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- 25 octobre 2014 à 17h14
- in reply to: Domaine des Terres Dorées
CR: Domaine des Terres Dorées, Jean-Paul Brun – Moulin à Vent 2013
Je voulais faire goûter à mon père du Beaujolais bien structuré. Le zozo avait des a prioris négatifs ! J’étais parti sur du Lapalu, mais le caviste où j’ai été n’en avait plus en réserve. Il m’a toutefois conseillé ce domaine, et ça a été une belle découverte !
Le vin, très jeune, a été carafé un bon quart d’heure avant le premier service. ca a permis de l’oxygéner et de servir le vin à l’aveugle, même si, suite à la discussion de la veille, il se doutait un peu de l’origine du contenu du verre !Une très belle robe grenat, très limpide.
Au nez, on a du fruit, cerise noire à gogo, mais tout en finesse. Ca pinote beaucoup, à l’aveugle, je serais sans nul doute parti sur un Bourgogne (ça tombe bien, c’était l’effet recherché). En bouche, une belle structure : le vin se tient bien droit dans ses bottes, regardant tout droit le bel avenir qui l’attend. Il y a vraiment une belle alliance entre la vivacité du vin et son fruité. On a un peu de tanins pas forcément très intégrés en fin de bouche : laissons le temps à tout cela de se fondre tranquilement. La finale est longue à souhait, un vrai plaisir ! Lorsque je l’ai goûté avant de le carafer, à jeûn et sans rien manger ensuite (bref en conditions de dégustation), il me restait un bel écho subtanciel une grosse minute après.Le vin a parfaitement accompagné des côtelettes d’agneau grillées avec des patates sautées agrémentées de quelques bout de potiron.
Mission accomplie ! Prochain défi (que je sais remporté d’avance) : prouver à mon père que le Languedoc, c’est le Bien. Un Mas Jullien, allons-y franchement, devrait faire l’affaire très correctement !
- 24 octobre 2014 à 14h53
- in reply to: Y’en a ras le bol du clic !
Autant je suis d’accord sur le fait que le commentaire présente un vin à un instant t donné, autant je trouve qu’il faut ne pas voir grand chose dans le vin pour considérer que tout commentaitre de dégustation est inutile. D’accord, les arômes évoluent. mais franchement, un vin acide, maigre et sans fruit a peu de chance de devenir, avec le temps, un vin charnu, pétant de fruit et rond en bouche : tout au moins le commentaire de dégustation donne-t-il une tendance. L’expérience pourra, éventuellement, aider le lecteur à émettre une hypothèse (faire un pari ?) sur l’évolution future du-dit vin (à condition qu’on ne soit pas sur un vin sans souffre mal vinifié et entreposé au soleil par 45°C à l’ombre, bien sûr, encore que là aussi, l’évolution semble assez facile à prévoir).
Et, tout simplement, le commentaire de dégustation a quand même une importance, quand bien même celui-ci serait intérieur et non écrit : il faudra qu’il m’explique comment il fait ses accords mets-vins si l’arômatique et les saveurs n’ont aucune importance. Le bon/pas bon suffirait-il ?
Après, peut-être que je ne bois pas de vins assez bons pour être l’accord universel ! (:P)
- 16 octobre 2014 à 12h07
- in reply to: Biodynamie – Croyances – Rationalisme
J’ai une question (sur laquelle il a peut-être été débattu quelque part dans les 177 pages précédentes, mais admettez que ça fait beaucoup à remonter ! Un archiviste du forum pourra, dans ce cas, donner la réponse par un simple lien ! 😉 ) :
Peut-on considérer décemment, tout en n’accordant que peu, voire pas du tout de crédit aux impacts réels de la pratique ésotérique biodynamique, que celle-ci peut pousser les agriculteurs à être plus attentif à leur vigne et à son évolution (attention, j’insiste sur la potentialité et non le nécessaire lien de cause à effet) ? Ce qui expliquerait, au moins partiellement, les plus belles vignes et les plus beaux raisins évoqués ci-dessus.
Je ne dis bien sûr pas que la biodynamie est le moyen idéal d’accorder cette attention à la vigne, sans nul doute bien d’autres vignerons le font-ils tout aussi bien sans avoir l’esprit détourné par des pratiques magiques. Mais, ce que je me demande, c’est que peut-être celle-ci encourage-t-elle néanmoins à porter attention de manière extrêmement fine à l’évolution de la plante et du fruit, ce qui permettrait certaines pratiques bénéfiques.
