Alex Poitou

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  • Alex Poitou
    Participant

    Chateauneuf du Pape – Beaucastel – 1985

    Vas-y minot ! T’es un chef mon Quentin, ce soir je n’ai pas gouté tes talents culinaires, mais ta capacité à nous surprendre est intacte et sensationnelle.
    Cerise à l’eau de vie, chocolat, fraise fraiche, épices douces, cannelle, girofle, badiane, c’est Fès un jour de marché. La bouche prolonge le voyage, figue, orange, gelée de mures. Soyeuse, juteuse, puissante et douce. C’est une fable des mille et une nuits, c’est un conte, c’est une farandole.

    Glou glou glou.

    [size=small]issue d’une dégustation entre amis relatée ici[/size]

    Alex Poitou
    Participant

    Merci Eric
    Mais c’etait vraiment une soirée à ce point suréaliste !!
    Merci à vous.
    Alex

    Alex Poitou
    Participant

    Heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage.

    22h30, atterrissage, mes méninges s’agrippent aux parois du cortex. Pierre Corneille est dans la place et mes neurones s’agitent.
    Déjà un liquide, céphalo rachidien celui-là, me fait glisser vers le désir de retrouver ces compères de dégustation, alors que la muse de mon histoire, Clio ma transporteuse, se rendait d’elle-même vers mon foyer endormi, retrouvant naturellement le chemin.

    Mais la perspective de surprises, assurées par l’organisation du jeune diablotin du contrôle aérien, prend la direction des opérations, et mes deux mains le volant, elles tracent deux droites qui se coupent à l’infini, plein phares, jusqu’au digicode derrière lequel je le sais les joyeuses libations ont déjà commencé.

    Heureux qui comme Bernardo, après le service, sait pouvoir compter sur ses amis pour retrouver les bouteilles non vidées et les verres qui lui feront rattraper le cours de l’histoire.

    Heureux qui comme Alex ce vendredi soir, après une longue semaine retrouve ses amis et quelques divinités qui ont pris leur forme liquide pour nous réunir et nous enthousiasmer.

    [center]

    Vougeotblanc – Clos du prieuré – Domaine de la Vougeraie – 2007

    Le nez est exotique et m’oriente sur un vin sudiste. Orange mure, cannelle, ananas, beurre chaud, un peu de fruits de la passion, de l’amande fraiche. Un nez très aromatique, puissant.
    La bouche confirme ce côté un peu chaleureux sans doute du en partie à la température de service et de l’ambiance qui s’est installée avant mon arrivée plus que tardive.

    Glou ½

    Vin de Pays des Côtes Catalanes – Gauby – La Soula -2004

    Le vin se présente de prime abord avec des reflets évoquant l’oxydation accompagnée d’un élevage un peu pâtissier. La cire d’abeille, le poivre, la poire et la crème pâtissière ne me font pas oublier cette fragilité à l’oxygène.Fragilité qui je pense est plus présente que ce que mes acolytes rencontrés quelques heures auparavant.

    Pas glou

    Pessac-Léognan – Malartic Lagravière – 1962

    Terreux, champignonneux, un peu de noix de coco, de l’humus, des feuilles mortes, c’est l’automne en plein mois de Janvier. Pas surpris si sous ce bouchon se cachaient une ou deux girolles.
    La bouche comme le nez est marquée du sceau d’une maturité dépassée. La finale est très élégante, avec cette floralité retrouvée, mais les tanins un peu poudreux rappellent la réalité.

    ½ glou

    Pessac-Léognan – Larrivet Haut Brion – 1975

    Le nez se présente avec beaucoup de discrétion, sous des angles d’ardoise ou de lauze, et quelques notes de cassis complétées des notes d’humus et de vieux bois.
    La bouche ne suit pas l’ouverture et choisit une partition solo ! Juteuse, fruitée c’est presque une enfant habitant le corps d’une belle trentenaire (ou l’inverse). Complexité et finale enlevée clôturent ce cortège.

    Glou ½.

    Volnay – “Caillerets” – Bouchard P&F – 1978

    Assis à cette table je ne peux oublier les bouteilles de ce domaine ouvertes ici. Des millésimes que peu d’amateurs comme moi ont la chance d’humer, de savourer. Des appellations et des crus qui sonnent comme des poèmes, des lendemains qui chantent, pour qui aime la Bourgogne. Aussi je ne suis pas étonné quand la bouteille m’est révélée.
    Il est clair que la bouteille est à boire, mais que 10 ans de plus ne lui font pas peur. Le nez est envahissant, réconfortant. Comme une promesse de paix intérieure. Les griottes, le bois d’oranger, les pétales séchées, la rose fanée. Tout est subtilité, finesse. Et la bouche prolonge l’ode à la sérénité méditative. Légèreté des tannins, fluidité subtile qui glisse entre langue et palais et provoque avec une troublante alchimie un courant électrique qui parcourt l’échine.

