Eric Steiger

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  • Eric Steiger
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    CR: Domaine Borie de Maurel, Esprit d’automne, Minervois 2018

    Le premier jour, le nez est très complexe pour une entrée de gamme, avec d’abord les marqueurs de la syrah, fruit frais, fleurs, poivres, puis des fruits plus compotés, de l’olive noire, une touche mentholée. Mais aussi un arôme d’oeuf/cul de poule moins agréable.

    En bouche, il y a de la matière, c’est encore tanique et même un peu rustique. Heureusement, ce n’est pas trop chaleureux. On retrouve une belle expressivité et une complexité des arômes.
    Je dirais que c’est d’une franchise attachante.

    Le lendemain, les arômes fermentaires ont disparu, et pourtant je l’ai moins apprécié que le premier jour, en raison du graphite et de l’olive, bien mentionnés sur la contre-étiquette, qui prennent nettement le dessus sur le reste.
    Mais à 8€, on peut dire qu’il y a du vin dans la bouteille !

    Edit: il s’agissait de 2018 et non 2017 ! (corrigé)

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine François Villard, L’Appel des Sereines Syrah 2016

    Nez assez classique, fruit, violette, poivre et végétal. Pas exhubérant, ce qui me rassure sur les syrah d’entré de gamme.

    La bouche est très très souple, aucun tanin ne se ressent, sans tomber dans un excès de fluidité, c’est très digeste.
    On y retrouve les mêmes arômes, fruité floral et poivre, sans excès, mais je trouve malheureusement que le côté végétal est un peu trop pregnant, surtout en finale. S’il apporte un surcroît de fraîcheur, déjà présente grâce à un bon équilibre, il bride sensiblement le côté gourmand du fruit.
    Bien quand même, pour l’élégance et la buvabilité.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Les Jardins de Soutard, Saint-Emilion 2015

    Robe encore très sombre.

    Nez assez explosif sur les fruits très mûrs, un touche florale, du tabac, un boisé qui hésite entre vanillé et grillé mais pas de planche de chantier.

    En bouche, la matière est dense, c’est assez costaud, encore un peu tannique, mais ça se boit tout de même. Le fruit s’exprime vraiment à l’aise, surtout le deuxième et le troisième jour, durant lesquels le vin n’a absolument pas faibli tout en arrondissant ses angles. J’imagine qu’en l’état ça ne plairait pas forcément à tout le monde, mais payé moins de 15€, je trouve ça bien plus que correct et je pense qu’il a encore un important potentiel de garde.

    Eric Steiger
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    CR: Château Carbonnieux, Pessac-Léognan rouge 2006

    Robe sans trace d’évolution mais bien claire pour un Pessac !
    Comme pour Fombrauge 2006 dégusté en parallèle, je suis agréablement surpris par le fruit gourmand qui domine au nez. Mais ce qui est encore plus surprenant, c’est qu’il s’agit plutôt de fruits rouges, aux épices douces, légèrement torrefiés, dans un registre qui pourrait même faire penser à un Bourgogne !

    La bouche confirme la robe et le nez, la matière n’est pas énorme mais est loin d’être maigre. On ne se vautre pas dans un fauteuil en velours, on se tient droit. Mais c’est suffisamment étoffé pour qu’on se sente très bien, enrobé d’une fraîcheur qui évite de s’endormir. Retro conforme au nez, et sans aucune sensation acidulée.
    A l’instar de Fombrauge ce soir-là, un 2006 enfin bu au au bon moment.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Château Fombrauge – Saint-Emilion – 2006

    La première bouteille bue il y 4 ou 5 ans m’avait laissé le souvenir plutôt négatif d’un vin austère et âprement boisé.

    Celle-ci pète le fruit dès l’ouverture. Si la robe commence à tuiler, les arômes sont encore très frais, dominés par un fruit pas trop noir auquel s’ajoutent les nuances de tabac et de cuir, avec au début une touche encore vanillée plutôt agréable et pas outrancière qui va se fondre totalement avec l’aération.

    La bouche est dense mais sans lourdeur, sans accroc, sans sécheresse. L’équilibre est bon, sur l’aromatique également, débarrassé des excès du bois qui montre à présent ses bons côtés. Comme tous les 2006 bus jusqu’à présent, ce n’est pas un dandy italien décontracté de partout, avec le 3ème bouton de la chemise ouvert, mais c’est une très bonne surprise.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine de l’Oratoire Saint-Martin, Réserve des Seigneurs rouge, Cairanne 2016

    Ouverte et bue de suite.

    Nez sur le mélange de fruits rouges et noirs idéal à mon goût, légèrement fleuri, d’un vin jeune, mais avec une touche un peu frustrante de fond d’étable voire de cul de vache sous un angle moins poli.