- 15 octobre 2014 à 12h58
- in reply to: Apprécier des arômes ici mais pas là
[quote=Florent]
Et au fait Simon , mettre des fraises des bois et du chocolat chaud avec les sardines à l’huile , ce n’est pas une recette à Gaston Lagaffe ça ?
[/quote]Bien joué ! >:D< [quote="Enzo d'Aviolo"] honni me semble excessif car l'elevage justement dosé et de qualité, peut apporter beaucoup de complexité à un vin, même aromatiquement. C'est le caractère dominant ou excessif de celui-ci qui fait perdre de l'intérêt à la dive boisson. [/quote] Oui, honni pour le coup est fort ! Vraiment, à y réfléchir, le bois ne me gêne dans le vin que s'il est mal intégré, et souvent sil est jeune. Un bon vieux boisé qui tourne au tertiaire me plaît plus ! C'est ce qui m'amenait à cette notion d'accord : avec le fruité, le boisé, je ne suis pas fan (avis personnel), mais avec du cuir ou du torréfié (ce qui est plus le cas dans le thé) il passe beaucoup mieux. Je pense finalement que tout est une question d'accord et de dose. Le fait que je demande plus au vin qu'au thé évoqué plus haut me paraît par contre moins éclairant : j'ai goûté en parallèle (et en aveugle) deux pu-erh de qualité sensiblement très différente (du moins si l'on s'en réfère à leur prix 😎 et à leur finesse) et, rien à faire, j'aime la brutalité d'un pu-erh plus monolithique (et plus expressif sur le sous bois) !
- 15 octobre 2014 à 2h43
- in reply to: Apprécier des arômes ici mais pas là
C’est vrai… J’avais pensé à ça aussi parce que j’avais entendu dire, peut-être à tord, que la tourbe venait aussi de l’eau utilisée qui, après avoir dévalé des pentes tourbeuses, avait acquis le goût.
- 15 octobre 2014 à 2h38
- in reply to: Apprécier des arômes ici mais pas là
J’aime bien l’explication d’Enzo selon laquelle ce serait lié aux arômes que l’on s’attend et qu’on espère ou non à trouver dans la-dite boisson, notamment quant au fait que le bois trop marqué dans le vin vient mettre en avant l’élevage au détriment du fruit. Par conséquent, cela serait également lié à la qualité des-dits arômes, les arômes de bois étant moins « naturels » (si tant est que ce mot ait un sens dans une boisson créée par l’homme… Et quand bien même naturel ne veut pas dire meilleur) dans le vin car liés à l’élevage. Ce qui n’est pas le cas du thé pu-erh, me semble-t-il, ni de la tourbe du whisky.
- 14 octobre 2014 à 18h19
- in reply to: A quel moment déguster un whisky ?
La même. J’ai découvert le whisky avec le Talisker 10 ans et j’en ai depuis très régulièrement en réserve. Il fait partie des rapports q/p les plus intéressants dans cette gamme à mon goût !
J’ai également goûté le 18 ans à une occasion et cela a été un bien beau moment ! Au côté marin du 10 ans s’ajoute une fraicheur légèrement citronnée qui vient complexifier très agréablement la boisson.- 11 octobre 2014 à 18h52
- in reply to: Domaine Dupasquier, Jongieux, Savoie
J’avais aussi goûté il y a un moment (environ un an) ce Pinot Noir 2010 et je l’avais bien apprécié. Je me rappelle m’être dit que, justement, il « pinotait » (logique) beaucoup, dans le sens où, sans être d’une orginalité folle, il était bien représentatif de son cépage. Et qu’il était d’un beau rapport qualité-prix !
- 11 octobre 2014 à 18h48
- in reply to: Oenologie : pratiques et techniques
oliv écrivait:
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> Oeno
> Et si au lieu de protéger le vin par un emploi de SO2, on colonisait le milieu avec des micro-organismes choisis ?
>
> https://www.pleinchamp.com/viticulture/actualites/deux-nouveaux-produits-de-bioprotectionSachant que la majorité de ceux qui vinifient sans SO2 cherchent avant tout à réduire au maximum les intrants de manière plus générale et que leur objectif est de s’appuyer sur ce qui est déjà dans le raisin au moment de la récolte (d’où une revendication d’un travail en amont dans les vignes), j’ai un peu de mal à me dire que ce type de « produit », tout « naturel » (le mot ne veut pas dire grand chose !) et bénéfique puisse-t-il être, attire leur attention. Y-a-t-il un public pour ces micro-organismes ?