    Glou glou ½

    Le Corton – Bouchard P&F – 1985

    Le nez fait plus chaud et plus jeune que le précédent (Lapalisse quand tu nous tiens). La prune sauvage, un peu de pruneau aussi. Un coté tabac brun et feuille morte donnent un coté évolué élégant. Un vin de gentleman farmer parvenu.

    Glou.

    Coteaux du Languedoc – Clos des Cistes Peyre Rose 1993

    Chocolat noir, thym, laurier, figue séchée. Tout concourt à indiquer que c’est un vin du sud et même du Languedoc, mais je ne reconnais pas la patte de Marlène Soria. Je n’ai tout simplement pas l’habitude de rencontrer d’aussi vieux millésimes de ce domaine. Et pour cause, c’est son second millésime.
    En bouche c’est ample et fruité, avec un peu de structure, mais un vin qui a connu le soleil sans en connaitre ses affres.

    Glou Glou.

    Chateauneuf du Pape Beaucastel 1985

    Vas-y minot ! T’es un chef mon Quentin, ce soir je n’ai pas gouté tes talents culinaires, mais ta capacité à nous surprendre est intacte et sensationnelle.
    Cerise à l’eau de vie, chocolat, fraise fraiche, épices douces, cannelle, girofle, badiane, c’est Fès un jour de marché. La bouche prolonge le voyage, figue, orange, gelée de mures. Soyeuse, juteuse, puissante et douce. C’est une fable des mille et une nuits, c’est un conte, c’est une farandole.

    Merci!

    Glou glou glou.

    Domaine Weinbach Riesling VT Schlossberg Clos des Capucins 2004 (bouteille non dégustée à l’aveugle car choisie par nous dans la cave du maitre des lieux)

    La diagonale de l’Est, de la résine de pin, au camphre, de l’ananas rôti à l’eucalyptus.
    Le nez de ce vin est un manège. Tourbillonnant, insaisissable. Quand les hydrocarbures se pointent, c’est le miel d’acacia qui rapplique, quand le miel se fait fleur, c’est le citron confit et le kumquat qui l’emportent.
    La bouche se civilise, mais ne se domestique pas pour autant. La poire cuite, l’abricot poêlé, la mangue et la cire. Le sucre n’est qu’à l’état de trace, pour évoquer la gourmandise et surligner cette complexité qui réjouit et conclus par l’unanimité.

    Glou Glou ½

    2 heures AM ? Oups… j’avais annoncé ne passer qu’une ½ heure…

    Alex Poitou
    Participant

    Aux anges que cela vous ait à ce point plu. Une de mes adresses favorites de la capitale (de la culture) (:D

    Dans la carte des vins, des références en nombre limitées, mais astucieuses. Et un bon endroit pour découvrir des bons domaines locaux.

    Alex6

    Alex Poitou
    Participant

    Merci Benoit, la carte en ligne du Bistrot Neuf m’a parue d’un rapport qualité prix enthousiasmant.
    As tu d’autre pistes ?

    Alex Poitou
    Participant

    Merci Benoit, la carte en ligne du Bistrot Neuf m’a parue d’un rapport qualité prix enthousiasmant.
    As tu d’autre pistes ?

    Alex Poitou
    Participant

    Jérôme Pérez écrivait:
    ——————————————————-
    > Gratitude qui pour ma part devient admiration pour
    > certains intervenants.

    Ben il l’a eu lui son cadeau, oliv :)o

    Alex Poitou
    Participant

    Jérôme Pérez écrivait:
    ——————————————————-
    > Gratitude qui pour ma part devient admiration pour
    > certains intervenants.

    Ben il l’a eu lui son cadeau, oliv :)o

    Alex Poitou
    Participant

    Personnellement, et même si c’est un peu tard, j’aurais opté pour une Syrah sudiste bien faite (issue d’un terroir frais).
    Comme par exemple la juteuse et fruitée cuvée les Griottes du domaine Val Joanis dans le Luberon. Gorgée de fruit rouge et noir pour l’accompagnement et pour autant légèrement tannique et torréfié par l’élevage (maitrisé à mon gout) la rendant capable d’affronter le gras du magret.
    Alex6

    Alex Poitou
    Participant

    Personnellement, et même si c’est un peu tard, j’aurais opté pour une Syrah sudiste bien faite (issue d’un terroir frais).
    Comme par exemple la juteuse et fruitée cuvée les Griottes du domaine Val Joanis dans le Luberon. Gorgée de fruit rouge et noir pour l’accompagnement et pour autant légèrement tannique et torréfié par l’élevage (maitrisé à mon gout) la rendant capable d’affronter le gras du magret.
    Alex6

    Alex Poitou
    Participant

    Le bonheure avec ce forum c’est qu’il y a toujours une petite découverte caché dans les plis d’un post. Un googlisation plus loin, Merci Michel de me faire découvrire l’existance de la lotte de riviere.