    La bouche est pleine, ronde, pas anguleuse, fraîche, classe, c’est très agréable. Seule cette touche animale et un peu disgracieuse vient perturber le superbe fruit en retro.

    J’aurais aimé regoûter après 24 heures d’aération. Parmi les autres vins du Rhône bus la veille du confinement entre potes (Rasteau Les Grands Bois cuvée Marc 2010 et Vacqueyras les 2 Monardes 2010), celui-ci a tout de même été mon préféré.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine Camin Larredya, La Part Davant, Jurançon sec 2017

    A l’ouverture à la sortie du frigo, le nez est sur les fruits exotiques, le jus de citron et l’encaustique, sur un profil qui aurait pu me faire penser à un riesling ou un chenin, ceux que je trouve habituellement un peu trop mûrs, trop riches, ou trop évolués pour mon palais.

    En bouche, toute appréhension s’efface. C’est riche mais cristallin, mûr mais sec, d’une grande fraîcheur minérale, l’acidité ne se faisant pas mordante. Les arômes s’unissent joliment en bouche, et gagnent en complexité et en harmonie grâce à la montée à la bonne température et à l’apparition de notes de fruits blancs et d’herbes/touche végétale.
    Super avec le poisson aux poivrons. Très très bon, et un candidat sérieux au prix de la meilleure torchabilité de l’année.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Batasiolo, Barolo 2015

    Bu au restaurant, d’où sa jeune éclosion.

    Très très joli nez ouvert, sur les petits fruits rouges frais, fruits à noyaux, fleurs séchées, café, cuir et tabac.

    L’attaque est souple, la finale plus crémeuse est longue et encore marquée par de jolis tannins qui ne brident pas le plaisir. Malheureusement, un creux frustrant en milieu de bouche se fait sentir, alors que je n’ai pas l’impression d’un gros manque de matière ou d’acidité.
    La retro est conforme au nez mais plus retenue à ce stade. Ce Barolo à tout petit prix est plutôt complexe et élégant, j’imagine qu’il peut encore le devenir davantage. Dommage pour ce creux en bouche…

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Paul Spannagel, GC Wineck-Sclossberg, Riesling 2014

    Nez sur les agrumes et autres fruits confits, mêlés à de traditionnelles notes encaustiques et pétrolées.

    On retrouve en bouche ces arômes presque entêtants. Outre cette aromatique, le vin impose une grosse présence en bouche avec ses sucres notables et une fraîcheur acidulée. Un riesling qui joue des coudes, un peu too much tout seul et difficile à accorder à table (cuisine asiatique ?).

    Eric Steiger
    Participant

    CR: E. Guigal, Côtes-du-Rhône rouge, 2016

    Les derniers commentaires m’ont poussé à en ouvrir une.

    Plus en place, ou mieux adapté au temps que lors de ma dernière rencontre au printemps. La sensation cacaotée a presque disparue, et cette fois-ci aucune chaleur particulière n’est ressentie.
    La bouche est pleine et sans grossièreté. Le fruit et les arômes en général manquent peut-être d’un peu d’éclat, mais ne souffrent d’aucun excès. Je le préfère également au 2015, dont je n’avais pas réitéré l’achat après les 2 premières bouteilles.
    Tout comme au printemps, j’ai du mal à trouver mieux à ce prix (6,90€).

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Cave de Turckheim – Grand Cru Brand – Pinot Gris 2015

    Nez sur les fruits exotiques, l’ananas surtout, le coing, la pêche, avec une touche florale.

    Le vin est tout aussi expressif en bouche, sur ce profil aromatique des plus agréables, et sait garder une fraîcheur certaine malgré les sucres. N’aura sûrement pas peur d’une plus longue garde. A 11€ en grande surface par chez moi, c’est un sacré rapport qualité/prix.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Castello Banfi, Brunello di Montalcino 2011

    Nez sans exhubérence, sur les fruits rouges et noirs, un boisé épicé, le tabac.

    En bouche c’est bien fait, propre et net comme au nez. Pas d’une grande corpulence mais sans creux. L’acidité ne se perçoit pas mais est suffisante. Les arômes sont harmonieux. C’est rond et bon ! Pour chipoter, il reste une certaine sensation d’un vin timoré, passe-partout, que je n’aurais probablement pas placé dans la région à l’aveugle.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine Muriel Giudicelli, Patrimonio rouge 2016

    Nez sur les fruits frais, légèrement épicés, et un petit quelque chose entre la viande faisandée et le solvant.

    En bouche, la matière est à la fois ferme et juteuse, confortable mais tendue. Presque un peu trop tendue en finale à mon goût, par une acidité assez haute. On retrouve la belle pureté du fruit, mais toujours ce petit goût qui me fait penser à certains vins « nature » et qui m’empêche d’être complètement emporté. Je l’avais mieux goûté sur salon après sa sortie.
    Probablement un jour mal disposé pour ma part, puisque mes convives l’ont tous trouvé absolument excellent, et l’ont plusieurs fois fait savoir !