Sans doute les vignerons qui cherchent avant tout à diminuer l’intrant SO2 plus que d’autres, sans pour autant risquer les déviances de certains vins naturels… Je ne sais pas. Si quelqu’un a des éclairages !- 11 octobre 2014 à 2h50
- in reply to: Clos Fantine, Faugères
CR: Clos Fantine – Faugères 2011
Le vin a été servi avec un poulet rôti, farce aux abas et cèpes. Un bel accord !
La robe est très sombre, avec de beaux reflets violets. Au nez, ce sont les fruits noirs qui prédominent. Je sens la mûre, l’autre dégustant est plutôt sur la cerise !
En bouche, c’est très rond, le fruit vient tout de suite à la rétro-olfaction. Des tanins bien intégrés viennent ajouter de la puissance. Un vin bien sudiste, mais équilibré ! Beaucoup de plaisir !- 9 octobre 2014 à 17h05
- in reply to: Domaine Mouthes Le Bihan
CR: Mouthes Le Bihan – La Pie Colette 2012
Une robe très dense et bien sombre avec quelques reflets violet foncé.
Un nez qui qui fleure bon le cassis et surtout la mûre, avec une chaleur sudiste qui donne envie d’y revenir encore et encore.
Une bouche d’une rondeur et d’une générosité assez remarquables.
Une finale qui ne dure pas des masses mais qui laisse une petite trace (certes surtout marquée par l’alcool).Tout ça fait un vin aisé à boire, mais ne sombrant pas dans la facilité. Un petit plaisir simple au bon goût de reviens-y !
Ah oui, j’avais mal lu ! Merci pour la correction !
Et beh… Quand on sait que les coûts d’envoi en orbite basse se situent quelque part entre 10 000 et 20 000 $ au kg, on se dit que LVMH (qui possède Ardberg) ne lésine pas sur les moyens pour se faire une promo d’un intérêt technique assez peu certain… Je ne sais pas quel poids fait un fut entier…
« Nos conclusions pourraient bien révolutionner le processus de fabrication du whisky. »
D’une part, il n’est pas certain qu’il y ait des différences significatives. D’autant qu’un vieillissement de trois ans, est-ce suffisant pour marquer de manière forte le-dit whisky ? D’autre part, s’il y a bel et bien amélioration du breuvage (on peut toujours rêver), que faire ? Mettre des futs en orbites par centaines ? En placer dans un Airbus A300 Zéro G 24h/24h ? Les conditions d’apesenteur sont tellements difficiles (et surtout chères) à reproduire qu’on peut douter que l’expérience débouche sur quelque chose de concret.
Aller, au mieux on aura toujours fait avancer la science… 😎Un coup de comm’ très élevé en bref !
- 5 octobre 2014 à 23h27
- in reply to: Domaine Dupasquier & Fils (Nuits Saint Georges)
CR: Domaine Dupasquier et fils – Aloxe Corton 2007
Bu après un passage en carafe environ 20 minutes avant le service.
La robe est d’un grenat bien limpide, avec de beaux reflets.
Au nez, un fruité assez présent, notament un arôme de cerise marqué. Mais aussi, déjà, quelques arômes tertiaires à relever.
En bouche, un velouté assez agréable, les arômes pré-cités ressortent nettement en rétro-olfaction. Une légère acidité n’est pas pour déplaire et vient apporter une fraicheur appréciable. Dans un premier temps en tout cas, car au second verre, l’acidité devient beaucoup plus présente et déséquilibre le vin. Dommage, ce second verre est par conséquent bien moins apprécié. Je suis un peu surpris de l’évolution si rapide d’un vin pas si âgé que ça.- 4 octobre 2014 à 21h40
- in reply to: Besoin de conseils pour un achat
Alex écrivait:
——————————————————-
> Oui mais si ma mémoire est bonne c’est un cadeau
> d’un collègue qui veut marquer le coup…
> Pas sur qu’un échantillonnage de 4-6 bouteilles
> si malin soit -il (même si l’idée est excellente
> de mon point de vue aussi) ait la symbolique
> attendue.
>
> AlexA moins de faire une soirée dégustation avec le-dit collègue autour des vins choisis ! Ca marque doublement le coup : les vins sont achetés prêts à être consommés, tant que l’affaire est fraiche dans les esprits, et la chose est partagée en ce qui peut être une soirée mémorable. Il est possible de sortir facilement 4-5 quilles bien marquantes avec ce budget, tout en découvrant de belles choses.
