par contre il se révèlera enthousisamant sur les abricots cuits fourrés au foie gras : un majestueux mariage tout en fruit.

    (Le lendemain, le petit fond de Tokaji a perdu ses qualités pour faire un vin de noix dilué et sans intérêt.)

    Conclusion : Accord injustifié sur le foie gras, bonne expérience globalement, mais pas de grande révélation.

    Bebert
    Participant

    Je ne comprends pas ta question Laurent, peux-tu expliquer?
    Je n’avais pas vu le commentaire de Vidils, et tant mieux car je ne l’aurais peut-être pas ouvert avec ce repas. Nous n’y avons pas du tout vu la même chose, le vin qu’il a dégusté, lui, avait été carafé.

    Pour moi il est évident que le vin ne manquait ni de finesse ni de grâce et qu’une dégustation à l’aveugle d’une telle merveille est à la limite du criminel, mais chacun envisage le vin comme il veut 🙂

    Bebert
    Participant

    Le Pommard 1949 qui est à la fois l’un des plus vieux vin que j’ai bu et certainement l’un des tout meilleurs, ne ressemblait pas du tout à cela. Je ne sais trop pourquoi il avait développé une extrême dominance d’arômes de sous bois. Même la structure était devenue forestière, et je suis impuissant à décrire l’immense diversité de goûts de mousse, de sous bois, de champignon, d’humus, qui cohabitaient dans ce vin avec une incroyable puissance.

    Merci pour ton commentaire, la description des vieux millésimes me laisse toujours rêveur et j’espère que tu nous tiendras au courant pour ton 59, c’est une très grande année! 🙂

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