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine Paul Ginglinger, Pinot Gris Les Prélats 20018

    Nez hyper gourmand sur un beau mélange de fruits frais, blancs et jaunes, avec une touche florale.

    La bouche est elle aussi toute en gourmandise, avec juste ce qu’il faut de générosité et l’impression d’un vin sec, sur un équilibre qui le rend délicieux.
    L’étiquette indique: « à la fois cristallin et concentré, il tend vers un équilibre quasi sec tant la minéralité du terroir contrebalance la richesse et le gras ».
    Je ne saurais dire mieux. Excellent vin pour moi, tout comme le riesling Drei Exa du même millésime.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Château Citran, Haut-Médoc, 2009

    Nez sur les fruits mûrs, boisé.

    En bouche, on reste sur un vin assez fruité (fruits à noyeau), accompagné d’un boisé pas rédhibitoire mais sans grande noblesse à mon goût. Ca descend, sans être confortable. Bonne longueur, mais finale un peu chaleureuse et amère.
    Le vin a fait le job à table, mais je n’ai décidément toujours pas eu d’émotion sur un Citran, peu importe le millésime.

    De mémoire, sur 2009, Rollan de By et Potensac devaient coûter à peine 2€ de plus que Citran et me semblent bien plus réussis.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine Tatraux Jean & Fils – Givry 1er Cru Les Grandes Berges 2015

    Beau vin, aussi gourmand au nez qu’en bouche.

    Sur de beaux fruits rouges et noirs mûrs et charnus, parmi lesquels la fraise écrasée est toujours bienvenue, soulignés par un fin trait vanillé comme une épice savamment dosée sans la moindre vulgarité, et une once de cuir qui corse le tout sans en avoir l’air.

    Bouche pleine, sans aucun penchant acidulé, mais qui reste fraîche.
    On pourrait lui souhaiter d’être légèrement plus démonstratif et d’offrir plus de persistance, sans que ce soit pris pour un reproche, car c’est vraiment, vraiment bon.

    Je viens de voir cette cuvée sur ce beau millésime à 14,10€ sur un site en ligne, je trouve ce rapport Q/P complètement démentiel en Bourgogne.

    Eric Steiger
    Participant

    casses toi ma couille

    Je pinaille mais on dirait: casse-toi ma couille…

    Eric Steiger
    Participant

    Ah si d’après la réforme orthographique de 1990 seul le premier membre des mots composés prend la marque du pluriel. Il y a des cas où ça parait bizarre mais on ne se pose plus de question.

    D’après le JO de la république française, la réforme tend plutôt à:

    – simplifier l’usage en permettant l’abandon du trait d’union dans certains cas
    – considérer le mot composé comme une entité (ex: un mille-feuille, des mille-feuilles)
    – bien établir certaines distinctions: des gardes-meubles (hommes) et des garde-meubles (lieux)

    C’est, je pense, ce dernier cas qui nous intéresse: un « garde » est un nom qui découle de la fonction, ce qui n’est pas le cas d’un « casse » dans l’expression qui nous pose problème, où ce mot est un verbe conjugué.

    Je privilégierais donc l’emploi de casse-couilles en général, ou plus rarement de casse-couille lorsque la victime a subi une orchiectomie.

    Edit: il est vrai qu’avec l’exemple du mille-feuille, et comme le souligne bonaye, on pourrait se contenter d’un casse-couille, même si ce dernier s’adresse à quelqu’un qui dispose encore des trois pièces.

    Pour rebondir sur le sujet initial, la FAV proposée par le Cora de mon coin est également bien indigente: uniquement quelques seconds vins en bordeaux plus chers que les cavistes en ligne, et quelques vins de négoces dans les autres régions.

    Eric Steiger
    Participant

    CR: Domaine Huguenot, Fixin Petits Crais 2014

    A l’ouverture, nez sur les petits fruits rouges à maturité très épicés, puis des notes de fruits atypiques (physalis ?) et florales.

    Bouche souple, tanins fondus, belle acidité qui étire et apporte beaucoup de fraîcheur sans déchausser les dents.
    A l’aération, de discrètes notes tertiaires de sous-bois et champignon se mêlent aux autres arômes, le fruit reste croquant à l’attaque et éclatant en finale. Boisé complètement intégré, à boire maintenant.
    Je ne ressens pas de complexité ou de profondeur particulière, mais une simplicité pure, nette, précise.
    Je ne suis pas grand fan de ce profil en bourgogne mais c’est très bon et redoutablement buvable.

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