- 18 septembre 2014 à 2h55
- in reply to: Highland Park
Allez, en bonne veille de référendum sur l’indépendance de l’Ecosse, pour marquer le coup, je me suis refait un bon dram de ce Highland Park 12 ans. A vrai dire pour le symbole, je cherchais avant tout un whisky aux capitaux 100% écossais, et dans ma (très maigre) réserve, je crois bien que c’était le seul. Dites-moi si je me trompe et que la distillerie est en partie possédée par des investisseurs non-écossais.
Bref, le commentaire juste au dessus n’a guère évolué : un très bel équilibre entre la fougue maritime et la douceur miellée. Il coule tout seul !
Si l’Ecosse vient à être indépendante, je me dis que je vais m’acheter une bien belle bouteille, une petite vraie folie, pour l’Histoire ! Je pensais au Highland Park Cask Strength 1988, par Signatory, mis en bouteille en 2013, soit à 25 ans. C’est mon année de naissance, histoire de marquer vraiment le coup !
J’en ai lu déjà un peu de bien, mais s’il y a du monde ici qui connait cet embouteillage (j’ai déjà goûté des embouteillages Signatory, je ne me souviens plus lesquels exactement, mais je sais que c’était de bonne qualité) je veux bien des retours !Bref, une idée comme ça, mais c’est d’époque, si j’ose dire !
- 18 septembre 2014 à 2h35
- in reply to: Domaine Giachino
CR: Domaine Giachino – Altesse (Roussette de Savoie) 2013
Quelle gourmandise, quelle joie dans ce vin ! Du fruit exotique à gogo, quelques fleurs par-ci par là, un équilibre qui donne une buvabilité énorme ! On est pas dans la grande complexité, quoique ce soit loin d’être monolithique, mais du plaisir à plein pot ! C’était ma dernière bouteille, je vais retourner me ravitailler chez mon caviste !
- 17 septembre 2014 à 20h09
- in reply to: Vu sur le bon coin
C’est tellement grossier que j’aurais envie de rire si ce n’était pas aux dépents d’un éventuel méconnaisseur qui se ferait pigeonner ! 😎
- 17 septembre 2014 à 16h42
- in reply to: Re: Vu ou à voir à la télé
TIMO écrivait:
——————————————————-
> Je trouve bizarre de dire : « oui nan mais là elle
> nous manipule c’est grossier ».
> Bien sûr, elle défend son point de vue. Tous
> autant qu’on est pour défendre un point de vue on
> déformera, on mettra en avant, on éludera etc…
> Ou alors on part du principe que toute opinion n’a
> lieu d’être que si elle aussi facile à démontrer
> que 2+2 = 4.
>
> Franchement, si tu trouves qu’elle cherche te
> manipuler réellement, faut pas allumer la télé,
> pas lire les journaux, pas écouter la radio et se
> contenter des dépêches AFP (ah bah non en fait ça
> marche pas non plus)…
>
> TimoC’est juste que je trouve la manipulation franchement grossière et, par conséquent, contre-productive. Je suis bien au courant que tout est manipulation. Simplement, il faut bien reconnaître que parfois c’est mieux fait que d’autres. Quand les ficelles deviennent trop visibles, on en arrive à douter de l’honnêteté du propos exposé. Ne me dis pas qu’il n’aurait pas été possible d’être moins sournois dans le montage et le commentaire pour en arriver aux mêmes conclusions !
Je veux bien croire que tout soit plus ou moins manipulation de la vérité (le seul fait que notre cerveau interprète ce que les sens lui communiquent, avec tous les biais de vécu, du ressenti, etc… constitue, en soit, la première manipulation de la réalité objective qui est un idéal inaccessible). Mais il y a des discours plus « neutres », moins déformés, que d’autres. Sans pour autant cesser d’être partisans. Ici, ce n’est pas le cas.- 17 septembre 2014 à 16h31
- in reply to: Re: Vu ou à voir à la télé
Tout ça point finalement un des problèmes du documentaire (lié à sa volonté de manipulation) : les non-dits lourds de sens. Le commentaire ne dit rien sur ce qui est montré à l’écran mais tout spectateur happé dans l’ensemble fait des associations d’idées et plaque une lecture sur le documentaire. Ne rien dire est parfois plus puissant que de dénoncer avec virulence…
Même si parfois ça tourne très franchement au ridicule comme lors de la séquence de l’assemblage de cépages ! Rien n’est énoncé clairement, mais le montage n’en dit pas moins !