    Alex Poitou
    Participant

    Le bonheure avec ce forum c’est qu’il y a toujours une petite découverte caché dans les plis d’un post. Un googlisation plus loin, Merci Michel de me faire découvrire l’existance de la lotte de riviere.

    Alex Poitou
    Participant

    Merci à vous deux pour ces descriptions détaillées et salivantes.

    Déplacement professionnel oblige, je ne suis pas certain d’acceder aux sommets de la haute gastronomie Hollandaise, mais je ne manquerais pas de rendre compte et d’y ajouter mes découvertes si j’en fait.
    Merci encore.
    Alex6

    Alex Poitou
    Participant

    Merci à vous deux pour ces descriptions détaillées et salivantes.

    Déplacement professionnel oblige, je ne suis pas certain d’acceder aux sommets de la haute gastronomie Hollandaise, mais je ne manquerais pas de rendre compte et d’y ajouter mes découvertes si j’en fait.
    Merci encore.
    Alex6

    Alex Poitou
    Participant

    Un petit Up pour ce sujet qui visiblement passionne avec difficulté les foules sur LPV (entre post de troll au quel on ne sait si l’on peut accorder crédit et celu ci où la foule n’a pas accourue).

    Donc si d’aventure un LPVien avait quelques adresses de resto à conseiller à Amsterdam, m’y rendant sous peu je lui en serait reconnaissant (:D

    Alex6

    Alex Poitou
    Participant

    Un petit Up pour ce sujet qui visiblement passionne avec difficulté les foules sur LPV (entre post de troll au quel on ne sait si l’on peut accorder crédit et celu ci où la foule n’a pas accourue).

    Donc si d’aventure un LPVien avait quelques adresses de resto à conseiller à Amsterdam, m’y rendant sous peu je lui en serait reconnaissant (:D

    Alex6

    Alex Poitou
    Participant

    Tu as raison, il se trouve des fromagers « Mons » un peu partout (dans le monde, j’arrive de Londre où j’en ai trouvé un !). Je pense que le site aujourd’hui le plus amusant à visiter est la cave d’affinage de Collonge (à Ambierle à coté de Roanne) où sont affiné les fromages de la maison (ancien tunel). Mais Roanne est la premiere enseigne de la maison rien d’autre.
    Alex6

    Alex Poitou
    Participant

    C’est simple c’est tout simplement une tuerrie !
    Le Pecorino aux truffes, l’époisse affinée par Hervé Mons, les chevres, les comté tous ces fromages sont à pleurer !

    A noter qu’une petite table permet de déguster les fromages avec un verre de vin. Un incontournable (aux tarifs Aixois tout de même).

    Maintenant il me faut aller à la source à Roanne B)-

    Alex Poitou
    Participant

    Un petit up de circonstance pour ce post :
    Car bientot, ce soir c’est …. https://www.youtube.com/watch?v=DrqMnAipA_8

    Alex Poitou
    Participant

    Jean-Luc,
    Personnellement, je n’ai pas d’avis sur le nombre, ce n’est pas des barils d’Ariel et donc il n’est scientifiquement pas possible d’en faire une comparaison quantifiable (sinon celle qu’évoquait en filigrane l’ami Seb, la valeur vénale).
    Mais franchement ce vin (la Pialade) est, selon les millésimes, un vin à la finesses toute bourguignonne, un vin d’une structure toute en délicatesse, d’une puissance aromatique mélangeant la gelée de groseilles, les fraises des bois, les herbes, le laurier, marquant ses origines sudistes, un vin d’une complexité changeante qui pousse les plus pressés à la sifflade immédiate, les plus méditatifs, à la collection de verre pour y revenir, en définitive un vin que je qualifierais volontiers d’exceptionnel[size=x-small](1)[/size] (toute ressemblance avec un post ou des mp ayant été échangés sur ce même site ne serait que pure coïncidence).

    Alex6
    [size=x-small](1)[/size][size=x-small]Je parle bien entendu du millésime 2005, dégusté ce jour là autour de ces terrines et de cette daube de sanglier et avec ces zozos là et cette bonne humeur générale là sinon ce vin n’a rien d’exceptionnel….[/size]

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